Icône Coiffeurs Visagistes fait entrer ses clients par le SEO/SEM!

Quand vous allez sur le blogue Icône Coiffeurs Visagistes et qu'on vous dit, cheap  gardons contact, c'est vrai. Non seulement, le Salon a un site web, mais il a également un blogue et une présence sur différents réseaux sociaux et plateformes publiques. (Voir plus bas pour la liste). Rare pour un Salon de Coiffure d’occuper un si bel et grand espace public!

Christian Livet Icône Coiffeurs Visagistes

Christian Livet, c’est le propriétaire du Salon. Il travaille dans le domaine de la coiffure depuis plusieurs années et a été propriétaire de différents salons. J’ai voulu lui parler pour comprendre comment il en est venu à intégrer le web social.

Qu’est-ce qui vous a incité à intégrer le web social?

« C'était clair pour moi lorsque j'ai ouvert ici en 2006, que le web ferait partie de ma démarche. Tout le reste est venu se greffer. Depuis, je n’ai pas cessé d’investir dans le développement de mon entreprise sur le web, notamment en référencement et dans la création d’un blogue WordPress. Entre autres…»

Remarquez, comme entrepreneur, il s’est toujours intéressé à l'informatique et au web dès ces débuts. Dès 1986, il faisait déjà usage de ces outils à même son établissement. Bref, il est très ouvert aux nouveaux outils technologiques et s’intéresse à découvrir les avantages que ceux-ci peuvent procurer à son entreprise.  Lorsqu’il a ouvert son salon il y a six ans, il a lui-même créé son propre site web.

La stratégie de Icône Coiffeurs Visagistes portée sur le référencement via le blogue

<À l'époque, on avait deux façons de se faire connaître. J'annonçais sur les Pages Jaunes et dans le Voir. J’ai complètement abandonné les Pages Jaunes, puis tranquillement, on est allé vers autre chose. >

Avec le blogue, l’entreprise s’est vraiment munie d’un outil fort puissant du côté du référencement et pour joindre son public cible. Nourrir son blogue de contenu ‘frais’ est toujours une bonne action qui présente de grands avantages.

Un article par mois, c’est l’objectif que Christian s’est donné. Certains pensent qu’il faut publier toutes les semaines. Oui, c’est très bon si on le peut, mais entre le vouloir et le pouvoir, il y a parfois des limites. C’est pourquoi un article par mois de façon régulière est à mon avis une excellente option. Pour garder la cadence, Christian envisage à cet effet de s’adjoindre un coup de main d’une rédactrice professionnelle.

À mon avis, le blogue de Christian a beaucoup de potentiel, car son entreprise propose une démarche très différente à ces clients. Ce serait génial si toute cette passion que Christian a pour son métier pouvait être transmise sur son blogue car son approche interpellera sûrement des clients et prospects qui recherchent ce brin de nouveauté. "Ma spécialité, c'est le visagisme. C'est un concept nouveau. Ce n'est pas regarder quelqu'un sous l'angle de la forme de son visage, mais de faire rejaillir à l'extérieur ce qui se trouve à l'intérieur. Les gens qui viennent me consulter, c'est parce qu'il y a de gros changements dans leur vie, soit d'ordre professionnel ou personnel. On veut se projeter d'une nouvelle façon. On a envie de changer de tête. Le visagisme permet l’éclosion de cette évolution intérieure. »

‘Les gens veulent être écoutés. Des coiffeurs, il y en a à tous les coins de rue. Lorsqu'on écoute les gens, lorsqu'on pose les bonnes questions, ça fonctionne. Vous savez, le cheveu est le premier symbôle sexuel. C’est ce qui donne envie de rencontrer l'autre. La coiffure, c’est la première chose qui fait qu'on se sent bien ou pas bien. Le rôle du coiffeur c’est de faire ressortir cette énergie. » 

Christian adore écrire «mais c'est le temps qui me manque. » Faites comme lui si vous n’avez pas le temps d’écrire, envisager l’option de faire appel à un service de rédaction professionnelle.

Un bon référencement, un must pour faire passer des gens devant votre vitrine!

Dans sa stratégie, Christian a également choisi d’investir en référencement naturel et payant (Google Adwords). Il a pris conseil chez Adrien O’leary de B-Unique qui l’a guidé et éduqué dans cette intégration.

Son conseil aux autres entrepreneurs sur le référencement. <J’expliquais au propriétaire d’une belle boutique spécialisée qui fonctionne très bien et qui s’apprêtait à payer 15 milles dollars pour son site web, qu’il vaut mieux investir dans le référencement payant. Je lui disais qu’il allait mettre cet argent pour une vitrine dans une rue où personne ne va passer. Ce n'est pas ça qu'il faut faire, il faut mettre son argent pour faire passer du monde devant la vitrine. Ils ne comprennent pas, pourtant, le référencement, ça fonctionne>.

Plus on en sait sur Google, plus on a une avance sur nos compétiteurs

Ça fonctionne très bien pour Icône Coiffeurs Visagistes. J’ai demandé à Christian s’il pensait que le fait d'avoir acquis un niveau de connaissance plus avancé lui donnait une longueur d’avance sur ses compétiteurs. < Complètement, je crois avoir une meilleure compréhension de ce qui se passe dans le marché. Ça fait deux fois qu'on a agrandi ici, et c'est parce qu'on est pointu là-dessus. Beaucoup de salons de coiffure ont un site, mais pourquoi les gens viennent ici et non ailleurs? C’est parce qu’ils vont sur notre site et y trouvent un site qui nous reflète et qui les rejoint. On est professionnel, on s’adresse à des professionnels. On a des clients qui viennent de partout pour y trouver une équipe professionnelle qui les écoute. On est devenue une destination.>

Les défis de l’intégration : le temps

Le web social, c'est une abstraction pour bien des entrepreneurs qui n'ont jamais eu à s'occuper de cela. Il a tant à apprendre. L’intégration des médias sociaux et un processus complexe. Christian avoue que c’est très difficile d'avoir une équipe à l'interne. Les coiffeurs et autres employés sont très occupés et ne sont pas forcément intéressés à participer au développement de notre présence sur le web. C'est un peu le problème que bien des entreprises connaissent. Les compétences rédactionnelles et techniques ne sont pas données à tous et on ne parle pas de stratégies.

Le temps est une donnée non négligeable. <Comme entrepreneur, j'ai eu une période où j'avais deux salons et je travaillais moins fort que je ne le fais maintenant avec un seul salon et l'intégration de ces nouveaux outils. Ça prend du temps et beaucoup de travail et on n'a pas forcément les moyens de payer quelqu'un pour s'en occuper, ne serait-ce que pour la mise à jour.> Personne ne peut nier l’impact qu’une intégration des médias sociaux peut avoir sur une entreprise. C’est pourquoi il faut la planifier dans le temps et avancer progressivement.

Travailler au niveau de l'image et de la vidéo, une opportunité? Oui, c’est une possibilité.

"On n'a pas encore exploité le volet YouTube, mais on a des projets de ce côté. Lorsqu'on participe à des évènements importants, comme par exemple récemment il y avait un lancement d'une exposition au Musée McCord auquel assistaient des personnalités publiques importantes, ce sont de belles occasions pour faire valoir notre travail. On avait quatre personnes au Salon que nous avons coiffées et maquillées pour l'évènement. On a embauché un photographe-vidéaste pour capter et documenter les différentes étapes des préparatifs. On a fait la même chose lors d'un évènement avec le consulat du Maroc. Un autre exemple, c'est de prendre des photos et des vidéos avec toute l'équipe. On va explorer de plus en plus ce volet."

Christian reconnait que son intégration des médias sociaux n’est pas terminée. Il se pose des questions sur certains enjeux éthiques et sur comment il va continuer cette appropriation. L’apport d’un gestionnaire de communauté est une option. La délégation du côté de la rédaction des articles pour le blogue, bref, le processus est bien entamé.

Voici un sommaire de leur présence sur le web. Allez faire un tour pour voir comment c’est possible d’avoir du succès!

www.iconecoiffure.ca

Blogue Icone Coiffeurs Visagistes

Page Entreprise Google+

Page Facebook Icone Coiffure avec environ 650 adeptes

Page Icone Coiffure sur Yelp

Galerie de photos sur Flickr

Si vous avez besoin de conseils sur comment intégrer les réseaux sociaux à votre entreprise, je suis en mesure de vous proposer une démarche et des outils qui faciliteront ce processus. 

Si vous avez trouvé cet exemple intéressant, n'hésitez pas à le partager! Ça fait plaisir!

 

En toute franchise, la Cage aux Sports et la gestion des réseaux sociaux!

 La Cage aux Sports est une marque très connue au Québec. Qui n'a pas déjà mis les pieds dans une ou l'autre de ces belles 'Cages'? Il y en a 52 en tout dont 12 franchisés et 17 en co-entreprise. Et comme tout grand franchiseur, order la gestion de la marque à l'ère des réseaux sociaux présente de nombreux défis. 

Pour mieux comprendre cette réalité, try j'ai posé quelques questions à Jean-Sébastien Marceau, Chef du marketing Web et relationnel pour la Cage aux Sports. Il s'occupe du site web mais aussi de la gestion des réseaux sociaux pour l'ensemble des restaurants. Vous comprendrez son rôle face aux franchisés à l'égard des réseaux sociaux en lisant l'article qui suit.

Comment positionner sa marque sur les réseaux sociaux tout en laissant une place aux franchisés?

De tous les réseaux sociaux, c'est Facebook qui pose le plus de défis. Les restaurants sont des entités qui sont situés dans des localités. La 'communauté' qu'on veut joindre font partie de ces localités. Donc, la dimension locale revêt une très grande importance versus le type de communauté qu'une marque peut créer et animer sur les réseaux sociaux. Je n'ai pas voulu aborder la problématique de gestion des pages de Google+ compte tenu que le réseau n'est pas encore très utilisé par les entreprises au Québec. Ce sera l'objet d'un autre article en temps et lieu.  Cela dit, la Cage aux Sports a décidé de permettre à chaque franchise de créer leur propre Page Facebook si on le désire. 

<Permettre ou pas à chaque Cage aux Sports d'avoir sa Page Facebook? Ça été une question très importante à résoudre pour nous. On ne voulait pas que ça devienne une 'pizza'. On a pris la décision de leur laisser la possibilité de créer leur page compte tenu du fait qu'il y a des réalités qui sont vraiment locales ou régionales, surtout pour les franchisés en région éloignée. Le cas de Val d'Or est un excellent exemple. On est conscient du fait que le gérant  là-bas a beaucoup de contacts dans son environnement.  L'empêcher de pouvoir gérer sa propre page n'aurait pas été bénéfique ni pour lui et ni pour nous. Alors on a choisi d'ouvrir cette plateforme pour ces raisons entre autres.>

Comme le souligne si bien M. Marceau également, <avec Facebook, si on veut développer une communauté, il faut a quelque part qu'elle soit locale>. Je crois beaucoup à cette affirmation. C'est à  partir de cette communauté que l'on peut bâtir des relations en continu. La communauté permet aux membres de communiquer entre eux, mais  pour que cette communauté 'rapporte' aux commerçants, entreprises, etc., il faut que ces échanges se convertissent à un moment donné en relation d'affaires.

Quel rôle prendre face aux franchisés qui veulent être présents sur les réseaux sociaux?

En premier lieu, il a fallu s'occuper de la page Facebook corporative. Avec plus de 62 000 adeptes, on peut dire que c'est une bonne grosse communauté d'adeptes. Pour les franchisés, la Cage aux Sports offre du conseil et de l'accompagnement. <On a développé un guide de base pour eux. Il n'est pas très détaillé mais il donne les règles et les consignes à respecter de notre côté par rapport à  notre  image de marque. Le guide est aussi fait pour les aider de façon générale les franchisés car on comprend que ce ne sont pas des experts en la matière. C'est important qu'ils connaissent les règles de Facebook aussi. Ils doivent savoir comment créer une Page, etc.. Bref, on agit un peu comme accompagnateur à ce niveau.>  Je trouve l'idée de créer un guide d'utilisation avec un volet technique et un volet publication très ingénieuse. 

Quels sont les éléments importants en lien avec la marque qu'on impose aux franchisés.

Les franchisés sont habitués de travailler avec des normes. Ainsi, on leur impose également des normes quant à l'utilisation de la marque dans un contexte de réseau social. Que ce soit au niveau des visuels, des normes graphiques, les franchisés savent qu'ils doivent faire approuver le tout du côté du siège social. Cette approche ne diffère aucunement de celle que l'on adopte pour toutes les autres formes de publications. Par exemple, si on désire présenter une offre locale, il faut que ce soit validé par le siège social. Donc, si on veut faire connaître cette offre sur Facebook, cela suppose qu'elle a déjà été approuvée.

Cela dit, Monsieur Marceau a bien expliqué que trop de normes n'est pas une bonne option car il faut donner un peu de flexibilité aux gestionnaires de Page. <Compte tenu de la nature même de l'outil, il faut que le gestionnaire puisse réagir rapidement, voir quotidiennement. C'est plus rapide parfois que dans les journaux, donc on doit faire confiance tout en s'assurant que nos franchisés connaissent nos préalables.> Si on prend l'exemple tout récent de la reprise du hockey, cette nouvelle a dû faire tout un effet auprès des adeptes de hockey et adeptes des Pages Facebook de la Cage aux Sports. La Cage de Val d'Or y est allée de son propre message, et d'après moi avec raison. Les franchisés peuvent aussi se servir des contenus de la page corporative. Rien de les empêche de partager ces contenus, bien au contraire. Le temps étant une denrée rare, le fait de pouvoir partager le contenu d'autres présente ses avantages.

Avancer une étape à la fois, au fur et à mesure que les réseaux se développent!

La Cage aux Sports jouit d'une très bonne notoriété. L'inclusion des réseaux sociaux à sa stratégie globale de marketing se fait étape par étape. Comme il se doit, d'autres projets marketing ont priorité comme par exemple le club VIP. C'est en partie pourquoi la Cage aux Sports n'a pas encore offert d'encadrement très particulier aux franchisés pour les outils qu'offre Facebook du côté publicitaire et applicatif. On propose plutôt aux franchisés des mini-formations ou du coaching individuel qui leur permettent de savoir comment publier, comment faire des sondages, etc. Mais la demande va certainement venir et on en est conscient. La Cage aux Sports suit l'évolution des réseaux et sera prête à répondre aux besoins le temps venu. Cela fait partie des plans à moyen terme.

L'ajout d'autres outils fait également partie des plans à moyen terme. Des outils tels Yelp, Foursquare, Google Local, etc. On veut optimiser la présence du réseau sur ces plateformes locales. C'est une question de temps et de priorité pour l'instant. <On constate que l'utilisation de ces plateformes au Québec demeure relativement limitée, c'est pourquoi on observe le tout et on agira en temps et lieu pour sécuriser notre place>.

Les grands objectifs pour la marque mère?

<Ce qui est important pour la marque mère, c'est que l'ensemble du réseau soit au diapason malgré les différentes réalités locales. Il est primordial que tous soient dans la même ligne de pensée. Ce n'est pas toujours évident. Je ne peux pas visiter toutes les pages à tous les jours. C'est un défi de s'assurer que la qualité soit là, que l'image soit respectée. Mais cela fait partie de ce processus qui mène vers l'intégration des réseaux sociaux. Nous sommes toujours un peu en mode essai-erreur, mais on sait que l'on s'améliore.  C'est bien parti pour nous.>

Certains franchiseurs choisissent d'intégrer les réseaux sociaux par le biais de projet pilote. Ces projets permettent de bien identifier les besoins en terme de formation, d'encadrement et d'outils pour permettent aux franchisés d'être bien habilité à utiliser les réseaux en respect de la marque et en respect des façons de faire. Il s'agit d'une option très intéressante. 

Conclusion

Les franchiseurs ont tout intérêt à se positionner face aux réseaux sociaux et répondre à des questions fondamentales.

  • Quelle marge de manoeuvre donnée aux franchisés pour développer leur propre communauté (locale) sur les réseaux?
  • Les franchisés ont-ils des besoins de formation que le franchiseur devrait prendre en charge?
  • Les franchisés sont-ils bien instruits sur les choses à faire et ne pas faire en respect de la marque?
  • Les franchisés ont-ils accès à une information continue sur l'évolution des différents réseaux?
  • Sont-ils au courant des objectifs de la marque à l'égard des réseaux sociaux.

Quels autres questions faut-il ajouter à cette liste d'après vous?

Quelles sont les franchises qui font un bon travail du côté des réseaux sociaux d'après vous?

Pour en savoir davantage sur les réseaux sociaux dans un contexte de franchise, pourquoi ne pas participer au Colloque 2013 Franchise 3.0 – Les réseaux sociaux dans le monde de la franchise. Ce colloque organisé par le Conseil Québecois de la Franchise (CQF) dans le cadre de la Semaine sur l'entrepreneurship en franchise. Un événement auquel je participerai et qui risque d'être fort pertinent. À suivre….

 

Si vous avez aimé cet article, n'hésitez pas à le partager. Merci d'avance!

 

 

 

 

AppleCheeks, une entreprise québécoise qui vibre au rythme de sa communauté web.

AppleCheeks est une petite entreprise québécoise située à Lachine qui confectionne des couches pour bébés écologiques réutilisables. J'ai rencontré une des co-propriétaires Amy récemment alors que je participais à une soirée Gala organisée par le Small Business Support Network qui couronnait le gagnant d'un concours 'I Love my SBSN'. L'entreprise était finaliste et avait de bonnes chances de l'emporter. (Pour connaître le gagnant, pills cliquer ici et ici pour connaître le CEDEC qui a organisé l'événement).

(suite…)

Le sociofinancement, quand la foule y met de son pécule!

Véronique Lecours connaît très bien Facebook. Je me suis d'ailleurs servi de sa Page Facebook Biscuits Sug'art à titre d'exemple dans mes formations pour démontrer comment faire une bonne utilisation des images sur Facebook. Je l'ai rencontré récemment 'en personne' au EcommerceCamp. Jeune femme dynamique, thumb elle m'y annonce qu'elle va lancer bientôt une nouvelle entreprise, Crème et Cassonnade, qu'elle a mis sur pied en collaboration avec Véronique St-Pierre et Rose Madeleine. Cette boutique en ligne proposera des objets de tout genre sur le thème de la pâtisserie. Tous les produits (je crois) sont créés par des artisans du Québec. Cette semaine, elle a communiqué avec moi pour me parler de leur démarche de Sociofinancement via Haricot.ca. Quel beau thème pour moi. J'ai donc choisi d'écrire ce billet.

Sociofinancement, c'est l'appellation française de crowdfunding. Le concept est assez simple. Il s'agit  tout simplement d'aller chercher du financement par le biais de la 'foule'. La foule, c'est monsieur et madame tout le monde qui choisit d'appuyer un projet qui lui tient à coeur. On parle aussi de financement communautaire, de financement participatif. Crowdfunding est le mot plus connu et le plus évocateur pour moi. Cela est sûrement dû à ma personnalité hybride (Acadienne – Chiac). Grâce au web, cette collecte de fonds se fait par le biais de plateforme conçue spécifiquement pour ce genre de transactions. Au Canada, il y a présentement 17 plateformes de sociofinancement. Aux États-Unis, il y en a près de 200.

Aux États-Unis, il y a eu de nombreux projets dont certains ont suscité beaucoup d'intérêts. L'entreprise Pebble Technology est allée recueillir quelques 10 millions $ en 'crowdfunding' pour son projet de montres Pebble. C'est beaucoup de sous, et le projet a été un franc succès. D'ailleurs, selon une étude de Massolution/Crowdsourcing, on évalue à 1,5 milliards de $ ayant servi à financer un million de projets en mode crowdfunding partout dans le monde. Je trouve cela fort impressionnant. Qui sait, peut-être pourrons-nous un jour tous financer des projets qui nous tiennent à coeur. Une école au Mali? Un édifice communautaire? Un petit commerce qui veut innover? 

Parmi d'autres projets célèbres, la campagne de financement du Président Obama en 2008 et la collecte de fond pour les sinistrés de Katrina. 

Haricots.ca privilégie les projet créatifs, charitables et d'affaires

L'appellation française de crowdsourcing, 'sociofinancement', vient de Audrey Benoît, présidente de Haricot.ca. Haricot.ca est une plateforme de sociofinancement purement québécoise qui a été lancée il y a un an à peine. Le sociofinancement devient souvent une option intéressante à considérer pour différents créateurs ou entrepreneurs après avoir envisagé plusieurs alternatives ou en complément à d'autres initiatives. 

D'ailleurs, pour mieux comprendre les différents modèles de financement possibles, voir l'étude de Nordicity. Cette étude explique de façon très élaborée ce qu'est le crowdsourcing. Il y a différentes approches pour le sociofinancement. Des critères et de bonnes pratiques à respecter tant du côté du contributeur que du groupe en quête de financement. Le document est très intéressant à lire. 

Si on revient à l'exemple de Véronique, les banques ne voulaient rien savoir de financer un projet de deux jeunes mères de familles. Les programmes gouvernementaux n'offraient rien non plus. <On a investi de nos fonds personnels. On est allées aux banques, et tout ça, mais c'était bien trop compliqué. Du coté des programmes gouvernementaux, ça ne marche pas. On s'est dit, on fait quoi? C'est de là que nous est venue l'idée du sociofinancement.>

On peut tous comprendre que c'est bien beau mettre tout son pécule, mais avoir un petit coup de main externe peut grandement aider…  Aujourd'hui à l'ère des médias sociaux et de la publitude, je trouve cette option fort allécheante car en aidant de façon très modeste, on peut peut-être changer bien des choses et contribuer à notre façon à changer le monde. Cela permet aussi de partager un peu le risque et de s'embarquer un peu 'collectivement' dans des projets qui nous tiennent à coeur. J'adore le concept.

Crème et Cassonade ont choisi Haricot spécifiquement parce que c'est Québécois. <Comme ces services ne sont pas gratuits, l'argent revient au Québec. Vu que c'est québécois, ça va aussi en lien avec ce que nous sommes. C'est important pour nous car notre mission est de promouvoir des produits québécois. De plus, leur service est impeccable.>

En faisant un peu de recherche sur le sociofinancement, je suis tombée sur un autre projet québécois LezSpreadTheWorld, qui utilise la plateforme Yoyomolo, une autre compagnie québécoise, pour tenter d'obtenir 15,000$ pour financer un projet de télésérie. Il y en a sûrement d'autres, mais ma recherche s'est terminée là pour l'instant.

Vos petits montants peuvent valloir beaucoup pour des petits entrepreneurs

Trop peu de gens sont conscients de cette nouvelle façon d'investir dans des projets de nature variée qui permettent à des individus comme Véronique de réaliser leurs rêves. Un simple 20$ peut faire beaucoup de différences, surtout quand il y a 100 personnes qui posent tous le geste.

Qu'est-ce que l'investisseur en retire? Qui donne reçoit! C'est aussi la règle du sociofinancement. L'exemple classique, c'est le financement d'un projet d'écriture ou de production musicale. Il va de soit que l'investisseur devrait avoir copie du livre ou du CD. Dans le cas de Crème et Cassonade, on a proposé différents paliers de récompense établis en fonction des montants investis. Un 15$ vous donne droit à un paquet de carte recettes et un lien à votre site. Bien sûr, 100$ vous en donne bien plus.

Donc, si vous avez envie d'aider une petite entreprise à réaliser ces rêves, ou si vous désirez comme organisme ou entrepreneur solliciter un appui financier de cet type, informez-vous sur le sociofinancement. C'est peut-être une bonne option à considérer.

Je tiens à remercier Véronique de son appel qui m'a incité à produire ce billet. En retour, je vous rappelle que pour aider Crème et Cassonade à réaliser son rêve, faites votre don via ce lien.

Connaissez-vous d'autres projets de sociofinancement au Québec? Avez-vous déjà contribué à ce type de projets? Faites-m'en part. Ça m'intéresse de connaître votre expérience.

Site références

Crowdfunding in the Canadian Context, étude réalisé par le Fonds des Médias du Canada. L'étude est disponible en anglais, mais le français sera disponible également.

 

Tuango, un site d’achats groupés ou un e-commerce?

Site d'achats groupésTuango est le plus important site d'achats groupés au Québec, le leader de son marché avec quelques 500 000 membres. Ses concurrents se chiffrent à près d'une trentaine, une nouvelle par semaine. Swann Freslon est la directrice marketing chez Tuango. Elle est entrée en contact avec moi suite à la publication de mon article sur Tuango. Elle a accepté de répondre à mes questions. Je lui en suis bien reconnaissante! Allons droit au but.

Les achats groupés sont-ils profitables pour les Petites entreprises?

D'après Mme Freslon, cela dépend du type d'entreprise. Si vous êtes une entreprise avec une bonne marge de profit sur vos produits et services, les achats groupés peuvent être intéressants car vous avez de quoi travailler. En fait, tout ce qui est service peut être propice. Par contre, si vous êtes une entreprise qui a une marge déjà très minime, voudrez-vous en plus défrayer une commission à Tuango? Probablement que non. Par exemple, ce n'est pas pour rien que peu de site d'achats publient des offres pour du matériel électronique. 

Une offre Tuango (ciblée par ville) est une activité de promotion comme une autre. Le principal avantage de choisir les sites d'achats groupés versus les autres outils de promotion (publicités imprimées ou billboard, etc), c'est que le client sait ce que l'initiative va lui rapporter. <Le chèque que le client reçoit à la fin de l'offre est le ROI. C'est ce qui distingue les sites d'achats groupés des autres types de promotion. On sait ce que ça coûte et ce que ça rapporte. Cela en soi présente un intérêt indéniable pour les petites entreprises.>

Qu'est-ce qu'en pensent les entreprises?

Quelques statistiques intéressantes sur la profitabilité des sites d'achats groupés publiées dans des études menées par Utpal M. Dholakia (Rice University) auprès d'entreprises ayant proposées des offres d'achats groupés . (A Study of Consumer Perceptions or Daily Deal Promotions):

  • 55% des entreprises disent avoir 'fait de l'argent' – c'est quand même beaucoup d'après moi
  • 26,6% ont perdu de l'argent
  • 17,9 sont arrivés 'kif kif'

De plus,

  • 48% ont indiqué qu'ils participeraient à nouveau à ce genre d'offre (35,9% des restaurants, 41,5% des bars)
  • 32% n'étaient pas certains de vouloir reproduire l'expérience.

Les facteurs de succès d'une offre sur un site d'achats groupés

D'après Swann Freslon, avoir une offre bien ficelée, bien 'packagée', voilà le premier élément qui favorise le succès d'une offre. Cet aspect est directement lié à la relation entre le client et Tuango. Tuango veut éviter que les consommateurs/acheteurs soient insatisfaits, même s'ils ont une politique de remboursement de 14 jours. Si le client commercial dit qu'il veut accueillir 10 000 personnes, là il faut qu'il soit capable de les accueillir. Ce sont des éléments qu'il faut négocier. 

Tuango accompagne ses clients dans cette démarche. Ils ont développé des outils pour pouvoir estimer le maximum qu'un client peut effectivement accueillir. Cela est basé aussi sur l'expérience. On sait que tel type de commerce peut accueillir tel nombre de clients. On refuse certains clients aussi. On sait qu'il y a des offres où on ne fera pas plus de 300 ventes. On sait aussi qu'il y a des offres avec un potentiel de plusieurs milliers d'acheteurs comme ça été le cas récemment pour Bâton Rouge au Carrefour Laval qui a vendu de 5 655 offres (souper pour deux à 59$). Le propriétaire est aux anges il semblerait et ne peut attendre de faire affaire à nouveau avec nous. 

Les caractéristiques d'une bonne offre sont:

  • Avoir un bon site web bilingue: si le commercant n'a pas de site web, c'est non pour Tuango. Il faut que les clients puissent voir le site du commerçant. Un site bilingue est préférable. Un site unilingue anglais est propice à la critique;
  • Bien évaluer sa capacité d'accueil est crucial. On établit dans le contrat un maximum. Ce n'est pas Tuango qui prend la décision d'inscrire ou non si l'offre est sans limite. Tuango ne pousse jamais un client à vendre plus qu'il ne peut prendre en charge. Il n'a absolument pas intérêt à le faire. Imaginez le contexte où le client ne peut pas avoir son rendez-vous. Que va-t-il faire? il va appeler Tuango pour se plaindre et ils vont devoir le rembourser. Conclusion: perte d'argent. Personne n'a envie de perdre d'argent.
  • Proposer une offre attrayante à un prix intéressant. Si les gens ne connaissent pas ce qu'est l'offre (bain ionique versus massage suédois), ce n'est pas vendeur. Il faut que les produits soient connus ou recherchés. En général, les offres sont à 50% de rabais, mais peuvent aller jusqu'à 90%. (i.e., L'Épilation au laser peut aller jusqu'à 90%. La marge est très élevée et peut être réduite dans une perspective d'acquisition de nouveaux clients.
  • Bien choisir la période de temps de présenter l'offre.  Tuango se colle à l'actualité de l'année. Ainsi vous verrez des offres cadeaux pour la période de Noêl. Au printemps, les gens sont friands de nettoyage de voiture. L'été, les activités familiales ou de plein air son populaires. 

Les acheteurs Tuango sont-ils fidèles ou de simple chercheur d'aubaines (deal seeker)?

Les membres de Tuango sont principalement des femmes (70%) ayant un revenu plus élevé que la moyenne. OK, mais sont-ils fidèles, peut-on faire du up-sell? D'après Swann Freslon, <Il y a un certain pourcentage d'acheteurs qui ne reviendra pas. Ce sont aussi ceux qui ne dépenseront pas plus que la valeur du coupon. Certains clients commerciaux de Tuango ont une attitude qui n'est pas propice à cette réalité et on le constate notamment dans le domaine de la restauration. Si un acheteur Tuango se présente au restaurant et l'attitude du serveur est négative, le client sera insatisfait. C'est un peu comme un cercle vicieux. De façon générale, l'expérience prouve que les gens reviennent. Nos partenaires y trouvent leur compte. Si vous offrez un service de qualité, les clients vont revenir.>

Il ne faut pas oublier que des clients insatisfaits et des chercheurs d'aubaines, il y en a avec ou sans Tuango chez tous les commerçants. Cela fait partie de faire des affaires.

Que disent les acheteurs de coupons rabais?

Dans une étude portant sur le 'daily deal fatigue', Utpal Dholakia démontre que les consommateurs ne sont pas 'tannés' de ces offres, tout au contraire. <We find no evidence of deal fatigue. Instead, the heaviest daily deal users are the most enthusiastic about them. They indicate the greatest interest in checking their emails… As another positive sign, all users indicate high levels of intentions to purchase a daily deal within the next month.> (Ref: Daily Deal Fatigue or Unabated Enthusiam?)

Des chiffres intéressants sur leur comportement:

  • 35,9% ne dépensent pas au delà de la valeur du coupon (bye bye upsell et ce n'est pas surprenant)
  • 19,9% revisitent le commerce pour y faire un achat à plein prix (je trouve cela beaucoup et plus que je ne me l'imaginais. 1 sur 5, c'est un bon retour d'après moi, plus qu'avec la publicité traditionnelle)

Le futur de l'industrie? E-commerce versus Achats Groupés?

Swann Freslon pense que les achats groupés ont un très bel avenir. <Tous les détracteurs qui ne pensent qu'à faire baisser l'action de Groupon … pour pouvoir en acheter plus. On voit une diversification dans l'industrie.. Il y a quelques mois seulement, les spécialistes du web prévoyaient que les achats groupés ne survivraient pas et qu'il allait devoir catégoriser. Nous ne sommes pas d'accord avec cette prémisse. Lorsque le client reçoit son offre, il y a un effet surprise, d'excitation. Si je ne reçois que des offres de spas, à un moment donné, le client va se lasser. On ne va pas au spa toutes les semaines.>

Tuango se voit de plus en plus comme un e-commerce qu'un site d'achat groupés. Le Site  Group Bying Canada en a d'ailleurs déjà parlé. Tuango est un site que les consommateurs visitent dans le but d'acheter un peu comme on fait chez Amazon.  <On s'identifiait pas en tant que tel comme ça, mais c'est ce qui ressort du coté de nos clients.>

L'avenir pour Tuango

Tuango a 31 employés au Québec. En opération depuis juin 2010, ils ont pour prochaine cible: Ville de Saguenay. <On n'envisage pas de grands changements en 2012. On prévoit plutôt une pause question de faire un statut, un diagnostic.> Ils n'ont aucun plan de s'établir dans le reste du Canada à ce moment-ci. 

Pour ceux qui veulent se lancer dans les achats groupés, il y a une sous-estimation de ce qu'il faut en terme de ressources humaines de qualité, de coûts d'acquisition clients, etc. avant de se lancer. D'après Mme Freslon, <ce n'est pas donné à tout le monde.Tuango est le plus important site d'achats groupés au Québec. Ce n'est pas pour rien que l'on ne veut pas aller ailleurs. On est premier ici. On a plein de projets excitants.

Conclusion

Les sites d'achats groupés peuvent être une option pour certains commerçants. Chaque commerce investit dans sa promotion d'une façon ou d'une autre. Il faut bien y réfléchir avant de passer à l'action. Il faut prévoir les impacts sur le commerce, voir quelles sont nos attentes et comment les clients réagiront. Il faut aussi voir la 'promotion' de l'entreprise dans son ensemble. Aller vers les sites d'achats sur un coup de tête n'est pas une bonne idée. Faites l'analyse et les calculs! Bonne chance le cas échéant. 

Quel est l'avenir des sites d'achats groupés selon vous?

Autres liens

Merci à Philip pour le lien à Utpal, lisez son article sur Groupon. 

Tuango, ça se joue à deux. Le cas de Mandala Spa Urbain

Si vous avez aimé cet article, n'hésitez pas à le partager. 

Mon Cher Watson, l’alter-égo fort et utile de Sophie Marchand

Mon cher WatsonJ’aime Sophie Marchand pour plusieurs raisons. Tout comme moi, elle est travailleure autonome. Elle blogue sur MonCherWatson.com et a intégré les réseaux sociaux à sa stratégie d’affaires avec intelligence et doigté.  Elle a choisi WordPress.com comme plateforme pour bloguer. (En passant, son blogue génère plus de 800 visites par jour ce qui est remarquable). Bref, Sophie Marchand a réussi à bâtir sa place sur le Web rapidement de façon très intéressante et dynamique. Un exemple à suivre! J’ai bien sûr voulu lui parler pour en connaître davantage sur son approche. (suite…)