Le sociofinancement, quand la foule y met de son pécule!

Véronique Lecours connaît très bien Facebook. Je me suis d'ailleurs servi de sa Page Facebook Biscuits Sug'art à titre d'exemple dans mes formations pour démontrer comment faire une bonne utilisation des images sur Facebook. Je l'ai rencontré récemment 'en personne' au EcommerceCamp. Jeune femme dynamique, thumb elle m'y annonce qu'elle va lancer bientôt une nouvelle entreprise, Crème et Cassonnade, qu'elle a mis sur pied en collaboration avec Véronique St-Pierre et Rose Madeleine. Cette boutique en ligne proposera des objets de tout genre sur le thème de la pâtisserie. Tous les produits (je crois) sont créés par des artisans du Québec. Cette semaine, elle a communiqué avec moi pour me parler de leur démarche de Sociofinancement via Haricot.ca. Quel beau thème pour moi. J'ai donc choisi d'écrire ce billet.

Sociofinancement, c'est l'appellation française de crowdfunding. Le concept est assez simple. Il s'agit  tout simplement d'aller chercher du financement par le biais de la 'foule'. La foule, c'est monsieur et madame tout le monde qui choisit d'appuyer un projet qui lui tient à coeur. On parle aussi de financement communautaire, de financement participatif. Crowdfunding est le mot plus connu et le plus évocateur pour moi. Cela est sûrement dû à ma personnalité hybride (Acadienne – Chiac). Grâce au web, cette collecte de fonds se fait par le biais de plateforme conçue spécifiquement pour ce genre de transactions. Au Canada, il y a présentement 17 plateformes de sociofinancement. Aux États-Unis, il y en a près de 200.

Aux États-Unis, il y a eu de nombreux projets dont certains ont suscité beaucoup d'intérêts. L'entreprise Pebble Technology est allée recueillir quelques 10 millions $ en 'crowdfunding' pour son projet de montres Pebble. C'est beaucoup de sous, et le projet a été un franc succès. D'ailleurs, selon une étude de Massolution/Crowdsourcing, on évalue à 1,5 milliards de $ ayant servi à financer un million de projets en mode crowdfunding partout dans le monde. Je trouve cela fort impressionnant. Qui sait, peut-être pourrons-nous un jour tous financer des projets qui nous tiennent à coeur. Une école au Mali? Un édifice communautaire? Un petit commerce qui veut innover? 

Parmi d'autres projets célèbres, la campagne de financement du Président Obama en 2008 et la collecte de fond pour les sinistrés de Katrina. 

Haricots.ca privilégie les projet créatifs, charitables et d'affaires

L'appellation française de crowdsourcing, 'sociofinancement', vient de Audrey Benoît, présidente de Haricot.ca. Haricot.ca est une plateforme de sociofinancement purement québécoise qui a été lancée il y a un an à peine. Le sociofinancement devient souvent une option intéressante à considérer pour différents créateurs ou entrepreneurs après avoir envisagé plusieurs alternatives ou en complément à d'autres initiatives. 

D'ailleurs, pour mieux comprendre les différents modèles de financement possibles, voir l'étude de Nordicity. Cette étude explique de façon très élaborée ce qu'est le crowdsourcing. Il y a différentes approches pour le sociofinancement. Des critères et de bonnes pratiques à respecter tant du côté du contributeur que du groupe en quête de financement. Le document est très intéressant à lire. 

Si on revient à l'exemple de Véronique, les banques ne voulaient rien savoir de financer un projet de deux jeunes mères de familles. Les programmes gouvernementaux n'offraient rien non plus. <On a investi de nos fonds personnels. On est allées aux banques, et tout ça, mais c'était bien trop compliqué. Du coté des programmes gouvernementaux, ça ne marche pas. On s'est dit, on fait quoi? C'est de là que nous est venue l'idée du sociofinancement.>

On peut tous comprendre que c'est bien beau mettre tout son pécule, mais avoir un petit coup de main externe peut grandement aider…  Aujourd'hui à l'ère des médias sociaux et de la publitude, je trouve cette option fort allécheante car en aidant de façon très modeste, on peut peut-être changer bien des choses et contribuer à notre façon à changer le monde. Cela permet aussi de partager un peu le risque et de s'embarquer un peu 'collectivement' dans des projets qui nous tiennent à coeur. J'adore le concept.

Crème et Cassonade ont choisi Haricot spécifiquement parce que c'est Québécois. <Comme ces services ne sont pas gratuits, l'argent revient au Québec. Vu que c'est québécois, ça va aussi en lien avec ce que nous sommes. C'est important pour nous car notre mission est de promouvoir des produits québécois. De plus, leur service est impeccable.>

En faisant un peu de recherche sur le sociofinancement, je suis tombée sur un autre projet québécois LezSpreadTheWorld, qui utilise la plateforme Yoyomolo, une autre compagnie québécoise, pour tenter d'obtenir 15,000$ pour financer un projet de télésérie. Il y en a sûrement d'autres, mais ma recherche s'est terminée là pour l'instant.

Vos petits montants peuvent valloir beaucoup pour des petits entrepreneurs

Trop peu de gens sont conscients de cette nouvelle façon d'investir dans des projets de nature variée qui permettent à des individus comme Véronique de réaliser leurs rêves. Un simple 20$ peut faire beaucoup de différences, surtout quand il y a 100 personnes qui posent tous le geste.

Qu'est-ce que l'investisseur en retire? Qui donne reçoit! C'est aussi la règle du sociofinancement. L'exemple classique, c'est le financement d'un projet d'écriture ou de production musicale. Il va de soit que l'investisseur devrait avoir copie du livre ou du CD. Dans le cas de Crème et Cassonade, on a proposé différents paliers de récompense établis en fonction des montants investis. Un 15$ vous donne droit à un paquet de carte recettes et un lien à votre site. Bien sûr, 100$ vous en donne bien plus.

Donc, si vous avez envie d'aider une petite entreprise à réaliser ces rêves, ou si vous désirez comme organisme ou entrepreneur solliciter un appui financier de cet type, informez-vous sur le sociofinancement. C'est peut-être une bonne option à considérer.

Je tiens à remercier Véronique de son appel qui m'a incité à produire ce billet. En retour, je vous rappelle que pour aider Crème et Cassonade à réaliser son rêve, faites votre don via ce lien.

Connaissez-vous d'autres projets de sociofinancement au Québec? Avez-vous déjà contribué à ce type de projets? Faites-m'en part. Ça m'intéresse de connaître votre expérience.

Site références

Crowdfunding in the Canadian Context, étude réalisé par le Fonds des Médias du Canada. L'étude est disponible en anglais, mais le français sera disponible également.

 

L’avenir des médias sociaux en 2013 – ma non-réponse donnée à Saint-Eustache!

La Chambre de commerce de Saint-Eustache, cialis Deux-Montagnes, recipe Ste-Marthe-sur-Le-Lac m'a invité à faire une présentation dans le contexte de leur Journée Reconnaissance dont le thème cette année est le 'développement'. On m'a proposé de parler du développement à surveiller au niveau des médias sociaux.

J'ai accepté avec grand plaisir. Quand est venu le temps de me préparer (à quelques jours d'avis), j'ai un peu hésité sur la nature des contenus que je proposerais aux participants, constitués en grande partie de petites entreprises. 

J'ai choisi de porter mon contenu sur l'importance de surveiller son propre développement sur le web. Je pense que c'est la question la plus fondamentale à adresser. Plus le temps avance, plus les entreprises prennent du retard. Les choses avancent très vite.

Pour guider mes participants dans cette réflexion, j'ai fait référence à différents contenus. Cet article a pour but de rendre leur accès facile et en profiter pour remercier les créateurs de ces contenus.

Inventaire des contenus diffusés lors de ma présentation du 4 octobre.

Gestion de communauté: exemple du Colossus Laval via lesaffaires.com.  (Tempête Facebook pour Cineplex). Quand vous lirez l'article, posez-vous la question, dans quelles paires de souliers voudriez-vous être?

Le Cefrio: NETendances 2012: Tout le monde devrait suivre le Cefrio. Vous verrez bien que tout le monde au Québec, ou pas loin, est sur un ou l'autre des réseaux sociaux.

Frédéric Gonzalo, c'est grâce à lui que j'ai pu donner  l'exemple de PeterShankman* et de Mortons. Il en a fait part lors d'une présentation qu'il a fait au CQRHT récemment. 

De bons exemples d'entreprises québécoises qui font un travail très innovateur avec les réseaux sociaux HotelboutiqueGermain et La_Vitrine (merci encore au CQRHT).

Stratégie médias sociaux, tableau de Christopher S. Penn . Un tableau qui me permet de bien expliquer de façon succincte ce qu'est une stratégie.

The Future of Social Media publié en avril 2012 par WeAreSocialSingapor, une excellente présentation, bien faite, beaucoup d'éléments de réflexion, d'exemples de tendances. L'exemple de SoLoMo vient de là.

?Charlene Li: The Future of Social Media (sur communities.washingtontimes.com ): Une perspective très technique/marketing, mais combien intéressant!?

?Peter Cashmore: The Future of Social Media – The Current Landscape and 2012 Trends (sur Mashable sur YouTube). Pete Cashmore est incroyable, mais il a un très gros accent britannique…. Mais essayez de l'écouter en vidéo et surtout, surveillez ce qu'il dira pour 2013. Si vous avez à choisir parmi tous les liens que j'ai mis, cliquer sur ce lien-là.
 

?The Psychology of Sharing – New York Times Insight   ; Recherche très intéressante sur ce qui nous motive à partager. (Côté recherche marketing en moi aime ce genre de présentation).

?Tout nu sur le web, Jeff Jarvis  Je suis une groupie de Jeff Jarvis. Bloggeur, journaliste. Je veux le rencontrer, lui parler, l'interviewer. Je l'adore. Ce livre porte spécifiquement sur la dimension vie publique vs vie privée. Découvrez le mot publitude! 
 
Tableau que j'utilise pour expliquer la notion d'engagement: Social Media Engagement Pyramid via Tactic Direct
 
Un clin d'oeil à l'excellent contenu de la Commission Scolaire des Seigneureries des Mille-Îles: Guide des Médias sociaux. Si vous êtes un parent et avez des questions sur le sujet, visionnez la vidéo.
 
J'espère que ces liens vous seront utiles. N'hésitez pas à les partager. 
 
 
 

*Avis aux participants à ma conférence: Après vérification, M. Shankman n'a pas autant d'abonnés Twitter que suggéré. J'ai dû mal prendre note des informations. Cependant, les participants comprendront l'idée derrière le concept.