La COOP HEC Montréal devient partenaire du Club de lecture.

coophec_logo

Un partenariat avec la COOP HEC Montréal vient d’être conclu, quelle magnifique nouvelle!

Dans le contexte de cette entente, les membres du Club de lecture Affaires auront droit aux prix membres de la COOP HEC Montréal sur tous les livres d’affaires et de gestion. Ce rabais sera valide sur le web et en librairie.

L’entente prévoit également d’autres éléments qui laissent présager une belle collaboration entre les parties compte tenu des objectifs communs de faire connaître davantage la littérature d’affaires.

Présenter une belle offre d’ouvrages d’affaires via la COOP HEC Montréal à nos membres représente une magnifique opportunité. La collection que l’on retrouve à la librairie  s’adresse à notre public cible. C’est une collection très intéressante et constamment renouvelée. Leur site transactionnel évidemment ouvre à encore davantage d’options pour ceux et celles qui veulent s’en procurer de cette façon.”

Micheline Bourque, présidente et fondatrice du Club de lecture Affaires.

IMG_1199« Coop HEC Montréal est très fière de s’associer à un organisme dont la mission est compatible avec la nôtre.  En tant que librairie agréée spécialisée en littérature de gestion, ce partenariat représente une occasion hors pair de rendre accessible aux gens d’affaires le savoir d’ici et d’ailleurs. »  – Joël Dusseault, directeur – boutiques universitaires et TI. 

Le partenariat  sera mise en oeuvre en lien avec les activités prévues dans le contexte du Sommet du livre Affaires. Cette initiative web en sera à sa deuxième édition et sera disponible dès le 1 novembre prochain. Tous les abonnés du Sommet auront droits aux prix membres tel que mentionné. Ce sera la première occasion de travailler ensemble. Avec Lyne Turgeon, libraire et Micheline Bourque, présidente du Club, tout est bien aligné pour travailler ensemble avec beaucoup de plaisir.

Les activités en lien avec le  Sommet du livre Affaires débuteront au courant de l’été. Tous les abonnés à l’Infolettre du Club de lecture Affaires en seront également informés.

Pour plus d’information

Micheline Bourque

514-248-4588

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Louis Roy et Michèle Boisvert en tête à tête autour d’un ouvrage!

bienvenue siècle diversité

Le mardi 13 juin, dans le cadre de son partenariat avec Club universitaire de Montréal, le Club de lecture Affaires nous avons eu le privilège d’accueillir en mode tête à tête  Jean-Louis Roy, auteur, et Michèle Boisvert, PVP, Rayonnement à la Caisse de dépôt et de placement du Québec autour d’un ouvrage étonnant: Bienvenue dans le siècle de la diversité – La nouvelle carte culturelle du monde.

Un ouvrage qui procure une nouvelle vision du monde

Dans vingt-cinq ans, 80 % de la population mondiale vivra en Asie et en Afrique. À quels changements, sur le plan culturel plus particulièrement, doit-on s’attendre au cours du présent siècle ? C’est la question vaste et fascinante à laquelle Jean-Louis Roy tente de répondre, avec l’aide de correspondants venus d’Afrique, d’Asie, des Amériques et d’Europe.

L’auteur soutient que le basculement de la richesse de l’Ouest vers l’Asie, l’Amérique latine et l’Afrique provoque la reconfiguration de la carte économique du monde. Ce basculement transforme aussi l’espace culturel global. La position culturelle dominante occupée par la zone atlantique ne disparaîtra pas du jour au lendemain ; néanmoins, il importe de constater que les pays émergents y travaillent ardemment, bien servis par les moyens qu’offre l’ère numérique. Par exemple, la Chine occupe déjà le premier rang mondial du marché de l’art, et le Nigeria, le deuxième rang de la production cinématographique internationale, après l’Inde. La diversité émerge de toutes parts et s’impose. Bienvenue dans le XXIe siècle !

Disponible en plusieurs langues, dont l’anglais, l’espagnol et bientôt l’arabe, ce livre ouvre les horizons et permet, à qui le veut bien, d’acquérir une vision du monde nouvelle et captivante par le biais du regard que pose Jean-Louis Roy sur la culture et le web.

Voici l’entrevue en vidéo grâce à notre partenaire : ConférencesPRO

 

Qui est Jean-Louis Roy?

JeanLouisRoy-199x300Universitaire, journaliste et diplomate, Jean-Louis Roy a été Directeur du quotidien Le Devoir (1981-1986), Délégué général du Québec à Paris (1986-1990), Secrétaire général de l’Agence intergouvernementale de la francophonie (actuelle Organisation internationale de la francophonie) de 1990 à 1998 et Président de Droits et Démocratie (2002-2007). Jean-Louis Roy est présentement Président de Partenariat International qu’il a créé en 2000, responsable de l’Observatoire mondial des droits e l’homme qu’il a créé en 2008 et chercheur invité au Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal.

De nombreuses organisations internationales dont le Haut-commissariat aux droits de l’homme (HCDH), l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (ISESCO) et plusieurs gouvernements dans le monde y compris ceux du Québec et du Canada font appel à son expertise. Depuis 2009, il siège au conseil consultatif sur la responsabilité sociale des entreprises d’Exportation et Développement Canada et a présidé le Conseil d’administration du Centre de la francophonie des Amériques (2008-2013) Il est et a été conseiller d’entreprises du secteur privé dont les groupes Afrique Expansion et SOGEMA CRC. Jean-Louis Roy est aussi membre des conseils d’administration du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

Docteur en histoire de l’Université McGill, Jean-Louis Roy est aussi détenteur d’une Licence en histoire de l’université Laval et d’une Maîtrise en philosophie de l’Université de Montréal. Il a enseigné l’histoire contemporaine à l’Université McGill, à l’École nationale d’administration publique de Paris et à L’Université York (Collège Glendon), l’histoire sociale aux universités d’Ottawa et de Trois-Rivières et la géopolitique à l’École polytechnique de Montréal. Il est docteur honoris causa des Universités de Moncton et de Sainte-Anne et a été décoré par plus de vingt pays.

Jean-Louis Roy est l’auteur de nombreux ouvrages d’histoire, d’analyse politique et de création littéraire en langues française, anglaise, portugaise et arabe.

Qui est Michèle Boisvert?

michele_boisvert_pMichèle Boisvert est première vice-présidente, Rayonnement des affaires. À ce titre, elle est responsable de l’ensemble des initiatives entrepreneuriales de la Caisse, et elle assure une présence de la Caisse dans toutes les régions du Québec, en appui aux équipes d’investissement. Mme Boisvert siège au comité de direction.

Économiste de formation, Michèle Boisvert a mené une carrière en journalisme pendant plus de 25 ans. Elle a d’abord travaillé à Radio-Canada puis, en 2002, elle est entrée au journal La Presse, où elle a couvert l’actualité économique comme reporter, puis à titre d’éditorialiste et de chroniqueuse. En janvier 2007, elle est devenue responsable du cahier Affaires du journal, à titre de directrice, La Presse Affaires. Outre ses fonctions à La Presse, Michèle Boisvert a tenu, pendant sept ans, une chronique économique quotidienne à la radio de Radio-Canada. Entrée à la Caisse en 2012, elle a occupé le poste de première vice-présidente, Affaires publiques et communications stratégiques, de 2012 à 2015.

Michèle Boisvert siège au conseil d’administration du Forum des politiques publiques du Canada ainsi qu’au Conseil d’orientation du Centre d’études et de recherches internationales (CÉRIUM). Elle est également présidente du conseil d’administration de la Fondation de la Place des arts et membre du conseil d’administration de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Mme Boisvert a reçu de nombreux prix au cours de sa carrière, dont le titre de Femme de mérite en communication du YMCA pour l’année 2009.

 

 

Les femmes au secours de l’économie, point de vue Marie-Hélène Chèvrefils

Monique Jérôme-Forget elle est la seule femme à avoir occupé deux postes parmi les plus prestigieux au gouvernement provincial du Québec et ce, simultanément. Comme ministre des Finances et présidente du Conseil du Trésor sous le gouvernement Charest dans les années 2000, elle a réussi à briser le « plafond de verre » et à connaître un  succès en politique québécoise plus que toute autre femme auparavant.  J’ai donc eu envie de lire son livre « Les femmes au secours de l’économie ! Pour en finir avec le plafond de verre » qui aborde le leadership au féminin et le fameux « plafond de verre » auquel les femmes peuvent se heurter au cours leur carrière.

La discrimination systémique en cause

image livre jérome forgetÀ partir d’études valides et crédibles, Monique Jérôme-Forget présente différentes causes expliquant l’existence du « plafond de verre » au sein des organisations en Amérique du Nord. L’auteure évoque notamment les préjugées tenaces, comme la culture du « boys club » encore bien ancrée dans certaines organisations.

L’une des causes exposées m’a particulièrement interpellée puisqu’elle m’apparait être une conséquence de la discrimination systémique. En effet, plusieurs organisations mettent en place des programmes afin d’accélérer le développement de leurs employés à hauts potentiels. Elles cherchent à développer leurs talents dans le but d’assurer leur relève. Il s’agit d’ailleurs d’une excellente pratique de gestion.

L’enjeu, c’est que parmi ces programmes, certains s’adressent plus particulièrement aux jeunes employés soit ceux âgés entre 28 à 35 ans par exemple. Or, il se trouve que c’est justement à cette période que la majorité des femmes choisissent d’avoir des enfants. Et comme dit le vieux dicton, « les absents ont toujours tort ».

Puisque les femmes sont plus souvent sujettes à s’absenter du travail ou parce qu’elles cherchent à réduire leur semaine de travail au profit de leurs obligations familiales, elles ratent des occasions en or pour se développer, et ainsi, faire progresser leur carrière.

Des impacts majeurs sur notre économie

Outre les impacts psychologiques que cette discrimination systémique engendre sur la gent féminine, l’auteure démontre que cette situation a également des impacts négatifs sur notre économie.

Le fait de faire le choix de réduire la semaine de travail, par exemple, engendre des pertes de productivité importantes pour l’organisation. Selon l’auteure, la sous-utilisation du capital éducationnel et expérientiel de l’employé provoque une perte économique pour la société. Peu importe le choix qu’une femme effectuera afin de rétablir un certain équilibre entre sa vie professionnelle et ses obligations familiales, il ne s’agira pas d’une perte nette. En effet, veiller à l’éducation des enfants, les futurs citoyens de ce monde, a également une valeur économique. Toutefois, Monique Jérôme-Forget avoue qu’il y a une certaine perte associée à la sous-utilisation du plein potentiel des femmes lorsqu’elles adoptent ces choix.

Elle ajoute que, dans le contexte de turbulence économique dans lequel nous vivons, il ne fait aucun doute que le succès des organisations et la performance économique du Québec reposent sur la maximisation du potentiel de tous les employés d’une organisation, y compris celle des femmes.

Quelques solutions concrètes pour éviter cette perte économique

Afin de nous aider à éliminer le « plafond de verre » et « secourir » l’économie, l’auteure nous propose plusieurs solutions. Parmi celles-ci, quatre m’ont particulièrement intéressée :

Diagnostic organisationnel 

Effectuer un diagnostic, mais pas n’importe lequel. Un diagnostic sur les sources de gaspillage du talent féminin en organisation afin d’étudier les raisons de refus de promotion, de départ, etc. En identifiant ces motifs, il sera plus facile de trouver des solutions pour les accommoder afin qu’elles aient envie de poursuivre leur progression de carrière au sein des organisations.

Nouveaux indicateurs de performance

Se doter et suivre des indicateurs de performance organisationnels permettant de mesurer la situation personnelle et professionnelle des femmes. Ils permettront de mettre en place des pratiques de conciliation travail et vie personnelle adaptées à leurs besoins (flexibilité des horaires, partage de travail, etc.) qui leur permettront d’éviter de mettre leur carrière de côté. Bien entendu, ces ententes doivent être négociées sur une base individuelle et être conçues pour respecter les impératifs d’affaires.

Réviser le modèle d’employé performant

Redéfinir le profil d’employé performant, afin que ce ne soit plus seulement les bourreaux de travail qui constituent le modèle à suivre. Faire évoluer le modèle afin d’attribuer plus de valeur au professionnalisme et à l’intégrité au travail, des qualités typiquement féminines.

Revoir les programmes à hauts potentiels 

Marie-Hélène ChèvrefilsCibler et suivre des femmes à haut potentiels, qu’elles décident d’aller en congé de maternité ou non. Leur offrir des mandats complexes nécessitant moins de travail à l’extérieur de l’horaire normal de travail. Ceci leur permettra de poursuivre leur développement et leur visibilité afin de maximiser leurs chances d’obtenir des promotions.

Monique Jérôme-Forget termine son livre en partageant des témoignages de femmes d’affaires influentes du Québec. Ce que je retiens de ceux-ci, c’est que peu importe si elles ont eu des enfants ou non, elles ont toutes décidé d’oser et de postuler sur des rôles avec des responsabilités, même si elles n’avaient pas toutes les compétences nécessaires pour pleinement performer au sein des rôles. Bref, un livre très intéressant et toujours d’actualité que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire. Alors qu’attendons-nous mesdames ? Osons !