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Votre Cerveau au Bureau de David Rock épate le Club de lecture Affaires

Votre Cerveau au Bureau de David Rock épate le Club de lecture Affaires

Les trois panélistes et l’observateur invités pour commenter l’ouvrage de David Rock s’entendent pour dire que le livre possède des qualités indéniables. Si le livre s’adresse d’abord aux leaders, aux gestionnaires et aux coachs, il intéressera aussi les personnes curieuses du comportement humain et soucieuses de la qualité des rapports interpersonnels.

Passionnée par la biologie humaine, la neuroscience et le monde des entreprises Roxane Vézina, coach exécutive, a proposé au Club l’ouvrage “Le cerveau au bureau” de David Rock, entre autres, parce que “tout comme le pilote de Formule 1 qui doit connaître sa voiture, la connaissance du fonctionnement de notre cerveau nous aide à être à notre meilleur tant dans notre vie personnelle que sur le marché du travail”.

Pour écouter le panel en action, cliquez sur la vidéo.

Comment “Votre cerveau au bureau” répond-t-il aux attentes des panélistes?

“Tout d’abord, explique Roxane Vézina le livre met en scène un couple, soit une gestionnaire et un entrepreneur. Nous les retrouvons dans 16 scènes de leur vie quotidienne. Ces situations vécues par le couple nous sont présentées avant l’utilisation des outils de la neuroscience et après. L’auteur, par exemple, nous explique comment garder son calme, fixer notre attention, aborder le quotidien et comment collaborer avec les autres. Il explique la gourmandise de notre cerveau et comment mieux comprendre son fonctionnement”.

Selon Roxane Vézina, “Le cerveau au bureau” est une belle porte pour relier la biologie humaine au comportement, pour être dans sa zone d’excellence et susciter la collaboration de chacun. Un exemple : Lorsqu’il y a une perception par le cerveau d’une menace, le cerveau se met en mode de survie. C’est alors qu’on se tourne vers l’observateur en nous ! Connaître ce mécanisme est crucial. Dans une équipe, l’observateur peut alors ramener les choses.

Qu’apprécient les panélistes de la lecture du livre

Élise BourgeoisÉlise Bourgeois, directrice ressources-humaines, Pratt et Witney Canada
“J’ai beaucoup apprécié l’analogie qui est faite avec une pièce de théâtre, c’est une présentation originale. On voit l’avant et l’après des différentes scènes et que ces outils sont très puissants pour changer une situation du tout au tout. Toutefois, le livre mérite d’être lu et relu pour vraiment intégrer les concepts. Une fois une première lecture terminée, il est difficile d’appliquer rapidement les changements et mettre en pratique les apprentissages du livre. C’est cependant un livre qui permet de gagner en productivité et je le recommande vivement.

 

Christine ChartierChristine Chartier, coach, CGMA Coaching

“J’ai beaucoup aimé l’approche et la structure du livre, car la neuroscience est un champ d’expertise relativement complexe. Personnellement, j’ai trouvé ce livre passionnant. J’ai eu des chocs aussi… comme de constater que l’on a une perte de quotient intellectuel quand on lit nos courriels. J’ai aussi revu ma façon de commencer ma journée pour être plus efficace. Il est intéressant de noter aussi que nous avons une banque d’énergie et que certaines activités dépensent plus d’énergie que d’autres. C’est un outil très puissant de gestion au quotidien. Aussi, je trouve que d’analyser l’effet des situations sur nos émotions, c’est très pertinent en coaching ou en développement organisationnel”.

Britta HeintzenBritta Heintzen, coach, Ingénierie Transformation globale
“C’est le côté métaphore qui m’a plu. On fait l’expérience avec l’auteur. C’est très fort. Je connaissais cet ouvrage et de le réécouter en audio m’a permis d’en apprendre plus. C’est réel, il y beaucoup de matériel dans cet ouvrage…. Je trouve intéressant aussi de regarder comment on fonctionne sur le plan des communications interpersonnelles et de faire cet exercice en équipe. Il y a de bons exemples dans le livre pour amener les équipes de travail plus loin encore”.

 

Alain Forget, VP Optimum TalentL’ Observateur Alain Forget, psychologue, VP chez Optimum Talent
En quoi le contenu du livre peut-il aider une équipe de gestion? pose comme question Alain Forget. “Comprendre comment le cerveau est énergivore et donc structurer nos rencontres décisionnelles la matin et d’analyser l’impact de nos actions sur l’autre sont deux exemples de façons de faire qu’explore l’auteur, répond Mme Vézina. Il y a des applications très concrètes à ce sujet dans le livre”.

L’avis d’Alain Forget sur cet ouvrage ? “Pour moi, il n’y a pas là de nouvelles découvertes, mais l’intérêt réside dans le fait que cela démocratise le comportement humain. Le livre semble expliquer de façon originale et bien vulgarisée des comportements qui ont été étudiés d’autres manières par d’autres spécialistes.”

Selon les panélistes, ce livre est un bon outil de compréhension de soi et des autres. Il est facile d’accès pour un sujet si complexe. L’auteur met à la disposition du lecteur un ensemble d’outils à utiliser. Autre plaisir, il est bien traduit et bien écrit!

 

Au-delà du contenant, un contenu 5 étoiles pour “The EMyth Revisited”, de Michael E. Gerber

The EMyth Revisited écrit il y a déjà plusieurs années par Michael E. Gerber s’est mérité une note de 5 sur 5 et semble être un « must », selon nos panélistes, pour toute personne désireuse de se lancer en affaires, autant que pour les entrepreneurs établis, conscients de l’importance de se réinventer sur une base continue.

Pour vous permettre d’en apprendre davantage sur ce livre, voici quelques extraits des argumentaires des participants, ainsi que l’hyperlien qui vous permettra d’écouter en entier cette visioconférence…

Lien à la Page Événement où vous pouvez laisser vos commentaires: https://plus.google.com/events/c18h5nn72n2tvr0bb1q7mfvpdfo

Jean-Pierre Dubé, Président, JPD Conseils, présentateur du livre du mois

Jean-Pierre l’a découvert il y a plusieurs années, et  il y a vu une application directe pour ses clients. Le livre parle des petites entreprises, mais son contenu s’applique aussi bien à la moyenne et grande entreprise. L’auteur parle des entreprises qui ne sont pas toujours fondées par des entrepreneurs, mais par des techniciens qui ont travaillé dans un domaine d’activités. C’est l’exemple de la bonne dame (la technicienne) qui décide de créer une entreprise pour vendre ses bonnes tartes. Alors il démontre que le fait d’être un très bon technicien ne fait pas automatiquement un très bon entrepreneur.

Jean-Pierre souligne un premier point : les entrepreneurs sont concentrés à travailler dans leur entreprise au lieu de travailler sur l’entreprise. Donc, travailler sur son entreprise, c’est la cartographier, documenter notre système, que le livre appelle la franchise ou, en management, le système opérationnel. Pour l’entrepreneur, son produit n’est pas le service ou le produit manufacturé, son produit c’est son entreprise qu’il bâtit, et comment bâtir l’entreprise, c’est de la documenter pour prendre forme dans un système opérationnel, afin que l’entreprise devienne « system dependant » et non « people dependant ».

Truc simple et génial que l’on découvre dans ce livre, c’est que même si on part en affaires en solo, il est important d’établir un organigramme, en définissant les rôles et responsabilités. Jean-Pierre confirme que c’est effectivement la première chose qu’il demande, avec les états financiers, lorsqu’il démarre un contrat avec un nouveau client, c’est donc encore d’actualité! Jean-Pierre a appliqué ces concepts à sa propre entreprise, ce qui lui a permis de tripler sa productivité. Tout est documenté, en suivant le modèle à la lettre. Cela lui a pris 4 années, mais c’est efficace, cela vaut l’investissement de temps.

Il conseille ce livre car il ne parle pas seulement de structures, mais de systèmes opérationnels, de l’importance de documenter l’ensemble des façons de faire, et ainsi permettre à l’entreprise de fonctionner sans nous. Le livre va bien au-delà de structurer l’entreprise, c’est de rendre l’entreprise autonome.

Philippe Jacques, Président de Solo Communication, panéliste

C’est un livre que j’ai découvert il y a quelques années et que j’aurais voulu tomber dessus rapidement en début de carrière parce que cartographier ses pratiques, c’est s’éviter énormément de problèmes, c’est améliorer son fonctionnement et, à la fin, être plus rentable. Auparavant quand quelqu’un partait, la nouvelle personne arrivait et on se demandait pourquoi une personne d’expérience avait ce genre de problème. Si chaque type d’opérations avait été bien cartographié, cela aurait évité ces problèmes transactionnels.

Philippe a souvent vu des entreprises présentes depuis plusieurs générations qui avaient été plus chanceuses que performantes, beaucoup de leurs opérations semblaient de la pure improvisation. Il donne régulièrement des livres à ses clients. Celui-ci permet de bien planifier l’exécution, ainsi que d’autres qui répondent à d’autres problématiques.

Philippe Jacques recommande sérieusement ce livre car il a vu beaucoup d’entreprises apprendre quelque chose grâce à ce livre, parce qu’il y a toujours une façon de s’améliorer.

Schéhérazade Assefsaf, Présidente TacticB Consulting, panéliste

Schéhérazade a bien aimé le livre. Pour avoir travaillé beaucoup d’années dans le monde académique je reconnais là une vulgarisation de beaucoup de meilleures pratiques consolidées assez portables dans le temps. J’ai des points relativement à l’évolution du temps entre le moment où il a été réédité et aujourd’hui, donc les 20 ans où d’autres domaines connexes se sont développés, qui pourraient peut- être valoir une réédition encore au niveau de l’incorporation de ce qui a été découvert sur la psychologie de l’entrepreneur. Cependant, elle n’est pas tout à fait d’accord sur le coté technique de l’entrepreneur. Cela peut être possible, mais aujourd’hui en psychologie de l’entrepreneur, on parle davantage des idéateurs qui sont identifiés que de purs techniciens en termes de pourcentage.

Ce livre est excessivement utile pour le manque de structures dans toutes les petites et moyennes entreprises, fait qui est reconnu par la science du monde de la gestion. Selon elle, ce livre pourrait être un outil exceptionnel en autant qu’il soit accepté par le principal intéressé.

Schéhérazade ajoute : je reviens sur l’idée au niveau de la franchise, c’est de toute beauté parce qu’effectivement ça permet à l’entrepreneur de sortir de son ego et de « focuser » sur des processus parce que souvent l’ego de l’entrepreneur est très grand, ce qui empêche d’avoir un manager ou d’être lui-même un manager – ce qui n’est pas toujours une bonne idée – donc le fait de rendre son entreprise  portable de part les processus, sort son ego de l’équation et permet à l’entreprise d’être le produit, comme  disait Jean-Pierre, et j’ai trouvé ça très intéressant. Ce que j’ai trouvé aussi très intéressant c’est qu’il met en perspective cette dimension là, à différents stades de maturité de l’entreprise quand il parle des 3 stades d’entreprise, pour que le lecteur se reconnaisse. Donc l’auteur interpelle plusieurs types d’audience, pas seulement un idéateur, un gestionnaire…

Selon elle, il y a aussi un facteur générationnel qui entre en jeu, car la génération Y vient changer cette donne là. Les baby-boomers et la génération X sont très différents, parce que les Y sont excessivement égocentriques. On parle de la génération de l’enfant roi, très différente des autres générations.

Schéhérazade trouve ce livre très accessible, très bien vulgarisé, très portable dans le temps, car il aborde des sujets comme l’innovation, l’intelligence d’affaires à implanter, l’optimisation continue… Selon le problème abordé avec un client, elle donne des livres, mais surtout en version numérique car les entrepreneurs aiment bien les podcasts qu’ils écoutent à différents moments, par exemple lors de déplacements, car ils n’ont pas toujours le temps de lire.

Schéhérazade Assefsaf le recommande également et le qualifie de très bon livre. Il ne traite pas seulement de la structure organisationnelle, mais parle beaucoup d’optimisation, pour un « ongoing work » puisqu’il est toujours utile de s’optimiser.

Sophie Schwartz, Entrepreneur, fondatrice de Hugamy, panéliste

Sophie n’aurait jamais lu ce livre en le regardant et en lisant sa couverture! Je trouve ce livre éclairant vis-à-vis de ce que j’ai fait en entreprise. Je trouve qu’il est parfaitement adapté au monde de la « start-up ». Sa vraie force c’est qu’il te capte sur les points clés qui te permettent de passer d’un rôle d’entrepreneur à une entreprise. Je trouve que l’analogie qui est faite avec le système de franchise, est extrêmement puissante.

Sophie constate que l’on crée souvent quelque chose sur la base d’une idée, mais la difficulté c’est la façon de faire. Le livre donne l’outil pour trouver la bonne façon de faire : reproductible, efficace, transmissible… qui vous permet de passer d’entrepreneur ou d’idéateur, à entreprise qui fonctionne.

Elle ajoute : cela semble très conceptuel, mais la force de ce bouquin, c’est que comme il parle d’une dame qui fait des tartes, et on a tous manger une tarte, on comprend de quoi il parle rapidement et ce n’est pas au-delà de la force de méthodologie, il est très facile de se l’approprier parce qu’il est agréable à lire, ce qui n’est quand même pas si souvent le cas dans les livres d’affaires qu’on garderait comme un manuel. Parce que moi, je l’avais pris à la bibliothèque, maintenant je l’ai acheté, je l’ai conseillé à, je ne sais combien de personnes, et maintenant j’en parle à tout le monde !…  Il a cette force, c’est-à-dire qu’il n’est pas rébarbatif, on se l’approprie forcément car on a tous mangé des tartes! Et franchement, c’est une vraie leçon. En plus de sa méthode, il nous amène à réfléchir comment s’approprier les choses parce qu’un entrepreneur apprend tout le temps.

Sophie trouve que EMyth Revisited est parfaitement complémentaire aux programmes sur les « start-up » et les nouvelles technos. Car elle a commencé sa carrière chez Michelin, milieu de l’automobile où l’on retrouve maints processus, compte tenu de la complexité incroyable et des investissements énormes. Mais avant de lire ce livre, dit-elle, je n’aurais jamais compris comment j’aurais pu dupliquer ce que j’ai appris dans cette grosse entreprise à une « start-up »!

Elle recommande chaudement ce livre, en prévenant de prendre un peu de distance sur certains sujets, mais le plus important c’est la capacité de se réinventer, à voir différemment, et surtout à être l’acteur de sa croissance et de sa création de valeur.

Mathieu Bélanger, Président Parkour3, observateur.

Au premier tour de table des panélistes, Mathieu constate que ce livre semble s’adresser un peu à tout le monde. Il pense qu’il a été écrit pour des entreprises qui n’ont pas encore de structures établies. Il n’est pas convaincu que ce livre s’adresse à lui, car il a déjà mis en place les structures nécessaires à son entreprise. Cependant, il le conseillerait surement à ceux qui doivent faire cet exercice.

Après les questions des participants, les derniers échanges des panélistes et leurs conclusions, Mathieu se dit convaincu de mettre ce livre dans sa liste de lecture à faire!...

Conclusion

Si vous avez apprécié ce 45 minutes d’échanges et de découvertes, prenez note que la prochaine rencontre du Club de lecture Affaires aura lieu le 20 novembre prochain, toujours de 12h15 à 13h, et le livre présenté sera Le but – l’excellence en production, de Eliyahu M. Goldratt et Jeff Cox.

Merci à tous et bonne lecture !

Plusieurs bonnes questions posées par le public lors de l’événement

Camille Price Piché, consultante en communications et animatrice de la page événement

Durant cet événement, beaucoup de questions, fort intéressantes, ont été soulevées. Camille les a transmises aux panélistes et les voici, suivies des réponses obtenues.

Êtes-vous en accord avec l’auteur lorsqu’il dit: “le cerveau des entrepreneurs se diviserait ainsi: 10 % d’esprit créatif, 20% de capacité en gestion et 70% de technique.” Donc, “les entrepreneurs seraient de bons techniciens?”

  • Mathieu Laferrière: Je ne crois pas que l’on puisse calculer des moyennes pour le cerveau des entrepreneurs.  Mais ils doivent développer de nouvelles habiletés et compétences au fur et à mesure que l’entreprise évolue dans un contexte en changement.
  • Philippe Jacques: Oui maintenant, mais il y a 20 ans, non. Nous n’avons pas le même genre d’entrepreneurs, selon le type d’entreprise.
  • Jean-Pierre Dubé: Lorsque l’on parle de créatif, il y a 2 niveaux : esprit d’entrepreneur vs créatif dans son travail

Je me demande quelle est la meilleure façon pour systématiquement documenter ses opérations quand on est seul ou en petite équipe? Comment trouver le temps? Avez-vous des trucs? (Antoine Bonicalzi)

  • Jean-Pierre Dubé: Dans mon cas, je servais mes clients, et ensuite je m’occupais de cette tâche. Ça m’a pris 4 ans, mais aujourd’hui le même travail peut être fait exactement de la même manière par d’autres. Ça représente un défi, un extra de travail, mais c’est LA façon de faire.

C’est quoi l’autre livre que recommandent Jean-Pierre? (André Lavigne)

Certains veulent se créer une job.  D’autres, une entreprise.  Quelle est la question pour départager selon vous ?  Elle pourrait être posée à l’émission Dans l’oeil du Dragon. (Mathieu Laferrière)

  • Jean-Pierre Dubé: Comme le dit l’auteur, si vous voulez vous créer une job, trouvez-vous une job! C’est plus simple. L’erreur que font les travailleurs autonomes, qui disent ne plus vouloir de patron, mais ils ne réalisent pas que chaque client sera un patron…!

Quand faut-il réviser ses procédures?  Est-ce « ongoing », ou à chaque 2 ans par exemple? (Geneviève Poliquin)

  • Jean-Pierre Dubé: Cela doit se faire sur une base continue. Il ne faut pas voir ça comme un projet, il faut voir ça comme une culture d’entreprise.

Au regard du livre, doit-on viser la croissance absolument ? Parce qu’on lit de plus en plus des entrepreneurs qui visent la non-croissance, particulièrement au Québec. Manque de vision ? (Mathieu Laferrière)

  • Jean-Pierre Dubé: La croissance doit être naturelle, on ne doit pas freiner la croissance. Il semble que ce ne soit pas propre au Québec, mais plutôt d’un symptôme générationnel. Les baby-boomers ont commencé à mettre le frein sur la croissance, mais le livre recommande de respecter la croissance naturelle.

 

La semaine de 4 heures de Timothy Ferriss fait l’unanimité ou presque!

Les panélistes du Club de lecture Affaires se sont prononcés avec engouement sur livre ‘La semaine de 4 heures’ ou ‘Travailler moins, gagnez plus et vivez mieux!’ de Timothy Ferriss. Il n’est pas rare que d’entendre des gens, des collègues, des amis, exprimer un certain ennui face à leur travail et leur routine et d’entendre également des ‘si j’avais le temps je ferais….’.

Timothy Ferriss inspire à réorganiser non seulement son horaire de travail, mais aussi comment l’on effectue notre travail, afin d’avoir le temps d’épanouir d’autre volets de notre vie et de réaliser nos rêves… Que ce soit d’apprendre une nouvelle discipline, vivre dans de nouvelles région du monde, et plus encore!

Voici un aperçu des réactions des panélistes face au thème proposé par l’auteur, vivre mieux.

Suzanne Leclair, présentatrice – Tout simplement, ce livre a changé sa vie. Il lui a permis de remanier sa vie et d’accomplir ses rêves. Que ce soit de redécouvrir les règles de l’art de vivre, de s’efforcer de redécouvrir ces objectifs de travail … le livre offre des propositions pratiques. Par exemple, pouvez-vous répondre à ces questions : Quels sont vos rêves? Quel est le coût pour les réaliser. Bref, Suzanne donne plein d’exemples sur comme ce livre peut changer sa vie. ‘Si votre rêve est de vivre dans un condo à Whistler, et en réfléchissant, le rêve c’est d’être à Whistler en mars. Le projet vient de changer et est beaucoup plus atteignable!’

Fabrice Calando – Pour lui aussi le livre a eu un impact assez important sur sa vie, mais pas de la même manière. Lorsque Fabrice s’est rendu compte après quelques recherches web que  Monsieur Ferris travaille plus que quatre heures par semaine, il était un peu sceptique. Il a quand même donné une chance au livre pour se rendre compte qu’il y avait d’excellents conseils qui peuvent améliorer sa vie professionnelle. Ce qu’il a, entre autre, trouvé intéressant, c’est comment Ferriss propose une façon complètement nouvelle de concevoir le travail. Cette approche novatrice lui a servi d’inspiration. Que ce soit, pour gérer ces courriels, pour optimiser son temps de façon générale, Fabrice a mis en oeuvre et continue plusieurs éléments pour cesser de perdre du temps et travailler plus efficacement.

Jean-Baptiste Audrerie – Comme d’autre avant d’avoir lu le livre, Jean-Baptiste s’est dit que ce n’était pas possible cette semaine de quatre heures… Il a lu le livre et l’a beaucoup apprécié. Maintenant il doit  se donner du temps de le digérer… Ferriss l’a poussé à se poser plusieurs questions par rapport à l’organisation de son travail : ‘Est-ce que je fais les bonnes choses au bon moment? Comment puis-je réorganiser mon tempos alors que je travail principalement face-à-face? Sont des exemples des questions que Ferriss nous forcent à répondre.

Martin Latulippe – ‘Ce livre est une bible et j’ai tout de suite mis des techniques en application, car mes courriels me rendait fouJe trouve le principe extraordinaire, pour moi ça été révélateur, une inspiration.’ Martin a beaucoup été marqué par la référence de Ferriss aux morts-vivant… ‘On se reconnait lorsque l’auteur parle de gens des morts vivant, lorsqu’il parle de l’importance d’agir maintenant, mais avec pleins d’outils que l’on a déjà, mais que l’on ne met pas en application. C’est déroutant de voir comment l’on ne se fait pas confiance.’

Cindy Rivard – ‘Mon réseau m’avait fait certain commentaires sur le livre avant  que je ne commence à le lire. Le livre n‘avait pas fait l’unanimité, j’ai donc commencé ma lecture sous cette influence.‘ Mais Cindy a trouvé plusieurs trucs très concrets pour diminuer ses heures de travail qui sont énergivores et qui font en sorte que l’on se retrouve à faire des choses que l’on n’aime pas. Selon elle par contre, ‘le défaut de ce livre est qu’il essaie d’en embrasser trop large. C’est ce qui peut créer une opposition des valeurs chez certains lecteurs.’

Adrien O’Leary – Lui aussi avait auparavant classé ce livre dans la catégorie de frime, à cause entre autre de son titre. Mais Adrien avoue être tombé en bas de chaise, malgré les passages un peu philosophiques le tout est mélangé avec du How to…Comment faire…Je suis donc un fan fini !’, déclare-t-il. Adrien a déjà commencé à appliquer petit à petit les trucs de Tim. À titre d’exemple, il a voulu diminuer les piles de papiers et l’accumulation de livres. Il a donc acheté un scanner qui lui permet de tout numériser.

Les panélistes le recommandent!  …

Allez écouter le Hangout On Air et faites nous part de vos commentaires, soit ici sur le blogue ou sur la page de l’Événement sur Google Plus.

Lien à la page Événement: https://plus.google.com/u/0/events/cel9fh8om9qg2cdjugife6ub8bs

Merci à Saber Triki, Matthieu Degenève, Jean-Claude Plourde, Sébastien Lemieux et Ray Hiltz d’avoir participé à la discussion sur la Page Événement, cela a beaucoup ajouté à notre expérience!

Merci à @sabertriki d’avoir parlé de nous lors de sa visite chez Renaud Bray. On a récupéré votre photo sur Twitter!

Si vous avez des livres à nous recommander! cliquer sur ce lien

L’article a été rédigé conjointement par Micheline Bourque et Camille Price Piché

 

 


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Votre Cerveau au Bureau de David Rock épate le Club de lecture Affaires

La loi de Pareto version XXIe siècle de Perry Marshall obtient plein d’éloges du panel!

Perry Marshall 80/20L’objectif principal du Club de lecture Affaires prend tout son sens avec la présentation de ce livre de Perry Marshall, 80/20 Sales and Marketing: The Definitive Guide to Working Less and Making More. La raison?… Rappelons-nous ce qu’est l’objectif du Club: faire la promotion du livre comme outil d’apprentissage et créer des activités pour permettre l’échange entre gens d’affaires, entrepreneurs et professionnels autonomes qui veulent – ensemble – apprendre par le livre. 

Bien que le « principe 80/20 » tire ses origines du principe de Pareto (ou loi de Pareto), élaboré à la fin du XIXe siècle par Vilfredo Pareto, économiste italien, nous devons à Richard Koch de l’avoir appliqué en premier de manière pratique et concrète au monde des ventes et du marketing. Perry Marshall, ardent promoteur, a développé et appliqué cette philosophie à tous les aspects du monde des affaires.

Pour vous permettre d’en apprendre davantage sur ce livre qui a recueilli une note de 4,5 sur 5 de la part de nos panélistes, voici quelques extraits des argumentaires des participants, ainsi que l’hyperlien qui vous permettra d’écouter en entier cette visioconférence…

 

https://plus.google.com/events/cjqsc0155m7865q87vc4nmfo2k8

Adrien O’Leary, présentateur du livre

Adrien connaît personnellement Perry Marshall et suit ses enseignements depuis plusieurs années. Il se définit même comme un « fan fini » de Perry Marshall ! Il constate qu’effectivement 20% des efforts représentent 80% des résultats. Le 1er point qui l’a allumé dans le livre, c’est l’idée des courbes. Il faut arrêter de regarder juste les moyennes. Au même titre, les heures dans la journée ont des valeurs différentes selon l’activité qui est faite.

De plus, le fractionnement du 80/20, peut se faire à l’infini et représente un concept puissant. Malgré les outils présentés dans le livre, si le lecteur n’est pas habitué de générer des idées à la seconde près, il ne saura probablement pas quoi faire avec ces outils car ce n’est pas toujours évident. Dans son cas, Adrien prend les principes et les appliquent simplement – sans une formule en particulier.

Adrien retire de ce livre une application efficace pour l’offre de service du travailleur du savoir (knowledge worker) qui propose peut-être à sa clientèle 1 heure par mois, mais pourrait offrir 1 journée par mois, par semaine,… et qui trouverait preneur. Il croit également qu’une entreprise devrait maîtriser 1 canal de communication, et bien le dominer avant d’ajouter d’autres canaux.

Selon Adrien, les directeurs du marketing, ainsi que tous les dirigeants d’entreprise devraient lire ce livre car il y a beaucoup de bénéfices à en tirer pour celui qui lit et intègre les concepts élaborés par Perry Marshall.

André Lavigne, panéliste

Dans un premier temps, André remercie Adrien de l’avoir incité à lire ce livre. Il l’a même lu 2 fois. La première fois ce fut pour le côté informatif, afin de comprendre la position du eMarketer, mais il n’avait pas aimé ce qu’il qualifie d’excès l’aspect auto-promotionnelle de Perry Marshall et de son approche. À la deuxième lecture cependant, il l’a lu dans une optique de vente et a apprécié l’idée de bâtir le portrait-robot du client idéal ; alors que sa vision était centrée sur des attributs qualificatifs, Perry Marshall démontrait pour sa part les attributs quantitatifs.

André avoue que ce livre regorge de tests et d’idées qui lui ont plu. La feuille de rappel (Cheat Sheet), par exemple, représente pour lui un outil précieux. D’autres outils intéressants ont également retenu son attention : test de DNA marketing permettant d’identifier nos forces et nos faiblesses, aidant à créer son USP… Le livre a su le rassurer dans ses nouveaux comportements en confirmant la disparition du concept de la prospection téléphonique qui n’est plus valide et encourage plutôt de bâtir du contenu et de laisser les gens nous chercher et nous trouver, une nouvelle approche proactive efficace!

André proposerait ce livre à tous dirigeants en vente ou en marketing, et à tous les entrepreneurs ayant l’ambition d’un marché plus grand.

Fabrice Calando, panéliste

Fabrice ne connaissait pas du tout Perry Marshall avant de lire 80/20 Sales and Marketing. Il a acheté la version sonore (audible version) du livre au lieu de le lire, mais il ne la recommande pas du tout à cause de la voix du narrateur !… Dans le cas présent, il préfère la version papier.

Il a aimé ce livre pour l’emphase mise sur la vente et le marketing. Les concepts qu’il y a trouvés, sont applicables, bien qu’il n’ait pas eu encore le temps de les appliquer, mais il en retient les bases et les concepts. Il apprécie aussi le fait que Marshall simplifie beaucoup. Il a hâte d’essayer ses enseignements et de voir les résultats.

Dans le cas de Fabrice, le principe de la courbe (Power Curve) s’applique à la base de ses clients car pour certains 1M$ est difficile à investir, alors que pour d’autres 1M$ ne représente qu’un test envers son organisation.

Patrice croit également que tous les dirigeants en vente et en marketing, ainsi que les entrepreneurs, devraient lire ce livre afin de connaître et de comprendre ces concepts en affaires

Mathieu Laferrière, panéliste

Mathieu est déjà abonné aux courriels de Perry Marshall et il est heureux de trouver dans un même livre toutes ses informations. Il a eu une série de révélations en lisant le livre. C’est au niveau de l’enchainement – il voyait les briques, les bases de la fondation – s’ajouter une à une. Ces notions de base qui devraient d’ailleurs être connues par les gens dès le départ.

Il a utilisé quelques-uns des outils proposés pour faire des recherches. Par exemple, dans la perspective où tous mes clients ne sont pas égaux. Quels sont ceux que je ne satisfais pas ? Cette recherche lui a permis de déterminer quels clients étaient prêts à payer davantage afin de lui permettre de réaliser, d’accomplir davantage. Devant différentes offres de service présentées, le client finit par se qualifier lui-même.

Autre exemple : pour un site web, ayant les statistiques à même le site, trouvez les pages ayant le plus de visites, afin de déterminer lesquelles seront à améliorer, pour ensuite amener les visiteurs aux autres pages du site. Il s’agit là d’une application simple du principe du 80/20.

Selon Mathieu, tous les dirigeants en vente et en marketing devraient lire ce livre, mais également les gens d’affaires qui transitent avec des clients, qui sont limités en temps et en argent, car lorsque l’on a ces contraintes, ce livre là peut nous aider à comprendre les petits changements qui auront un effet très grand.

Francis Bégin, observateur

Francis pose une première question aux panélistes : où la loi du 80/20 s’arrête-t-elle ?

Adrien mentionne que la préface, écrite par Richard Koch, le créateur du 1er livre sur le sujet, répond justement à cette question et démontre l’étendue de l’utilité de ce principe.

Pour sa part, André, souligne qu’avec la connaissance de sa clientèle, il peut raffiner à l’infini ! Une fois que tu commences à la raffiner et que tu fais des tests, alors tu communiques différemment avec les différents paliers de clients.

Autre question de Francis, par rapport à la crainte de mettre tous ses œufs dans le même panier. Car si tu te concentres sur un seul client et que tu le perds… ?

Mathieu précise qu’un des éléments que Perry mentionne dans son livre, c’est que ce n’est pas ça le 80/20 – ton offre actuel implique un bassin plus grand, versus une situation visée (création, innovation…) selon les besoins de ta clientèle, donc signifie une offre plus grande que ce qu’on a actuellement.

André ajoute qu’il faut déterminer quelle conversation avoir selon le type de clients. Qui aura tendance à changer de catégorie ? Vendre mieux et plus à certaines clientèles, et même, faire le choix de laisser aller d’autres clientèles car elles représentent plus de coûts que de bénéfices.

Francis conclut que ce livre de Perry Marshall semble un bon outil fort intéressant, un bon levier pour acquérir une clientèle cible. Il sera donc le prochain lecteur de 80/20 Sales and Marketing!

Conclusion

En conclusion, Micheline confirme que Perry Marshall, 80/20 Sales and Marketing: The Definitive Guide to Working Less and Making More est un livre d’affaires dans la plus pure tradition américaine et présente des principes intéressants et surtout une multitude d’outils permettant de mieux cerner la valeur ajoutée à offrir à nos clients.

Micheline nous rappelle que le hangout du 15 octobre prochain, portera sur le livre E-Myth Revisited, Why Small Businesses Don’t Work and What to do about it!, un classique de Michael E. Gerber, et sera présenté par Jean-Pierre Dubé

Pour plus d’information sur le livre et le panel,  cliquez sur ce lien.

Pour vous inscrire à l’événement sur Google+, cliquez sur ce lien.

Nous remercions Camille Price Piché, consultante en communications, pour sa précieuse collaboration à l’animation Web de cet événement.

À la prochaine…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gérer dans l’action de Mintzberg, ou la réalité complexe du gestionnaire

« Apprendre ensemble par le savoir des autres », telle est le slogan du Club de lecture Affaires et, dans cette optique, un panel volubile et « allumé » présente et critique un ouvrage portant sur l’exercice de la gestion : Gérer dans l’action de Henry Mintzberg.

Sans conteste, Henry Mintzberg est un auteur internationalement reconnu pour ses ouvrages de management. Son livre Gérer dans l’action  est proposé et présenté par Patrick Perras, et brillamment critiqué par nos panélistes. Chacun y a apporté sa dose d’enthousiasme, mais aussi de réserve par rapport à l’approche plus scientifique de l’auteur, universitaire canadien en sciences de gestion. La note de 4,5 sur 5 confirme l’intérêt que représente ce livre comme outil essentiel à tous bons gestionnaires soucieux de « mieux comprendre ou de mieux se comprendre », comme le suggérait Patrick Perras, l’ardent défenseur du livre!

Pour vous permettre de vous faire également une opinion, voici quelques extraits des argumentaires de nos panélistes, ainsi que l’hyperlien qui vous permettra d’écouter en entier cette visioconférence…

Le panel du Club de lecture en mode Hangout!

Patrick Perras, présentateur du livre du mois et panéliste

En préambule, Patrick nous informe que Henry Mintzberg représente une sommité pour quiconque a fait son MBA! Ses écrits peuvent paraître ardus, car ils sont basés sur des recherches scientifiques poussées. Cependant, chaque gestionnaire qui se questionne, y trouvera une source d’inspiration pour mieux comprendre, ou se comprendre, dans le métier de gestionnaire. Personnellement, Patrick s’est reconnu presqu’à chacune des pages, à chacun des chapitres. Selon lui, tous les gestionnaires devraient se référer à ce genre de littérature. Il croit également que la lecture de cet ouvrage par une personne qui désire passer de spécialiste à entrepreneur, pourrait lui permettre de mieux comprendre la gestion et pourrait s’enrichir de ces propos.

Patrick ajoute, en conclusion, que la gestion doit être engagée, engageante et connectée. Il faut promouvoir la connexion, en bout de ligne il faut qu’elle soit simple, naturelle et saine.

Fabienne Fayad, panéliste

Beaucoup d’intérêt pour ce livre, car l’auteur a une approche différente des autres écrivant sur le même sujet. Seul bémol, c’est qu’il soit un peu trop basé sur des recherches, ce qui représente un moindre intérêt pour le public en général. Cependant, le chapitre 6 (à partir de la page186) offre un résumé plus accessible. Il ramène à du vécu et répond à l’incompréhension des autres sur le travail du gestionnaire. Fabienne a apprécié les exemples donnés car elle s’y reconnaissait. Elle recommanderait « Gérer dans l’action»à tout le monde, surtout à ceux qui ont des diplômes en gestion de projets mais pas de pratique !…

Johanne Landry, panéliste

Johanne estime que ce livre s’adresse à un lecteur averti, compte tenu du niveau de difficulté de lecture. Mais elle l’a bien aimé car, ayant été gestionnaire pendant 25 ans, elle s’est sentie légitimer dans son ressenti de gestionnaire, par les exemples et les citations qu’elle y a trouvés. Elle a particulièrement apprécié la qualité de l’écriture, des métaphores, et des questions puissantes que tous gestionnaires devraient se poser et qu’elle propose très souvent à ses clients (p. 206-208). Elle mentionne aussi que les modèles présentés aident à la compréhension du système dans lequel le gestionnaire navigue, il met l’accent sur l’importance de l’expérience pour le gestionnaire. Johanne conclut que ce livre doit faire partie de la bibliothèque d’un gestionnaire, et de ceux qui les entourent : coachs, formateurs…

Mila Araujo, panéliste

Si le lecteur n’est pas un gestionnaire, Mila n’est pas certaine que le livre soit intéressant car il peut sembler « chaotique ». Mais si le lecteur gère d’autres gestionnaires, alors Gérer dans l’action  peut aider beaucoup car il touche les différents aspects de ce travail. Elle trouve intéressant qu’il démontre une importance à la communauté dans l’organisation et au rôle du gérant dans le travail. Aussi le fait que les gestionnaires sont généralement évalués par des chiffres, alors qu’il y a beaucoup plus à considérer. Elle propose ce livre aux gestionnaires ou au propriétaire de compagnie, car cela leur donnera une compréhension de ce qu’un gérant peut vivre quotidiennement, et d’autres points de vue intéressants.

Christine Chartier, observatrice

Mission accomplie! Après l’écoute de tous ces commentaires et critiques passionnés, Christine a été interpellée par les notions d’efficacité, les paradoxes, les situations décrites, la légitimité, la communauté… toutes des valeurs qui la rejoignent. Elle planifie donc lire à son tour ce livre pendant ce beau long week-end de la Fête du Travail!

Un des participants en ligne, Mathieu Laferrière, a posé une question au panel, qui s’est avéré très pertinente, donnant lieu à de nouveaux échanges instructifs : si on applique le principe 80/20 aux 52 qualités (décrites dans le livre) quelles sont les 10 qualités les plus importantes, celles qui auront le plus d’impact? La réponse fut unanime: cela dépend du gestionnaire ; cela dépend également du contexte. Cependant, deux (2) qualités sont ressorties comme étant essentielles à tous gestionnaires : l’authenticité et l’adaptabilité. Pour les autres, … ça dépend!!!

L’animatrice, Micheline Bourque, a apprécié le côté humaniste du livre et conclut qu’il lui a permis de constater que le travail du gestionnaire est un travail de communication. Elle souligne également ce qui semble être une nouvelle approche des éditions Transcontinental, en ce qui a trait aux éléments graphiques : surlignage – caractères gras – questions – graphiques, qui facilitent le travail du lecteur.

En conclusion, nous avons eu droit à des échanges fort enrichissants et déterminants dans le processus décisionnel du lecteur. Lira, lira pas? Laissez-vous inspirer par ce panel de professionnels passionnés…!

Remerciements à Camille Price-Piché, consultante en communications et animatrice de l’événement sur le Web. Et une mention toute spéciale à Ray Hiltz, spécialiste de notoriété internationale dans la gestion de l’univers Google+, pour son soutien technique tout au long de ce hangout – prise 2 !

 

 

 

 

 

 

 

“En avant toutes” de Sheryl Sandberg rempli de forces et de faiblesses!

L’appréciation du livre à succès “En avant toutes” de Sheryl Sandberg par le Club de lecture Affaires a eu l’effet escompté, les échanges ont été riches, les points du vue solides et même opposés! Un panel à la  hauteur des attentes.  La moyenne des notes accordées au livre est de 3.8 sur 5. Un bon résultat toute chose considérée, mais il y a des pours et des contres.

Voici quelques éléments tirés de leur échange pour vous donner le goût d’en savoir davantage et d’aller écouter nos panélistes.

Pour visionner le Panel en action, activez la vidéo tout simplement.

Stéphanie Le Rouzic –
D’entrée de jeu, Stéphanie Le Rouzic, qui a recommandé cet ouvrage au Club, souligne qu’il ne s’agit “pas de la grande littérature d’affaires, par contre ce livre joue un rôle de déclencheur. Si ce livre est devenu un phénomène c’est qu’il touche certaines cordes sensibles, l’une des plus fortes étant “les préjugés dont il faut se défaire”, retient Mme Le Rouzic. Pour elle, l’expérience personnelle que partage l’auteure permet d’atteindre les femmes afin de travailler sur leur estime de soi et vient dire aux hommes pourquoi il faut appuyer les femmes. “Plus il y a de monde, plus il y a de débats… plus on y gagne tous. La diversité de point de vue garantit de bien meilleurs résultats”, souligne-t-elle.

Paule Genest
“Ce livre devrait être lu par ceux et par celles qui sont à la croisée des chemins… C’est un livre de référence pour aller puiser une certaine sagesse. J’en ai tiré plusieurs leçons.” L’entrepreneure retient cette phrase de Mme Sandberg en particulier, “Que feriez-vous si vous n’aviez pas peur?” Le livre a été par ailleurs un tremplin qui a mené à la création d’une communauté internationale et c’est cette communauté de femmes qui vient bonifier le message de l’auteure.

Jeanne-Estelle Thebault –
“Ce que j’aime dans ce livre c’est qu’il est bien balancé. Il traite de nombreux points et ne donne pas de recettes. Il parle des barrières intérieures sans être un ouvrage accusateur”. Au cours de l’échange Jeanne-Estelle Thebault précisera qu’en effet, “les femmes n’osent pas prendre de risques.” Comme Mme Genest, elle a beaucoup apprécié la question que Mark Zuckerberg a posé à Madame Sandberg, “Que feriez-vous si vous n’aviez pas peur”. On devrait tous se la poser. Il faut aussi se rappeler que mieux vaut terminer quelque chose que d’attendre la perfection, toujours en rappel des propos de l’auteure.

Jean-Baptiste Audrerie –
Seul homme à faire partie de cet échange et un habitué du Club, Jean Baptiste Audrerie a terminé sa lecture en constatant “qu’hélas la situation des femmes n’avait pas évolué.” Il s’attendait à davantage de la part de la numéro deux de Facebook… Mais “comme grande sœur, mère courage, elle est bonne”. Il constate donc que le poids des étiquettes est lourd et qu’il y a encore du chemin à faire, mais comme le dit Sheryl Sandberg “Tout le monde peut progresser”. Il croit que d’autres livres qui parlent de la situation des femmes mériteraient plus d’attention et ont plus à offrir en terme d’arguments et de message.

Chanel Alepin – observatrice

Invitée comme observatrice, Chanel Alepin, avocate, a écouté attentivement les échanges. Les points de vue qui ont été émis par les panélistes lui ont permis de constater que la lecture du livre ne lui apprendrait “pas plus que ce qu’elle ne sait déjà”. Elle se sent déjà outillée, mais souligne que le livre de Mme Sandberg fait œuvre utile “pour celles qui doutent.” En réponse, Jeanne-Estelle Thebault souligne justement que des femmes refusent des postes plus importants parce qu’elles doutent d’elle-même. Pour Stéphanie Le Rouzic le fait qu’une femme de son calibre ait eu peur, et qu’elle le partage la rassure.

Bref, notre panel avait beaucoup à dire de même que les participants au “hangout” qui ont pu faire leurs commentaires en direct.

Pour vous faire une bonne idée de cette lecture, Micheline Bourque vous invite à visionner cette rencontre entre entrepreneurs. “Le livre est incroyablement bien documenté et met bien des sujets à l’ordre du jour comme le mentorat, le leadership, le perfectionnisme, le féminisme, la conciliation travail-famille, le plafond de verre et même le choix de se retirer “to lean out” ou d’aller de l’avant “to Lean in”. Comme Jeanne Estelle et Stéphanie, c’est ce que le livre a provoqué qui est remarquable et sa vraie réussite. Discuter des rapports hommes-femmes, c’est un sujet fort pertinent, mais le livre s’adresse à toute personne qui veut aller plus loin!

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