Au-delà du contenant, un contenu 5 étoiles pour “The EMyth Revisited”, de Michael E. Gerber

The EMyth Revisited écrit il y a déjà plusieurs années par Michael E. Gerber s’est mérité une note de 5 sur 5 et semble être un « must », selon nos panélistes, pour toute personne désireuse de se lancer en affaires, autant que pour les entrepreneurs établis, conscients de l’importance de se réinventer sur une base continue.

Pour vous permettre d’en apprendre davantage sur ce livre, voici quelques extraits des argumentaires des participants, ainsi que l’hyperlien qui vous permettra d’écouter en entier cette visioconférence…

Lien à la Page Événement où vous pouvez laisser vos commentaires: https://plus.google.com/events/c18h5nn72n2tvr0bb1q7mfvpdfo

Jean-Pierre Dubé, Président, JPD Conseils, présentateur du livre du mois

Jean-Pierre l’a découvert il y a plusieurs années, et  il y a vu une application directe pour ses clients. Le livre parle des petites entreprises, mais son contenu s’applique aussi bien à la moyenne et grande entreprise. L’auteur parle des entreprises qui ne sont pas toujours fondées par des entrepreneurs, mais par des techniciens qui ont travaillé dans un domaine d’activités. C’est l’exemple de la bonne dame (la technicienne) qui décide de créer une entreprise pour vendre ses bonnes tartes. Alors il démontre que le fait d’être un très bon technicien ne fait pas automatiquement un très bon entrepreneur.

Jean-Pierre souligne un premier point : les entrepreneurs sont concentrés à travailler dans leur entreprise au lieu de travailler sur l’entreprise. Donc, travailler sur son entreprise, c’est la cartographier, documenter notre système, que le livre appelle la franchise ou, en management, le système opérationnel. Pour l’entrepreneur, son produit n’est pas le service ou le produit manufacturé, son produit c’est son entreprise qu’il bâtit, et comment bâtir l’entreprise, c’est de la documenter pour prendre forme dans un système opérationnel, afin que l’entreprise devienne « system dependant » et non « people dependant ».

Truc simple et génial que l’on découvre dans ce livre, c’est que même si on part en affaires en solo, il est important d’établir un organigramme, en définissant les rôles et responsabilités. Jean-Pierre confirme que c’est effectivement la première chose qu’il demande, avec les états financiers, lorsqu’il démarre un contrat avec un nouveau client, c’est donc encore d’actualité! Jean-Pierre a appliqué ces concepts à sa propre entreprise, ce qui lui a permis de tripler sa productivité. Tout est documenté, en suivant le modèle à la lettre. Cela lui a pris 4 années, mais c’est efficace, cela vaut l’investissement de temps.

Il conseille ce livre car il ne parle pas seulement de structures, mais de systèmes opérationnels, de l’importance de documenter l’ensemble des façons de faire, et ainsi permettre à l’entreprise de fonctionner sans nous. Le livre va bien au-delà de structurer l’entreprise, c’est de rendre l’entreprise autonome.

Philippe Jacques, Président de Solo Communication, panéliste

C’est un livre que j’ai découvert il y a quelques années et que j’aurais voulu tomber dessus rapidement en début de carrière parce que cartographier ses pratiques, c’est s’éviter énormément de problèmes, c’est améliorer son fonctionnement et, à la fin, être plus rentable. Auparavant quand quelqu’un partait, la nouvelle personne arrivait et on se demandait pourquoi une personne d’expérience avait ce genre de problème. Si chaque type d’opérations avait été bien cartographié, cela aurait évité ces problèmes transactionnels.

Philippe a souvent vu des entreprises présentes depuis plusieurs générations qui avaient été plus chanceuses que performantes, beaucoup de leurs opérations semblaient de la pure improvisation. Il donne régulièrement des livres à ses clients. Celui-ci permet de bien planifier l’exécution, ainsi que d’autres qui répondent à d’autres problématiques.

Philippe Jacques recommande sérieusement ce livre car il a vu beaucoup d’entreprises apprendre quelque chose grâce à ce livre, parce qu’il y a toujours une façon de s’améliorer.

Schéhérazade Assefsaf, Présidente TacticB Consulting, panéliste

Schéhérazade a bien aimé le livre. Pour avoir travaillé beaucoup d’années dans le monde académique je reconnais là une vulgarisation de beaucoup de meilleures pratiques consolidées assez portables dans le temps. J’ai des points relativement à l’évolution du temps entre le moment où il a été réédité et aujourd’hui, donc les 20 ans où d’autres domaines connexes se sont développés, qui pourraient peut- être valoir une réédition encore au niveau de l’incorporation de ce qui a été découvert sur la psychologie de l’entrepreneur. Cependant, elle n’est pas tout à fait d’accord sur le coté technique de l’entrepreneur. Cela peut être possible, mais aujourd’hui en psychologie de l’entrepreneur, on parle davantage des idéateurs qui sont identifiés que de purs techniciens en termes de pourcentage.

Ce livre est excessivement utile pour le manque de structures dans toutes les petites et moyennes entreprises, fait qui est reconnu par la science du monde de la gestion. Selon elle, ce livre pourrait être un outil exceptionnel en autant qu’il soit accepté par le principal intéressé.

Schéhérazade ajoute : je reviens sur l’idée au niveau de la franchise, c’est de toute beauté parce qu’effectivement ça permet à l’entrepreneur de sortir de son ego et de « focuser » sur des processus parce que souvent l’ego de l’entrepreneur est très grand, ce qui empêche d’avoir un manager ou d’être lui-même un manager – ce qui n’est pas toujours une bonne idée – donc le fait de rendre son entreprise  portable de part les processus, sort son ego de l’équation et permet à l’entreprise d’être le produit, comme  disait Jean-Pierre, et j’ai trouvé ça très intéressant. Ce que j’ai trouvé aussi très intéressant c’est qu’il met en perspective cette dimension là, à différents stades de maturité de l’entreprise quand il parle des 3 stades d’entreprise, pour que le lecteur se reconnaisse. Donc l’auteur interpelle plusieurs types d’audience, pas seulement un idéateur, un gestionnaire…

Selon elle, il y a aussi un facteur générationnel qui entre en jeu, car la génération Y vient changer cette donne là. Les baby-boomers et la génération X sont très différents, parce que les Y sont excessivement égocentriques. On parle de la génération de l’enfant roi, très différente des autres générations.

Schéhérazade trouve ce livre très accessible, très bien vulgarisé, très portable dans le temps, car il aborde des sujets comme l’innovation, l’intelligence d’affaires à implanter, l’optimisation continue… Selon le problème abordé avec un client, elle donne des livres, mais surtout en version numérique car les entrepreneurs aiment bien les podcasts qu’ils écoutent à différents moments, par exemple lors de déplacements, car ils n’ont pas toujours le temps de lire.

Schéhérazade Assefsaf le recommande également et le qualifie de très bon livre. Il ne traite pas seulement de la structure organisationnelle, mais parle beaucoup d’optimisation, pour un « ongoing work » puisqu’il est toujours utile de s’optimiser.

Sophie Schwartz, Entrepreneur, fondatrice de Hugamy, panéliste

Sophie n’aurait jamais lu ce livre en le regardant et en lisant sa couverture! Je trouve ce livre éclairant vis-à-vis de ce que j’ai fait en entreprise. Je trouve qu’il est parfaitement adapté au monde de la « start-up ». Sa vraie force c’est qu’il te capte sur les points clés qui te permettent de passer d’un rôle d’entrepreneur à une entreprise. Je trouve que l’analogie qui est faite avec le système de franchise, est extrêmement puissante.

Sophie constate que l’on crée souvent quelque chose sur la base d’une idée, mais la difficulté c’est la façon de faire. Le livre donne l’outil pour trouver la bonne façon de faire : reproductible, efficace, transmissible… qui vous permet de passer d’entrepreneur ou d’idéateur, à entreprise qui fonctionne.

Elle ajoute : cela semble très conceptuel, mais la force de ce bouquin, c’est que comme il parle d’une dame qui fait des tartes, et on a tous manger une tarte, on comprend de quoi il parle rapidement et ce n’est pas au-delà de la force de méthodologie, il est très facile de se l’approprier parce qu’il est agréable à lire, ce qui n’est quand même pas si souvent le cas dans les livres d’affaires qu’on garderait comme un manuel. Parce que moi, je l’avais pris à la bibliothèque, maintenant je l’ai acheté, je l’ai conseillé à, je ne sais combien de personnes, et maintenant j’en parle à tout le monde !…  Il a cette force, c’est-à-dire qu’il n’est pas rébarbatif, on se l’approprie forcément car on a tous mangé des tartes! Et franchement, c’est une vraie leçon. En plus de sa méthode, il nous amène à réfléchir comment s’approprier les choses parce qu’un entrepreneur apprend tout le temps.

Sophie trouve que EMyth Revisited est parfaitement complémentaire aux programmes sur les « start-up » et les nouvelles technos. Car elle a commencé sa carrière chez Michelin, milieu de l’automobile où l’on retrouve maints processus, compte tenu de la complexité incroyable et des investissements énormes. Mais avant de lire ce livre, dit-elle, je n’aurais jamais compris comment j’aurais pu dupliquer ce que j’ai appris dans cette grosse entreprise à une « start-up »!

Elle recommande chaudement ce livre, en prévenant de prendre un peu de distance sur certains sujets, mais le plus important c’est la capacité de se réinventer, à voir différemment, et surtout à être l’acteur de sa croissance et de sa création de valeur.

Mathieu Bélanger, Président Parkour3, observateur.

Au premier tour de table des panélistes, Mathieu constate que ce livre semble s’adresser un peu à tout le monde. Il pense qu’il a été écrit pour des entreprises qui n’ont pas encore de structures établies. Il n’est pas convaincu que ce livre s’adresse à lui, car il a déjà mis en place les structures nécessaires à son entreprise. Cependant, il le conseillerait surement à ceux qui doivent faire cet exercice.

Après les questions des participants, les derniers échanges des panélistes et leurs conclusions, Mathieu se dit convaincu de mettre ce livre dans sa liste de lecture à faire!...

Conclusion

Si vous avez apprécié ce 45 minutes d’échanges et de découvertes, prenez note que la prochaine rencontre du Club de lecture Affaires aura lieu le 20 novembre prochain, toujours de 12h15 à 13h, et le livre présenté sera Le but – l’excellence en production, de Eliyahu M. Goldratt et Jeff Cox.

Merci à tous et bonne lecture !

Plusieurs bonnes questions posées par le public lors de l’événement

Camille Price Piché, consultante en communications et animatrice de la page événement

Durant cet événement, beaucoup de questions, fort intéressantes, ont été soulevées. Camille les a transmises aux panélistes et les voici, suivies des réponses obtenues.

Êtes-vous en accord avec l’auteur lorsqu’il dit: “le cerveau des entrepreneurs se diviserait ainsi: 10 % d’esprit créatif, 20% de capacité en gestion et 70% de technique.” Donc, “les entrepreneurs seraient de bons techniciens?”

  • Mathieu Laferrière: Je ne crois pas que l’on puisse calculer des moyennes pour le cerveau des entrepreneurs.  Mais ils doivent développer de nouvelles habiletés et compétences au fur et à mesure que l’entreprise évolue dans un contexte en changement.
  • Philippe Jacques: Oui maintenant, mais il y a 20 ans, non. Nous n’avons pas le même genre d’entrepreneurs, selon le type d’entreprise.
  • Jean-Pierre Dubé: Lorsque l’on parle de créatif, il y a 2 niveaux : esprit d’entrepreneur vs créatif dans son travail

Je me demande quelle est la meilleure façon pour systématiquement documenter ses opérations quand on est seul ou en petite équipe? Comment trouver le temps? Avez-vous des trucs? (Antoine Bonicalzi)

  • Jean-Pierre Dubé: Dans mon cas, je servais mes clients, et ensuite je m’occupais de cette tâche. Ça m’a pris 4 ans, mais aujourd’hui le même travail peut être fait exactement de la même manière par d’autres. Ça représente un défi, un extra de travail, mais c’est LA façon de faire.

C’est quoi l’autre livre que recommandent Jean-Pierre? (André Lavigne)

Certains veulent se créer une job.  D’autres, une entreprise.  Quelle est la question pour départager selon vous ?  Elle pourrait être posée à l’émission Dans l’oeil du Dragon. (Mathieu Laferrière)

  • Jean-Pierre Dubé: Comme le dit l’auteur, si vous voulez vous créer une job, trouvez-vous une job! C’est plus simple. L’erreur que font les travailleurs autonomes, qui disent ne plus vouloir de patron, mais ils ne réalisent pas que chaque client sera un patron…!

Quand faut-il réviser ses procédures?  Est-ce « ongoing », ou à chaque 2 ans par exemple? (Geneviève Poliquin)

  • Jean-Pierre Dubé: Cela doit se faire sur une base continue. Il ne faut pas voir ça comme un projet, il faut voir ça comme une culture d’entreprise.

Au regard du livre, doit-on viser la croissance absolument ? Parce qu’on lit de plus en plus des entrepreneurs qui visent la non-croissance, particulièrement au Québec. Manque de vision ? (Mathieu Laferrière)

  • Jean-Pierre Dubé: La croissance doit être naturelle, on ne doit pas freiner la croissance. Il semble que ce ne soit pas propre au Québec, mais plutôt d’un symptôme générationnel. Les baby-boomers ont commencé à mettre le frein sur la croissance, mais le livre recommande de respecter la croissance naturelle.

 


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Le But de Goldratt, une histoire d’affaires qui plait!

Le But de Goldratt, une histoire d’affaires qui plait!

Le But de Eliyahu GoldrattLe Club de lecture Affaires a eu le privilège de recevoir Gaétan Migneault, président fondateur et Julie Bergevin vice-présidente du Groupe Adèle, une entreprise qui fait partie des 500 plus grandes entreprises au Québec. Ce duo de partenaires d’affaires inséparables nous a proposé la lecture du livre Le But d’Eliyahu M. Goldratt et ils l’ont défendu avec brio!

Qu’en est-il donc de ce livre « Le but, l’excellence en production ».

Il s’agit de l’histoire d’Alex, un directeur d’usine, qui apprend qu’il n’a que trois mois pour redresser l’entreprise sinon c’est la fermeture. Pris dans une situation familiale difficile, le roman relate les différentes découvertes de Alex au contact d’un physicien Jonah quand à la façon pour redresser son entreprise et sauver son mariage.

Rédigé sous forme de roman, « Le But » est un livre facile à lire. On n’y retrouve pas la lourdeur que l’on peut parfois retrouver dans des livres en gestion. Cette formule roman plaît beaucoup. Nos panélistes y trouvent une certaine légèreté qui repose l’esprit, surtout lorsqu’on lit beaucoup de livre d’affaires de nature plus théorique. À quelque part, le format fait en sorte qu’on est capable de faire des liens plus facilement, de voir si on à des choses à améliorer, bref, le roman rend les choses plus facile à comprendre.

Visionner le vidéo du panel en action

Connaître son but: Une des leçons importantes du livre selon Julie Bergevin 

Pour Mme Bergevin, ce ne sont pas tant les principes de production qu’elle retient, mais plutôt l’idée générale, la philosophie du livre. « Souvent, les gens font les choses sans se demander pourquoi elles les font. Cela peut paraître simpliste. Mais, on peut avoir de bonnes idées, et ne pas se poser pas assez la question ‘pourquoi on le fait’ ?  Ce qui m’avait beaucoup marqué dans le livre, c’est que le but premier d’une entreprise est de faire de l’argent, d’être profitable et de ne pas l’oublier! En somme, pas d’argent, il n’y aura pas d’emploi. »

« Les gens, à tous les niveaux de l’entreprise, n’ont pas toujours en tête cette notion. Cela fait en sorte que l’on peut prendre des décisions qui ne sont pas nécessairement rentables pour l’entreprise. Dans le quotidien, à titre de dirigeants, il arrive qu’on ne transmette pas toujours à toute l’équipe le but derrière ce que nous faisons. Pourtant, les employés doivent pourtant être conscients que chaque geste, chaque priorité, doit être en lien avec ce but. On ne le répètera jamais trop, mais il faut connaître le but afin de prendre de meilleures décisions. Il faut donc que les dirigeants parlent aux divers intervenants de l’entreprise afin que tous travaillent dans le même sens. Le livre nous permet de prendre conscience de l’importance du but. »

Gaétan Migneault, un livre qui porte sur la vie dans son ensemble : vie personnelle et professionnelle

Gaétan Migneault a lu ce livre, il y a quelques années, et l’a relu récemment. Il y retient la même chose : « Ce livre nous ramène à l’essentiel. Pourquoi fait-on telle ou telle chose? Ce livre présente aussi une façon intéressante la problématique de conciliation travail-famille. Ce livre parle donc autant de la vie familiale que celle de l’entreprise. Dans ce sens, le livre parle d’une vie humaine complète. Une vie où on est constamment sollicitée par toute sorte de choses. Une des leçons qu’il donne, c’est qu’il est bien important de se concentrer afin d’obtenir un équilibre, de revenir à notre but. Sinon, on ne fait rien et on n’accomplit rien.»

Selon lui, ce livre permettra une prise de conscience pour un entrepreneur. Il représente en soi un chemin pour savoir faire la bonne prise de conscience.

Christine Chartier, bonnes leçons d’affaires, mais l’histoire familiale rate son coup

Christine Chartier est plutôt mitigée vis-à-vis le livre, car si elle n’avait pas eu le mandat de le lire pour ce panel, elle se serait arrêtée après le 6e chapitre. Elle est bien d’accord que l’argent c’est important. Mais par ailleurs, l’argent n’est pas nécessairement le but ultime. « Le danger de travailler uniquement pour l’argent, c’est qu’il peut y avoir des dérives comme on a vu dans certains cas. Là où je suis d’accord, c’est qu’il faut avoir un objectif, et il est important que tout le personnel soit au courant du but de l’entreprise, pourquoi on travaille. Comme ça, tout le monde marche vers le même but ».

Au niveau du livre comme roman, elle a eu de la difficulté avec la vie familiale décrite dans le livre. « L’épouse de Alex avait vraiment le rôle ‘plate’ car la réalité est tout autre. Cette histoire de ‘couple’ ou de famille m’enlevait de l’intérêt au contenu. Ce volet m’a dérangé. La légèreté de certains aspects liés à la vie familiale en juxtaposition à la profondeur du sujet du côté entreprise, engendraient un déséquilibre au niveau du livre. »

« Cependant, au niveau de la crise et du « comment passer au travers », ces aspects étaient très intéressants. Il faut voir où sont les problèmes. Il faut avoir la connaissance de son entreprise, de son marché. La connaissance permet de prendre des actions rapidement. C’est ce que j’ai aimé avec le principe du goulet. Il faut agir là où ça bloque en premier au lieu d’avoir une stratégie globale, etc. »

Pour Christine, il est essentiel de prendre conscience que lorsque l’on a des problèmes financiers, on ne peut couper partout, n’importe comment, car il peut y avoir un impact important, et ainsi mettre l’entreprise en péril. Après analyse, il y a même certains endroits où on devra insuffler de l’argent.

Mathieu Laferrière, une leçon sur l’importance versus l’urgence

Mathieu Laferrière a aussi lu ce livre à 2 moments dans sa vie. La première fois, il occupait un poste en entreprise, et à cette étape, alors, les aspects familiaux le dérangeaient car il n’en avait pas besoin. Cependant, le genre « roman » était rafraichissant plutôt qu’un livre d’affaires traditionnel.

Plus récemment, il l’a relu et a retenu que lorsqu’on détermine son but, la notion d’importance devient claire. Au lieu d’aller dans l’urgence on va dans l’importance.

Mathieu souligne 3 aspects :

  • « Le but » se situe davantage à un niveau procédural manufacturier. Mais il n’est pas le seul livre sur la théorie des contraintes. Eliyahu M. Goldratt est aussi l’auteur du livre The Critical Chain – très connue en gestion de projets
  • « Faire de l’argent » par opposition à perdre de l’argent. Comprendre ce concept permet de faire grandir l’entreprise et est bénéfique autant pour les employés, les clients, les actionnaires…
  • « Le but » met l’accent sur les résultats globaux. On voit beaucoup de gens en entreprises qui sont débordés, surchargés, soulignant les coupures… mais en bout de compte, qu’est-ce que ça apporte au résultat global ? Au processus qui englobe tout dans l’existence de l’entreprise ?

Cindy Rivard, un livre aidant au moment de créer sa propre entreprise

La première fois qu’elle l’a lu, elle débutait son entreprise avec son conjoint et ce livre lui a permis de savoir ce qui s’en venait avec leur nouvelle entreprise.

Elle a aimé la formule roman et le fait que le personnage principal – l’entrepreneur – aille chercher une aide extérieure. Elle tire même une leçon d’un des passages qu’elle a pourtant trouvé ennuyeux, c’est-à-dire qu’un changement d’environnement peut être bénéfique dans un processus de réflexion. Aussi, l’importance que revêt le fait d’écouter les idées des autres, d’impliquer l’équipe, de communiquer avec tout le monde dans l’équipe pour que chacun connaisse l’objectif de l’entreprise, leur rôle… dans l’atteinte du but final.

Elle reste un peu ambivalente au sujet du but de faire de l’argent, mais elle est consciente que c’est nécessaire dans la réalisation de la vision de l’entreprise.

Frédéric Moreau, l’observateur  aime la formule roman mais a quelques réserves

L’écoute des panélistes a généré quelques questions de la part de Frédéric. Les voici, suivies des réponses des participants…

Quels sont les principes issus de ce livre que Gaétan Migneault et Julie Bergevin appliquent à leur entreprise?

Pour Gaétan Migneault, il est important de faire la distinction entre ce qui est important et ce qui est urgent. « Chaque semaine, nous vérifions notre situation en fonction des objectifs à accomplir dans le mois, nous faisons la mise au point et communiquons l’information aux autres. »

Lorsqu’il est mention de « goulot », est-ce en terme de processus ou en terme humain?

Le Groupe Adèle est une entreprise de service, de gestion des ressources humaines, et non une usine, donc l’approche est un peu différente. Pour Gaétan Migneault, « il faut distinguer 2 types de ressources : les goulots et les non-goulots. Un goulot est une ressource dont la capacité égale ou inférieure à la demande correspondante. Il faut chercher à équilibrer le flux de produits dans l’usine avec la demande du marché. » C’est donc orienté sur les processus.

Sur ce point, Christine Chartier  suggère une définition pour « goulot » au niveau de la gestion du temps, c’est-à-dire où je mets mon énergie, mon temps, mes ressources. « Le goulot, en gestion du temps, est lié là où je mets mon temps, mes énergies, à analyser où il s’étrangle… Dans une entreprise de service, c’est nous qui devenons l’unité de production. »

Quelles sont les limites du modèle, dans un environnement qui change rapidement. En quoi ce livre est-il en phase avec l’évolution de la société aujourd’hui ?

Pour Julie Bergevin, le livre sera toujours d’actualité car ce sont des principes de base. « Si on n’a pas de but ou qu’on ne le connait pas, on ne sait pas où on s’en va non plus. Plus le rythme de vie, d’affaires, est rapide plus on doit se concentrer sur le pourquoi on fait les choses, qu’est ce qu’on priorise en fonction du but. »

Pour Mathieu Laferrière, le livre va durer. « Le problème, c’est que les entreprises sont rarement conscientes des impacts des changements sur leur but. Et les clients, les employés, les processus et le goulot peuvent aussi changer. Au final, faire de l’argent n’est pas le but véritable. C’est la notion de changement rattachée à cela. Quand les changements surviennent, il faut revoir le modèle, il faut questionner. »

Pour Gaétan Migneault , l’argent ne peut être l’unique but. Le livre illustre une entreprise qui perd de l’argent et pourquoi elle en perd. Elle en perd parce que la majorité des gens de l’entreprise ne sont pas conscients du but, alors ils risquent tous de perdre leurs emplois. En avant-plan, si tout le monde perd de vue l’essence qu’une entreprise doit être profitable pour être viable, si on ne le partage pas, si on ne le communique pas, alors elle n’avancera pas, elle reculera. »

Qui devrait lire ce livre?

Finalement, Frédéric Moreau, notre observateur, évalue son intérêt pour ce livre à 7/10 car il ne voit pas bien l’utilité du livre, mais ce qui l’intrique le plus, c’est la forme. Il trouve intéressant d’avoir poussé l’exercice en en faisant un roman. Il est d’accord sur le fait qu’il est toujours bon de se rappeler les principes de base de temps en temps.

Pour Cindy Rivard, ceux qui ont le goût d’aller plus loin y trouveront leur compte car le livre nous donne l’opportunité de se questionner autrement.

Mathieu Laferrière recommande à toute personne qui veut améliorer son efficacité parce qu’elle ressent des contraintes, temps – argent – retard. Ce livre peut être le déclic qui permettra de voir la situation autrement.

Pour Mme Bergevin, ce livre garde toute sa pertinence peu importe le stade de développement de la vie d’un entrepreneur. On peut même le relire à plusieurs reprises afin de retrouver un certain focus sur les affaires.

Christine Chartier recommande ce livre à tous ceux qui ont un plan de redressement à faire, afin de comprendre qu’il y a des choses à analyser, à connaitre, afin de prioriser les changements à faire. Il ne faut pas juste prendre le plan de redressement de manière comptable, mais prendre le système dans son ensemble, aller au-delà des chiffres et regarder comment fonctionne le système et qu’est ce qui arrivera si on coupe.

Conclusion

Dans l’ensemble, « Le But » demeure un livre pertinent, avec quelques éléments de contenus qui pourraient être renouvelés, mais dont les leçons d’affaires sont bonnes.

 

 

 

 


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Le But de Goldratt, une histoire d’affaires qui plait!

Stratégie océan bleu, un grand classique en revue par le panel!

Jean-Baptiste Audrerie

Jean-Baptiste Audrerie

Inscrivez le 14 mai 2014 à votre agenda. Le Panel du Club de lecture affaires s’attaque à un grand classique! Jean-Baptiste Audrerie sera le présentateur du livre et son défenseur!

Stratégie Océan Bleu, comment créer de nouveaux espaces stratégiques, a été publié pour la première fois en anglais en 2005 au presse du Harvard Business School, plus de 3.5 millions copies ont été vendues à ce jour. Le livre a été traduit en un nombre record de quarante-trois (43) langues. Publié en français en 2010, il deviendra rapidement un bestseller à travers cinq continents et sera récipiendaire de plus de vingt (20) prix et distinctions reconnues dans le monde des affaires et du management comme étant l’ouvrage de management le plus couronné de tout les temps. L’océan bleu, on ne parle pas ici de plan d’eau, mais plutôt de zone d’affaires et quelle est la différence avec l’océan rouge…?

Un mot sur les co-auteurs Renée Mauborgne et W. Chan Kim

Née aux États-Unis, Renée Mauborgne est membre de l’institut européen d’administration des affaires (INSEAD) où elle est professeure en stratégie. INSEAD est la deuxième plus grande école d’administration des affaires au monde. Mauborgne est également co-directrice de l’Institut stratégie océan bleu de INSEAD. Elle a publiée plusieurs articles portant sur la stratégie et la gestion des affaires. Elle a également reçue plusieurs prix et reconnaissances dans son domaine et à ce jour, elle est la femme la plus hautement placée sur la liste des Thinkers50.

Né en Corée, W. Chan Kim est co-directeur de l’Institut stratégie océan bleu de INSEAD et président du Boston Consulting Group Bruce D. Henderson of Strategy and International management à l’INSEAD en France. Il est également membre consultatif de l’Union Européenne où il sert de consultant pour plusieurs pays. Kim est aussi membre du Forum Économique Mondial. Il a publié de nombreux articles portant sur la stratégie et la gestion des affaires. En 2011 et 2013, Kim s’est classée numéro 2 dans la liste des Gourous en gestion des affaires au Monde, des Thinkers50.

Stratégie océan bleu OU comment créer de nouveaux espaces stratégiques…

La stratégie océan bleu explique comment les organismes peuvent changer leurs modèles d’affaires en allant vers de nouveaux territoires de compétitions, de nouveaux marchés.

La méthode « Stratégie Océan Bleu » est le résultat d’une étude basée sur les plus belles réussites stratégiques de ces 15 dernières années telles que Apple, Body Shop, Swatch, EBay…

L’objectif est d’apporter une réelle augmentation de valeur au client/ à l’entreprise en répondant à ses attentes essentielles afin de réduire les coûts de l’entreprise en réduisant ou en éliminant des fonctionnalités ou des services superflus.

Océans bleu vs. Océans rouge ?

La métaphore des océans rouges et océans bleus permet de décrire le marché dans sa globalité. Dans celui-ci, deux types d’activités coexistent.

Les océans rouges sont les activités existantes et représentent l’espace connu du marché. Pour une entreprise confrontée à une grande concurrence, il devient de plus en plus difficile de trouver des opportunités de croissance. L’offre se transforme et le produit devient une commodité ou s’inscrit dans des niches de marché. La compétition devient sanglante, d’où le terme d’océan rouge.

Les océans bleus, au contraire, sont constitués de toutes les activités qui n’existent pas encore. Celles-ci constituent donc un marché inconnu, non infecté par la concurrence. Dans les océans bleus, la demande est créée plutôt que conquise. Pour les entreprises, il y existe de nombreuses opportunités pour une croissance rapide et importante. La compétition n’existe pas car les règles du jeu n’existent pas et sont à être écrites. L’océan bleu est une analogie pour décrire l’immensité du potentiel non exploré.

Soyez de notre prochaine revue de livre via HOA !

Intéressé à en savoir davantage sur le livre “Stratégie Océan bleu” de W. Chan Kim et Renée Mauborgne et à connaitre ce que nos panélistes en pensent? Soyez au rendez-vous le 14 mai prochain de 12h15 à 13h via Google HOA! Le livre a été recommandé par Jean-Baptiste Audrerie qui en fera la présentation et la défense.

Venez interagir avec nous sur Google HOA et nous dire ce que vous en pensez! Cliquez ici pour vous inscrire!

Pour acheter le livre;

Renaud Bray