Communiqué : Apprendre sur la bienveillance en entreprise via un Sommet et un Magazine

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Pour diffusion immédiate

3e Édition du Sommet du livre Affaires – La bienveillance en entreprise dès septembre 2018

Lancement du Magazine du livre et des affaires dès octobre 2018

Montréal, été 2018 – Le Club de lecture Affaires annonce la tenue de la 3e édition du Sommet du livre Affaires dès le lundi 17 septembre 2018 et le lancement d’un Magazine du livre et des affaires prévu pour octobre 2018.

Cette 3e édition du Sommet du livre Affaires portera un regard sur la bienveillance en entreprise et présentera des auteurs ayant publié sur le sujet et ainsi que des invités spéciaux qui s’y connaissent.

La bienveillance est à l’évidence un terme dont on entend et entendra de plus en plus parler. En France, le terme bienveillance est couramment utilisé. Plusieurs auteurs y ont consacré des ouvrages pour mettre à l’avant plan le concept de la bienveillance, cette approche qui peut permettre aux entreprises et aux individus d’atteindre de nombreux buts, dont ceux liés à la transformation du milieu du travail et des entreprises en général. Au Québec, nous pensons que le mot sera de plus en plus en vogue à compter de l’automne! Des livres sur le sujet d’auteurs connus au Québec sont attendu!

Ce sommet, produit en étroite collaboration avec notre vice-président, Europe francophone, Patrick Coquart, présentera des auteurs de grande qualité. À ces auteurs, s’ajoutent des invités spéciaux de renom qui connaissent également très bien la bienveillance.

Pourquoi s’intéresser à la bienveillance en entreprise et comment en faire une approche gagnante? C’est à ce type de questions que nous tenterons de répondre en proposant aux abonnés des lectures pertinentes et de participer à un panel en direct le 11 octobre 2018, qui réunira des panélistes de France (Patrick Mercier, Patrick Coquart, un auteur) et du Québec. (Olivier Schmouker, Nathalie Sabourin) qui s’intéressent de façon sérieuse à ces questions.

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Pour voir l’information sur les livres et bio auteurs, cliquez ici.

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Magazine du livre et des affaires

Couverture Magazine BienveillanceLe Magazine, publié en version numérique trimestriellement, réunira pas moins de 20 articles sur la bienveillance en entreprise. Des auteurs, des experts et des invités jetteront un regard percutant sur les différentes nuances de la bienveillance tout en fournissant d’excellentes pistes de lecture pour permettre aux lecteurs d’approfondir les sujets.

Parmi les auteurs et experts qui ont accepté notre invitation:Jean-Pierre Brun, Pierre Portevin, Isabelle Bourgeois, Yvon Chouinard, Jocelyn Pinet, Nathalie Sabourin, Anne Choquette, etc.

Ceux qui choisiront de s’abonner au Sommet sur la bienveillance et le Magazine auront tout en main pour se faire une tête sur la bienveillance et comment elle peut aider à toute sorte de niveaux. Non seulement, ils y trouveront des références de livres, des articles de sources sûres, mais aussi  d’excellentes références pour poursuivre l’apprentissage.

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Pour plus d’info, c’est ici

Nos auteurs invités

Dominique Steiler, Professeur à Grenoble et responsable de la Chaire Mindfulness.

François Jost, La méchanceté en actes à l’ère numérique

Pierre Portevin, Mon meilleur ami, c’est moi

Laurence Bourgeois, La théorie du grain de sable

Franck Martin, auteur, Managez humain c’est rentable

Juliette Tournand, auteur: La Bienveillance en action

Nos invités spéciaux

Patrick Mercier, CEO, Agence Change, créateur de l’indice de bienveillance des marques

Nicolas Chabanne, fondateur de la marque, C’est qui le patron!

Olivier Schmouker, chroniqueur au Journal les Affaires

Clara Gaymard et Gonzague de Blignières, de Raise

Nathalie Sabourin, consultante et expert en co-développement.

 

À propos du Club de lecture Affaires

Jusqu’à maintenant, le Club a produit divers contenus et promu de plus de 130 auteurs et 150 ouvrages du Québec/Canada, de France, de Belgique et des États-Unis tant sur le web que lors d’événements en présentiel à Montréal et ailleurs. Aussi, le Club collabore de façon régulière avec des organisations professionnelles pour mettre en valeur le livre comme outil d’apprentissages.

« Je rêve de faire du Sommet du livre Affaires un véritable carrefour d’échange et d’apprentissage autour du livre d’affaires qui saura rayonner partout dans la francophonie », précise avec enthousiasme  Micheline Bourque, présidente et fondatrice du Club de lecture Affaires.

Cet automne, le Club du livre Affaires parcourra différents horizons via des collaborations avec plusieurs organisations et ordres professionnels, notamment avec un présence au Congrès de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Le Club bonifiera son offre aux membres en 2018-2019.  Des annonces seront faites plus tard à l’automne à cet effet.

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Source : Micheline Bourque, Présidente fondatrice

Club de lecture affaires

Tél. 514 248.4588

micheline@clubdelectureaffaires.com

Principales plateformes du Club de lecture Affaires

Site web du Club de lecture Affaires

Facebook: Page Entreprise Club de lecture Affaires

Twitter  @LectureAffaires

YouTube @clubdelectureaffaires (plus de 220 vidéos)

Huit livres pour «Gérer/manager autrement» – Sommet du livre

Vous serez d’accord. Il y a autant de manière de gérer/manager que de gestionnaires/managers. Et sans doute aussi, autant qu’il y a de managés. Affirmer cela renvoie chacun, en quelque sorte, à se débrouiller avec lui-même. En gros, « fais comme tu peux » !

S’il n’y a pas de recettes toutes faites, il n’est pas interdit de chercher des modèles, ni de l’inspiration, ni même d’innover. Les huit livres présentés au Sommet du livre Affaires 2017 peuvent y aider et invitent à gérer/manager autrement.

Voici le lien pour vous inscrire Sommet du livre Affaires 2017

Dans Tous repreneurs !, Radoine Mebarki explique que son dispositif s’appuie sur les talents des individus. Ce sont ces mêmes talents qui sont au cœur de l’ouvrage de Carole Doucet et Martin Ducharme. Dans Le 6e talent, les deux auteurs nous invitent à découvrir ou redécouvrir nos talents dominants, puis faire émerger le 6e talent, celui qui permettra de rayonner, de révéler le meilleur de soi-même aux autres.

Tirer pleinement parti de ses atouts, c’est également le propos de Ginette Gagnon dans Intuition. Carte maîtresse. En effet, l’auteure invite à faire de l’intuition la meilleure alliée de la raison. Intuition et raison sont toutes deux indispensables à la fluidité de la pensée.

Quant à Isabelle Lord, dans L’influence durable, elle nous enjoint à maîtriser notre influence. Une compétence clé pour exercer un leadership compatible avec la quête d’excellence et l’esprit d’innovation qui donne une longueur d’avance à nos organisations.

Tout ce travail sur soi ne doit cependant pas nous éloigner des autres. C’est pourquoi la proposition de France Lefebvre et Nathalie Sabourin de Collaborer et agir, mieux et autrement, doit retenir toute notre attention. Leur guide présente le groupe de codéveloppement professionnel, une approche innovante pour propulser le potentiel de chacun tout en solidifiant la performance des organisations.

Et puis, pour éviter la dispersion ou l’arrêt au milieu du gué, pourquoi ne pas s’appuyer sur un processus simple de gestion de projet. C’est ce que propose David Barett avec The Power of the Plan : une série de dix étapes pour gérer un petit projet de tous les jours. David Barett donne tous les outils nécessaires pour livrer son projet à temps et dans les limites du budget.

Forts de nos talents – et surtout de notre 6e talent –, dotés d’une pensée fluide grâce à l’harmonie retrouvée entre raison et intuition, maîtrisant l’art de l’influence durable, capables d’implanter le codéveloppement professionnel dans notre organisation, et disposant des outils nécessaires à la gestion de projet, nous sommes bien armés pour avancer et faire progresser l’entreprise.

Il peut-être aussi bénéfique de s’inspirer de leaders reconnus. Avec Dans la tête d’une entrepreneure, Kim Auclair ne rend-elle pas hommage à ses mentors ? Mais où trouver un mentor ?

Dans l’Antiquité affirme Charles Senard. Dans son ouvrage Imperator. Diriger en Grèce et à Rome, il nous fait plonger dans les textes anciens et découvrir – ou redécouvrir – comment les grands « leaders » de l’Antiquité dirigeaient, comment ils étaient devenus chefs, et de quelles compétences ils disposaient.

À moins que le mentor se trouve dans les séries télévisées. C’est le propos de Benoît Aubert et Benoît Meyronin. Avec De Mac Gyver à Mad Men. Quand les séries TV nous enseignent le management, ils proposent une relecture décalée des grandes questions managériales revues à l’aune de séries cultes, telles Dr House, The Young Pope ou encore Narcos.

Enfin, sans en faire des mentors, Jérôme Barthélemy invite à s’intéresser aux chercheurs en stratégie et en management, issus des meilleures universités et grandes écoles. Ceux-ci, en effet, travaillent et publient beaucoup, mais dans des revues académiques, difficilement accessibles et lisibles, et la plupart du temps inconnues des gestionnaires/managers. Dans Libérer la compétitivité, Jérôme Barthélémy a décortiqué tous ces travaux qui remettent en cause bien des idées reçues. Il propose des pistes nouvelles pour améliorer la compétitivité des entreprises et les mener au succès.

Leaders, dirigeants, chefs d’entreprise, gestionnaires/managers, encadrants… trouveront dans cette sélection de huit livres de l’inspiration, des méthodes, des outils, des exemples… et du sérieux pour « Gérer/Manager autrement ».

Pour aller plus loin, retrouvez les livres du Sommet 2016 consacrés à la gestion/le management

Managez avec le mind mapping, entrevue avec Xavier Delengaigne, animée par Rita Tourigny

Relevez le défi de l’innovation de rupture, entrevue avec l’auteur animée par Patrick Coquart

Impact: Agir en leader, entrevue avec les auteurs Yvon Chouinard et Nicole Simard, animée par Danielle Michaud

Oubliez la gestion du temps, gérez vos priorités, entrevue avec François Lavallée, animée par Mathieu Laferrière

Oser. 12 explorations originales pour développer votre niveau d’audace, de Jocelyn Pinet et Olivier Bouleau,

Impact. Agir en leader, d’Yvon Chouinard et Nicole Simard.

Marketing RH, entrevue avec les auteurs Franck La Pinta et Vincent Bertholot animé par Jean-Baptiste Audrerie

Pour consulter les entrevues du Sommet du livre Affaire 2016 gratuitement

Scaling Up, tout comme Rockerfeller Habits, est plein de bons conseils d’après le panel!

Scaling Up Verne HarnishScaling Up, How a Few Companies Make It… and Why The Rest Don’t, de Verne Harnish, représente une mise à jour pertinente de Mastering the Rockerfeller Habits – ayant connu un franc succès dès sa sortie. Comme le dit si bien le titre, cet ouvrage nous amène à mieux comprendre pourquoi certaines entreprises réussissent et d’autres pas…

Paule Genest anime avec doigté ce sympathique débat entre Mathieu Bélanger – présentateur du livre, et deux critiques : Stéphanie Kennan et Alain Thériault. Réussiront-ils à convaincre Louise Désilets de le lire?… C’est ce que vous verrez en lisant ce compte rendu, ou en écoutant la visioconférence, en cliquant sur l’hyperlien.

Le panel du club en action

Pour écouter le panel en action, cliquez sur le vidéo!

Pourquoi Mathieu Bélanger a-t-il  proposé ce livre au Club de lecture Affaires.

Mathieu Bélanger Parkour3Mathieu Bélanger : J’ai proposé ce livre parce que Scaling Up est la 2e version d’un livre que j’ai apprécié et qui a été significatif dans la croissance de mon entreprise. L’auteur nous propose une structure d’exécution pour préparer une croissance efficiente qui séparée en 4 grands thèmes : People retenir les bonnes personnes ; Strategy – créer une vraie stratégie ; Execution pour une exécution efficace ; Cash – avoir l’argent requis.

Il s’agit d’un livre bien présenté – avec un résumé au début de chaque thème. L’auteur parle également des barrières car il peut être difficile à implanter : leadership – infrastructure évolutive (scalable) – dynamique des marchés… On retrouve aussi dans ce livre une multitude de modèles (templates) riches en information et en contenu.

Qu’en pense le panel : Qu’avez-vous trouvé à la lecture de ce livre ?

Alain Thériault a beaucoup aimé l’approche très structuré du livre. Un framework qui touche tous les aspects par les 4 catégories exprimées de façon très générale. À lire, mais à travailler en même temps que la liste des growth tools car il prend alors toute sa puissance. Alain met en lumière le besoin d’avoir des employés engagés pour mettre en place une telle structure.

Stéphanie Kennan trouve que si l’on n’a pas lu le 1er livre – Mastering the Rockerfeller Habits – c’est un vrai mal de tête ! Elle a donc a dû ressortir le 1er livre pour mieux apprécier les listes, les outils… L’approche est structurée et pertinente, mais représente tout de même un défi colossal par lui-même.

À la lumière de ce livre, faut-il être courageux pour être capable de garder les bonnes personnes ?

Stéphanie Kennan croit qu’il est plus important de choisir que de garder les bonnes personnes. Aujourd’hui, dans un monde de service, c’est la personne qui fait la différence.

Mathieu Bélanger croit également qu’il est important de retenir ses employés, mais les bonnes personnes.

Alain Thériault pour sa part souligne l’exactitude de l’expression « Higher slowly, fire quickly », car la lenteur à se débarrasser de certaines personnes représente un problème d’imputabilité des gens par rapport au processus en place. Il a constaté que quelqu’un peut être très compétent sur un sujet, mais lorsqu’on le met dans une situation de responsabilité, rien ne va plus.

Le fait pour un leader d’apprendre à déléguer, est-ce que cela a retenu votre attention ?

Mathieu Bélanger: Quand tu fais la liste des responsabilités, il est presqu’impossible de tout déléguer – c’est un travail de 12 à 18 mois si tu veux tout implanter, et le faire d’une façon correcte, pas tout à la fois.

Stéphanie Kennan: Pour un entrepreneur, arriver à déléguer cela représente presque une thérapie! Ce livre nous rappelle qu’il faut le faire, mais encore faut-il avoir les ressources pour le faire. Mais cela reste important sinon tu n’arriveras pas à tout faire.

Alain Thériault: Cela représente une difficulté évidente, et l’hésitation à le faire est compréhensible car si ça marche c’est à cause d’eux, mais si ça ne marche pas c’est à cause du décideur qui a choisi les mauvaises personnes!

Comment ce livre vous permet – comme entrepreneur – de poser un regard nouveau sur l’élément de stratégie?

Paule Genest: À propos du thème « stratégie », le livre mentionne « stop working in the business, start working on the business », c’est-à-dire la stratégie dans la globalité, le pouvoir de garder le focus sur la stratégie de positionnement, de mettre de l’avant une facilité, et en même temps réduire le fardeau du stress. Comment ce livre vous permet – comme entrepreneur – de poser un regard nouveau sur l’élément de stratégie.

Stéphanie Kennan: On ne pourra jamais assez le dire, l’importance de travailler sur l’entreprise. Est-ce que j’y arrive?… Ça revient à déléguer. Faire l’intégration de chacune des décisions – petit à petit on y arrivera, mais c’est un défi, et je ne sais pas dans quelle mesure le livre aide à intégrer le comment.

Mathieu Bélanger: En lisant le livre, on travaille davantage sur l’entreprise que dedans! Notre responsabilité réside dans le choix des bonnes personnes pour une meilleure délégation efficace.

Alain Thériault Start-up CoachAlain Thériault: Les plus jeunes entrepreneurs semblent moins contrôlant que la génération précédente, et la question de travailler sur/dans l’entreprise tout le monde y est sensible, mais on en fait des bouts. Je suggère à mes clients de déterminer un temps, dédié au travail sur l’entreprise – une plage horaire où ils ne seront pas dérangés. Le livre est une source d’inspiration car il foisonne de références, de meilleures pratiques, et donne même l’indication des pages particulières, essentielles à lire.

Mathieu Bélanger: Avant, nous faisions des rencontres toutes les 2 semaines sur ce sujet, maintenant on le fait à toutes les semaines. Le livre donne ce genre de structure pour nous forcer à travailler davantage sur l’entreprise.

Qu’entend l’auteur par « stratégie »?

Mathieu Bélanger: Assurément une stratégie d’entreprise à haut niveau, une stratégie de mise en marché, de positionnement. Il s’agit là d’une approche intéressante, mais assez complexe – d’ailleurs le chapitre le plus lourd du livre.

Alain Thériault a d’abord aimé la distinction entre « réflexion stratégique » et « planification d’exécution ». Deuxièmement, le partitionnement dans les outils. Il est intéressant de voir la façon dont cela descend vers les employés. Le document d’une seule page (one-pager) facilite la communication, de manière systématique dans la méthode. Dans le livre, les valeurs d’entreprise ne sont pas des trucs grandiloquents, mais plutôt ce qui est valorisé, reconnu, encouragé dans l’entreprise. Reste à savoir si les valeurs sont bien communiquées aux employés!…

Stéphanie Kennan est d’accord avec Alain. Mais il s’agit d’un chapitre difficile, sans aucun doute le plus opaque. Alors que le mot « stratégie » est souvent galvaudé, nous avons besoin d’un positionnement très clair, communiqué tout aussi clairement à l’ensemble de l’entreprise.

Mathieu Bélanger: Le mot clé est « focus », afin d’enligner correctement toute l’entreprise.

L’observatrice, Louise Désilets veut en savoir davantage

Louise DésiletsLouise Désilets, l’observatrice du débat, a quelques questions pour les panélistes. En se référant à son rôle chez Cogeco pendant 12 ans en planification stratégique, elle a maintes fois fait des exercices sur l’approche : définir la stratégie, la décliner et l’exécuter au sein de toutes les équipes opérationnelles – alors quelles sont, d’après le livre, les clés du succès de ce genre d’approche. S’il y avait 2 ou 3 choses à faire par la compagnie, que devrait-elle faire pour que cette approche ait du succès.

  • Paule Genest mentionne avoir été marquée par le Big Hairy Audacious Goal (BHAG), comme s’il fallait d’abord se raccrocher à ce rêve ultime qui a vu naitre l’entreprise.
  • Stéphanie Kennan, pour sa part, a l’impression que le BHAG rappelle l’importance d’avoir un sens derrière l’entreprise et que c’est ce sens qui donnera aux employés, l’inspiration et le désir de s’investir, plutôt que juste vouloir grossir pour grossir. <Si on oublie cette notion là, il est difficile pour les gens de nous suivre>.
  • Alain Thériault avance 2 points : véhiculer une histoire et l’importance d’utiliser un seul mot pour se définir et rallier les troupes.
  • Louise Désilets affirme que pour elle, à la base, l’important c’est le leadership.  Stéphanie Kennan comprend bien Louise car nous devons prêcher par l’exemple. Il faut être aussi exigeant envers soi-même qu’envers les autres. Il faut montrer la voie, sans compromis sur l’énergie que l’on est prêt à y mettre. Il s’agit de la 1ère exigence pour suivre un processus comme celui là.
  • Mathieu Bélanger opine en expliquant qu’effectivement la 1ère étape est de bâtir l’équipe, de choisir les bonnes personnes.

Paule Genest PGRPPaule Genest relance la discussion sur une des fonctions clés du leadership : « delivering frequent messaging and metrics to reinforce the key attributes of the compagny and culture». Concernant cette notion d’évaluation, quelles sont nos mesures d’évaluation? Les avons-nous communiquées à nos employés? Communication et rétroaction – où sont les bases d’évaluation ?

Stéphanie Kennan mentionne que les indicateurs de performance sont en lien avec les objectifs de l’entreprise – particuliers à chacune – donc le livre ne pouvait proposer une liste (tool box) des indicateurs de performance universelle. Mais cela représente un important défi de rendre mesurable des éléments qui sont souvent qualitatifs.

Mathieu Bélanger ajoute que les managers doivent être responsables de mesurer les performances.

Alain Thériault affirme qu’il est important d’implanter des mesures d’évaluation, mais il est toujours problématique de mesurer les éléments qualitatifs, et aussi important les éléments quantitatifs. Il faut former les employés à nous offrir une solution lorsqu’ils nous présentent un problème. Déterminer des indicateurs qui favorisent des interactions avec les employés – le concept « green, light green, yellow and red ». Ce genre d’indicateurs s’insère bien dans une petite entreprise.

Est-ce que ce livre leur a fourni des outils vraiment utiles dans la croissance de leurs entreprises.

Mathieu Bélanger confirme avoir déjà implanté quelques trucs et outils, comme le modèle 3W, facile à intégrer et très utile. Ce livre offre plusieurs outils que l’on peut implanter et qui donnent rapidement de bons résultats.

<Je suis très reconnaissante envers Verne Harnish pour tout ce qu’il a apporté en termes de ressources humaines (RH) à mon entreprise, car cela fonctionne ! Par exemple, le processus d’embauche, d’accueil, d’intégration, les évaluations… son défi 2015 et ça fonctionne.> Stéphanie Kennan

Dernier tour de table…

Louise Désilets conclut que, compte tenu de son cheminement de carrière et de son expérience professionnelle, ce genre de livre propose une approche indispensable pour les entreprises tant les start-up que les existantes, afin qu’elles obtiennent le succès financier escompté. <Malgré le fait que les outils ne semblent pas très faciles à utiliser, il semble avoir une approche structurée>. Elle recommanderait de lire le livre et d’adapter les outils aux besoins de chacun, ou d’aller chercher les références pour des gains rapides (quick wins). <Surtout, n’essayez pas de tout faire à la fois, vous risqueriez de vous y perdre.>

Alain Thériault témoigne que ce livre vaut la peine d’être lu par et pour tous, mais la quantité de trucs applicables sont variables selon les besoins. Il est utile surtout si on prend la peine de télécharger les outils et de travailler avec ces outils.

Stéphanie Kennan est convaincu que les entrepreneurs qui veulent passer à un autre niveau, qui ont essayé des choses et doivent faire des changements, vont bénéficier de ce livre, mais ils doivent y consacrer le temps et y réfléchir pour pouvoir l’appliquer.

Mathieu Bélanger croit que les entrepreneurs, les équipes de manager, vont bénéficier de cette lecture, mais il requiert de la discipline afin d’instaurer une certaine structure.

Paule Genest conclut en soulignant la distinction à faire entre les gens d’affaires et les entrepreneurs, car ce livre est pour ceux qui veulent entreprendre. La clé est que « seul on peut aller plus vite, mais ensemble on peut aller plus loin. »

Questions de nos auditeurs

Le livre donne-t-il un cadre pour partager le sens dans l’entreprise et mettre les gens en collaboration? Frédéric Moreau, Président PÖL Digital

Mathieu Bélanger: Oui, car on fait référence à un modèle nommé « vision summary », permettant de partager la vision de l’entreprise, mais ce n’est pas un livre sur la collaboration.

Est-ce que le leader laisse aux personnes l’opportunité de faire les choses à leur manière? Donner aux autres les objectifs sans leur dire comment le faire? Jean-Claude Plourde, consultant en gestion et développement des organisations

Paule Genest réfère à la notion de visionnaire – « they see around the corners » – on peut permettre aux gens de contribuer, mais on a tout de même notre vision, une façon de faire dans l’entreprise.

Stéphanie Kennan: Il est vrai que si on est toujours dans leurs souliers, on n’a pas la possibilité de bien juger la qualité de la personne, mais par expérience, plus on donne de corde, plus la personne peut se pendre, il est donc important de choisir les bonnes personnes – de guider selon la vision et les valeurs de l’entreprise.

Est-ce que ce livre ressemble à d’autres livres connus? Si oui, comment se distingue-t-il ? Mathieu Laferrière, conseiller stratégique 

Stéphanie Kennan affirme que ce livre est très différent des autres car il est axé sur des outils – et il est très rare qu’on fournisse des outils. Scaling Up est un livre d’une classe à part. Alain Thériault et Mathieu Bélanger sont d’accord avec les propos de Stéphanie.

Paule Genest souligne que ce livre est aussi pertinent pour les entreprises établies que pour celles qui démarrent, car elles y trouveront des outils pour développer les bons réflexes.

Micheline Bourque ajoute que ce livre fait parti d’une approche pour rejoindre le public par son site Web qui est très complémentaire au livre et l’auteur est extrêmement généreux en offrant une panoplie d’outils pas nécessairement facile à intégrer, mais le site Web accompagne et approfondi la relation. Par cette nouvelle approche, le livre devient une carte de visite.

Le But de Goldratt, une histoire d’affaires qui plait!

Le But de Eliyahu GoldrattLe Club de lecture Affaires a eu le privilège de recevoir Gaétan Migneault, président fondateur et Julie Bergevin vice-présidente du Groupe Adèle, une entreprise qui fait partie des 500 plus grandes entreprises au Québec. Ce duo de partenaires d’affaires inséparables nous a proposé la lecture du livre Le But d’Eliyahu M. Goldratt et ils l’ont défendu avec brio!

Qu’en est-il donc de ce livre « Le but, l’excellence en production ».

Il s’agit de l’histoire d’Alex, un directeur d’usine, qui apprend qu’il n’a que trois mois pour redresser l’entreprise sinon c’est la fermeture. Pris dans une situation familiale difficile, le roman relate les différentes découvertes de Alex au contact d’un physicien Jonah quand à la façon pour redresser son entreprise et sauver son mariage.

Rédigé sous forme de roman, « Le But » est un livre facile à lire. On n’y retrouve pas la lourdeur que l’on peut parfois retrouver dans des livres en gestion. Cette formule roman plaît beaucoup. Nos panélistes y trouvent une certaine légèreté qui repose l’esprit, surtout lorsqu’on lit beaucoup de livre d’affaires de nature plus théorique. À quelque part, le format fait en sorte qu’on est capable de faire des liens plus facilement, de voir si on à des choses à améliorer, bref, le roman rend les choses plus facile à comprendre.

Visionner le vidéo du panel en action

Connaître son but: Une des leçons importantes du livre selon Julie Bergevin 

Pour Mme Bergevin, ce ne sont pas tant les principes de production qu’elle retient, mais plutôt l’idée générale, la philosophie du livre. « Souvent, les gens font les choses sans se demander pourquoi elles les font. Cela peut paraître simpliste. Mais, on peut avoir de bonnes idées, et ne pas se poser pas assez la question ‘pourquoi on le fait’ ?  Ce qui m’avait beaucoup marqué dans le livre, c’est que le but premier d’une entreprise est de faire de l’argent, d’être profitable et de ne pas l’oublier! En somme, pas d’argent, il n’y aura pas d’emploi. »

« Les gens, à tous les niveaux de l’entreprise, n’ont pas toujours en tête cette notion. Cela fait en sorte que l’on peut prendre des décisions qui ne sont pas nécessairement rentables pour l’entreprise. Dans le quotidien, à titre de dirigeants, il arrive qu’on ne transmette pas toujours à toute l’équipe le but derrière ce que nous faisons. Pourtant, les employés doivent pourtant être conscients que chaque geste, chaque priorité, doit être en lien avec ce but. On ne le répètera jamais trop, mais il faut connaître le but afin de prendre de meilleures décisions. Il faut donc que les dirigeants parlent aux divers intervenants de l’entreprise afin que tous travaillent dans le même sens. Le livre nous permet de prendre conscience de l’importance du but. »

Gaétan Migneault, un livre qui porte sur la vie dans son ensemble : vie personnelle et professionnelle

Gaétan Migneault a lu ce livre, il y a quelques années, et l’a relu récemment. Il y retient la même chose : « Ce livre nous ramène à l’essentiel. Pourquoi fait-on telle ou telle chose? Ce livre présente aussi une façon intéressante la problématique de conciliation travail-famille. Ce livre parle donc autant de la vie familiale que celle de l’entreprise. Dans ce sens, le livre parle d’une vie humaine complète. Une vie où on est constamment sollicitée par toute sorte de choses. Une des leçons qu’il donne, c’est qu’il est bien important de se concentrer afin d’obtenir un équilibre, de revenir à notre but. Sinon, on ne fait rien et on n’accomplit rien.»

Selon lui, ce livre permettra une prise de conscience pour un entrepreneur. Il représente en soi un chemin pour savoir faire la bonne prise de conscience.

Christine Chartier, bonnes leçons d’affaires, mais l’histoire familiale rate son coup

Christine Chartier est plutôt mitigée vis-à-vis le livre, car si elle n’avait pas eu le mandat de le lire pour ce panel, elle se serait arrêtée après le 6e chapitre. Elle est bien d’accord que l’argent c’est important. Mais par ailleurs, l’argent n’est pas nécessairement le but ultime. « Le danger de travailler uniquement pour l’argent, c’est qu’il peut y avoir des dérives comme on a vu dans certains cas. Là où je suis d’accord, c’est qu’il faut avoir un objectif, et il est important que tout le personnel soit au courant du but de l’entreprise, pourquoi on travaille. Comme ça, tout le monde marche vers le même but ».

Au niveau du livre comme roman, elle a eu de la difficulté avec la vie familiale décrite dans le livre. « L’épouse de Alex avait vraiment le rôle ‘plate’ car la réalité est tout autre. Cette histoire de ‘couple’ ou de famille m’enlevait de l’intérêt au contenu. Ce volet m’a dérangé. La légèreté de certains aspects liés à la vie familiale en juxtaposition à la profondeur du sujet du côté entreprise, engendraient un déséquilibre au niveau du livre. »

« Cependant, au niveau de la crise et du « comment passer au travers », ces aspects étaient très intéressants. Il faut voir où sont les problèmes. Il faut avoir la connaissance de son entreprise, de son marché. La connaissance permet de prendre des actions rapidement. C’est ce que j’ai aimé avec le principe du goulet. Il faut agir là où ça bloque en premier au lieu d’avoir une stratégie globale, etc. »

Pour Christine, il est essentiel de prendre conscience que lorsque l’on a des problèmes financiers, on ne peut couper partout, n’importe comment, car il peut y avoir un impact important, et ainsi mettre l’entreprise en péril. Après analyse, il y a même certains endroits où on devra insuffler de l’argent.

Mathieu Laferrière, une leçon sur l’importance versus l’urgence

Mathieu Laferrière a aussi lu ce livre à 2 moments dans sa vie. La première fois, il occupait un poste en entreprise, et à cette étape, alors, les aspects familiaux le dérangeaient car il n’en avait pas besoin. Cependant, le genre « roman » était rafraichissant plutôt qu’un livre d’affaires traditionnel.

Plus récemment, il l’a relu et a retenu que lorsqu’on détermine son but, la notion d’importance devient claire. Au lieu d’aller dans l’urgence on va dans l’importance.

Mathieu souligne 3 aspects :

  • « Le but » se situe davantage à un niveau procédural manufacturier. Mais il n’est pas le seul livre sur la théorie des contraintes. Eliyahu M. Goldratt est aussi l’auteur du livre The Critical Chain – très connue en gestion de projets
  • « Faire de l’argent » par opposition à perdre de l’argent. Comprendre ce concept permet de faire grandir l’entreprise et est bénéfique autant pour les employés, les clients, les actionnaires…
  • « Le but » met l’accent sur les résultats globaux. On voit beaucoup de gens en entreprises qui sont débordés, surchargés, soulignant les coupures… mais en bout de compte, qu’est-ce que ça apporte au résultat global ? Au processus qui englobe tout dans l’existence de l’entreprise ?

Cindy Rivard, un livre aidant au moment de créer sa propre entreprise

La première fois qu’elle l’a lu, elle débutait son entreprise avec son conjoint et ce livre lui a permis de savoir ce qui s’en venait avec leur nouvelle entreprise.

Elle a aimé la formule roman et le fait que le personnage principal – l’entrepreneur – aille chercher une aide extérieure. Elle tire même une leçon d’un des passages qu’elle a pourtant trouvé ennuyeux, c’est-à-dire qu’un changement d’environnement peut être bénéfique dans un processus de réflexion. Aussi, l’importance que revêt le fait d’écouter les idées des autres, d’impliquer l’équipe, de communiquer avec tout le monde dans l’équipe pour que chacun connaisse l’objectif de l’entreprise, leur rôle… dans l’atteinte du but final.

Elle reste un peu ambivalente au sujet du but de faire de l’argent, mais elle est consciente que c’est nécessaire dans la réalisation de la vision de l’entreprise.

Frédéric Moreau, l’observateur  aime la formule roman mais a quelques réserves

L’écoute des panélistes a généré quelques questions de la part de Frédéric. Les voici, suivies des réponses des participants…

Quels sont les principes issus de ce livre que Gaétan Migneault et Julie Bergevin appliquent à leur entreprise?

Pour Gaétan Migneault, il est important de faire la distinction entre ce qui est important et ce qui est urgent. « Chaque semaine, nous vérifions notre situation en fonction des objectifs à accomplir dans le mois, nous faisons la mise au point et communiquons l’information aux autres. »

Lorsqu’il est mention de « goulot », est-ce en terme de processus ou en terme humain?

Le Groupe Adèle est une entreprise de service, de gestion des ressources humaines, et non une usine, donc l’approche est un peu différente. Pour Gaétan Migneault, « il faut distinguer 2 types de ressources : les goulots et les non-goulots. Un goulot est une ressource dont la capacité égale ou inférieure à la demande correspondante. Il faut chercher à équilibrer le flux de produits dans l’usine avec la demande du marché. » C’est donc orienté sur les processus.

Sur ce point, Christine Chartier  suggère une définition pour « goulot » au niveau de la gestion du temps, c’est-à-dire où je mets mon énergie, mon temps, mes ressources. « Le goulot, en gestion du temps, est lié là où je mets mon temps, mes énergies, à analyser où il s’étrangle… Dans une entreprise de service, c’est nous qui devenons l’unité de production. »

Quelles sont les limites du modèle, dans un environnement qui change rapidement. En quoi ce livre est-il en phase avec l’évolution de la société aujourd’hui ?

Pour Julie Bergevin, le livre sera toujours d’actualité car ce sont des principes de base. « Si on n’a pas de but ou qu’on ne le connait pas, on ne sait pas où on s’en va non plus. Plus le rythme de vie, d’affaires, est rapide plus on doit se concentrer sur le pourquoi on fait les choses, qu’est ce qu’on priorise en fonction du but. »

Pour Mathieu Laferrière, le livre va durer. « Le problème, c’est que les entreprises sont rarement conscientes des impacts des changements sur leur but. Et les clients, les employés, les processus et le goulot peuvent aussi changer. Au final, faire de l’argent n’est pas le but véritable. C’est la notion de changement rattachée à cela. Quand les changements surviennent, il faut revoir le modèle, il faut questionner. »

Pour Gaétan Migneault , l’argent ne peut être l’unique but. Le livre illustre une entreprise qui perd de l’argent et pourquoi elle en perd. Elle en perd parce que la majorité des gens de l’entreprise ne sont pas conscients du but, alors ils risquent tous de perdre leurs emplois. En avant-plan, si tout le monde perd de vue l’essence qu’une entreprise doit être profitable pour être viable, si on ne le partage pas, si on ne le communique pas, alors elle n’avancera pas, elle reculera. »

Qui devrait lire ce livre?

Finalement, Frédéric Moreau, notre observateur, évalue son intérêt pour ce livre à 7/10 car il ne voit pas bien l’utilité du livre, mais ce qui l’intrique le plus, c’est la forme. Il trouve intéressant d’avoir poussé l’exercice en en faisant un roman. Il est d’accord sur le fait qu’il est toujours bon de se rappeler les principes de base de temps en temps.

Pour Cindy Rivard, ceux qui ont le goût d’aller plus loin y trouveront leur compte car le livre nous donne l’opportunité de se questionner autrement.

Mathieu Laferrière recommande à toute personne qui veut améliorer son efficacité parce qu’elle ressent des contraintes, temps – argent – retard. Ce livre peut être le déclic qui permettra de voir la situation autrement.

Pour Mme Bergevin, ce livre garde toute sa pertinence peu importe le stade de développement de la vie d’un entrepreneur. On peut même le relire à plusieurs reprises afin de retrouver un certain focus sur les affaires.

Christine Chartier recommande ce livre à tous ceux qui ont un plan de redressement à faire, afin de comprendre qu’il y a des choses à analyser, à connaitre, afin de prioriser les changements à faire. Il ne faut pas juste prendre le plan de redressement de manière comptable, mais prendre le système dans son ensemble, aller au-delà des chiffres et regarder comment fonctionne le système et qu’est ce qui arrivera si on coupe.

Conclusion

Dans l’ensemble, “Le But” demeure un livre pertinent, avec quelques éléments de contenus qui pourraient être renouvelés, mais dont les leçons d’affaires sont bonnes.

 

 

 

 

Au-delà du contenant, un contenu 5 étoiles pour “The EMyth Revisited”, de Michael E. Gerber

The EMyth Revisited écrit il y a déjà plusieurs années par Michael E. Gerber s’est mérité une note de 5 sur 5 et semble être un « must », selon nos panélistes, pour toute personne désireuse de se lancer en affaires, autant que pour les entrepreneurs établis, conscients de l’importance de se réinventer sur une base continue.

Pour vous permettre d’en apprendre davantage sur ce livre, voici quelques extraits des argumentaires des participants, ainsi que l’hyperlien qui vous permettra d’écouter en entier cette visioconférence…

Lien à la Page Événement où vous pouvez laisser vos commentaires: https://plus.google.com/events/c18h5nn72n2tvr0bb1q7mfvpdfo

Jean-Pierre Dubé, Président, JPD Conseils, présentateur du livre du mois

Jean-Pierre l’a découvert il y a plusieurs années, et  il y a vu une application directe pour ses clients. Le livre parle des petites entreprises, mais son contenu s’applique aussi bien à la moyenne et grande entreprise. L’auteur parle des entreprises qui ne sont pas toujours fondées par des entrepreneurs, mais par des techniciens qui ont travaillé dans un domaine d’activités. C’est l’exemple de la bonne dame (la technicienne) qui décide de créer une entreprise pour vendre ses bonnes tartes. Alors il démontre que le fait d’être un très bon technicien ne fait pas automatiquement un très bon entrepreneur.

Jean-Pierre souligne un premier point : les entrepreneurs sont concentrés à travailler dans leur entreprise au lieu de travailler sur l’entreprise. Donc, travailler sur son entreprise, c’est la cartographier, documenter notre système, que le livre appelle la franchise ou, en management, le système opérationnel. Pour l’entrepreneur, son produit n’est pas le service ou le produit manufacturé, son produit c’est son entreprise qu’il bâtit, et comment bâtir l’entreprise, c’est de la documenter pour prendre forme dans un système opérationnel, afin que l’entreprise devienne « system dependant » et non « people dependant ».

Truc simple et génial que l’on découvre dans ce livre, c’est que même si on part en affaires en solo, il est important d’établir un organigramme, en définissant les rôles et responsabilités. Jean-Pierre confirme que c’est effectivement la première chose qu’il demande, avec les états financiers, lorsqu’il démarre un contrat avec un nouveau client, c’est donc encore d’actualité! Jean-Pierre a appliqué ces concepts à sa propre entreprise, ce qui lui a permis de tripler sa productivité. Tout est documenté, en suivant le modèle à la lettre. Cela lui a pris 4 années, mais c’est efficace, cela vaut l’investissement de temps.

Il conseille ce livre car il ne parle pas seulement de structures, mais de systèmes opérationnels, de l’importance de documenter l’ensemble des façons de faire, et ainsi permettre à l’entreprise de fonctionner sans nous. Le livre va bien au-delà de structurer l’entreprise, c’est de rendre l’entreprise autonome.

Philippe Jacques, Président de Solo Communication, panéliste

C’est un livre que j’ai découvert il y a quelques années et que j’aurais voulu tomber dessus rapidement en début de carrière parce que cartographier ses pratiques, c’est s’éviter énormément de problèmes, c’est améliorer son fonctionnement et, à la fin, être plus rentable. Auparavant quand quelqu’un partait, la nouvelle personne arrivait et on se demandait pourquoi une personne d’expérience avait ce genre de problème. Si chaque type d’opérations avait été bien cartographié, cela aurait évité ces problèmes transactionnels.

Philippe a souvent vu des entreprises présentes depuis plusieurs générations qui avaient été plus chanceuses que performantes, beaucoup de leurs opérations semblaient de la pure improvisation. Il donne régulièrement des livres à ses clients. Celui-ci permet de bien planifier l’exécution, ainsi que d’autres qui répondent à d’autres problématiques.

Philippe Jacques recommande sérieusement ce livre car il a vu beaucoup d’entreprises apprendre quelque chose grâce à ce livre, parce qu’il y a toujours une façon de s’améliorer.

Schéhérazade Assefsaf, Présidente TacticB Consulting, panéliste

Schéhérazade a bien aimé le livre. Pour avoir travaillé beaucoup d’années dans le monde académique je reconnais là une vulgarisation de beaucoup de meilleures pratiques consolidées assez portables dans le temps. J’ai des points relativement à l’évolution du temps entre le moment où il a été réédité et aujourd’hui, donc les 20 ans où d’autres domaines connexes se sont développés, qui pourraient peut- être valoir une réédition encore au niveau de l’incorporation de ce qui a été découvert sur la psychologie de l’entrepreneur. Cependant, elle n’est pas tout à fait d’accord sur le coté technique de l’entrepreneur. Cela peut être possible, mais aujourd’hui en psychologie de l’entrepreneur, on parle davantage des idéateurs qui sont identifiés que de purs techniciens en termes de pourcentage.

Ce livre est excessivement utile pour le manque de structures dans toutes les petites et moyennes entreprises, fait qui est reconnu par la science du monde de la gestion. Selon elle, ce livre pourrait être un outil exceptionnel en autant qu’il soit accepté par le principal intéressé.

Schéhérazade ajoute : je reviens sur l’idée au niveau de la franchise, c’est de toute beauté parce qu’effectivement ça permet à l’entrepreneur de sortir de son ego et de « focuser » sur des processus parce que souvent l’ego de l’entrepreneur est très grand, ce qui empêche d’avoir un manager ou d’être lui-même un manager – ce qui n’est pas toujours une bonne idée – donc le fait de rendre son entreprise  portable de part les processus, sort son ego de l’équation et permet à l’entreprise d’être le produit, comme  disait Jean-Pierre, et j’ai trouvé ça très intéressant. Ce que j’ai trouvé aussi très intéressant c’est qu’il met en perspective cette dimension là, à différents stades de maturité de l’entreprise quand il parle des 3 stades d’entreprise, pour que le lecteur se reconnaisse. Donc l’auteur interpelle plusieurs types d’audience, pas seulement un idéateur, un gestionnaire…

Selon elle, il y a aussi un facteur générationnel qui entre en jeu, car la génération Y vient changer cette donne là. Les baby-boomers et la génération X sont très différents, parce que les Y sont excessivement égocentriques. On parle de la génération de l’enfant roi, très différente des autres générations.

Schéhérazade trouve ce livre très accessible, très bien vulgarisé, très portable dans le temps, car il aborde des sujets comme l’innovation, l’intelligence d’affaires à implanter, l’optimisation continue… Selon le problème abordé avec un client, elle donne des livres, mais surtout en version numérique car les entrepreneurs aiment bien les podcasts qu’ils écoutent à différents moments, par exemple lors de déplacements, car ils n’ont pas toujours le temps de lire.

Schéhérazade Assefsaf le recommande également et le qualifie de très bon livre. Il ne traite pas seulement de la structure organisationnelle, mais parle beaucoup d’optimisation, pour un « ongoing work » puisqu’il est toujours utile de s’optimiser.

Sophie Schwartz, Entrepreneur, fondatrice de Hugamy, panéliste

Sophie n’aurait jamais lu ce livre en le regardant et en lisant sa couverture! Je trouve ce livre éclairant vis-à-vis de ce que j’ai fait en entreprise. Je trouve qu’il est parfaitement adapté au monde de la « start-up ». Sa vraie force c’est qu’il te capte sur les points clés qui te permettent de passer d’un rôle d’entrepreneur à une entreprise. Je trouve que l’analogie qui est faite avec le système de franchise, est extrêmement puissante.

Sophie constate que l’on crée souvent quelque chose sur la base d’une idée, mais la difficulté c’est la façon de faire. Le livre donne l’outil pour trouver la bonne façon de faire : reproductible, efficace, transmissible… qui vous permet de passer d’entrepreneur ou d’idéateur, à entreprise qui fonctionne.

Elle ajoute : cela semble très conceptuel, mais la force de ce bouquin, c’est que comme il parle d’une dame qui fait des tartes, et on a tous manger une tarte, on comprend de quoi il parle rapidement et ce n’est pas au-delà de la force de méthodologie, il est très facile de se l’approprier parce qu’il est agréable à lire, ce qui n’est quand même pas si souvent le cas dans les livres d’affaires qu’on garderait comme un manuel. Parce que moi, je l’avais pris à la bibliothèque, maintenant je l’ai acheté, je l’ai conseillé à, je ne sais combien de personnes, et maintenant j’en parle à tout le monde !…  Il a cette force, c’est-à-dire qu’il n’est pas rébarbatif, on se l’approprie forcément car on a tous mangé des tartes! Et franchement, c’est une vraie leçon. En plus de sa méthode, il nous amène à réfléchir comment s’approprier les choses parce qu’un entrepreneur apprend tout le temps.

Sophie trouve que EMyth Revisited est parfaitement complémentaire aux programmes sur les « start-up » et les nouvelles technos. Car elle a commencé sa carrière chez Michelin, milieu de l’automobile où l’on retrouve maints processus, compte tenu de la complexité incroyable et des investissements énormes. Mais avant de lire ce livre, dit-elle, je n’aurais jamais compris comment j’aurais pu dupliquer ce que j’ai appris dans cette grosse entreprise à une « start-up »!

Elle recommande chaudement ce livre, en prévenant de prendre un peu de distance sur certains sujets, mais le plus important c’est la capacité de se réinventer, à voir différemment, et surtout à être l’acteur de sa croissance et de sa création de valeur.

Mathieu Bélanger, Président Parkour3, observateur.

Au premier tour de table des panélistes, Mathieu constate que ce livre semble s’adresser un peu à tout le monde. Il pense qu’il a été écrit pour des entreprises qui n’ont pas encore de structures établies. Il n’est pas convaincu que ce livre s’adresse à lui, car il a déjà mis en place les structures nécessaires à son entreprise. Cependant, il le conseillerait surement à ceux qui doivent faire cet exercice.

Après les questions des participants, les derniers échanges des panélistes et leurs conclusions, Mathieu se dit convaincu de mettre ce livre dans sa liste de lecture à faire!...

Conclusion

Si vous avez apprécié ce 45 minutes d’échanges et de découvertes, prenez note que la prochaine rencontre du Club de lecture Affaires aura lieu le 20 novembre prochain, toujours de 12h15 à 13h, et le livre présenté sera Le but – l’excellence en production, de Eliyahu M. Goldratt et Jeff Cox.

Merci à tous et bonne lecture !

Plusieurs bonnes questions posées par le public lors de l’événement

Camille Price Piché, consultante en communications et animatrice de la page événement

Durant cet événement, beaucoup de questions, fort intéressantes, ont été soulevées. Camille les a transmises aux panélistes et les voici, suivies des réponses obtenues.

Êtes-vous en accord avec l’auteur lorsqu’il dit: “le cerveau des entrepreneurs se diviserait ainsi: 10 % d’esprit créatif, 20% de capacité en gestion et 70% de technique.” Donc, “les entrepreneurs seraient de bons techniciens?”

  • Mathieu Laferrière: Je ne crois pas que l’on puisse calculer des moyennes pour le cerveau des entrepreneurs.  Mais ils doivent développer de nouvelles habiletés et compétences au fur et à mesure que l’entreprise évolue dans un contexte en changement.
  • Philippe Jacques: Oui maintenant, mais il y a 20 ans, non. Nous n’avons pas le même genre d’entrepreneurs, selon le type d’entreprise.
  • Jean-Pierre Dubé: Lorsque l’on parle de créatif, il y a 2 niveaux : esprit d’entrepreneur vs créatif dans son travail

Je me demande quelle est la meilleure façon pour systématiquement documenter ses opérations quand on est seul ou en petite équipe? Comment trouver le temps? Avez-vous des trucs? (Antoine Bonicalzi)

  • Jean-Pierre Dubé: Dans mon cas, je servais mes clients, et ensuite je m’occupais de cette tâche. Ça m’a pris 4 ans, mais aujourd’hui le même travail peut être fait exactement de la même manière par d’autres. Ça représente un défi, un extra de travail, mais c’est LA façon de faire.

C’est quoi l’autre livre que recommandent Jean-Pierre? (André Lavigne)

Certains veulent se créer une job.  D’autres, une entreprise.  Quelle est la question pour départager selon vous ?  Elle pourrait être posée à l’émission Dans l’oeil du Dragon. (Mathieu Laferrière)

  • Jean-Pierre Dubé: Comme le dit l’auteur, si vous voulez vous créer une job, trouvez-vous une job! C’est plus simple. L’erreur que font les travailleurs autonomes, qui disent ne plus vouloir de patron, mais ils ne réalisent pas que chaque client sera un patron…!

Quand faut-il réviser ses procédures?  Est-ce « ongoing », ou à chaque 2 ans par exemple? (Geneviève Poliquin)

  • Jean-Pierre Dubé: Cela doit se faire sur une base continue. Il ne faut pas voir ça comme un projet, il faut voir ça comme une culture d’entreprise.

Au regard du livre, doit-on viser la croissance absolument ? Parce qu’on lit de plus en plus des entrepreneurs qui visent la non-croissance, particulièrement au Québec. Manque de vision ? (Mathieu Laferrière)

  • Jean-Pierre Dubé: La croissance doit être naturelle, on ne doit pas freiner la croissance. Il semble que ce ne soit pas propre au Québec, mais plutôt d’un symptôme générationnel. Les baby-boomers ont commencé à mettre le frein sur la croissance, mais le livre recommande de respecter la croissance naturelle.

 

En revue: GPS Leadership ou quand le leader a le goût d’aller plus loin.

Anne Geneviève GirardLe monde ne pourrait plus se passer du Global Positioning System (GPS), en français “système de positionnement mondial”… Le titre du livre signé par la coach d’affaires Anne Geneviève Girard, “GPS Leadership” reprend cette idée du “positionnement” dans l’action, du “savoir où se situer et où se rendre”, mais appliquée à la vie du dirigeant. Une vie professionnelle exigeante où les repères sont essentiels pour bien s’accomplir.

Un mot sur le livre “GPS Leadership”

Son livre “GPS Leadership”, s’appuie sur ses années de recherches appliquées, de mises en application des découvertes dans ce domaine et de son expertise sur le terrain. C’est en quelque sorte un condensé de son travail qu’elle met au service des professionnels et des gestionnaires qui ont sans cesse à se dépasser. Et qui ont peu de temps pour le faire, pourrait-on ajouter, d’où son modèle de développement accéléré du leadership.

Pour visionner le panel en action

Alexandre Jonnaert, une panéliste en supplémentaire

https://www.youtube.com/watch?v=V96Kb63MTFs

Un mot sur l’auteure Anne Geneviève Girard

Anne Geneviève Girard, psychologue de formation et consultante en gestion, s’est lancée en affaires en 1993. Elle préside le Groupe conseil en psychologie industrielle, coaching et développement organisationnel. La mission du Groupe est d’aider les professionnels, les gestionnaires et les chefs d’entreprises à développer leur leadership soit, leur plein potentiel et à optimiser leur performance dans un modèle intégré. L’entreprise offre donc de la formation individuelle, des formations publiques, des conférences et du coaching.

Ce livre permet d’introduire ce qui, par la suite, sera approfondi par celui ou celle qui souhaite se développer et  bien s’orienter pour devenir le leader qu’il ou elle souhaite être. L’idée vous intéresse?

Découvrez Anne Geneviève Girard

Le panel  pour l’événement est ci-dessous. N’oubliez pas, l’auteur Anne Geneviève Girard sera présente!

Mathieu Laferrière, Consultant et spécialiste LinkedIn

Suzanne Leclair, Avocate Branchée chez Mes Affaires.ca

Alexandra Jonnaert, Directrice des communications, Institut Armand Frappier – elle n’a pu se brancher, mais regarder la vidéo qu’on a fait ensemble pour obtenir son point de vue. Elle a soulevé des points très nouveaux et intéressants.

Dans le rôle de l’observateur:

Florian Pradon. conseiller en acquisition de talents chez Nurun

Pour en savoir davantage sur “GPS Leadership : Un outil pour développer votre leadership en accéléré”

Bibliographie

GIRARD, Anne Geneviève. GPS leadership. Un outil pour développer votre leadership en accéléré. 188 pages. Montréal. http://www.aggirard.com/gps-leadership/