Yvon Charest – Grand leader, grand lecteur/ Album Photos

Le 27 avril 2018, nous recevions Monsieur Yvon Charest, président de IA Groupe financier au Club Saint-James de Montréal dans le contexte d’une rencontre “Grand leader, grand lecteur”.

Lors de ce petit-déjeuner, Monsieur Charest présenta trois ouvrages qui l’ont marqué. Le public a vite été conquis par Monsieur Charest dont le style dynamique n’avait d’égal que son éloquence. Pour une première de cette série que nous rêvons de produire depuis toujours, “Grand leader, grand lecteur”, la formule a été gagnante.

Merci beaucoup à ConférencesPro, notre partenaire principal pour son appui. Merci aussi à Serge Therrien, du Journal de l’assurance de croire dans le mission du Club et de nous donner l’occasion de publier des articles dans son journal –  “Lire pour gagner en assurance”. Nous préparons un article qui vous permettra de découvrir les recommandations de Monsieur Charest.

@Crédit Photo: Michèle Bourdeau

Pour Alexandre Taillefer, l’avenir de l’entrepreneuriat est la femme

Lettres Alexandre Taillefer Lettres à une jeune entrepreneure

Je ne connaissais pas bien Alexandre Taillefer. Est-ce le cas pour vous aussi? Si vous êtes comme moi, l’émission « Les dragons » vous avait peut-être permis de « mettre sur la mappe » cet homme d’affaires québécois à succès, mais sans plus. Vous l’aviez peut-être vu intervenir sur la scène publique pour débattre d’enjeux de sociétés tels que « l’arrivée d’Uber » ou de « l’augmentation du salaire minimum », ce qui vous avait donné une idée de certaines de ses valeurs sociétales. Ceci étant dit, vous étiez peut-être, tout comme moi, restés sur votre appétit…

L’humain derrière l’entrepreneur

Or, à travers les paroles de son livre « Lettres à une jeune entrepreneure », ces propos m’ont donné l’impression qu’Alexandre possède des valeurs humanistes profondes. D’abord, il semble privilégier le bien sociétal par rapport au bien individuel et organisationnel. Ensuite, parce que selon ses dires, l’obtention d’un poste à « pouvoir » vient avec la responsabilité de favoriser, autant que possible, le bonheur collectif. Parce que ces propos correspondent avec mes valeurs entrepreneuriales, j’ai eu envie de poursuivre ma lecture sur les conseils qu’il avait à offrir aux jeunes femmes entrepreneures.

Son livre en quelques lignes…

Son livre, en plus de faire un portrait réaliste de ce qu’est l’entrepreneuriat, met en lumière les impacts positifs que les entrepreneures peuvent avoir sur la société. Aussi, à travers des exemples tirés de son propre parcours, il pousse plus loin la perspective sur cette magnifique profession. Une vraie décharge de motivation ! Voici ce que j’en retiens.

L’avenir de l’entrepreneuriat est la femme 

Femmes leaderJe me permets de paraphraser Alexandre Taillefer, « l’avenir de l’entrepreneuriat est la femme ». Toutefois, bien que l’on observe une hausse considérable de l’intérêt pour l’entrepreneuriat, seulement 16,3% des femmes l’envisagent contre 25,9% des hommes selon l’Indice entrepreneurial québécois de 2016. C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’il a rédigé ce livre afin d’inspirer les femmes à se lancer.

Pourquoi l’entrepreneuriat ? Parce qu’il y aura toujours des projets d’états, mais que, selon lui, puisque la période des grands chantiers de la Révolution tranquille est révolue, la croissance et la prospérité économique de demain reposent essentiellement sur lui.

Un métier extraordinaire certes, mais pas nécessairement pour tous

Est-ce que l’entrepreneuriat est pour tout le monde ? Pas du tout. Bien qu’il y ait plusieurs manières d’entreprendre, selon lui, certains traits de personnalité ou compétences spécifiques sont plus favorables à la réussite entrepreneuriale. À mon avis, voici ce qui ressortait du lot :

  • Femmes leaderD’abord, qu’il est important de « cultiver notre capacité à être en beau maudit ! ». Oui, oui, vous avez bien lu, « en beau maudit ». C’est d’ailleurs le trait qui m’a le plus surprise, mais qui a tellement de sens. En d’autres mots, il est important de développer notre capacité à nous indigner. De cette frustration, face à un enjeu, peut émerger des solutions innovantes à la base de l’élan d’entreprendre. Ensuite, il ne reste qu’à passer à l’action ! Notre désir de se lancer en affaires doit toutefois provenir de notre motivation intrinsèque. Mettre l’emphase sur notre désir de faire beaucoup d’argent rapidement risque de nous faire échouer.
  • Ensuite, savoir apprendre et se relever de ses échecs. En effet, selon l’auteur, l’échec fait non seulement partie du parcours, mais est au cœur de celui-ci. Bien sûr, il est possible d’avoir de la chance et d’éviter d’échouer. Toutefois, dans la majorité des cas, il est inévitable…mais oh combien formateur ! Alexandre nous parle d’ailleurs avec beaucoup de transparence et d’humilité d’un des passages de sa vie où il est passé de multimillionnaire à « sur le bord » de la faillite personnelle.
  • Être capable de lire et de comprendre parfaitement les données financières d’une organisation telles que les états financiers, le bilan et les flux de trésorerie. Selon lui, il s’agit de l’une des qualifications les plus importantes chez un entrepreneur.
  • Avoir une grande capacité à anticiper les tendances du marché afin d’être en mesure de se renouveler constamment tant sur le plan personnel qu’organisationnel. À travers d’exemples tirés de son parcours entrepreneurial, Alexandre nous démontre que l’une des causes de son succès a été justement d’anticiper les tendances dans le domaine des technologies de l’information.
  • Posséder un bon sens de l’humour et savoir l’utiliser à bon escient. Selon lui, l’humour permet d’évacuer non seulement notre stress, mais aussi de dissiper des situations tendues que l’on virera assurément avec les autres.
  • Détenir également un « front de bœuf ». En d’autres mots, faire preuve d’audace, de « cran », être habile à convaincre et persuader son interlocuteur. Pour ma part, je crois que cette qualité est indispensable. Comme dirait l’adage « Qui ne risque rien, n’a rien », d’où l’importance de sortir constamment de sa zone de confort et ne pas hésiter à foncer et prendre des risques !

Femmes et leadershipFinalement, s’avoir s’entourer de gens plus compétents que nous et avoir des qualités de rassembleuses afin de rallier ces gens qui font partie de notre équipe, est aussi important y compris pour pouvoir rallier partenaires, fournisseurs et clients vers un but commun.

Alors mesdames ? Avez-vous le profil ? Existe-t-il d’autres compétences/traits de caractère que vous possédez et qui vous permettraient de réussir ?  Si oui, qu’attendez-vous pour vous lancer ?

Marie-Hélène Chèvrefils

Présidente et consultante principale, Evō Conseils

Pour contacter Marie-Hélène, visitez son site web: https://www.evoconseils.com/

Pour se procurer le livre: Coop-Hec

Nomination pour un Prix Phénicia 2018 – rdv au Gala

Une nomination pour un Prix Phénicia décerné par la Chambre de commerce LGBT du Québec (CC-  LGBT-Q) constitue une première pour le Club de lecture Affaires.

Très heureuse de faire partie de la liste des finalistes, Micheline Bourque se rendra fièrement à la soirée Gala qui marque la 14e édition du Phénicia.  La soirée aura lieu le 31 mai à la salle du Parquet de la Caisse de dépôt et placement du Québec, un magnifique endroit situé à Montréal dans le quartier des affaires.

Notre nomination s’inscrit dans le contexte du Prix Innovation. Ce prix est remis à une entreprise détenue majoritairement par un ou plusieurs actionnaires LGBT et qui offre un produit, un service ou un procédé à caractère innovant.

Le Gala Phénicia est un grand événement très important pour la communauté d’affaires LGBT et de leurs alliés. Cette soirée très prestigieuse pour les quelques 350 convives met en lumière la réussite et l’implication d’individus et d’entreprises ayant contribué d’une façon ou d’une autre au rayonnement et au développement de la communauté d’affaires sans oublier non plus le volet social.

Je suis vraiment très honorée que le Club fasse partie des nominés pour ce prix. J’ai participé de façon très active à la création de la CC-LGBT-Q et cela me touche vraiment de constater son évolution. Le Phénicia qui célèbre ses 14 ans d’existence démontre la vitalité du milieu d’affaires qui se réunit autour de la CC-LGBT-Q. Je suis remplie de gratitude et bien sûr, je souhaite de tout coeur que le Club reçoive cette précieuse reconnaissance. Micheline Bourque, présidente et fondatrice du Club.

Cette année, la présidence d’honneur pour le Gala Phénicia sera assurée par Caroline Néron, dragonne et une entrepreneure très inspirante. Le Grand Prix Phénicia sera remis à Michel Tremblay, écrivain et dramaturge de renommée internationale. Pour le prix Inspiration, celui-ci sera remis à Caroline Salette, courtier-propriétaire RE/MAX ROYAL – JORDAN. La réussite d’affaires fait de Caroline Salette l’une des personnalités les plus influentes et une sommité dans l’ensemble de la profession et du coaching immobilier. La présidence du jury est assuré par Michel Dumont, acteur très connu.

Pour connaître les autres membres du jury, cliquez ici.

Pour découvrir qui sont les finalistes, cliquez ici – Finaliste Gala Phénicia.

Soyez des nôtres pour cette magnifique soirée. Contactez-nous pour réserver une place à notre table.

info@clubdelectureaffaires.com

514-248-4588

ou communiquer directement avec les organisateurs. Billetterie Gala Phénicia

 

Le temps du continent d’Abdelmalek Alaoui, prix FFA Turgot

Abdelmalek AlaouiAbdelmalek Alaoui est un homme influent. Du moins le suppose-t-on à la lecture de son curriculum vitae. Marocain, d’une famille proche du pouvoir chérifien, diplômé de Sciences Po Paris et de HEC, il a créé, en 2008, Global Intelligence Partners, une société de conseil en stratégie spécialisée en intelligence économique, rachetée en 2015 par le groupe Mazars. Pas question cependant pour Abdelmalek Alaoui de prendre sa retraite. Il fonde donc une nouvelle entreprise de conseil en communication d’influence, Guépard Consulting Group. Il est par ailleurs, CEO de La Tribune Afrique et du Huffpost Maroc.

Son livre – « Le temps du continent. Chroniques africaines 2016-2017 » – a reçu le 4 avril 2018, dans le cadre impressionnant du ministère français de l’économie et des finances, le prix Turgot – Forum Francophone des Affaires (FFA).

Une récompense qui ravit le Club de lecture Affaires, partenaire du FFA pour le Prix FFA Turgot, car les coéditeurs de l’ouvrage sont bien connus et appréciés de nous. (Descartes & Cie, et Cent Mille Milliards). Nous avons, en effet, par le passé, mis en valeur plusieurs de leurs ouvrages et nous les remercions pour leur disponibilité sans faille.

Le temps du continentMais venons-en au livre d’Abdelmalek Alaoui. Il reprend les chroniques – quarante-deux pour être précis – publiés dans La Tribune Afrique entre octobre 2016 et août 2017. Il n’est pas aisé de résumer un tel ouvrage : l’auteur y traite de quantité de sujets, allant de la piraterie maritime aux matières premières, en passant par les GAFA ou le sport.

Cependant, deux mots pourraient résumer les 177 pages de l’ouvrage : lucidité et espoir. Lucidité d’abord, car le chroniqueur qu’est Abdelmalek Alaoui ne cache rien des difficultés que connaît le continent africain. Elles sont nombreuses : guerres, terrorisme, corruption, bureaucratie, analphabétisation, sous-développement, etc.

Cependant, le propos d’Abdelmalek Alaoui n’est jamais larmoyant, ni défaitiste. Bien au contraire, il croit en l’avenir du continent africain. Et le message qu’il délivre est plein d’espoir.

Par exemple, l’auteur affirme que l’Afrique est prête pour la quatrième révolution industrielle. Pourquoi donc ? Parce qu’elle « sait gérer deux paramètres clés : l’incertitude et la vélocité ». En effet,  en matière de gestion de l’incertitude, Abdelmalek Alaoui nous dira:

« le continent pourrait même prétendre à la première place sur le podium mondial. Voilà un continent qui a survécu aux guerres, aux irrédentismes, aux famines, aux dictatures, aux prédations économiques et aux différents programmes d’ajustement structurels tout en accélérant globalement sa croissance lors des vingt dernières années. L’Afrique, c’est aussi un continent où des centaines de millions de personnes trouvent chaque jour des moyens innovants pour optimiser leur très faible budget, organiser leurs déplacements et contourner les carences en infrastructures et les aléas qui en découlent. […] De manière globale, l’incertitude est gérée grâce à la formidable capacité d’adaptation d’Africains qui ont peu, mais savent s’en accommoder avec ingéniosité ».

Quant à la vélocité, Abdelmalek Alaoui souligne que nulle part au monde ailleurs qu’en Afrique:

« on n’a pas pu constater une telle capacité à embrasser le changement et notamment l’avènement du digital, avec le développement d’usages innovants tels que le mobile banking ou les interfaces d’économie collaborative qui ont permis l’émergence de nouveaux champions du sud […]. Plus véloces que les grandes multinationales du nord, mieux enracinées dans leurs marchés et dotées d’une compréhension plus fine des besoins de leurs consommateurs, [les entreprises africaines] imaginent chaque jour des solutions pragmatiques aux problèmes urgents du continent ».

A n’en pas douter, les chroniques rassemblées dans « Le temps du continent » donnent une autre image de l’Afrique, et nous incitent à suivre Abdelmalek Alaoui quand il veut faire des années 2020-2050 les « Trente Glorieuses » africaines.

Le temps du continent. Chroniques africaines 2016-2017, d’Abdelmalek Alaoui (Ed. Descartes & Cie/Cent Mille Milliards).

Pour vous procurer l’ouvrage: Cent Mille Milliards