Lancement – Madeleine Fortier publie Usure de compassion: jusqu’où aller sans se brûler?

Lancement – Madeleine Fortier publie Usure de compassion: jusqu’où aller sans se brûler?

« Il y a quatre types de gens dans ce monde: ceux qui ont été aidants, ceux qui sont aidants, ceux qui seront aidants et ceux qui auront besoin d’un aidant. »

Rosalynn Carter, ex première dame des États-Unis, 2003

C’est avec une grande fierté que je vous présente mon deuxième livre qui s’intitule Usure de compassion : jusqu’où aller sans se brûler?

Alors que mon premier livre, Trouvez un emploi qui vous ressemble!, s’adresse aux personnes en réflexion sur leur carrière ou en recherche d’emploi, ce livre-ci s’adresse à tous ceux et celles qui aident d’autres personnes, que cela soit sur le plan personnel, professionnel, ou les deux.

Cependant mes deux livres ont ceci en commun qu’ils sont orientés vers la prévention et qu’ils constituent des livres-outils, c’est-à-dire qu’ils contiennent des réflexions, de l’information, mais aussi un grand nombre d’exemples et d’exercices pratiques.

Qu’est-ce que l’usure de compassion?

Usure de Compassion L’usure de compassion est une profonde érosion émotionnelle et physique qui prend place lorsque les personnes qui aident ne sont plus capables de se régénérer et de se ressourcer. On l’appelle aussi parfois le « burn-out » de l’aidant.

Je parle d’usure de compassion car j’en ai souffert, à deux reprises, comme proche aidante de mon conjoint de 1991 à 2003, puis dans le cadre de mon travail comme conseillère en employabilité. Cela m’a pris du temps et beaucoup de recherches avant de comprendre finalement ce que je vivais, car on ne parlait pas beaucoup d’usure de compassion à l’époque pour les proches aidants ou les conseillers.

Je ressentais une grande impuissance doublée du sentiment que tout reposait sur mes épaules. Je voulais en faire plus, toujours plus, tout en étant très fatiguée, moralement, émotionnellement, physiquement.

C’est finalement dans le cadre d’un diplôme d’études supérieures en santé mentale que j’ai entendu parler pour la première fois d’usure de compassion et que j’ai pu enfin mettre des mots sur ce que je vivais dans mon travail et sur ce que j’avais vécu comme proche aidante.

Il m’est alors apparu nécessaire, essentiel, d’en parler autour de moi; de sensibiliser le plus de personnes possibles à l’usure de compassion, les aider à reconnaître leurs propres symptômes et facteurs de risque pour ensuite découvrir et mettre en place des moyens de protection.

J’ai donc créé des formations sur mesure s’adressant à des groupes d’aidants : proches aidants, bénévoles, bénévoles en soins palliatifs, intervenants, conseillers.

Les discussions de ces groupes en ateliers ont permis de recueillir des informations très précieuses et utiles que j’ai complétées en approfondissant le vécu de 19 témoins. Je désirais aussi partager la boîte à outils que j’avais développée au fil des années.

C’est de là qu’est venue l’idée d’écrire le livre Usure de compassion : jusqu’où aller sans se brûler?

Je crois que l’usure de compassion est quelque chose qui nous guette tous, à partir du moment où on aide les autres, que cela soit à titre personnel ou professionnel, et que l’on s’y engage totalement.

Pour se procurer le livre

En savoir plus sur le livre : Se procurer Usure de compassion

Voici les dates de lancement par ville :

  • Sherbrooke (8 mai)
  • Montréal (26 mai)
  • St-Jérôme (9 juin)
  • St-Hubert (13 juin).

Madeleine Fortier

Madeleine Fortier, Conseillère, formatrice et écrivaine

Pour en connaître davantage  Madeleine Fortier

Le temps du continent d’Abdelmalek Alaoui, prix FFA Turgot

Abdelmalek AlaouiAbdelmalek Alaoui est un homme influent. Du moins le suppose-t-on à la lecture de son curriculum vitae. Marocain, d’une famille proche du pouvoir chérifien, diplômé de Sciences Po Paris et de HEC, il a créé, en 2008, Global Intelligence Partners, une société de conseil en stratégie spécialisée en intelligence économique, rachetée en 2015 par le groupe Mazars. Pas question cependant pour Abdelmalek Alaoui de prendre sa retraite. Il fonde donc une nouvelle entreprise de conseil en communication d’influence, Guépard Consulting Group. Il est par ailleurs, CEO de La Tribune Afrique et du Huffpost Maroc.

Son livre – « Le temps du continent. Chroniques africaines 2016-2017 » – a reçu le 4 avril 2018, dans le cadre impressionnant du ministère français de l’économie et des finances, le prix Turgot – Forum Francophone des Affaires (FFA).

Une récompense qui ravit le Club de lecture Affaires, partenaire du FFA pour le Prix FFA Turgot, car les coéditeurs de l’ouvrage sont bien connus et appréciés de nous. (Descartes & Cie, et Cent Mille Milliards). Nous avons, en effet, par le passé, mis en valeur plusieurs de leurs ouvrages et nous les remercions pour leur disponibilité sans faille.

Le temps du continentMais venons-en au livre d’Abdelmalek Alaoui. Il reprend les chroniques – quarante-deux pour être précis – publiés dans La Tribune Afrique entre octobre 2016 et août 2017. Il n’est pas aisé de résumer un tel ouvrage : l’auteur y traite de quantité de sujets, allant de la piraterie maritime aux matières premières, en passant par les GAFA ou le sport.

Cependant, deux mots pourraient résumer les 177 pages de l’ouvrage : lucidité et espoir. Lucidité d’abord, car le chroniqueur qu’est Abdelmalek Alaoui ne cache rien des difficultés que connaît le continent africain. Elles sont nombreuses : guerres, terrorisme, corruption, bureaucratie, analphabétisation, sous-développement, etc.

Cependant, le propos d’Abdelmalek Alaoui n’est jamais larmoyant, ni défaitiste. Bien au contraire, il croit en l’avenir du continent africain. Et le message qu’il délivre est plein d’espoir.

Par exemple, l’auteur affirme que l’Afrique est prête pour la quatrième révolution industrielle. Pourquoi donc ? Parce qu’elle « sait gérer deux paramètres clés : l’incertitude et la vélocité ». En effet,  en matière de gestion de l’incertitude, Abdelmalek Alaoui nous dira:

« le continent pourrait même prétendre à la première place sur le podium mondial. Voilà un continent qui a survécu aux guerres, aux irrédentismes, aux famines, aux dictatures, aux prédations économiques et aux différents programmes d’ajustement structurels tout en accélérant globalement sa croissance lors des vingt dernières années. L’Afrique, c’est aussi un continent où des centaines de millions de personnes trouvent chaque jour des moyens innovants pour optimiser leur très faible budget, organiser leurs déplacements et contourner les carences en infrastructures et les aléas qui en découlent. […] De manière globale, l’incertitude est gérée grâce à la formidable capacité d’adaptation d’Africains qui ont peu, mais savent s’en accommoder avec ingéniosité ».

Quant à la vélocité, Abdelmalek Alaoui souligne que nulle part au monde ailleurs qu’en Afrique:

« on n’a pas pu constater une telle capacité à embrasser le changement et notamment l’avènement du digital, avec le développement d’usages innovants tels que le mobile banking ou les interfaces d’économie collaborative qui ont permis l’émergence de nouveaux champions du sud […]. Plus véloces que les grandes multinationales du nord, mieux enracinées dans leurs marchés et dotées d’une compréhension plus fine des besoins de leurs consommateurs, [les entreprises africaines] imaginent chaque jour des solutions pragmatiques aux problèmes urgents du continent ».

A n’en pas douter, les chroniques rassemblées dans « Le temps du continent » donnent une autre image de l’Afrique, et nous incitent à suivre Abdelmalek Alaoui quand il veut faire des années 2020-2050 les « Trente Glorieuses » africaines.

Le temps du continent. Chroniques africaines 2016-2017, d’Abdelmalek Alaoui (Ed. Descartes & Cie/Cent Mille Milliards).

Pour vous procurer l’ouvrage: Cent Mille Milliards

De Mac Gyver à Mad Men – Benoit Aubert et Benoit Meynorin

The Young PopeDr HouseLes SopranoThe Walking DeadSix Feet UnderBreaking Bad… Redécouvrez les fondamentaux du management à travers le prisme décalé – mais exigeant – des séries TV ! En capitalisant sur ce phénomène culturel majeur, ce livre propose une exploration des questions managériales contemporaines en quatre temps :
• le management des Hommes ;
• le leadership ;
• la relation au marché et aux clients ;
• l’innovation.

Chaque série illustre une problématique à travers les situations « vécues » par les personnages : comment affirmer son leadership en s’inspirant de la série politique Borgen ? Que nous dit Mad Men des grands enjeux du marketing ? Qu’est-ce que MacGyver et Sherlock nous apprennent sur la manière d’innover ?

Ce livre concerne autant les managers des entreprises que les acteurs du monde politique, de l’univers hospitalier ou encore de la sphère associative. Il s’adresse aux praticiens, aux étudiants des universités et grandes écoles de management et à leurs enseignants.

Cet ouvrage figure à la programmation du Sommet du livre Affaires 2017

 

Pour se procurer le livre: Coop HEC Montréal

 

Psychologie de la négociation en revue par André Lavigne, correspondant

Lorsqu’on m’a demandé de faire un critique de ce livre, j’ai accepté avec joie, car le sujet de la négociation me passionne et je m’y investis à toujours en connaître davantage.

Cet ouvrage a été écrit par Jean Poitras, un psychologue et professeur à HEC Montréal en collaboration avec Fernand Bélair, un médiateur de renom qui possède une vaste expérience en ressources humaines en prévention et règlement de différends. Leur expertise se reflète dans chaque chapitre souvent sous forme d’expérience et d’études de cas.  Par exemple, on y relate la saga de la firme Campeau qui voulait à tout prix acquérir la compagnie FDS (Federated Department Stores).

À qui s’adresse cet ouvrage

Est-ce que ce livre s’adresse à tous : sans aucun doute, on négocie tous un achat important, une relation personnelle, avec nos employeurs, clients, etc. Un bémol cependant, certains termes utilisés demanderaient une simplification, par exemple : la dévaluation réactionnelle qui est en fait le produit d’un manque de confiance en rapport à la valeur proposée en fonction de qui nous la présente.  Néanmoins, ce livre vous fera réfléchir et vous permettra d’améliorer certains aspects de vos habiletés de négociateur, c’est certain.

Sommaire du livre

Ce livre débute en posant une question qui semble anodine, mais qui est trop souvent oublié lors de négociation : sommes-nous des négociateurs rationnels ? Bien que nous voulions nous considérer des êtres rationnels, certains pièges psychologiques nous guettent.

L’ouvrage nous propose des façons stratégiques pour éviter huit facteurs ou effets psychologiques qui font souvent dérailler les négociations :

  1. L’effet Pygmalion : Image discordante (souvent trop imposante) de l’autre qui compromet le rapport de force.
  2. L’illusion de la transparence : Incapacité de savoir réellement ce que chacun sait. Dans un premier temps on assume en savoir davantage sur les motivations et besoins de l’autre, mais surtout on estime que l’autre est au courant ou a en tête nos besoins, désirs et aspirations.
  3. Le phénomène d’ancrage : Une prise de position devient souvent un étalon de mesure même si ce n’est pas rationnel. Par exemple le prix annoncé d’une maison devient une valeur de facto pour démarrer les négociations alors que l’information disponible et notre propre liste de critères pourraient nous donner une bien meilleure idée de valeur.
  4. L’escalade des engagements et l’entêtement nuisible : Lorsque l’ego entre en scène, on vise plus à gagner ou à éviter de perdre plutôt que de garder en tête ses objectifs et de se retirer d’une négociation qui irait à l’encontre de notre liste de besoins et désirs.
  5. L’accentuation des pertes : les gens sont plus sensibles à ce qu’ils peuvent perdre que ce qu’ils peuvent gagner donc une stratégie gagnante est de mettre l’emphase sur ce que l’on perd ou les risques de pertes. L’impact perçu est plus grand que le gain possible selon des études.
  6. La dévaluation réactionnelle : On dévalue l’offre en fonction de qui ou quel rôle occupe la personne qui la présente. Par exemple, on s’attends d’un vendeur qu’il mettra, de facto, tous les bénéfices se son côté. Ce qui aura pour effet alors que l’on débutera les négociations avec une vision biaisée de la valeur ce qui nous génère un blocage lorsque le différend de perception de valeur est irréconciliable.
  7. La perception d’équité : Il est important de s’entendre rapidement sur les choix des critères d’équités. L’équité est subjective dans l’absolue si on désire avoir un sentiment de justice il est important de mettre des mesures sur ce qu’on s’attend être équitable.
  8. Les préoccupations de l’image de soi :il est important d’avoir des stratégies afin de ne pas perdre de vue l’objectif principal aux dépens des ego. Les gens préfèrent perdre les avantages de conclure une entente que perdre la face alors il est important de mettre en place des stratégies permettent aux deux parties de sorties de la négociation avec la tête haute au risque de devoir faire preuve d’une humilité excessive.

À ces facteurs ou effets, l’auteur propose une vaste gamme de stratégies afin de neutraliser ou d’éliminer ces entraves au bon déroulement et à une conclusion heureuse à vos négociations.

L’ouvrage conclu en proposant qu’un petit nombre d’habitudes de négociation de base (quatre habitudes sont proposées) permettent d’aider dans 80% des situations :

  • Acquérir une perspective globale
    • Mettre tout en œuvre pour comprendre l’environnement, les besoins et désirs et les facteurs de succès avant de débuter les discussions.
  • Montrer que la collaboration est possible.
    • Montrer votre ouverture à travailler ensemble sur des solutions plutôt qu’assumer une confrontation.
  • Utiliser les pertes comme des leviers
    • Les études ont démontré que les perspectives de pertes ont un impact plus fort que les mérites possibles d’un gain ; on peut donc utiliser cette habitude de façon bilatérale soit en évoquant des pertes possibles pour l’autre partie si une entente n’est pas conclue ou encore, utiliser nos pertes (passées ou prévues) si l’entente se conclut à ce montant.
  • Partager la victoire avec l’autre
    • Dans l’esprit gagnant- gagnant il est primordial de terminer l’entente sur une note positive pour toutes les parties, car ça permet à tous de voir la résultante avec enthousiasme.

Conclusion

Un ouvrage bien écrit qui, grâce à une multitude de cas, d’expérience et références vous permettra de saisir des notions psychologiques essentielles au bon succès de vos négociations. Avant d’en entamer la lecture, ayez en main un calepin de note, car les bonnes idées y sont nombreuses. La bibliographie est aussi des plus complète et variée ; des études universitaires et des ouvrages qui sont des références en négociations (ex. Getting to Yes de Fisher et Ury) y sont répertoriés.

Si vous me permettez un conseil, essayez avec introspection d’appliquer certaines de ces idées à des négociations passées et tentez d’imaginer la différence de résultat.

Bonne lecture !

 

André Lavigne, Consultant. Conférencier. Coach

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Bienvenue à l’âge du papillon avec Édouard Le Maréchal

Le mercredi 1er novembre, dans le cadre du lancement de la 2e édition du Sommet du livre Affaires, nous avons eu le privilège d’accueillir l’auteur français Édouard Le Maréchal, qui fait partie des auteurs qui composent la programmation 2017 et qui était de passage exceptionnellement à Montréal. Une occasion parfaite pour nous entretenir quelques minutes avec lui autour de son dernier ouvrage Innover à l’Âge du Papillon. Comment réussir durablement dans un monde chaotique ?

Pour ceux et celles qui ont la phobie des papillons, aucune inquiétude. Il ne s’agit nullement d’un ouvrage sur les phases de migration des lépidoptères ! Toutefois, le titre du livre d’Edouard Le Maréchal n’a quand même pas été choisi au hasard. L’auteur est en effet fermement convaincu que nous sommes à un tournant de notre civilisation et par conséquent dans une phase transitoire où, comme la théorie du chaos l’illustre avec l’image du papillon, tout est possible et tout peut être transformé de façon radicale avec un ensemble de micro-évènements qui se coordonneraient pour générer des forces tout à fait imprévues et imprévisibles. D’où le choix du titre pour son livre. Faut-il comprendre alors que l’innovation est une force vers notre transformation en profondeur ? Pas si simple…

Après plus de vingt ans d’expérience dans le conseil, pendant lesquels il a pu suivre un grand nombre de projets d’innovation, Edouard Le Maréchal fait le constat suivant : la vision actuelle de l’innovation est obsolète tant elle s’appuie sur l’idée d’une survie et d’une quête d’amélioration d’un existant alors qu’il faut le transformer. C’est la raison pour laquelle un très grand nombre d’entreprises et de sociétés échouent dans leurs projets d’innovation car elles appliquent toujours des méthodes adaptées à une époque révolue et continuent d’associer l’innovation à la croissance économique et à la compétition technique.

Situation irréversible ? Heureusement, non. Ce livre ouvre les horizons et permet de prendre conscience que chacun d’entre nous a une responsabilité sur l’avenir. Il suffit de joindre le mouvement déjà en marche. Parole d’Édouard Le Maréchal !

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Voici l’entrevue en vidéo animée par Lydie Coupé, collaboratrice du Club et enregistrée grâce à notre partenaire : ConférencesPRO

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Merci beaucoup à Lydie Coupé pour sa contribution à l’animation de l’entrevue et à la préparation de l’article. Pour en savoir davantage : Lydie Coupé

Huit livres pour «Gérer/manager autrement» – Sommet du livre

Vous serez d’accord. Il y a autant de manière de gérer/manager que de gestionnaires/managers. Et sans doute aussi, autant qu’il y a de managés. Affirmer cela renvoie chacun, en quelque sorte, à se débrouiller avec lui-même. En gros, « fais comme tu peux » !

S’il n’y a pas de recettes toutes faites, il n’est pas interdit de chercher des modèles, ni de l’inspiration, ni même d’innover. Les huit livres présentés au Sommet du livre Affaires 2017 peuvent y aider et invitent à gérer/manager autrement.

Voici le lien pour vous inscrire Sommet du livre Affaires 2017

Dans Tous repreneurs !, Radoine Mebarki explique que son dispositif s’appuie sur les talents des individus. Ce sont ces mêmes talents qui sont au cœur de l’ouvrage de Carole Doucet et Martin Ducharme. Dans Le 6e talent, les deux auteurs nous invitent à découvrir ou redécouvrir nos talents dominants, puis faire émerger le 6e talent, celui qui permettra de rayonner, de révéler le meilleur de soi-même aux autres.

Tirer pleinement parti de ses atouts, c’est également le propos de Ginette Gagnon dans Intuition. Carte maîtresse. En effet, l’auteure invite à faire de l’intuition la meilleure alliée de la raison. Intuition et raison sont toutes deux indispensables à la fluidité de la pensée.

Quant à Isabelle Lord, dans L’influence durable, elle nous enjoint à maîtriser notre influence. Une compétence clé pour exercer un leadership compatible avec la quête d’excellence et l’esprit d’innovation qui donne une longueur d’avance à nos organisations.

Tout ce travail sur soi ne doit cependant pas nous éloigner des autres. C’est pourquoi la proposition de France Lefebvre et Nathalie Sabourin de Collaborer et agir, mieux et autrement, doit retenir toute notre attention. Leur guide présente le groupe de codéveloppement professionnel, une approche innovante pour propulser le potentiel de chacun tout en solidifiant la performance des organisations.

Et puis, pour éviter la dispersion ou l’arrêt au milieu du gué, pourquoi ne pas s’appuyer sur un processus simple de gestion de projet. C’est ce que propose David Barett avec The Power of the Plan : une série de dix étapes pour gérer un petit projet de tous les jours. David Barett donne tous les outils nécessaires pour livrer son projet à temps et dans les limites du budget.

Forts de nos talents – et surtout de notre 6e talent –, dotés d’une pensée fluide grâce à l’harmonie retrouvée entre raison et intuition, maîtrisant l’art de l’influence durable, capables d’implanter le codéveloppement professionnel dans notre organisation, et disposant des outils nécessaires à la gestion de projet, nous sommes bien armés pour avancer et faire progresser l’entreprise.

Il peut-être aussi bénéfique de s’inspirer de leaders reconnus. Avec Dans la tête d’une entrepreneure, Kim Auclair ne rend-elle pas hommage à ses mentors ? Mais où trouver un mentor ?

Dans l’Antiquité affirme Charles Senard. Dans son ouvrage Imperator. Diriger en Grèce et à Rome, il nous fait plonger dans les textes anciens et découvrir – ou redécouvrir – comment les grands « leaders » de l’Antiquité dirigeaient, comment ils étaient devenus chefs, et de quelles compétences ils disposaient.

À moins que le mentor se trouve dans les séries télévisées. C’est le propos de Benoît Aubert et Benoît Meyronin. Avec De Mac Gyver à Mad Men. Quand les séries TV nous enseignent le management, ils proposent une relecture décalée des grandes questions managériales revues à l’aune de séries cultes, telles Dr House, The Young Pope ou encore Narcos.

Enfin, sans en faire des mentors, Jérôme Barthélemy invite à s’intéresser aux chercheurs en stratégie et en management, issus des meilleures universités et grandes écoles. Ceux-ci, en effet, travaillent et publient beaucoup, mais dans des revues académiques, difficilement accessibles et lisibles, et la plupart du temps inconnues des gestionnaires/managers. Dans Libérer la compétitivité, Jérôme Barthélémy a décortiqué tous ces travaux qui remettent en cause bien des idées reçues. Il propose des pistes nouvelles pour améliorer la compétitivité des entreprises et les mener au succès.

Leaders, dirigeants, chefs d’entreprise, gestionnaires/managers, encadrants… trouveront dans cette sélection de huit livres de l’inspiration, des méthodes, des outils, des exemples… et du sérieux pour « Gérer/Manager autrement ».

Pour aller plus loin, retrouvez les livres du Sommet 2016 consacrés à la gestion/le management

Managez avec le mind mapping, entrevue avec Xavier Delengaigne, animée par Rita Tourigny

Relevez le défi de l’innovation de rupture, entrevue avec l’auteur animée par Patrick Coquart

Impact: Agir en leader, entrevue avec les auteurs Yvon Chouinard et Nicole Simard, animée par Danielle Michaud

Oubliez la gestion du temps, gérez vos priorités, entrevue avec François Lavallée, animée par Mathieu Laferrière

Oser. 12 explorations originales pour développer votre niveau d’audace, de Jocelyn Pinet et Olivier Bouleau,

Impact. Agir en leader, d’Yvon Chouinard et Nicole Simard.

Marketing RH, entrevue avec les auteurs Franck La Pinta et Vincent Bertholot animé par Jean-Baptiste Audrerie

Pour consulter les entrevues du Sommet du livre Affaire 2016 gratuitement