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Lire pour agir autrement – les livres du Sommet vus par Patrick Coquart

Lire pour agir autrement – les livres du Sommet vus par Patrick Coquart

Venez découvrir comment entreprendre autrement

La création d’entreprise à la papa, c’est fini ! Aujourd’hui, on s’associe avec un copain. On crée une start-up dans un garage. On séduit les investisseurs, et des millions d’utilisateurs. On revend son entreprise à un grand groupe. Puis, on dépense sa fortune en prenant du bon temps, en devenant bienfaiteur ou en investissant à son tour dans d’autres start-up.

Mais ce modèle – qui était déjà, en partie, celui de Steve Jobs ou de Bill Gates – n’est-il pas dépassé ? C’est pourtant celui-ci qu’ont en tête Marianne et Lucas, les deux (anti-) héros d’Écosystème, le roman de Rachel Vanier. Mais, ils ne s’y prennent vraiment pas très bien. Mais les erreurs qu’ils commettent vous apprendront beaucoup.

En fait, Marianne et Lucas auraient dû lire les autres ouvrages dédiés à l’entrepreneuriat au programme du Sommet du Livre Affaires 2017.

Tout d’abord, Scaling Up – Hypercroissance, le livre à succès de Verne Harnish (auteur du livre à succès : Mastering the Rockefeller Habits), enfin traduit en français grâce à Cléo Maheux. Nos entrepreneurs y auraient découvert comment faire croître leur entreprise, et même de connaître l’hyper-croissance tout en s’amusant.

Mais aussi, Génération #startuppeuse de Viviane de Beaufort dans lequel elle raconte, comment les jeunes créatrices d’entreprise bousculent les codes, osent foncent… malgré les difficultés. Marianne et Lucas y auraient sans doute vu plus clair : c’est quoi, être entrepreneur ? Comment se tester avant de se lancer ? Comment trouver la bonne idée et la bonne équipe ? Qui peut apporter un soutien dans l’aventure ?

Et puis, bien sûr, Entreprendre et savoir s’entourer. Le tout dernier ouvrage de Louis Jacques Fillion s’appuie sur l’expérience d’une douzaine d’hommes et femmes qui ont su s’entourer d’une équipe qui deviendra complice et facilitatrice de la réalisation de leur vision. Et cela fera toute la différence.

Mais, il n’y a pas que les start-up, licornes, gazelles et autres scale-up dans la vie entrepreneuriale.

C’est ce que nous explique Louis Jacques Fillion – encore lui – dans Artistes, créateurs et entrepreneurs. L’ouvrage évoque la spécificité des indus­tries cultu­relles à par­tir d’études de cas très variés et révé­la­teurs de leur com­plexité. Sont abordés, à travers le parcours d’entrepreneurs-artistes et créateurs, aussi bien le design qu’un festival de cinéma, ou encore une gale­rie d’art et une com­pa­gnie de théâtre.

Quant à Radoine Mebarki, il veut faire de tous ceux qui sont découragés, car ils ne trouvent pas de travail, des repreneurs d’entreprises. Dans Tous repreneurs !, il délivre sa méthode éprouvée, basée sur un écosystème original répondant aux besoins de chaque partie prenante : cédant, repreneur et investisseur.

Cliquez sur ce lien pour télécharger la Programmation Sommet 2017

Pour s’inscrire, c’est ici.

Vous avez envie de créer – ou de reprendre – une entreprise ?

Vous avez déjà franchi la porte de l’entrepreneuriat, mais vous voulez progresser ?

Vous êtes fasciné par le parcours des entrepreneurs ?

Vous voulez connaître les recettes de ceux qui réussissent leur vie d’entrepreneur ?

Alors, ne répétez pas l’erreur de Marianne et Lucas. Inscrivez-vous sans tarder au Sommet du livre Affaires 2017.

À partir du 1er novembre, vous pourrez accéder, en tout temps et à votre rythme, à l’ensemble des contenus sur notre plateforme web : entrevues en profondeur avec les auteurs, webinaires et forum de discussion privés. Et ce pendant toute une année.

Pour s’inscrire, c’est ici.


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Rédiger un guide pour dirigeants sur la cybersécurité en mode collaboratif

Patrick Coquart1er août 2016. Paris est plongée dans la torpeur estivale. Ceux qui ne sont pas encore en vacances s’apprêtent à partir. La ville est au ralenti.

Le mandat: créer un guide sur la cybersécurité pour les dirigeants

Pourtant, dans une salle de réunion, entre la place de l’Étoile et le Palais des Congrès, trois hommes s’activent. Le premier, Daniel Benabou, veut concrétiser l’idée qu’il a en tête depuis plusieurs mois : publier un guide sur la cybersécurité à destination des dirigeants d’entreprise. Dernièrement, il a rencontré Pierre-Henri de Menthon, le directeur délégué de la rédaction de l’hebdomadaire Challenges et ils ont conclu un partenariat. Le guide sera envoyé aux dirigeants des mille premières entreprises françaises avec un exemplaire de Challenges. Daniel Benabou a aussi constitué un comité éditorial avec les responsables de la sécurité numérique des plus grands groupes français. Certains d’entre eux ont également la responsabilité d’organisations professionnelles comme le CESIN ou le GITSIS. Ensemble, ils ont mis des idées sur le papier, échangé sur le contenu du guide, et rédigé un plan.

La démarche originale pour mener le projet

Bref, tout roule… ou presque. Il ne reste plus qu’à rédiger le guide. C’est pourquoi Guillaume Wallut et moi sommes là, face à Daniel Benabou. Nous sommes prêts à nous mettre au travail immédiatement. Pourtant la sécurité numérique n’est pas notre spécialité. L’un et l’autre, nous connaissons seulement des personnes qui, un jour, se sont fait pirater leur compte courriel. Mais nous sommes pleins d’enthousiasme, et surtout des professionnels de l’écriture, de la rédaction, de la communication.

Alors nous commençons par lire les comptes rendus des réunions du comité éditorial, ainsi que les articles juridiques que nous a remis Daniel Benabou. Puis, nous nous informons sur internet. De ce matériau, nous bâtissons un guide d’entretien.

Début septembre, nous enchaînons les entretiens avec les membres du comité éditorial, des avocats spécialistes du numérique, un chef de service à la CNIL et le président de l’ANSSI.

Il a fallu ensuite synthétiser toute cette matière ; remettre un plan détaillé avec les principales idées clés ; rédiger une première mouture du texte sans calibrage ; recueillir les avis et suggestions du comité éditorial ; réécrire en tenant compte de la maquette ; trouver des titres, sous-titres, encarts, chiffres-clés, verbatims ; réduire encore les textes ; harmoniser l’écriture ; trouver le ton juste ; lire, relire et re-relire ; corriger ; faire des changements de dernière minute… pour finalement obtenir le feu vert des commanditaires.

Le résultat – un guide pertinent, efficace et un processus gagnant

Au total, nous avons réalisé seize entretiens durant les mois de septembre et octobre ; tenu quatre réunions du comité éditorial entre septembre et janvier ; organisé une dizaine de réunions de travail ; et participé à l’incroyable soirée de lancement le 23 février 2017.

Heureusement, nous étions deux pour faire tout cela. C’est d’ailleurs une des clés de succès. En effet, l’un corrigeait l’autre, coupait ses textes trop longs, relevait les incohérences… et vice versa.

Guillaume Wallut, patron de l’agence de communication Nostromo, a été un formidable partenaire. Qu’il en soit remercié.

Et bravo à Daniel Benabou qui a porté ce projet de bout en bout, et a su convaincre de prestigieux partenaires et des experts incontestables de le suivre dans cette aventure.

Une vidéo qui réunit Micheline Bourque et Patrick Coquart

Cette vidéo explique la démarche.

@Micheline voudrait bien amener ce concept de travail d’équipe pour rédiger des ouvrages pertinents pour les dirigeants au Québec!

 


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Réinventer son métier, est-ce possible? Dominique Fauconnier nous répond.

Patrick Coquart

Chacun d’entre nous s’est vu un jour poser la question « Que faites-vous dans la vie ? » Pour beaucoup, la réponse est évidente ; ils ont un métier connu dont le nom parle à tout le monde : menuisier, boulanger, chauffeur de taxi, joueur de football, enseignant, etc.

Pourtant si l’on y regarde de plus près, on s’aperçoit qu’il y a maintes façons d’exercer ces métiers. Par exemple, le chauffeur de taxi peut être indépendant ou salarié ; il peut avoir une clientèle diversifiée ou, au contraire, ne proposer que des prestations haut de gamme à des clients triés sur le volet. Il peut ne travailler que la nuit.

D’autres métiers méritent une explication car ils sont inconnus, rares, insolites, en voie de disparition ou en émergence. Citons bouilleur de cru, netnologue, gantier, inséminateur…

Enfin, il y a ceux dont l’intitulé est tellement vague qu’il ne délivre que peu d’informations sur sa pratique par son titulaire : ingénieur, consultant, assistant, chargé de mission ou chargé d’études… Un de mes amis avait l’habitude de répondre qu’il était « free lance », en particulier dans les moments où il était sans activité !

On pourrait également mentionner les individus qui, à la question du début, répondent qu’ils travaillent à Hydro-Québec ou à EDF, à la Banque Nationale du Canada ou à la Société Générale. Ou, de façon plus obscure encore, qu’ils travaillent dans l’industrie ou dans la banque.

Si l’on veut bien y réfléchir un tant soit peu, on se rend vite compte que répondre à la question « Que faites-vous dans la vie ? » de manière précise ne relève pas de l’évidence. Notre activité professionnelle comporte de multiples dimensions sur lesquelles, bien souvent, nous ne prenons pas le temps de nous pencher.

Réinventer son métier. Accéder à nos imaginaires professionnels de Dominique Fauconnier

Dominique Fauconnier, avec « Réinventer son métier©. Accéder à nos imaginaires professionnels » (éditions Chronique Sociale) propose de faire l’inventaire des « dimensions oubliées » ou « insoupçonnées » de son métier.

Son ouvrage est bien plus qu’un livre. C’est, en effet, un jeu de cartes accompagné d’un mode d’emploi. Sur ces cartes sont inscrits des noms de métiers et il s’agit de choisir celles qui illustrent ce que l’on fait, ou dans lesquelles on se reconnaît le mieux. On peut jouer seul, mais il recommandé d’utiliser le jeu à plusieurs car l’exercice permet alors d’échanger. En effet, chaque joueur doit expliquer son choix et les autres réagir.

Dominique Fauconnier détaille dans quels cas « Réinventer son métier© » peut être utilisé. Il distingue deux façons de jouer. Dans la première, chaque joueur explore son propre univers dans l’optique de :

  • « changer de poste, d’activité, de rôle ou les faire évoluer et trouver comment aborder la question ;
  • réfléchir à son activité, au sens que l’on y trouve ou au sens que l’on souhaite lui donner ;
  • partager le plaisir d’explorer une autre façon de se connaître ou de façon plus large, faire un point sur son parcours de vie ».

Dans la seconde façon de jouer, c’est un groupe constitué qui souhaite :

  • « mieux définir son activité commune ;
  • mieux se connaître, se comprendre et resserrer les liens internes ;
  • explorer de nouvelles potentialités, faire le point sur la situation du moment, passer une étape ».

« Réinventer son métier© » est un livre-outil qui invite à une « exploration » où ce qui compte est davantage ce que l’on va trouver que ce que l’on cherche.

Patrick Coquart, correspondant de France

Retrouvez mon entrevue avec Dominique Fauconnier au salon Livre Paris 2017.


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Patrons, n’ayez pas peur! Revue par notre correspondant Patrick Coquart

Patron n'ayez pas peurPatrons, n’ayez pas peur !

Manuel à l’usage des patrons qui s’interrogent sur l’ubérisation de leur activité

Par Jérôme Wallut

Éditions Cent Mille Milliards, 2016

Pour vous procurer ouvrage: J’achète!

Vidéo de présentation: cliquez Patrick Coquart présente Jérome Wallut

Qui est Jérome Wallut et quel est son message?

Jérôme Wallut baigne dans le digital depuis une vingtaine d’années. Il en a connu toutes les évolutions. Les crises aussi. Pourtant, il refuse qu’on lui colle l’étiquette d’expert. Car, pour lui, les experts digitaux n’existent pas. En effet, « la vitesse de la transition, la rapidité des évolutions rend immédiatement obsolète toute expertise énoncée. En la matière, il n’y a que des praticiens assidus qui aiguisent leur curiosité en permanence ».

Que nous apprend le « praticien » dans son ouvrage ? Il commence par un constat qui est celui du plaisir avec lequel chacun bénéficie de l’essor du numérique. Il suffit de regarder la croissance du taux d’équipement en smartphone et du nombre de téléchargements d’applications. Pour Jérôme Wallut, aucun doute possible : le commun des mortels adhère à ces nouveaux usages car ils lui sont utiles, faciles d’accès et d’utilisation. Mais, dans le même temps, force est de constater que les marques historiques, à quelques exceptions près, sont restées à l’écart du mouvement. Jusqu’à parfois se faire « ubériser » par de nouveaux acteurs.

La pérennité des entreprises est un enjeu important

Or, pour l’auteur, cette ubérisation de la société n’aurait jamais dû atteindre un tel niveau si « les patrons s’étaient concrètement intéressés et saisis du sujet plus tôt ». Jérôme Wallut entend donc « remettre les entreprises et leurs marques dans la course ». Et, pour lui, il y a urgence d’agir. C’est la pérennité même des entreprises qui est en jeu.

Pour cela, l’auteur commence par une remise à niveau. Tout d’abord, il précise ce que la transformation digitale n’est pas. Elle n’est pas une révolution technologique ; elle ne concerne pas exclusivement les équipes de communication ; elle n’est pas une mode qui passera bien vite.

UbérisationAlors, qu’est-elle ? Elle est d’abord « LE sujet de notre époque », elle concerne tout le monde dans l’entreprise, tous les métiers. Beaucoup en ont conscience, mais peu savent comment s’emparer du sujet à bras-le-corps. Ensuite, « la révolution digitale est une immense conversation » : les publics prennent la parole et deviennent prescripteurs. Enfin, elle « dessine de nouveaux modèles de création de valeur » autour d’une communauté qui doit être la plus large possible.

Puis, Jérôme Wallut poursuit en racontant ce qu’ont été les quatre vagues successives de la transformation depuis 1980. La première vague est celle de l’arrivée de l’informatique, et plus précisément de l’entrée des ordinateurs (PC) dans les bureaux. Puis, internet est apparu. La deuxième vague est celle de la conversation. Internet se démocratise avec l’arrivée de l’ADSL, puis des moteurs de recherche, des chats, des forums de discussion. Cela se poursuit avec les blogs, les réseaux sociaux, qui explosent avec l’accroissement de la facilité des échanges d’images et de vidéos. La troisième vague apporte de nouveaux usages. L’e-commerce se développe et, surtout, les écrans deviennent mobiles avec les smartphones. Ceux-ci servent à tout faire, partout : photographier, échanger par SMS, lire ses mails, jouer, écouter de la musique… Les applications pullulent. La 3G apparaît, puis la 4G… et l’on parle de la 5G en France pour 2020. Enfin, la quatrième vague progresse depuis 2013, avec la data et l’intelligence artificielle.

Et l’ubérisation dans tout ça ? Pour Jérôme Wallut, elle est d’abord, pour une entreprise, le fait de subir de nouveaux modèles de création de valeur. Elle peut prendre trois formes différentes. La première est l’intermédiation : de nouveaux acteurs s’immiscent entre l’entreprise et ses clients. Ils leur proposent d’augmenter le service offert par l’entreprise. On trouve là les comparateurs de prix par exemple, ou des courtiers. La deuxième forme d’ubérisation est la création de nouveaux services à la périphérie des activités historiques de l’entreprise. C’est, par exemple, le cas des plateformes de crowdfunding qui ont pris la place que les banques n’occupaient pas. La dernière forme est celle qui consiste à rendre le même service que l’entreprise installée, mais autrement. C’est typiquement le cas d’Uber.

Onze recettes et astuces pour se transformer 

L’auteur propose alors onze recettes et astuces pour engager la transformation de l’entreprise :

  1. Construire une culture collective en faisant la pédagogie de la révolution en cours et de ses avancées, en commençant par le Comex. Et pour cela, il n’est inutile de se faire accompagner par des spécialistes ;
  2. Piloter la convergence des points de vue de l’équipe de direction. Il s’agit là de « partager une vision commune des risques, des enjeux, des leviers » et de fixer ensemble les priorités opérationnelles ;
  3. Bousculer les habitudes, en mettant en place un shadow Comex, c’est-à-dire un Comex parallèle, composé de jeunes hauts potentiels, qui planche sur les mêmes sujets mais apporte une vision et des options alternatives ;
  4. Désigner un chef d’orchestre, le chief digital officer (CDO) ;
  5. Faire la démonstration par une preuve rapide et tangible, ou dit autrement, adopter une posture de start-up et sortir rapidement un prototype qui sera tout aussi rapidement testé ;
  6. Embarquer les collaborateurs, en ne laissant personne au bord de la route. Cela passe par l’écoute réelle des préoccupations de chacun, et par de l’information en continu ;
  7. Synchroniser les processus métiers avec les usages des publics. Il s’agit bien là de remettre les clients au cœur de la réflexion ;
  8. Adopter une démarche d’open innovation pour mieux maîtriser les technologies, et par conséquence imaginer les nouveaux usages ;
  9. Se préparer à la révolution de la data. C’est le carburant de demain, il faut donc se préoccuper des sources d’approvisionnement ;
  10. Trouver ses usages personnels, en pratiquant, en découvrant les nouveaux services sur le marché. Et pourquoi pas en se faisant accompagner d’un mentor ;
  11. Être toujours en veille, échanger sur les réseaux sociaux, partager ses étonnements.

Dans sa conclusion, Jérôme Wallut affirme que s’il n’y avait qu’une seule idée à retenir de son livre, ce serait celle-ci :

« désormais, la création de valeur est gouvernée par les usages et l’expérience avec laquelle on les vit. Le centre de gravité du pouvoir s’est définitivement déplacé ».

Bref, on est dans un changement de paradigme. Le monde de demain est déjà là. Les entreprises ne peuvent plus attendre. Elles doivent se lancer dans le bain dès aujourd’hui, avancer, se tromper, recommencer, se tromper encore… C’est à ce prix qu’elles réussiront. L’ampleur de la tâche peut les effrayer. Mais Jérôme Wallut n’en doute pas : la transformation est à la portée de toutes les entreprises.

Patrick Coquart

Patrick COQUART

Correspondant du Club de Lecture Affaires en France

Pour communiquer avec Patrick: PCoquart@clubdelectureaffaires.com


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Restez acteur de votre carrière de Christian Basse en revue par Patrick Coquart

Patrick Coquart

Patrick Coquart, Correspondant Français

Le temps où la carrière des salariés était toute tracée est fini depuis bien longtemps. Bien sûr, les entreprises continuent à se préoccuper des talents qu’elles emploient, des salariés performants, des hauts potentiels. Pour autant, il est fortement suggéré aux collaborateurs de « prendre leur carrière en main ».

Or ceux-ci, surtout quand ils sont jeunes et ont parfois rencontré bien des embûches pour décrocher leur premier job, se laissent souvent porter par les événements. C’est une erreur. Dès son premier jour en entreprise, il faut s’occuper du reste de sa carrière.

Tel est le message que Christian Basse, ancien DRH dans le groupe Total, délivre dans son nouvel ouvrage « Restez acteur de votre carrière », paru en juin 2016 aux éditions Cent Mille Milliards.

Alors, comment faire pour ne pas rester un « spectateur passif »  de sa carrière et, au contraire, s’approprier son avenir ? Christian Basse nous livre quelques conseils avisés en quelque 120 pages.

Connaître le cadre

Comme nous l’avons évoqué plus haut, dès son arrivée dans l’entreprise, il est judicieux de connaître les acteurs et les règles du jeu. Il s’agit de savoir qui joue un rôle dans la carrière d’un collaborateur : hiérarchie, responsable RH ou gestionnaire de carrière. Et de connaître la politique de l’entreprise : se contente-t-elle de publier les postes disponibles pour que chacun puisse postuler, ou bien l’évolution professionnelle des collaborateurs est-elle entre les mains des professionnels des RH ? Dans ce cas, quelles sont les procédures, les instances de consultation et de décision ? Souvent d’ailleurs, les choses ne sont pas si tranchées et les deux systèmes cohabitent et se nourrissent l’un de l’autre.

Se connaître soi-même

Pour mieux se connaître, Christian Basse recommande de savoir distinguer plusieurs notions, proches les unes des autres mais pourtant distinctes, que sont l’identité, les valeurs, les talents, les compétences, les comportements et les besoins. Mais cela ne suffit pas, il convient aussi de pouvoir exprimer ses passions, ses envies, et ses ambitions. Mieux se connaître, c’est aussi s’interroger sur la façon dont on réagit au changement ; c’est identifier ses modes de fonctionnement et les tendances de sa personnalité (et là, des outils comme le MBTI ou Process Com peuvent être d’une aide précieuse). Enfin, il ne faut pas hésiter à solliciter le regard des autres (avec, par exemple, un 360°).

Être visible

Pour être visible, il est important d’être un homme ou une femme de réseaux. De réseaux sociaux, c’est aujourd’hui une évidence : la reconnaissance externe peut servir à l’intérieur de l’entreprise. Mais aussi, de réseaux plus classiques « dans la vraie vie », toujours utiles pour obtenir avis, appuis, contacts, conseils, etc. Dans le même ordre d’idées, sans pour autant se « pousser du col », il est pertinent de « rayonner », par exemple, en se portant volontaire pour des missions transverses, des groupes de travail internes. Autre bonne façon de « se faire remarquer » : s’expatrier. Une expérience à l’international est toujours valorisante, et valorisée. Mais, comme le souligne fort justement Christian Basse, être visible ne signifie pas d’ouvrir en grand les portes sur sa vie privée. En la matière, la discrétion est de mise.

Prendre les choses en main

Être auteur de son avenir demande, dans un premier temps, de se situer dans sa carrière, car les attentes ne sont pas les mêmes selon que l’on débute ou que l’on est proche de la retraite. Quoi qu’il en soit, il est indispensable d’être constamment à l’écoute : se renseigner sur les secteurs, les activités et les métiers en évolution, sur les projets, les réorganisations, les acquisitions… De même, il est important de se préoccuper des possibilités de formation – du stage court comme du MBA – et de coaching. Tout cela permet de construire un projet professionnel et de définir les moyens nécessaires pour y parvenir. Enfin, Christian Basse recommande d’avoir toujours un CV à jour, qu’il soit « classique » sur papier ou sur LinkedIn.

Être ouvert aux propositions

Prendre son avenir en main ne signifie pas qu’il faille poursuivre son but vaille que vaille, sans être réceptif aux propositions. Bien au contraire, les opportunités auxquelles on n’a jamais pensé peuvent parfois être les meilleures. Par conséquent, face à une proposition, il convient de recueillir le maximum d’informations sur le poste proposé. Christian Basse en dresse une liste exhaustive. De même qu’il donne des clés pour avoir la bonne attitude si l’on est pressenti pour un emploi clairement positionné en dessous de son niveau actuel. Ou encore s’il l’on est confronté à un « RH staffeur », c’est-à-dire quelqu’un qui doit pourvoir coûte que coûte un poste, parfois en opposition avec ce que l’on souhaite.

Réussir son entretien de carrière

Restez acteur de votre carrière

Restez acteur de votre carrière de Christian Basse

Le dernier chapitre du livre est consacré à l’entretien de carrière, étape importante de l’évolution professionnelle. C’est pourquoi, le collaborateur doit en garder la maîtrise, en premier lieu en veillant que le temps écoulé entre deux entretiens soit raisonnable (2 ou 3 ans), puis en en choisissant le moment (quand tous les clignotants sont au vert). Ensuite, il conviendra de préparer sérieusement l’entretien, et de vérifier que les objectifs que l’on s’est fixés sont aussi partagés par le RH. Pendant l’entretien, le collaborateur devra être, bien sûr, à l’écoute, mais aussi décrire son activité, faire part des difficultés rencontrées et des solutions mises en œuvre. Avant son terme, il sollicitera un retour sur l’entretien, et s’enquerra de la suite des opérations.

Pour Christian Basse, la carrière d’un collaborateur doit faire l’objet d’un partenariat entre ce dernier et l’entreprise. Et ce afin d’en faire un facteur de progrès pour les deux parties. Comme le dit l’auteur : « Restez acteur de votre carrière, afin de vous accomplir et de vous rendre meilleur tout en participant au succès de votre entreprise ! »

Patrick COQUART

Consultant en management, communication et ressources humaines

 

Liens connexes

Pour en connaître davantage sur Patrick cliquez sur ce lien: Correspondant du Club de Lecture Affaires en France

Pour écouter une entrevue avec l’éditeur, cliquez sur ce lien : Guillaume Wallut, éditeur Cent Mille Milliards présente trois livres d’affaires