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Caroline Codsi, Fondatrice de Gouvernance au Féminin et Vice–présidente chez Cira Services Médicaux!

Caroline Codsi, Fondatrice de Gouvernance au Féminin et Vice–présidente chez Cira Services Médicaux!

Caroline-Codsi Gouvernance au FémininCaroline Codsi occupe le poste de Vice-présidente principale et directrice générale, Est du Canada pour Cira Services médicaux.

Dirigeante passionnée et stratégique, Caroline possède un bagage de plus de 20 ans d’expérience dans l’industrie. Elle a, entre autres, assumé des fonctions en gestion des ressources humaines, développement des affaires et marketing dans les domaines de la santé mentale en milieu de travail, de la gestion de carrière et de recrutement de cadres. À titre de membre de l’équipe de direction de Cira, elle met à profit ses solides antécédents en matière d’élaboration de stratégies, d’objectifs et de plans d’action afin de gérer les résultats de l’entreprise et de fournir une orientation aux bureaux de Cira de l’Est du Canada dont elle a la pleine responsabilité.

Avant de se joindre à Cira, Caroline a travaillé pour plusieurs firmes nationales œuvrant dans le domaine de la gestion de carrière en occupant des postes de cadre supérieur où elle avait la responsabilité de gestion des revenus, de l’encadrement d’équipes pour stimuler la croissance et augmenter la diversification de l’entreprise. Caroline possède aussi une vaste expérience en santé mentale en milieu de travail grâce à son travail dans le secteur des programmes d’aide aux employés (PAE).

Caroline croit fermement à l’importance de redonner à la communauté. Elle siège à différents conseils et comités et a fondé La Gouvernance au Féminin en 2010, un organisme à but non lucratif avec pour mission d’encourager les femmes à développer leur leadership, gérer leur carrière et siéger à des conseils d’administration.

Conférencière très en demande, Caroline a aussi reçu de nombreux prix, dont celui décerné par le Réseau des Femmes d’affaires du Québec (2010); elle s’est vue décerner le Trophée des Femmes arabes (2011), elle a été finaliste pour le Prix Germaine Gibara – Les Mercuriades (2012) et a été désignée par le Huffington Post comme l’une des 8 Femmes exceptionnelles lors de la Journée internationale de la femme (2012). Elle a aussi été honorée par Premières en Affaires comme « Incontournable » dans l’industrie des ressources humaines (2012), a été Lauréate du Top 75 des Grands Immigrants au Canada par RBC (2013) ainsi que du Top 20 des Personnalités de la Diversité de Média Mosaïque (2014). En 2015, le Comité National des Femmes des Nations Unies lui décerne un Prix pour son travail visant à l’autonomisation économique des femmes.

Pour en apprendre plus sur Caroline Codsi, prenez le temps d’écouter l’Entrevue de Caroline Codsi par Margarita Lafontaine, Éditrice de Premières en Affaires pour souligner les 5 ans de la Gouvernance au Féminin.

Au sein du Club de lecture Affaires, Madame Codsi a participé au panel Women on Board: Insider Secrets to Getting on Board and Succeeding as a Director.

En conversation avec Jean-Louis Roy, quand mutation rime avec optimisme!

Micheline Bourque offre un véritable cadeau de Noël au Club de lecture Affaires, en accueillant Jean-Louis Roy et son livre « Bienvenue dans le siècle de la diversité – La nouvelle carte culturelle du monde », un livre époustouflant qu’elle qualifie elle-même de livre porteur d’espoir car il nous amène à voir le monde dans un esprit d’ouverture et d’opportunités!

Voici donc quelques extraits des argumentaires des participants, ainsi que l’hyperlien qui vous permettra d’écouter en entier cette visioconférence…

Jean-Louis Roy

Il se définit comme quelqu’un de curieux, qui a envie de savoir et de connaître. Historien de formation, journaliste, ayant représenté le Québec à Paris, il a aussi été directeur la communauté francophone pendant 10 ans. Il se sent un éternel étudiant, optimiste.

Une première question est lancée par Paule Genest, l’animatrice de cette rencontre: pourquoi avoir choisi de rédiger ce livre sur la diversité culturelle, et à quel public cible avez-vous pensé?

Réponse de JLR :

Où que l’on soit dans le monde, on doit prendre en compte que quelque chose d’immense à traverser l’humanité depuis 20 ans, et qui a changé radicalement l’économie internationale. Tout le monde s’entend pour dire qu’il y a une nouvelle carte économique du monde. Ceux qui sont allés en Chine il y a 30 ans, voyait cette vieille civilisation comme la plus pauvre du monde, alors qu’aujourd’hui on vient de nommer la Chine première économie mondiale, quelque chose s’est passée!

On nous apprend aussi qu’ il y a 800 millions de personnes qui sont sorties de la pauvreté depuis 20 ans, donc quelque chose d’énorme s’est donc passée si tout le monde s’accorde pour dire qu’il y a une nouvelle carte culturelle qui émerge de cette nouvelle situation économique des hommes. D’autant que l’homme est dans une nouvelle configuration: humanité historique, virtuelle, numérique, presque un dédoublement de l’identité de la citoyenneté humaine. Cette question, il l’a fouillé avec des correspondants d’une vingtaine de pays. Sa préoccupation c’est que l’on parle de crise, mais ce qui se passe c’est une mutation. Le monde ne reviendra pas à ce qu’il était, comme dans le cas d’une crise, mais nous vivons une mutation et c’est tout à fait autre chose.

Donc le livre vise à comprendre, non pas la crise du monde, mais la mutation du monde, de dépasser la photographie pour aller vers la radiographie afin de voir les choses en mouvement. La difficulté c’est que c’est en constant changement, un mouvement à la fois local et à la fois global.

Faisant référence à l’acquisition de l’entreprise Cossette par des intérêts asiatiques récemment, Jean-Louis Roy avise qu’on a juste à s’habituer tranquillement. Il ajoute que dans le livre, on décline ce que signifie concrètement le basculement de la richesse de l’ouest vers l’est. Les réserves financières du monde se sont déplacées: elles sont dans les États du Golfe, en Chine, à Singapour, elles sont ailleurs, donc une capacité pour ces pays de se développer – et ils le font – de faire en sorte que cette capacité qu’avait l’occident, de produire la richesse, la croissance, elle la partage avec le reste de l’humanité. Ils ont les ressources financières, ils ont la capacité de produire la richesse, ils s’intéressent au marché mondial. Les expériences comme le Groupe Wanda, il y en a plein. Il faudra s’habituer, essayer de comprendre et d’apprécier ce qui ne nous ressemble pas et il s’agit là de la grande affaire des prochaines décennies.

Le reste du monde nous connait beaucoup mieux que nous connaissons le reste du monde. Désormais, nous avons besoin de les connaitre: leur histoire, leur culture, leur civilisation, leur capacité technologique, etc. Le Groupe Cossette est un bel exemple, car de plus en plus de nos entreprises vont appartenir à des chaines de production mondiale sous contrôle de non-occidentaux, et il faudra apprendre à travailler avec ces gens là.

Le panel passe aux questions…

Sébastien Barangé, Directeur des communications, CGI

Premièrement, Sébastien Barangé avait un intérêt naturel pour ce livre car il s’intéresse aux choses internationales, à la culture. Ce dont parle l’auteur est son univers, son quotidien.

Le deuxième point est le lien qu’on peut faire entre ces mutations, la culture et l’impact direct que cela a sur les citoyens. Ce que l’auteur décrit, c’est un monde complexe, et de plus en plus complexe, et on cherche des outils. Mais à la lecture de ce livre une inquiétude peut naitre, car certains concitoyens ont moins d’éducation – dont 1 million d’analphabètes fonctionnels au Québec – alors comment trouver les outils, comment trouver sa place, comment se positionner dans ce monde. Les points intéressants du livre sont toutes les questions qu’il fait émerger: impact direct sur les citoyens, impact de ce monde en mutation, rééquilibrage est-ouest / nord-sud, le fait qu’il n’y ait plus cette hégémonie culturelle américaine, mais de plus en plus une place, une présence prédominante de la Chine dans la diplomatie culturelle et, de ce qu’on appelle le « soft power », on se demande quelle est la place du Canada, du Québec, dans ce monde en mutation. Car le Canada est moins actif depuis quelques années sur la scène culturelle internationale, alors sommes-nous entrain de manquer le coche là-dessus?

Ce livre est dense, extrêmement documenté, un livre que l’on ne range pas dans sa bibliothèque, mais que l’on garde sous la main comme référence.

Question:

À la lecture de ce livre, quand on voit ces mutations incessantes et généralisées, on ne peut que se poser la question: Et nous dans tout ça, le Canada, le Québec? On est un pays bilingue, on est une mosaïque de cultures – l’est tourné davantage vers l’Europe, et l’ouest vers l’Asie – quelle est la place du Canada sur cette nouvelle carte culturelle mondiale?

Réponse de JLR :

On est un grand pays par sa taille, petit par sa population, comment rester un jour dans la recomposition de la carte mondiale. Comme communauté humaine, on a une grande réflexion à faire. Mardi, Jean-Louis Roy était au lancement de la nouvelle chaine généraliste AMI-télé destinée aux non-voyants ou à ceux qui ont une déficience visuelle. Elle existe à Toronto, en anglais, et maintenant en français à Montréal. Alors que pouvons-nous inventer, nous Canadiens, compte tenu de notre expérience, qui serait susceptible d’intéresser la communauté internationale? On a déjà joué un rôle de médiation, mais actuellement la position du Canada dans le monde est moindre, et il ne voit pas de propositions pour un vrai renouvellement, ajusté au monde tel qu’il est entrain de devenir. Dans les forces que le Canada peut mettre au service d’une éventuelle politique, c’est qu’on n’est menaçant pour personne, nous pouvons rassembler, comme dans le passé pour la cour pénale internationale, car on va avoir besoin de rassembler, de parler, de proposer, car dans les prochaines 3, 4, 5 décennies on verra le système international qui sera « challengé » par les nouvelles puissances.

Voici un exemple… Alors qu’il était président de Droit et Démocratie, il a eu la chance d’aller travailler avec l’école nationale du parti communiste chinois à Beijing, trois fois par année. Alors qu’ils parlaient du droit de l’homme, le grand Xi Jinping, actuellement président de la Chine, qui était alors directeur de l’école, lui a dit « vous êtes obsédés, les occidentaux, par les droits et nous, nous sommes obsédés par les responsabilités. Relisez la déclaration universelle en termes de responsabilités. Vous l’avez lu en termes de droit, mais relisez-la en termes de responsabilités. » Le soir même, il la relisait et cela a été pour lui une véritable révélation.

Il va y avoir des dialogues extraordinaires dans les prochaines décennies sur des visions du monde. Qu’a à dire le Canada par rapport à son expérience des autochtones, de la pluralité, de la dualité, de la diversité. En référence à son livre sur l’Ontario, il explique qu’alors qu’il est si difficile de vivre la diversité en Europe, les ontariens ont créé des outils intéressants et le Canada pourra bénéficier de cette expérience. Au même titre qu’Omni Television – la plus grande télé multilingue au monde – qui produit avec les indiens, les chinois, les brésiliens… on a des expériences intéressantes.

Il est vrai que la société canadienne – civile et gouvernement – a eu des passages à vide, mais comment se rassemble-t-on à nouveau, comment tirer le meilleur de nos expériences, ayant la chance d’appartenir à de grandes communautés, les autochtones, la francophonie, …, grand et un petit pays que nous sommes, à apporter une contribution qui soit significative.

Sébastien Barangé termine en remerciant l’auteur pour ce travail essentiel, cet outil qui permettra le début d’une réflexion pour changer les modes de pensée, les politiques…!

Vanessa Bavière, Chargée de projet Leadership Montréal

Vanessa Bavière trouve qu’effectivement il s’agit d’un livre de référence, que l’on peut presque lire en découpant les chapitres ou en le lisant globalement. On y puise de l’information rendant les réflexions très concrètes, très pragmatiques et il répond pleinement à ses besoins professionnels quotidiens.

Le mot « diversité » est venu la chercher car il l’interpelle et lui donne envie d’aller plus loin. Elle a lu que l’on souhaitait tendre vers ce vieil idéal d’universalité. Elle trouve cela très vrai, mais cela amène plein de questions. Elle ajoute que ce livre tout en étant une référence, lui a aussi permis de voyager dans le monde. Elle travaille sur la thématique de la diversité au quotidien, mais avec l’éclairage de l’auteur, elle a des apports qui lui viennent des 5 continents, et avec une touche extrêmement pragmatique.

Elle retient que le nouveau partage de pouvoir économique, l’ère numérique dans laquelle on se trouve aujourd’hui, nous fait tendre vers un nouveau mélange culturel venant de l’orient et plus global. L’auteur a même parlé « d’inclusion » qui, selon Vanessa, est une forme de diversité qui vise à harmoniser, à faire perdre son individualité, à gommer les différences, mais elle ne peut s’empêcher de dire qu’effectivement on peut tendre vers ce vieil idéal d’universalité. Mais plus on tend vers ce phénomène qu’on appelait « la mondialisation », plus on engendre des comportements plus individuels, des identités qui veulent se manifester plus fortement – et donc, à un niveau plus macro, des pays, des continents, ou des puissances, peuvent avoir envie de prendre le pas sur le reste.

Question:

Elle aimerait avoir son point de vue là-dessus: comment l’auteur envisage ce double mouvement dans le siècle à venir.

Réponse JLR :

Sur la diversité culturelle – la thèse centrale du livre – c’est de dire, désormais, les cultures où qu’elles soient, que les humains qui portent les cultures où qu’ils soient, on a les instruments pour faire connaitre sa création culturelle, son patrimoine culturel, son identité culturelle, ses langues. En Afrique, il y avait un grand débat sur ce qui arriverait aux langues africaines, mais il n’existe plus, parce qu’elles sont toutes sur Internet de nos jours, parce qu’elles sont toutes utilisées dans les villages, dans les villes, mais aussi par les africains qui habitent à l’extérieur de l’Afrique. Il y a maintenant une vitrine mondiale des cultures du monde. Avant, on voyait ça strictement un peu à travers l’ethnologie, dans les musées,… Maintenant, vous produisez un clip sur YouTube et, tout à coup, il y a peut-être un million de clics qui va le regarder.

L’autre question sur l’inclusion et sur l’universalité : tous semblables non, au contraire, le mystère de la diversité, on le ressent de plus en plus chez nous. Je me rappelle du temps où on ne parlait que de la religion catholique au Québec, alors que quelquefois on parlait aussi des « mitaines protestantes », mais maintenant quand on parle religions on parle d’abord de l’Islam! « Ce qui était lointain nous est proche, et ce qui était lointain pour d’autres leur devient proche ». La richesse du monde s’étend dans le monde entier. La diversité est un mystère extraordinaire et le besoin d’unité est aussi un mystère extraordinaire. Par exemple, la négociation sur l’environnement à Lima représente une avancée considérable car tous les pays ont accepté de consigner leur volonté politique.

Autre exemple, les droits de l’homme – le système onusien des droits de l’homme qui est extrêmement fragile – a eu un coup d’oxygène ces dernières années quand tous les pays du monde ont accepté de répondre à l’Examen Périodique Universel, les 192 pays y ont répondu.

Dans l’avenir, il faudra conjuguer la totalité qui implique le besoin d’unité et qui implique la reconnaissance de la diversité. Finalement, on doit croire qu’on est capable d’y arriver.

Vanessa conclut en remerciant Jean-Louis pour ce livre qu’elle offrira pour Noël à son père qui vit en Thaïlande, à son patron qui gère la diversité culturelle au sein de son équipe, et à sa partenaire d’affaires qui travaille avec des jeunes sur le leadership, et la liste pourrait être encore plus longue!

François Taschereau, ARP, Président Taschereau Relations Publiques

François Taschereau est d’accord avec Sébastien et Vanessa, à savoir que ce livre est une mine d’information extrêmement intéressante dans sa globalité et dans ses spécificités. Que ce soit dans la prise de conscience de l’importance du cinéma au Nigéria, la vitalité du marché de l’art en Asie, la montée des grandes entreprises médiatiques en Chine – comme la nouvelle de cette semaine mentionnant la vente de Cossette à des intérêts chinois – tout ce qui se passe au Moyen-Orient, les grandes infrastructures, les succursales de musée…

François a été complètement surpris de certaines des recherches sur la Turquie, sur le Mexique, des données extrêmement surprenantes et intéressantes pour nous tous. Puis il a réalisé que tout ça va de pair avec un déclin des investissements dans la culture en occident, et on voit cruellement cette situation se produire au Canada, au Québec, depuis quelques années, et on sent justement sous nos pieds ce balancier changer. Il en ressort avec une appréciation différente et il aimerait inventer un nouveau mot « occidentricité » car il s’est senti dans cette situation où le livre met en lumière ce manque de prise de conscience et cet aveuglement de l’occident quant au basculement en cours de la richesse et de toute l’évolution de la démographie sur la planète.

Il a aussi apprécié quelques phrases mémorables et poétiques : « des milliards de petites surfaces lumineuses qui sont devenus des écrans, des supports qui, comme un 3e œil sont rivés désormais à nos corps et nos esprits. » De bien beaux élans littéraires dans ce livre et il a beaucoup aimé l’optimisme qui se dégage de l’ouvrage et la preuve faite que ce phénomène est inéluctable, que la nouvelle carte culturelle du monde est entrain de se constituer. Thèse solide et démonstration convaincante. Et le fait même de cette rencontre sur Google Hangout est une belle illustration des idées et tendances illustrées dans le livre!

Question:

Dans votre conclusion, vous dites que « le danger le plus redoutable est que le nouveau monde se fasse sans l’occident parce qu’il a une conception faussée de son poids réel dans les affaires du monde et qu’il reste assuré de sa supériorité éthique par rapport au système de valeurs prévalant ailleurs dans le monde », alors quand j’ai lu cette phrase, j’ai pensé que l’occident peut se voir en 2 blocs: les États-Unis, et les autres! Et, est-ce que le pays qui court le plus grand danger, ne serait pas les États-Unis, à cause de sa vision unilatérale du monde et une certaine certitude idéologique de supériorité qui ne s’essouffle pas ? Quel est votre appréciation du rôle des États-Unis dans ce 21e siècle et de la diversité culturelle? S’ouvriront-ils à cette diversité, s’ouvriront-ils vers le monde?

Réponse de JLR:

Jean-Louis Roy est très marqué par les 20 années vécues en Europe, et les 10 ans où il a dirigé une organisation internationale qui travaillait en Asie, dans les Caraïbes, en Afrique, avec des membres européens, occidentaux, incluant le Québec et le Canada. Pendant 25 générations, les européens ont pensé le monde en termes de leur supériorité par rapport à tous les autres. Ça ne s’efface pas aisément. Cette façon d’exister pour les européens n’a pas d’équivalent en Amérique du nord. La domination américaine est de courte durée – apparue après la 2e guerre mondiale, elle s’estompe tranquillement – elle demeure une grande puissance, mais elle l’est de moins en moins. C’est tout l’occident qui a un problème à s’intéresser au reste du monde; à comprendre le reste du monde; à se questionner sur les visions qu’ont les asiatiques, les autochtones, les latino-américains, les africains, dans ces vieilles civilisations de l’Afrique; qu’elle est la part de ces bagages créés dans les millénaires; qu’elle est la part qui est précieuse pour la totalité de l’humanité.

Ce n’est pas vrai que dans tout ce qui doit être universel découle uniquement de la civilisation occidentale. Il faudra bien apprendre ce que la Chine, ce que les civilisations ont aussi à mettre dans ce panier commun des valeurs qu’on doit partager, des ressources qu’on doit mettre en commun, des préoccupations environnementales par exemple, qu’on doit partager sinon le monde ne tiendra pas, la sécurité du monde, la durabilité du monde, ne tiendra pas.

Aux États-Unis, la façon dont on traite les étrangers, dans le débat public occidental sur les immigrants notamment – c’est sur que l’Amérique accueille plus d’immigrants que toute l’Europe ensemble – l’Amérique a une longue pratique de la diversité et on s’en va vers des États-Unis qui seront bilingues: espagnol et anglais. Les États-Unis a de la difficulté à traiter ses immigrants illégaux, mais l’Europe s’englue dans un débat épouvantable, où l’on cherche un coupable, et le coupable c’est l’étranger. L’extrême droite en Europe gagne partout, au point où on dit qu’on devrait défaire Shanghai, qu’il faut retourner aux frontières d’avant… alors que l’attitude des américains face à la diversité est plus grande, plus ouverte que l’Europe. Ce qui les aide aussi ce sont les diasporas puissantes installées aux États-Unis. Il y a un million cent mille étudiants étrangers dans les universités américaines. Donc, la capacité de pression est importante. L’Amérique a quand même une familiarité et une obligation de tenir compte de la diversité qui est plus grande que les européens, qui finalement accueille assez peu d’immigrants.

François Taschereau témoigne que ce livre va bien au-delà de la diversité culturelle car son auteur dresse un portrait économique, de tendance politique et sociale également, donc de ce qui se passe dans le monde, donc d’intérêt général! Il ne peut que souhaiter qu’il soit traduit dans de nombreuses langues!

Paule Genest, ARP, Présidente, PGPR Relations Publiques – anime la discussion d’aujourd’hui

Paule Genest a approché ce livre avec beaucoup de curiosité et, pour sa part, se sentait intimidé car, œuvrant dans l’univers de la diversité et de la culture, elle se sentait bien petite devant tant d’information et une telle richesse de la recherche. À propos de l’optimisme dont on a fait mention, elle se demande quelle est la place du simple citoyen qui n’a peut-être pas la chance de créer cette culture, mais qui en fait parti.

Une question demeure après cette lecture car on parle de globalisation, alors qu’on nous demande, dans certains secteurs, d’agir plus localement… C’est donc notre responsabilité à chacun de s’investir de notre culture car la culture est faite de chacun de nous.

Ce livre en est un de référence que l’on a plaisir de consulter, et que l’on doit consulter.

Question:

À qui appartiendra cette nouvelle carte culturelle du monde?

Réponse JLR:

Je crois que les outils et les capacités étant partagés d’une façon qu’on n’a jamais connue – effet de l’ère numérique – puisque qui que vous soyez dans le monde, vous pouvez communiquer. Aujourd’hui il y a 3 milliards d’internautes, il y en aura 5 milliards dans 15 ans, qui ont fait le geste de s’inscrire dans cette nouvelle communauté, cette technologie universelle. On peut imaginer que beaucoup bénéficieront de cette nouvelle situation, alors qu’elle était utopique il y a à peine 25 ans!

L’observatrice: Isabelle Limoges, DG du SODIL

Question:

Au Canada, comment vivons-nous la diversité et quel moyen devons-nous mettre de l’avant pour mieux la vivre?

Réponse de JLR:

On dirait qu’on est un grand corps dont certains des fragments sont malades. La relation avec ce fragment de la diversité que représentent les autochtones est une tragédie et on ne voit pas de grands changements à venir.

Que veulent les gens dans le monde? Ils veulent un niveau de vie convenable, un régime de droits et libertés qui soit réel, ils veulent de la compassion, que leur identité culturelle et linguistique soit respectée, un dossier qui s’étend partout. Je reviens de Dakar, du sommet francophone, et la place centrale des langues africaines reprend, au prix d’un délaissement des langues occidentales, y compris de la langue française, est considérable. Au Canada, notre expérience par rapport aux grands rêves des êtres humains dans le monde: niveau de vie, liberté, préoccupations sociales, soutien en cas de besoins et identité, notre expérience d’ensemble est assez remarquable en peu de temps, c’est-à-dire en 8, 9 générations. Par rapport à ces critères, on a créé un pays qui tient son rang. Comment maintenir cela, c’est une autre affaire.

Par exemple, en Ontario, chaque communauté existe: centres culturels, écoles, journaux, radios, tout le monde vit à peu près dans une harmonie assez singulière. Est-ce que la façon dont on a pensé le multiculturalisme et qu’on l’a mis en œuvre, avec des ajustements, et de dire qu’il y a une citoyenneté commune, mais que les particularités nous importe aussi, n’est-ce pas une gestion assez convenable ? Au Québec, on appelle cela l’interculturalité de penser la diversité. J’ai tendance à dire oui!

En conclusion, Isabelle Limoges cite une expression connue du film américain Jerry Maguire : « You had me at Hello” qu’elle a adapté à ce contexte par : « You had me at cinéma au Nigéria à midi 18 ». Elle cherchait non pas des propos universitaires, mais des outils théoriques, des références universitaires, mais aussi des informations pratiques. Elle en fera part à une PME de la région de Lanaudière qui lui a demandé une consultation sur comment voir le futur, et voit dans ce livre un outil concret pour les penseurs, les chercheurs, les diplomates, mais aussi pour les gens d’affaires qui veulent savoir de quoi sera constitué l’univers de demain.

Nous remercions l’auteur pour sa présence et la générosité de ses propos, ainsi que les panélistes, notre observateur et tous les participants. Sans oublier Camille Price Piché, consultante en communications, pour sa précieuse collaboration à l’animation Web de cet événement.

 Nos prochains rendez-vous à mettre à votre agenda 2015:

  • Le mercredi 21 janvier 2015, alors que Notre cerveau au bureau – Le mode d’emploi efficace, de David Rock, nous sera présenté par Roxane Vézina, coach exécutive. 

Micheline Bourque offre un véritable cadeau de Noël au Club de lecture Affaires, en accueillant Jean-Louis Roy et son livre « Bienvenue dans le siècle de la diversité – La nouvelle carte culturelle du monde », un livre époustouflant qu’elle qualifie elle-même de livre porteur d’espoir car il nous amène à voir le monde dans un esprit d’ouverture et d’opportunités!

Voici donc quelques extraits des argumentaires des participants, ainsi que l’hyperlien qui vous permettra d’écouter en entier cette visioconférence…

Jean-Louis Roy

Il se définit comme quelqu’un de curieux, qui a envie de savoir et de connaître. Historien de formation, journaliste, ayant représenté le Québec à Paris, il a aussi été directeur la communauté francophone pendant 10 ans. Il se sent un éternel étudiant, optimiste.

Une première question est lancée par Paule Genest, l’animatrice de cette rencontre: pourquoi avoir choisi de rédiger ce livre sur la diversité culturelle, et à quel public cible avez-vous pensé?

Réponse de JLR :

Où que l’on soit dans le monde, on doit prendre en compte que quelque chose d’immense à traverser l’humanité depuis 20 ans, et qui a changé radicalement l’économie internationale. Tout le monde s’entend pour dire qu’il y a une nouvelle carte économique du monde. Ceux qui sont allés en Chine il y a 30 ans, voyait cette vieille civilisation comme la plus pauvre du monde, alors qu’aujourd’hui on vient de nommer la Chine première économie mondiale, quelque chose s’est passée!

On nous apprend aussi qu’ il y a 800 millions de personnes qui sont sorties de la pauvreté depuis 20 ans, donc quelque chose d’énorme s’est donc passée si tout le monde s’accorde pour dire qu’il y a une nouvelle carte culturelle qui émerge de cette nouvelle situation économique des hommes. D’autant que l’homme est dans une nouvelle configuration: humanité historique, virtuelle, numérique, presque un dédoublement de l’identité de la citoyenneté humaine. Cette question, il l’a fouillé avec des correspondants d’une vingtaine de pays. Sa préoccupation c’est que l’on parle de crise, mais ce qui se passe c’est une mutation. Le monde ne reviendra pas à ce qu’il était, comme dans le cas d’une crise, mais nous vivons une mutation et c’est tout à fait autre chose.

Donc le livre vise à comprendre, non pas la crise du monde, mais la mutation du monde, de dépasser la photographie pour aller vers la radiographie afin de voir les choses en mouvement. La difficulté c’est que c’est en constant changement, un mouvement à la fois local et à la fois global.

Faisant référence à l’acquisition de l’entreprise Cossette par des intérêts asiatiques récemment, Jean-Louis Roy avise qu’on a juste à s’habituer tranquillement. Il ajoute que dans le livre, on décline ce que signifie concrètement le basculement de la richesse de l’ouest vers l’est. Les réserves financières du monde se sont déplacées: elles sont dans les États du Golfe, en Chine, à Singapour, elles sont ailleurs, donc une capacité pour ces pays de se développer – et ils le font – de faire en sorte que cette capacité qu’avait l’occident, de produire la richesse, la croissance, elle la partage avec le reste de l’humanité. Ils ont les ressources financières, ils ont la capacité de produire la richesse, ils s’intéressent au marché mondial. Les expériences comme le Groupe Wanda, il y en a plein. Il faudra s’habituer, essayer de comprendre et d’apprécier ce qui ne nous ressemble pas et il s’agit là de la grande affaire des prochaines décennies.

Le reste du monde nous connait beaucoup mieux que nous connaissons le reste du monde. Désormais, nous avons besoin de les connaitre: leur histoire, leur culture, leur civilisation, leur capacité technologique, etc. Le Groupe Cossette est un bel exemple, car de plus en plus de nos entreprises vont appartenir à des chaines de production mondiale sous contrôle de non-occidentaux, et il faudra apprendre à travailler avec ces gens là.

Le panel passe aux questions…

Sébastien Barangé, Directeur des communications, CGI

Premièrement, Sébastien Barangé avait un intérêt naturel pour ce livre car il s’intéresse aux choses internationales, à la culture. Ce dont parle l’auteur est son univers, son quotidien.

Le deuxième point est le lien qu’on peut faire entre ces mutations, la culture et l’impact direct que cela a sur les citoyens. Ce que l’auteur décrit, c’est un monde complexe, et de plus en plus complexe, et on cherche des outils. Mais à la lecture de ce livre une inquiétude peut naitre, car certains concitoyens ont moins d’éducation – dont 1 million d’analphabètes fonctionnels au Québec – alors comment trouver les outils, comment trouver sa place, comment se positionner dans ce monde. Les points intéressants du livre sont toutes les questions qu’il fait émerger: impact direct sur les citoyens, impact de ce monde en mutation, rééquilibrage est-ouest / nord-sud, le fait qu’il n’y ait plus cette hégémonie culturelle américaine, mais de plus en plus une place, une présence prédominante de la Chine dans la diplomatie culturelle et, de ce qu’on appelle le « soft power », on se demande quelle est la place du Canada, du Québec, dans ce monde en mutation. Car le Canada est moins actif depuis quelques années sur la scène culturelle internationale, alors sommes-nous entrain de manquer le coche là-dessus?

Ce livre est dense, extrêmement documenté, un livre que l’on ne range pas dans sa bibliothèque, mais que l’on garde sous la main comme référence.

Question:

À la lecture de ce livre, quand on voit ces mutations incessantes et généralisées, on ne peut que se poser la question: Et nous dans tout ça, le Canada, le Québec? On est un pays bilingue, on est une mosaïque de cultures – l’est tourné davantage vers l’Europe, et l’ouest vers l’Asie – quelle est la place du Canada sur cette nouvelle carte culturelle mondiale?

Réponse de JLR :

On est un grand pays par sa taille, petit par sa population, comment rester un jour dans la recomposition de la carte mondiale. Comme communauté humaine, on a une grande réflexion à faire. Mardi, Jean-Louis Roy était au lancement de la nouvelle chaine généraliste AMI-télé destinée aux non-voyants ou à ceux qui ont une déficience visuelle. Elle existe à Toronto, en anglais, et maintenant en français à Montréal. Alors que pouvons-nous inventer, nous Canadiens, compte tenu de notre expérience, qui serait susceptible d’intéresser la communauté internationale? On a déjà joué un rôle de médiation, mais actuellement la position du Canada dans le monde est moindre, et il ne voit pas de propositions pour un vrai renouvellement, ajusté au monde tel qu’il est entrain de devenir. Dans les forces que le Canada peut mettre au service d’une éventuelle politique, c’est qu’on n’est menaçant pour personne, nous pouvons rassembler, comme dans le passé pour la cour pénale internationale, car on va avoir besoin de rassembler, de parler, de proposer, car dans les prochaines 3, 4, 5 décennies on verra le système international qui sera « challengé » par les nouvelles puissances.

Voici un exemple… Alors qu’il était président de Droit et Démocratie, il a eu la chance d’aller travailler avec l’école nationale du parti communiste chinois à Beijing, trois fois par année. Alors qu’ils parlaient du droit de l’homme, le grand Xi Jinping, actuellement président de la Chine, qui était alors directeur de l’école, lui a dit « vous êtes obsédés, les occidentaux, par les droits et nous, nous sommes obsédés par les responsabilités. Relisez la déclaration universelle en termes de responsabilités. Vous l’avez lu en termes de droit, mais relisez-la en termes de responsabilités. » Le soir même, il la relisait et cela a été pour lui une véritable révélation.

Il va y avoir des dialogues extraordinaires dans les prochaines décennies sur des visions du monde. Qu’a à dire le Canada par rapport à son expérience des autochtones, de la pluralité, de la dualité, de la diversité. En référence à son livre sur l’Ontario, il explique qu’alors qu’il est si difficile de vivre la diversité en Europe, les ontariens ont créé des outils intéressants et le Canada pourra bénéficier de cette expérience. Au même titre qu’Omni Television – la plus grande télé multilingue au monde – qui produit avec les indiens, les chinois, les brésiliens… on a des expériences intéressantes.

Il est vrai que la société canadienne – civile et gouvernement – a eu des passages à vide, mais comment se rassemble-t-on à nouveau, comment tirer le meilleur de nos expériences, ayant la chance d’appartenir à de grandes communautés, les autochtones, la francophonie, …, grand et un petit pays que nous sommes, à apporter une contribution qui soit significative.

Sébastien Barangé termine en remerciant l’auteur pour ce travail essentiel, cet outil qui permettra le début d’une réflexion pour changer les modes de pensée, les politiques…!

Vanessa Bavière, Chargée de projet Leadership Montréal

Vanessa Bavière trouve qu’effectivement il s’agit d’un livre de référence, que l’on peut presque lire en découpant les chapitres ou en le lisant globalement. On y puise de l’information rendant les réflexions très concrètes, très pragmatiques et il répond pleinement à ses besoins professionnels quotidiens.

Le mot « diversité » est venu la chercher car il l’interpelle et lui donne envie d’aller plus loin. Elle a lu que l’on souhaitait tendre vers ce vieil idéal d’universalité. Elle trouve cela très vrai, mais cela amène plein de questions. Elle ajoute que ce livre tout en étant une référence, lui a aussi permis de voyager dans le monde. Elle travaille sur la thématique de la diversité au quotidien, mais avec l’éclairage de l’auteur, elle a des apports qui lui viennent des 5 continents, et avec une touche extrêmement pragmatique.

Elle retient que le nouveau partage de pouvoir économique, l’ère numérique dans laquelle on se trouve aujourd’hui, nous fait tendre vers un nouveau mélange culturel venant de l’orient et plus global. L’auteur a même parlé « d’inclusion » qui, selon Vanessa, est une forme de diversité qui vise à harmoniser, à faire perdre son individualité, à gommer les différences, mais elle ne peut s’empêcher de dire qu’effectivement on peut tendre vers ce vieil idéal d’universalité. Mais plus on tend vers ce phénomène qu’on appelait « la mondialisation », plus on engendre des comportements plus individuels, des identités qui veulent se manifester plus fortement – et donc, à un niveau plus macro, des pays, des continents, ou des puissances, peuvent avoir envie de prendre le pas sur le reste.

Question:

Elle aimerait avoir son point de vue là-dessus: comment l’auteur envisage ce double mouvement dans le siècle à venir.

Réponse JLR :

Sur la diversité culturelle – la thèse centrale du livre – c’est de dire, désormais, les cultures où qu’elles soient, que les humains qui portent les cultures où qu’ils soient, on a les instruments pour faire connaitre sa création culturelle, son patrimoine culturel, son identité culturelle, ses langues. En Afrique, il y avait un grand débat sur ce qui arriverait aux langues africaines, mais il n’existe plus, parce qu’elles sont toutes sur Internet de nos jours, parce qu’elles sont toutes utilisées dans les villages, dans les villes, mais aussi par les africains qui habitent à l’extérieur de l’Afrique. Il y a maintenant une vitrine mondiale des cultures du monde. Avant, on voyait ça strictement un peu à travers l’ethnologie, dans les musées,… Maintenant, vous produisez un clip sur YouTube et, tout à coup, il y a peut-être un million de clics qui va le regarder.

L’autre question sur l’inclusion et sur l’universalité : tous semblables non, au contraire, le mystère de la diversité, on le ressent de plus en plus chez nous. Je me rappelle du temps où on ne parlait que de la religion catholique au Québec, alors que quelquefois on parlait aussi des « mitaines protestantes », mais maintenant quand on parle religions on parle d’abord de l’Islam! « Ce qui était lointain nous est proche, et ce qui était lointain pour d’autres leur devient proche ». La richesse du monde s’étend dans le monde entier. La diversité est un mystère extraordinaire et le besoin d’unité est aussi un mystère extraordinaire. Par exemple, la négociation sur l’environnement à Lima représente une avancée considérable car tous les pays ont accepté de consigner leur volonté politique.

Autre exemple, les droits de l’homme – le système onusien des droits de l’homme qui est extrêmement fragile – a eu un coup d’oxygène ces dernières années quand tous les pays du monde ont accepté de répondre à l’Examen Périodique Universel, les 192 pays y ont répondu.

Dans l’avenir, il faudra conjuguer la totalité qui implique le besoin d’unité et qui implique la reconnaissance de la diversité. Finalement, on doit croire qu’on est capable d’y arriver.

Vanessa conclut en remerciant Jean-Louis pour ce livre qu’elle offrira pour Noël à son père qui vit en Thaïlande, à son patron qui gère la diversité culturelle au sein de son équipe, et à sa partenaire d’affaires qui travaille avec des jeunes sur le leadership, et la liste pourrait être encore plus longue!

François Taschereau, ARP, Président Taschereau Relations Publiques

François Taschereau est d’accord avec Sébastien et Vanessa, à savoir que ce livre est une mine d’information extrêmement intéressante dans sa globalité et dans ses spécificités. Que ce soit dans la prise de conscience de l’importance du cinéma au Nigéria, la vitalité du marché de l’art en Asie, la montée des grandes entreprises médiatiques en Chine – comme la nouvelle de cette semaine mentionnant la vente de Cossette à des intérêts chinois – tout ce qui se passe au Moyen-Orient, les grandes infrastructures, les succursales de musée…

François a été complètement surpris de certaines des recherches sur la Turquie, sur le Mexique, des données extrêmement surprenantes et intéressantes pour nous tous. Puis il a réalisé que tout ça va de pair avec un déclin des investissements dans la culture en occident, et on voit cruellement cette situation se produire au Canada, au Québec, depuis quelques années, et on sent justement sous nos pieds ce balancier changer. Il en ressort avec une appréciation différente et il aimerait inventer un nouveau mot « occidentricité » car il s’est senti dans cette situation où le livre met en lumière ce manque de prise de conscience et cet aveuglement de l’occident quant au basculement en cours de la richesse et de toute l’évolution de la démographie sur la planète.

Il a aussi apprécié quelques phrases mémorables et poétiques : « des milliards de petites surfaces lumineuses qui sont devenus des écrans, des supports qui, comme un 3e œil sont rivés désormais à nos corps et nos esprits. » De bien beaux élans littéraires dans ce livre et il a beaucoup aimé l’optimisme qui se dégage de l’ouvrage et la preuve faite que ce phénomène est inéluctable, que la nouvelle carte culturelle du monde est entrain de se constituer. Thèse solide et démonstration convaincante. Et le fait même de cette rencontre sur Google Hangout est une belle illustration des idées et tendances illustrées dans le livre!

Question:

Dans votre conclusion, vous dites que « le danger le plus redoutable est que le nouveau monde se fasse sans l’occident parce qu’il a une conception faussée de son poids réel dans les affaires du monde et qu’il reste assuré de sa supériorité éthique par rapport au système de valeurs prévalant ailleurs dans le monde », alors quand j’ai lu cette phrase, j’ai pensé que l’occident peut se voir en 2 blocs: les États-Unis, et les autres! Et, est-ce que le pays qui court le plus grand danger, ne serait pas les États-Unis, à cause de sa vision unilatérale du monde et une certaine certitude idéologique de supériorité qui ne s’essouffle pas ? Quel est votre appréciation du rôle des États-Unis dans ce 21e siècle et de la diversité culturelle? S’ouvriront-ils à cette diversité, s’ouvriront-ils vers le monde?

Réponse de JLR:

Jean-Louis Roy est très marqué par les 20 années vécues en Europe, et les 10 ans où il a dirigé une organisation internationale qui travaillait en Asie, dans les Caraïbes, en Afrique, avec des membres européens, occidentaux, incluant le Québec et le Canada. Pendant 25 générations, les européens ont pensé le monde en termes de leur supériorité par rapport à tous les autres. Ça ne s’efface pas aisément. Cette façon d’exister pour les européens n’a pas d’équivalent en Amérique du nord. La domination américaine est de courte durée – apparue après la 2e guerre mondiale, elle s’estompe tranquillement – elle demeure une grande puissance, mais elle l’est de moins en moins. C’est tout l’occident qui a un problème à s’intéresser au reste du monde; à comprendre le reste du monde; à se questionner sur les visions qu’ont les asiatiques, les autochtones, les latino-américains, les africains, dans ces vieilles civilisations de l’Afrique; qu’elle est la part de ces bagages créés dans les millénaires; qu’elle est la part qui est précieuse pour la totalité de l’humanité.

Ce n’est pas vrai que dans tout ce qui doit être universel découle uniquement de la civilisation occidentale. Il faudra bien apprendre ce que la Chine, ce que les civilisations ont aussi à mettre dans ce panier commun des valeurs qu’on doit partager, des ressources qu’on doit mettre en commun, des préoccupations environnementales par exemple, qu’on doit partager sinon le monde ne tiendra pas, la sécurité du monde, la durabilité du monde, ne tiendra pas.

Aux États-Unis, la façon dont on traite les étrangers, dans le débat public occidental sur les immigrants notamment – c’est sur que l’Amérique accueille plus d’immigrants que toute l’Europe ensemble – l’Amérique a une longue pratique de la diversité et on s’en va vers des États-Unis qui seront bilingues: espagnol et anglais. Les États-Unis a de la difficulté à traiter ses immigrants illégaux, mais l’Europe s’englue dans un débat épouvantable, où l’on cherche un coupable, et le coupable c’est l’étranger. L’extrême droite en Europe gagne partout, au point où on dit qu’on devrait défaire Shanghai, qu’il faut retourner aux frontières d’avant… alors que l’attitude des américains face à la diversité est plus grande, plus ouverte que l’Europe. Ce qui les aide aussi ce sont les diasporas puissantes installées aux États-Unis. Il y a un million cent mille étudiants étrangers dans les universités américaines. Donc, la capacité de pression est importante. L’Amérique a quand même une familiarité et une obligation de tenir compte de la diversité qui est plus grande que les européens, qui finalement accueille assez peu d’immigrants.

François Taschereau témoigne que ce livre va bien au-delà de la diversité culturelle car son auteur dresse un portrait économique, de tendance politique et sociale également, donc de ce qui se passe dans le monde, donc d’intérêt général! Il ne peut que souhaiter qu’il soit traduit dans de nombreuses langues!

Paule Genest, ARP, Présidente, PGPR Relations Publiques – anime la discussion d’aujourd’hui

Paule Genest a approché ce livre avec beaucoup de curiosité et, pour sa part, se sentait intimidé car, œuvrant dans l’univers de la diversité et de la culture, elle se sentait bien petite devant tant d’information et une telle richesse de la recherche. À propos de l’optimisme dont on a fait mention, elle se demande quelle est la place du simple citoyen qui n’a peut-être pas la chance de créer cette culture, mais qui en fait parti.

Une question demeure après cette lecture car on parle de globalisation, alors qu’on nous demande, dans certains secteurs, d’agir plus localement… C’est donc notre responsabilité à chacun de s’investir de notre culture car la culture est faite de chacun de nous.

Ce livre en est un de référence que l’on a plaisir de consulter, et que l’on doit consulter.

Question:

À qui appartiendra cette nouvelle carte culturelle du monde?

Réponse JLR:

Je crois que les outils et les capacités étant partagés d’une façon qu’on n’a jamais connue – effet de l’ère numérique – puisque qui que vous soyez dans le monde, vous pouvez communiquer. Aujourd’hui il y a 3 milliards d’internautes, il y en aura 5 milliards dans 15 ans, qui ont fait le geste de s’inscrire dans cette nouvelle communauté, cette technologie universelle. On peut imaginer que beaucoup bénéficieront de cette nouvelle situation, alors qu’elle était utopique il y a à peine 25 ans!

L’observatrice: Isabelle Limoges, DG du SODIL

Question:

Au Canada, comment vivons-nous la diversité et quel moyen devons-nous mettre de l’avant pour mieux la vivre?

Réponse de JLR:

On dirait qu’on est un grand corps dont certains des fragments sont malades. La relation avec ce fragment de la diversité que représentent les autochtones est une tragédie et on ne voit pas de grands changements à venir.

Que veulent les gens dans le monde? Ils veulent un niveau de vie convenable, un régime de droits et libertés qui soit réel, ils veulent de la compassion, que leur identité culturelle et linguistique soit respectée, un dossier qui s’étend partout. Je reviens de Dakar, du sommet francophone, et la place centrale des langues africaines reprend, au prix d’un délaissement des langues occidentales, y compris de la langue française, est considérable. Au Canada, notre expérience par rapport aux grands rêves des êtres humains dans le monde: niveau de vie, liberté, préoccupations sociales, soutien en cas de besoins et identité, notre expérience d’ensemble est assez remarquable en peu de temps, c’est-à-dire en 8, 9 générations. Par rapport à ces critères, on a créé un pays qui tient son rang. Comment maintenir cela, c’est une autre affaire.

Par exemple, en Ontario, chaque communauté existe: centres culturels, écoles, journaux, radios, tout le monde vit à peu près dans une harmonie assez singulière. Est-ce que la façon dont on a pensé le multiculturalisme et qu’on l’a mis en œuvre, avec des ajustements, et de dire qu’il y a une citoyenneté commune, mais que les particularités nous importe aussi, n’est-ce pas une gestion assez convenable ? Au Québec, on appelle cela l’interculturalité de penser la diversité. J’ai tendance à dire oui!

En conclusion, Isabelle Limoges cite une expression connue du film américain Jerry Maguire : « You had me at Hello” qu’elle a adapté à ce contexte par : « You had me at cinéma au Nigéria à midi 18 ». Elle cherchait non pas des propos universitaires, mais des outils théoriques, des références universitaires, mais aussi des informations pratiques. Elle en fera part à une PME de la région de Lanaudière qui lui a demandé une consultation sur comment voir le futur, et voit dans ce livre un outil concret pour les penseurs, les chercheurs, les diplomates, mais aussi pour les gens d’affaires qui veulent savoir de quoi sera constitué l’univers de demain.

Nous remercions l’auteur pour sa présence et la générosité de ses propos, ainsi que les panélistes, notre observateur et tous les participants. Sans oublier Camille Price Piché, consultante en communications, pour sa précieuse collaboration à l’animation Web de cet événement.

 Nos prochains rendez-vous à mettre à votre agenda 2015:

  • Le mercredi 21 janvier 2015, alors que Notre cerveau au bureau – Le mode d’emploi efficace, de David Rock, nous sera présenté par Roxane Vézina, coach exécutive. 

Micheline Bourque offre un véritable cadeau de Noël au Club de lecture Affaires, en accueillant Jean-Louis Roy et son livre « Bienvenue dans le siècle de la diversité – La nouvelle carte culturelle du monde », un livre époustouflant qu’elle qualifie elle-même de livre porteur d’espoir car il nous amène à voir le monde dans un esprit d’ouverture et d’opportunités!

Voici donc quelques extraits des argumentaires des participants, ainsi que l’hyperlien qui vous permettra d’écouter en entier cette visioconférence…

Jean-Louis Roy

Il se définit comme quelqu’un de curieux, qui a envie de savoir et de connaître. Historien de formation, journaliste, ayant représenté le Québec à Paris, il a aussi été directeur la communauté francophone pendant 10 ans. Il se sent un éternel étudiant, optimiste.

Une première question est lancée par Paule Genest, l’animatrice de cette rencontre: pourquoi avoir choisi de rédiger ce livre sur la diversité culturelle, et à quel public cible avez-vous pensé?

Réponse de JLR :

Où que l’on soit dans le monde, on doit prendre en compte que quelque chose d’immense à traverser l’humanité depuis 20 ans, et qui a changé radicalement l’économie internationale. Tout le monde s’entend pour dire qu’il y a une nouvelle carte économique du monde. Ceux qui sont allés en Chine il y a 30 ans, voyait cette vieille civilisation comme la plus pauvre du monde, alors qu’aujourd’hui on vient de nommer la Chine première économie mondiale, quelque chose s’est passée!

On nous apprend aussi qu’ il y a 800 millions de personnes qui sont sorties de la pauvreté depuis 20 ans, donc quelque chose d’énorme s’est donc passée si tout le monde s’accorde pour dire qu’il y a une nouvelle carte culturelle qui émerge de cette nouvelle situation économique des hommes. D’autant que l’homme est dans une nouvelle configuration: humanité historique, virtuelle, numérique, presque un dédoublement de l’identité de la citoyenneté humaine. Cette question, il l’a fouillé avec des correspondants d’une vingtaine de pays. Sa préoccupation c’est que l’on parle de crise, mais ce qui se passe c’est une mutation. Le monde ne reviendra pas à ce qu’il était, comme dans le cas d’une crise, mais nous vivons une mutation et c’est tout à fait autre chose.

Donc le livre vise à comprendre, non pas la crise du monde, mais la mutation du monde, de dépasser la photographie pour aller vers la radiographie afin de voir les choses en mouvement. La difficulté c’est que c’est en constant changement, un mouvement à la fois local et à la fois global.

Faisant référence à l’acquisition de l’entreprise Cossette par des intérêts asiatiques récemment, Jean-Louis Roy avise qu’on a juste à s’habituer tranquillement. Il ajoute que dans le livre, on décline ce que signifie concrètement le basculement de la richesse de l’ouest vers l’est. Les réserves financières du monde se sont déplacées: elles sont dans les États du Golfe, en Chine, à Singapour, elles sont ailleurs, donc une capacité pour ces pays de se développer – et ils le font – de faire en sorte que cette capacité qu’avait l’occident, de produire la richesse, la croissance, elle la partage avec le reste de l’humanité. Ils ont les ressources financières, ils ont la capacité de produire la richesse, ils s’intéressent au marché mondial. Les expériences comme le Groupe Wanda, il y en a plein. Il faudra s’habituer, essayer de comprendre et d’apprécier ce qui ne nous ressemble pas et il s’agit là de la grande affaire des prochaines décennies.

Le reste du monde nous connait beaucoup mieux que nous connaissons le reste du monde. Désormais, nous avons besoin de les connaitre: leur histoire, leur culture, leur civilisation, leur capacité technologique, etc. Le Groupe Cossette est un bel exemple, car de plus en plus de nos entreprises vont appartenir à des chaines de production mondiale sous contrôle de non-occidentaux, et il faudra apprendre à travailler avec ces gens là.

Le panel passe aux questions…

Sébastien Barangé, Directeur des communications, CGI

Premièrement, Sébastien Barangé avait un intérêt naturel pour ce livre car il s’intéresse aux choses internationales, à la culture. Ce dont parle l’auteur est son univers, son quotidien.

Le deuxième point est le lien qu’on peut faire entre ces mutations, la culture et l’impact direct que cela a sur les citoyens. Ce que l’auteur décrit, c’est un monde complexe, et de plus en plus complexe, et on cherche des outils. Mais à la lecture de ce livre une inquiétude peut naitre, car certains concitoyens ont moins d’éducation – dont 1 million d’analphabètes fonctionnels au Québec – alors comment trouver les outils, comment trouver sa place, comment se positionner dans ce monde. Les points intéressants du livre sont toutes les questions qu’il fait émerger: impact direct sur les citoyens, impact de ce monde en mutation, rééquilibrage est-ouest / nord-sud, le fait qu’il n’y ait plus cette hégémonie culturelle américaine, mais de plus en plus une place, une présence prédominante de la Chine dans la diplomatie culturelle et, de ce qu’on appelle le « soft power », on se demande quelle est la place du Canada, du Québec, dans ce monde en mutation. Car le Canada est moins actif depuis quelques années sur la scène culturelle internationale, alors sommes-nous entrain de manquer le coche là-dessus?

Ce livre est dense, extrêmement documenté, un livre que l’on ne range pas dans sa bibliothèque, mais que l’on garde sous la main comme référence.

Question:

À la lecture de ce livre, quand on voit ces mutations incessantes et généralisées, on ne peut que se poser la question: Et nous dans tout ça, le Canada, le Québec? On est un pays bilingue, on est une mosaïque de cultures – l’est tourné davantage vers l’Europe, et l’ouest vers l’Asie – quelle est la place du Canada sur cette nouvelle carte culturelle mondiale?

Réponse de JLR :

On est un grand pays par sa taille, petit par sa population, comment rester un jour dans la recomposition de la carte mondiale. Comme communauté humaine, on a une grande réflexion à faire. Mardi, Jean-Louis Roy était au lancement de la nouvelle chaine généraliste AMI-télé destinée aux non-voyants ou à ceux qui ont une déficience visuelle. Elle existe à Toronto, en anglais, et maintenant en français à Montréal. Alors que pouvons-nous inventer, nous Canadiens, compte tenu de notre expérience, qui serait susceptible d’intéresser la communauté internationale? On a déjà joué un rôle de médiation, mais actuellement la position du Canada dans le monde est moindre, et il ne voit pas de propositions pour un vrai renouvellement, ajusté au monde tel qu’il est entrain de devenir. Dans les forces que le Canada peut mettre au service d’une éventuelle politique, c’est qu’on n’est menaçant pour personne, nous pouvons rassembler, comme dans le passé pour la cour pénale internationale, car on va avoir besoin de rassembler, de parler, de proposer, car dans les prochaines 3, 4, 5 décennies on verra le système international qui sera « challengé » par les nouvelles puissances.

Voici un exemple… Alors qu’il était président de Droit et Démocratie, il a eu la chance d’aller travailler avec l’école nationale du parti communiste chinois à Beijing, trois fois par année. Alors qu’ils parlaient du droit de l’homme, le grand Xi Jinping, actuellement président de la Chine, qui était alors directeur de l’école, lui a dit « vous êtes obsédés, les occidentaux, par les droits et nous, nous sommes obsédés par les responsabilités. Relisez la déclaration universelle en termes de responsabilités. Vous l’avez lu en termes de droit, mais relisez-la en termes de responsabilités. » Le soir même, il la relisait et cela a été pour lui une véritable révélation.

Il va y avoir des dialogues extraordinaires dans les prochaines décennies sur des visions du monde. Qu’a à dire le Canada par rapport à son expérience des autochtones, de la pluralité, de la dualité, de la diversité. En référence à son livre sur l’Ontario, il explique qu’alors qu’il est si difficile de vivre la diversité en Europe, les ontariens ont créé des outils intéressants et le Canada pourra bénéficier de cette expérience. Au même titre qu’Omni Television – la plus grande télé multilingue au monde – qui produit avec les indiens, les chinois, les brésiliens… on a des expériences intéressantes.

Il est vrai que la société canadienne – civile et gouvernement – a eu des passages à vide, mais comment se rassemble-t-on à nouveau, comment tirer le meilleur de nos expériences, ayant la chance d’appartenir à de grandes communautés, les autochtones, la francophonie, …, grand et un petit pays que nous sommes, à apporter une contribution qui soit significative.

Sébastien Barangé termine en remerciant l’auteur pour ce travail essentiel, cet outil qui permettra le début d’une réflexion pour changer les modes de pensée, les politiques…!

Vanessa Bavière, Chargée de projet Leadership Montréal

Vanessa Bavière trouve qu’effectivement il s’agit d’un livre de référence, que l’on peut presque lire en découpant les chapitres ou en le lisant globalement. On y puise de l’information rendant les réflexions très concrètes, très pragmatiques et il répond pleinement à ses besoins professionnels quotidiens.

Le mot « diversité » est venu la chercher car il l’interpelle et lui donne envie d’aller plus loin. Elle a lu que l’on souhaitait tendre vers ce vieil idéal d’universalité. Elle trouve cela très vrai, mais cela amène plein de questions. Elle ajoute que ce livre tout en étant une référence, lui a aussi permis de voyager dans le monde. Elle travaille sur la thématique de la diversité au quotidien, mais avec l’éclairage de l’auteur, elle a des apports qui lui viennent des 5 continents, et avec une touche extrêmement pragmatique.

Elle retient que le nouveau partage de pouvoir économique, l’ère numérique dans laquelle on se trouve aujourd’hui, nous fait tendre vers un nouveau mélange culturel venant de l’orient et plus global. L’auteur a même parlé « d’inclusion » qui, selon Vanessa, est une forme de diversité qui vise à harmoniser, à faire perdre son individualité, à gommer les différences, mais elle ne peut s’empêcher de dire qu’effectivement on peut tendre vers ce vieil idéal d’universalité. Mais plus on tend vers ce phénomène qu’on appelait « la mondialisation », plus on engendre des comportements plus individuels, des identités qui veulent se manifester plus fortement – et donc, à un niveau plus macro, des pays, des continents, ou des puissances, peuvent avoir envie de prendre le pas sur le reste.

Question:

Elle aimerait avoir son point de vue là-dessus: comment l’auteur envisage ce double mouvement dans le siècle à venir.

Réponse JLR :

Sur la diversité culturelle – la thèse centrale du livre – c’est de dire, désormais, les cultures où qu’elles soient, que les humains qui portent les cultures où qu’ils soient, on a les instruments pour faire connaitre sa création culturelle, son patrimoine culturel, son identité culturelle, ses langues. En Afrique, il y avait un grand débat sur ce qui arriverait aux langues africaines, mais il n’existe plus, parce qu’elles sont toutes sur Internet de nos jours, parce qu’elles sont toutes utilisées dans les villages, dans les villes, mais aussi par les africains qui habitent à l’extérieur de l’Afrique. Il y a maintenant une vitrine mondiale des cultures du monde. Avant, on voyait ça strictement un peu à travers l’ethnologie, dans les musées,… Maintenant, vous produisez un clip sur YouTube et, tout à coup, il y a peut-être un million de clics qui va le regarder.

L’autre question sur l’inclusion et sur l’universalité : tous semblables non, au contraire, le mystère de la diversité, on le ressent de plus en plus chez nous. Je me rappelle du temps où on ne parlait que de la religion catholique au Québec, alors que quelquefois on parlait aussi des « mitaines protestantes », mais maintenant quand on parle religions on parle d’abord de l’Islam! « Ce qui était lointain nous est proche, et ce qui était lointain pour d’autres leur devient proche ». La richesse du monde s’étend dans le monde entier. La diversité est un mystère extraordinaire et le besoin d’unité est aussi un mystère extraordinaire. Par exemple, la négociation sur l’environnement à Lima représente une avancée considérable car tous les pays ont accepté de consigner leur volonté politique.

Autre exemple, les droits de l’homme – le système onusien des droits de l’homme qui est extrêmement fragile – a eu un coup d’oxygène ces dernières années quand tous les pays du monde ont accepté de répondre à l’Examen Périodique Universel, les 192 pays y ont répondu.

Dans l’avenir, il faudra conjuguer la totalité qui implique le besoin d’unité et qui implique la reconnaissance de la diversité. Finalement, on doit croire qu’on est capable d’y arriver.

Vanessa conclut en remerciant Jean-Louis pour ce livre qu’elle offrira pour Noël à son père qui vit en Thaïlande, à son patron qui gère la diversité culturelle au sein de son équipe, et à sa partenaire d’affaires qui travaille avec des jeunes sur le leadership, et la liste pourrait être encore plus longue!

François Taschereau, ARP, Président Taschereau Relations Publiques

François Taschereau est d’accord avec Sébastien et Vanessa, à savoir que ce livre est une mine d’information extrêmement intéressante dans sa globalité et dans ses spécificités. Que ce soit dans la prise de conscience de l’importance du cinéma au Nigéria, la vitalité du marché de l’art en Asie, la montée des grandes entreprises médiatiques en Chine – comme la nouvelle de cette semaine mentionnant la vente de Cossette à des intérêts chinois – tout ce qui se passe au Moyen-Orient, les grandes infrastructures, les succursales de musée…

François a été complètement surpris de certaines des recherches sur la Turquie, sur le Mexique, des données extrêmement surprenantes et intéressantes pour nous tous. Puis il a réalisé que tout ça va de pair avec un déclin des investissements dans la culture en occident, et on voit cruellement cette situation se produire au Canada, au Québec, depuis quelques années, et on sent justement sous nos pieds ce balancier changer. Il en ressort avec une appréciation différente et il aimerait inventer un nouveau mot « occidentricité » car il s’est senti dans cette situation où le livre met en lumière ce manque de prise de conscience et cet aveuglement de l’occident quant au basculement en cours de la richesse et de toute l’évolution de la démographie sur la planète.

Il a aussi apprécié quelques phrases mémorables et poétiques : « des milliards de petites surfaces lumineuses qui sont devenus des écrans, des supports qui, comme un 3e œil sont rivés désormais à nos corps et nos esprits. » De bien beaux élans littéraires dans ce livre et il a beaucoup aimé l’optimisme qui se dégage de l’ouvrage et la preuve faite que ce phénomène est inéluctable, que la nouvelle carte culturelle du monde est entrain de se constituer. Thèse solide et démonstration convaincante. Et le fait même de cette rencontre sur Google Hangout est une belle illustration des idées et tendances illustrées dans le livre!

Question:

Dans votre conclusion, vous dites que « le danger le plus redoutable est que le nouveau monde se fasse sans l’occident parce qu’il a une conception faussée de son poids réel dans les affaires du monde et qu’il reste assuré de sa supériorité éthique par rapport au système de valeurs prévalant ailleurs dans le monde », alors quand j’ai lu cette phrase, j’ai pensé que l’occident peut se voir en 2 blocs: les États-Unis, et les autres! Et, est-ce que le pays qui court le plus grand danger, ne serait pas les États-Unis, à cause de sa vision unilatérale du monde et une certaine certitude idéologique de supériorité qui ne s’essouffle pas ? Quel est votre appréciation du rôle des États-Unis dans ce 21e siècle et de la diversité culturelle? S’ouvriront-ils à cette diversité, s’ouvriront-ils vers le monde?

Réponse de JLR:

Jean-Louis Roy est très marqué par les 20 années vécues en Europe, et les 10 ans où il a dirigé une organisation internationale qui travaillait en Asie, dans les Caraïbes, en Afrique, avec des membres européens, occidentaux, incluant le Québec et le Canada. Pendant 25 générations, les européens ont pensé le monde en termes de leur supériorité par rapport à tous les autres. Ça ne s’efface pas aisément. Cette façon d’exister pour les européens n’a pas d’équivalent en Amérique du nord. La domination américaine est de courte durée – apparue après la 2e guerre mondiale, elle s’estompe tranquillement – elle demeure une grande puissance, mais elle l’est de moins en moins. C’est tout l’occident qui a un problème à s’intéresser au reste du monde; à comprendre le reste du monde; à se questionner sur les visions qu’ont les asiatiques, les autochtones, les latino-américains, les africains, dans ces vieilles civilisations de l’Afrique; qu’elle est la part de ces bagages créés dans les millénaires; qu’elle est la part qui est précieuse pour la totalité de l’humanité.

Ce n’est pas vrai que dans tout ce qui doit être universel découle uniquement de la civilisation occidentale. Il faudra bien apprendre ce que la Chine, ce que les civilisations ont aussi à mettre dans ce panier commun des valeurs qu’on doit partager, des ressources qu’on doit mettre en commun, des préoccupations environnementales par exemple, qu’on doit partager sinon le monde ne tiendra pas, la sécurité du monde, la durabilité du monde, ne tiendra pas.

Aux États-Unis, la façon dont on traite les étrangers, dans le débat public occidental sur les immigrants notamment – c’est sur que l’Amérique accueille plus d’immigrants que toute l’Europe ensemble – l’Amérique a une longue pratique de la diversité et on s’en va vers des États-Unis qui seront bilingues: espagnol et anglais. Les États-Unis a de la difficulté à traiter ses immigrants illégaux, mais l’Europe s’englue dans un débat épouvantable, où l’on cherche un coupable, et le coupable c’est l’étranger. L’extrême droite en Europe gagne partout, au point où on dit qu’on devrait défaire Shanghai, qu’il faut retourner aux frontières d’avant… alors que l’attitude des américains face à la diversité est plus grande, plus ouverte que l’Europe. Ce qui les aide aussi ce sont les diasporas puissantes installées aux États-Unis. Il y a un million cent mille étudiants étrangers dans les universités américaines. Donc, la capacité de pression est importante. L’Amérique a quand même une familiarité et une obligation de tenir compte de la diversité qui est plus grande que les européens, qui finalement accueille assez peu d’immigrants.

François Taschereau témoigne que ce livre va bien au-delà de la diversité culturelle car son auteur dresse un portrait économique, de tendance politique et sociale également, donc de ce qui se passe dans le monde, donc d’intérêt général! Il ne peut que souhaiter qu’il soit traduit dans de nombreuses langues!

Paule Genest, ARP, Présidente, PGPR Relations Publiques – anime la discussion d’aujourd’hui

Paule Genest a approché ce livre avec beaucoup de curiosité et, pour sa part, se sentait intimidé car, œuvrant dans l’univers de la diversité et de la culture, elle se sentait bien petite devant tant d’information et une telle richesse de la recherche. À propos de l’optimisme dont on a fait mention, elle se demande quelle est la place du simple citoyen qui n’a peut-être pas la chance de créer cette culture, mais qui en fait parti.

Une question demeure après cette lecture car on parle de globalisation, alors qu’on nous demande, dans certains secteurs, d’agir plus localement… C’est donc notre responsabilité à chacun de s’investir de notre culture car la culture est faite de chacun de nous.

Ce livre en est un de référence que l’on a plaisir de consulter, et que l’on doit consulter.

Question:

À qui appartiendra cette nouvelle carte culturelle du monde?

Réponse JLR:

Je crois que les outils et les capacités étant partagés d’une façon qu’on n’a jamais connue – effet de l’ère numérique – puisque qui que vous soyez dans le monde, vous pouvez communiquer. Aujourd’hui il y a 3 milliards d’internautes, il y en aura 5 milliards dans 15 ans, qui ont fait le geste de s’inscrire dans cette nouvelle communauté, cette technologie universelle. On peut imaginer que beaucoup bénéficieront de cette nouvelle situation, alors qu’elle était utopique il y a à peine 25 ans!

L’observatrice: Isabelle Limoges, DG du SODIL

Question:

Au Canada, comment vivons-nous la diversité et quel moyen devons-nous mettre de l’avant pour mieux la vivre?

Réponse de JLR:

On dirait qu’on est un grand corps dont certains des fragments sont malades. La relation avec ce fragment de la diversité que représentent les autochtones est une tragédie et on ne voit pas de grands changements à venir.

Que veulent les gens dans le monde? Ils veulent un niveau de vie convenable, un régime de droits et libertés qui soit réel, ils veulent de la compassion, que leur identité culturelle et linguistique soit respectée, un dossier qui s’étend partout. Je reviens de Dakar, du sommet francophone, et la place centrale des langues africaines reprend, au prix d’un délaissement des langues occidentales, y compris de la langue française, est considérable. Au Canada, notre expérience par rapport aux grands rêves des êtres humains dans le monde: niveau de vie, liberté, préoccupations sociales, soutien en cas de besoins et identité, notre expérience d’ensemble est assez remarquable en peu de temps, c’est-à-dire en 8, 9 générations. Par rapport à ces critères, on a créé un pays qui tient son rang. Comment maintenir cela, c’est une autre affaire.

Par exemple, en Ontario, chaque communauté existe: centres culturels, écoles, journaux, radios, tout le monde vit à peu près dans une harmonie assez singulière. Est-ce que la façon dont on a pensé le multiculturalisme et qu’on l’a mis en œuvre, avec des ajustements, et de dire qu’il y a une citoyenneté commune, mais que les particularités nous importe aussi, n’est-ce pas une gestion assez convenable ? Au Québec, on appelle cela l’interculturalité de penser la diversité. J’ai tendance à dire oui!

En conclusion, Isabelle Limoges cite une expression connue du film américain Jerry Maguire : « You had me at Hello” qu’elle a adapté à ce contexte par : « You had me at cinéma au Nigéria à midi 18 ». Elle cherchait non pas des propos universitaires, mais des outils théoriques, des références universitaires, mais aussi des informations pratiques. Elle en fera part à une PME de la région de Lanaudière qui lui a demandé une consultation sur comment voir le futur, et voit dans ce livre un outil concret pour les penseurs, les chercheurs, les diplomates, mais aussi pour les gens d’affaires qui veulent savoir de quoi sera constitué l’univers de demain.

Nous remercions l’auteur pour sa présence et la générosité de ses propos, ainsi que les panélistes, notre observateur et tous les participants. Sans oublier Camille Price Piché, consultante en communications, pour sa précieuse collaboration à l’animation Web de cet événement.

 Nos prochains rendez-vous à mettre à votre agenda 2015:

  • Le mercredi 21 janvier 2015, alors que Notre cerveau au bureau – Le mode d’emploi efficace, de David Rock, nous sera présenté par Roxane Vézina, coach exécutive. 

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Caroline Codsi, Fondatrice de Gouvernance au Féminin et Vice–présidente chez Cira Services Médicaux!

Melissa Agnes en mode avant-garde en gestion de crises!

Melissa AgnesMon nom: Melissa Agnes

Titre: Présidente et co-fondatrice

Entreprise: Agnes + Day Inc.

Site Web: http://agnesday.com

Courte bio: Je suis co-fondatrice de Agnes + Day, une entreprise qui jouit d’une réputation internationale pour son expertise en gestion de crises, ainsi qu’en planification et en formation en matière de prévention et gestion de crises auprès de grandes marques confrontées à des situations de crises ou autres dossiers d’envergure.

Je suis conférencière internationale sur des sujets en lien avec la gestion de crises. Ainsi, j’ai eu l’occasion de m’adresser à des publics variés tant à l’OTAN, aux ministères des affaires étrangères et de la défense, diverses organisations à but non-lucratif ainsi qu’au sein d’entreprises publiques de renom.

Je suis invitée de façon régulière à l’émission de Tommy Schnurmacher diffusée sur la radio CJAD. J’ai aussi joui d’une présence médiatique sur différents médias (VIBE Magazine, USA Today, Tech News World).

Je publie régulièrement sur mon blogue:  Crisis Intelligence Blog, et j’anime un podcast Crisis Intelligence Podcast.

Ce n’est pas moi qui le dit, mais j’ai été désignée par CyberAlert comme faisant partie “des 30 blogueurs les plus influents dans le monde des relations publiques’. De plus, Inkybee a inscrit notre blogue parmi les 60 meilleurs en relations publiques au monde. Ça fait bien plaisir.

La meilleure façon de me joindre: magnes@agnesday.com

Ce que je développe ou ce qui me passionne en ce moment dans ma profession est…

Donner des conférences où j’enseigne à d’autres professionnels et les inspire à agir sur la prévention de crise et comment s’y préparer au lieu d’être placé devant le fait et devoir la gérer.

Mon réseau social se compose de : De gens tout à fait extraordinaires et des professionnels.

Un livre d’affaires qui vous a vraiment marqué: 

“The ONE Thing” by Jay Papasan and Gary W. Keller.

Un livre très inspirant qui vous porte à identifier ‘LA CHOSE’ puis d’y mettre toute votre attention et vos énergies à la réaliser. Le but, c’est de vivre la vie que l’on désire et d’être productif.

Je suis moi-même l’auteur de deux livres

“The Corporate Guide to Leveraging and Managing Twitter in a Crisis”

“The Social Media Crisis Management Toolkit”

Les qualités que j’admire chez les entrepreneurs et chefs d’entreprises…. 

Les gens qui m’inspirent repoussent les limites et n’ont pas peur de vivre la vie qui les rend heureux et qui leur permet de se réaliser. J’aime les gens qui ne font pas que suivre la foule ou se conformer, mais qui se laisse guider par leur propre inspiration et leur intuition – qui n’ont pas peur d’être eux-mêmes. Des gens qui inspirent les autres et contribuent à leur émancipation. A mon avis, ces gens sont fabuleux et j’en suis accro!

Ma citation préférée

Chaque fois que vous vous retrouvez du côté de la majorité, alors il est temps de faire une pause et de réfléchir.

Mark Twain

 

 


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Caroline Codsi, Fondatrice de Gouvernance au Féminin et Vice–présidente chez Cira Services Médicaux!

Amélie Coulombe-Boulet aime les livres, les affaires et combiner les deux!

Amélie Coulombe BouletMon nom : Amélie Coulombe-Boulet

Mes coordonnées : amelie_cb@hotmail.com

Mon poste : Gestionnaire de projets marketing, Randstad Canada

Dans mon milieu ou auprès de mes clients, je suis connue pour …

Mener les projets, les idées, les défis à terme, peu importe l’ampleur ou la complexité du défi, et ce, dans une joyeuse humeur.

Ce que je développe ou ce qui me passionne en ce moment dans ma profession est…

Le marketing, qu’il soit imprimé ou numérique, avec toutes les nouveaux médias et les nouvelles possibilités qui se développent. Le livre numérique, les nouveaux usages, les nouvelles formes et les nouveaux modes de promotion qu’il permet.

Mon réseau social principal est ..

Linked In Amélie Coulombe Boulet

Mes sources privilégiées d’information d’affaires sont…

Les livres, les blogues et surtout les gens – professionnels, enseignants, experts, gens de terrain.

En littérature d’affaires, mes goûts vont vers…

Vers la biographie ! Elle me donne accès aux idées, aux réflexions et au parcours de gens à la pensée unique, innovante, inspirante, accès que je ne pourrais pas avoir autrement. J’aime aussi les essais qui portent sur des sujets précis avec des applications concrètes, comme Made to Stick (Chip Heath & Dan Heath) que j’ai dévoré cet été.

Un livre d’affaires qui m’a beaucoup marqué ou plus est : 

Dernièrement, j’ai beaucoup aimé Lean in de Sheryl Sandberg. En étant résolument axé sur les solutions, les pistes d’action et non pas sur les causes de la différence homme-femme en milieu de travail, il apporte un vent de fraîcheur au discours féministe sur le sujet. Avoir un discours inclusif, prendre les hommes comme partenaire et partie prenante de la solution et proposer des actions concrètes est résolument, à mon avis, le chemin à prendre pour le féminisme.

J’ai moi-même écrit un livre :

Influence du livre numérique sur l’industrie de l’édition au Québec (2013). Bilan et enjeux

Il est gratuit et disponible en version numérique ici : http://coulombelle.pressbooks.com/

À ce jour, c’est le seul ouvrage à faire le tour du sujet et il a été consulté par plus de 1775 visiteurs uniques!

Au sein du club, j’ai participé en tant :

Modératrice pour le panel du 18 novembre Autour du livre

Les qualités que j’admire le plus chez les entrepreneurs et chef d’entreprises

Leur vision, souvent unique, légèrement déviante des idées reçues.

L’énergie qu’ils dégagent, leur prestance et la qualité de leur présence.

Je fais partie du club parce que… J’aime le livre, envers et contre tous. J’aime les affaires. J’aime combiner les deux.

 

Bianca Drapeau, les yeux rivés sur le livre numérique chez DeMarque

Bianca Drapeau, les yeux rivés sur le livre numérique chez DeMarque

Bianca DrapeauMon nom : Bianca Drapeau

Ma profession : Directrice générale adjointe chez De Marque

Dans mon milieu, je suis connue pour … M’intéresser à tout ce qui touche de près ou de loin le livre numérique.

Ce que je développe ou ce qui me passionne en ce moment dans ma profession est… La gestion des ressources humaines

Mes sources privilégiées d’information d’affaires sont… Le web, le journal des affaires, TEC Canada

En littérature d’affaires mes goûts vont vers… Des textes clairs et concis sur un sujet précis.

Un livre dont je ne me départirais jamais:  La série des Harry Potter

Au sein du club, j’ai participé en tant :  Panéliste : Table ronde Autour du livre – L’utilité du livre d’affaires

On peut me joindre de la façon suivante:

ca.linkedin.com/in/biancadrapeau

bianca@demarque.com

 

 


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Caroline Codsi, Fondatrice de Gouvernance au Féminin et Vice–présidente chez Cira Services Médicaux!

En revue, un livre de Deirdre Breakenridge, celle qui réinvente les relations publiques!

Deirdre BreakenridgePeut-on réinventer les relations publiques à l’ère des médias sociaux, et cela, pour le bénéfice du public lui-même? Telle est la question à laquelle tentent de répondre deux spécialistes américains dans le livre « Putting the Public Back in Public Relations : How Social Media is Reinventing the Aging Business of Public Relations ».
Une de nos adeptes, Paule Genest, présidente de PGPR, Relations Publiques,  s’intéresse à cette question qui touche de près tous ceux et celles qui exercent la profession de relationniste. Elle défendra son choix avec les panélistes lors du Hangouts du Club de lecture Affaires le 21 novembre prochain de 12h à 13h. Pour ajouter du piquant à la discussion, Paule a invité une des co-auteurs, Deirdre Breakenridge à se joindre à nous et elle a accepté le défi!

Qui sont les auteurs Deirdre Breakenridge et Brian Solis?

Deirdre Breakenridge est professeure adjointe au New-York University, CEO de Pure performance Communications et co-fondatrice de #prstudchat. Selon le site Stutkent.com elle est l’une des 15 professeurs sur Twitter ayant eu le plus d’influence en 2014. Ses compétences englobent la planification stratégique des communications à l’ère numérique et l’appui dans l’usage des technologies sous la forme de consultations et d’ateliers de formation. Elle est également conférencière et participe à de nombreux événements aux États-Unis et ailleurs dans le monde. Sa plus récente publication s’intitule « Social media and Public relations: Eight new practices for the PR Professional« .

Brian Solis est analyste principal pour le Altimer Group où il étudie les conséquences de l’utilisation des technologies, la « transformation du numérique », dans le monde des affaires et dans la société. Il se décrit comme un anthropologue et un « futuriste ». Il est également conférencier reconnu mondialement et auteur de quatre titres. Il a publié avec Mme Breakenridge l’ouvrage « Putting the Public Back in Public Relations », mais aussi plus récemment « What’s The Future of Business: Changing the Way Businesses Create Experiences » #WTF, un livre qui risque fort bien de faire l’objet d’un panel en 2015.

Quelques notes sur le livre « Putting the Public Back in Public Relations »

La profession de relationniste ne peut plus s’exercer comme avant, elle ne colle plus à la réalité des médias sociaux, ont constaté les auteurs. Les relations publiques doivent se renouveler entièrement pour tirer avantage des nouveaux outils technologiques. Surtout que la profession est à l’avant plan des liens à maintenir et à développer avec la clientèle.

« Les compagnies ne contrôlent plus les communications… »

Dans la préface du livre, les auteurs soulignent que le monde du marketing et des communications traverse une période de transformation incroyable, mais que peu de compagnies se l’approprient et s’en servent pour se propulser. Conservatisme, incompréhension, peur de perdre le contrôle, résistance au changement, etc., plusieurs facteurs font en sorte qu’elles demeurent en marge de ce qui se passe devant leurs yeux. Pourtant dans les faits, écrivent-ils, « Les compagnies ont perdu 100% du contrôle sur leurs communications il y a longtemps déjà. Ce sont les gens qui discutent de leur marque, leurs produits et services sur les médias sociaux et ceci, avec ou sans elles. »

Publié en 2009, cet ouvrage se veut donc un exercice fort intéressant de la part de deux spécialistes des médias sociaux pour décortiquer ce qui bloque l’industrie, un exercice pour amener les septiques à se joindre à ce vaste mouvement de communications qui encourage la pleine participation du public. Enfin, cet ouvrage redéfinit le rôle des relations publiques et du marketing pour qu’ils soient parties prenantes de la révolution du 2.0 en cours.

Pour en connaître davantage sur cet ouvrage marquant, joignez-vous aux panélistes du Club de lecture Affaires et à Paule Genest qui présentera l’ouvrage lors du Hangouts du 21 novembre prochain.

Inscrivez vous en cliquant sur ce lien: Le Club de lecture reçoit Deirdre Breakenridge.

Prenez-note que ce panel se déroulera en anglais! 

Ce Hangouts se déroule lors de la Semaine du livre de Montréal, en présence de l’auteure Dierdre Breakenridge.

Ont accepté de se joindre au panel!

Paule Genest, ARP, présidente de PGPR, Relations publiques

Michelle Sullivan, Présidente Michelle Sullivan Communications

Melissa Agnes, Présidente et Co-fondatrice de Agnes and Day

Observatrice:

Suzanne Leclair, Avocate et fondatrice de Mes Affaires Virtuelles

Bibliographie
BREAKENRIDGE, Deirdre et Brian, SOLIS. Putting the Public Back in Public Relations. How Social Media is Reinventing the Aging Business of Public Relations. FT Press. 2009. 352 pages.