Personal branding et recrutement, des mots qui animent Matthieu Degenève

 L‘OEil du Recruteur, c’est un site web créé par Matthieu Degenève par passion pour sa profession de recruteur. Il travaille à titre de conseiller, acquisition de talents  avec une compagnie d’ingénierie de renom, CIMA+, et il bénéficie de toute la latitude nécessaire pour le développement de son image de marque professionnelle. Il travaille là depuis plus d’un an. J’ai rencontré Matthieu au Web2Biz et j’ai été très impressionnée par son enthousiasme pour les médias sociaux. J’ai donc voulu l’interviewer pour lui parler de personal branding. Vous verrez à la lecture de ce billet comment le marketing de soi peut servir tant l’entreprise que l’individu.

Un blogue qui appuie son personal branding

En janvier 2012, Matthieu  tombe sur un article publié sur un site français portant sur le  RH 2.0. Cet article faisaitétat des bloguessurl’empoi au Québec. Le grand constat était qu’il n’y en avait pas beaucoup. Cela a donc été l’élément déclencheur chez Matthieu. Il s’est donc lancé ‘un peu naivement’ dans la publication d’un blogue. De là, le concept a évolué. 

<J’ai commencéàpublier tranquillement des articles sur le recrutement en janvier 2012. C’était  avant d’être embauché chez CIMA+ et j’ai connu assez rapidement un petit succès, ce qui m’a bien sûr encouragéàcontinuer. Quand j’ai passé mon entrevue d’embauche chez CIMA+, ils m’ont dit qu’ils avaient remarqué que j’avais un blogue. Je crois  que le fait d’avoir une présence a joué en ma faveur. J’avais eu une expérience tout à fait à l’opposé avec une autre entreprise lors d’une entrevue. On m’avait beaucoup challengé par rapport à cette situation. On voulait savoir comment il est possible de  concilier les deux, question loyauté et tout. On n’était pas du tout réceptif, alors que chez CIMA+, on a beaucoup apprécié l’idée que je sois à l’écoute des candidats et que je publie sur le sujet. Il est primordial pour moi que mon employeur soit enthousiaste par rapport aux médias sociaux et non réfractaire>. 

Son employeur est tout à fait au fait de la situation.  <En terme de consignes, je crois que tant qu’il n’y a pas d’abus, il n’y a pas de problème>.  Le fait que Matthieu ait une présence web assez marquée est un avantage pour son employeur. Cela lui permet de faire rayonner l’entreprise partout, de par son initiative personnelle. Sur son blogue, Matthieu garde son lien avec l’entreprise de façon très discrète. Cela ne l’empêche aucunement d’être un employé à part entière. 

Le personal branding est-il un facteur dans le recrutement?

On peut comprendre d’emblée que pour certains postes, le fait d’avoir une présence sur le web peut jouer un rôle. Par exemple, les gens qui travaillent en marketing ou en communication. Pour Matthieu, à titre de recruteur, il pense que <le fait d’avoir une présence web dynamique peut identifier quelqu’un comme un leader dans son secteur d’activités. Par exemple, quelqu’un qui fait du design assisté par ordinateur et qui a un blogue. On pourrait possiblement facilement s’imaginer que cet individu est un leader dans son domaine. Ce n’est pas le seul critère, mais cela peut entrer dans l’équation.> 

Une présence web, c’est avant tout interprété comme de la passion. C’est le signe que la personne en fait plus que ce que le métier demande. Quand on blogue ou qu’on parle de notre métier avec passion, c’est assez vendeur. Car la passion ça se transpose en performance. Tu mets les bouchées doubles. C’est sûr que c’est un atout quand je tombe sur quelqu’un qui a une présence web, mais ce n’est pas un pré-requis.>

LinkedIn comme outil pour le marketing de soi

Les candidatures ne sont pas systématiquement examinées en regard des médias sociaux. Par contre, si le candidat provient directement de LinkedIn, il se peut que l’on remarque des choses. D’après Matthieu, LinkedIn est un peu sous-utilisé en ingénierie. Çatourneprobablementautour de 30%, peut-être plus chez CIMA+. Celaaugmente de plus en plus. Selonlui, les recruteursn’ont pas le temps d’allervalider si les candidats ont un profil LinkedIn ou non. S’ils ont profil, c’est un plus àcertains égards, maisl’important pour Matthieu, c’est de saisirtoutes les opportunités et celles-ci ne sont pas toutesliéesà l’existence d’un profil LinkedIn. Tous les ingénieurs ne sont pas sur LinkedIn, c’est un fait. Parfois, on se sert de LinkedIn pour validercertainesinformationssur les candidats qui ne sontpeut-être pas clairesdans le cvou encore par curiositélorsque le processus de recrutementest plus avancé. <Des fois, on peut faire une sorte de pre-screening en fin de piste en allant voir les profils, mais ce n’est pas fait systématiquement.>

Le personal branding, un concept qui évolue auprès des dirigeants?

Les dirigeants se posent de plus en plus de questions par rapport aux réseaux sociaux et notamment sur LinkedIn. Certains sont davantage portés à les craindre. On a un peu peur que les employés soient sollicités par des compétiteurs. D’où l’importance de bien expliquer aux gestionnaires le rôle que peut occuper l’employé sur les réseaux sociaux en devenant ambassadeur de la marque, en étant le porte-étendard de sorte à attirer vers l’entreprise des candidats de marque. C’est un peu l’envers de la médaille pour ne pas dire le verre à moitié plein. 

<Les gestionnaires veulent que leurs employés soient présents parce qu’on veut qu’ils participent au branding de l’entreprise. Plus il y en a qui parle de l’entreprise, mieux c’est. Plus on fait connaître l’entreprise, plus on recrute de meilleurs candidats. On le voit, les gestionnaires entendent de plus en plus parler de LinkedIn et ils demandent à être informés et formés sur l’outil. Ils sont de plus en plus au fait de ce qui se passe.>

Mais est-ce que les gestionnaires sont prêts à laisser leur employé développer de façon autonome une présence professionnelle sur le web? Peuvent-ils les en empêcher? Je pense que les gestionnaires doivent comprendre que le personal branding peut servir les deux. J’espère qu’ils comprendront aussi que parmi les candidats les plus intéressants, on risque de trouver des individus qui participent au web social. Leur enlever cette forme d’expression risque de les éloigner.  Matthieu avoue qu’il ne pourrait pas travailler avec un employeur qui lui impose des restrictions à cet effet. <Je viens avec un blogue!>.

Le marketing de soi est bénéfique pour l’entreprise

Devant une dynamique où l’employé veut participer au web social, la solution est simple. C’est la transparence. Comme Matthieu le souligne si bien: <jsuis transparent avec mon employeur par rapport à mon blogue. Il a toujours l’heure juste avec moi et il sait que je ne lui joue pas dans le dos. Je parle de mon blogue au travail et  je cherche à intéresser mes collègues lorsque c’est opportun. Je ne veux pas leur imposer, mais c’est important pour moi de leur en parler.  Ils deviennent peu  à peu mes ambassadeurs. Certains de mes collègues,  s’ils entendent parler que des gens cherchent un emploi, ils les réfèrent à  mon blogue. C’est ouvert et je veux le garder ainsi. C’est l’approche à préconiser la transparence.>

Un des aspects que Matthieu me faisait valoir en lien avec sa profession est que le recruteur est devenu une sorte de gestionnaire de communauté. On peut faire des rapprochements dans ce sens. Un recruteur se doit d’être sur LinkedIn, voir même sur Viadéo et certains réseaux plus spécialisés .  Un gestionnaire de communauté web va plus facilement se trouver des clients s’il a déjàunecommunauté. La communauté, c’est la preuvequ’ilest capable de le faire. Les recruteurs ont des profilssimilaires. Ils créent des communautés de candidats, circulent dans l’univers du recrutement. Ils bâtissent des communautés qui serventàétablir des bases de données de candidats pour l’employeur

<Un vrai gestionnaire va mousser le contenu de son entreprise et aller chercher du contenu ailleurs. Pour moic’est beaucoup LinkedIn. J’ai déjà géré un groupe sur LinkedIn  alors que j’étais à l’emploi d’Astral. Astral cherchait quelqu’un qui connaissait cela. On a réussi à bâtir un groupe Emploi Astral Job qui avait près de 1000 membres en quelques semaines. On s’en servait pour afficher des postes. Les nouvelles approches en recrutement  passent beaucoup par les réseaux sociaux, notamment par LinkedIn. On y fait de la recherche et on affiche des postes. >  C’est une recherche de candidats passifs dans le sens où on va s’informer sur certains individus qui ont des qualités que l’on recherche versus la recherche active qui est plutôt accès sur l’affichage de poste. Dans la recherche passive, les individus ne sont pas nécessairement à la recherche d’emploi.

Le personal branding, ça donne quoi?

Avec tout ce temps et ces énergies consacrés aux réseaux sociaux, quel est le retour? Pour Matthieu, c’est l’aspect humain qui prime. <Ce sont surtout les rencontrespersonnelles, les amitiésnouvelles que je me suis faites. C’est bien le fun les médias, mais si cela ne se transpose pas dans la vie réelle, çaceslimites et ça ne demeureque du numérique. Pour moi, ma présence m’a permis de faire des rencontres extraordinaires et des contacts nouveaux avecd’autresrecruteursavec qui j’échange. J’ai même développé des amitiés sincères avec des chercheursd’emploi. L’aspecthumain, c’est le numéro un qui ressort de cet investissement de temps.>

Puis, il y a l’aspect employabilité. <Les gens savent ce que je fais. Cela me positionne comme chef de file par rapport à ma profession.>

Finalement, pour Matthieu, c’est aussi le fait de pouvoir réintégrer le monde des communications.<Le fait d’avoir un blogue et être présent sur les réseaux sociaux me permet de faire donner de la visibilité à d’autres, d’appuyer d’autres entreprises. Cela m’apporte beaucoup personnellement de pouvoir encourager des startups du Québec. (neuvoo, WeSeekYou, Espressojobs et HerdWisdom). Je suis content de pouvoir faire cela.> Le site OEil du Recruteur estaussi de plus en plus rentable, fautbien le mentionneràquelque part. 

 

Voici d’autres articles que j’ai écrits sur le Personal Branding

Personal Branding version Fabrice Calando

Le Personal Branding, dois-je vraiment?

Voici des profils de professionnels qui ont développé leur personal branding à leur façon!

Sophie Marchand

Jean-Pierre Dubé

Dany Paquin

Catherine Morissette

​Fabien Major

Jean Boileau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Personal Branding, version Fabrice Calando (aka Hack Your Life)

Le personal branding arrive en ville et beaucoup de gens commencent à se demander, ambulance dois-je vraiment? J'écris cet article pour les encourager à dire oui, oui, vous devez commencer à penser à votre personal branding. Votre avenir pourrait en être marqué.

Le marketing de soi ou le personal branding m'intéresse depuis fort longtemps. Lorsque je m'entretenais il y a déjà plus d'un an avec Jean-Pierre Dubé, consultant à ce sujet. Il me faisait remarquer que la tendance privilégie beaucoup le statut de travailleur autonome. C'est un fait statistique.  <Les gens deviennent de plus en plus des travailleurs autonomes. La tendance va dans ce sens. En citant le philosophe français Marc Halévy,  celui-ci parle que d'ici 2020, la plupart des gens deviendront des travailleurs autonomes. Les professionnels offriront directement leurs services aux entreprises, aux corporations. > 

On comprendra que le temps est venu au rayonnement personnel et de s'ouvrir aux réseaux sociaux et aux plateformes qui nous permettent de bâtir notre propre marque de commerce. 

Au delà de cette réalité de faits, je sens personnellement que les gens sont maintenant prêts à faire leur 'coming out' professionnel et je m'en réjouis. Les gens s'expriment de plus en plus sur les autres réseaux sociaux et de plus en plus d'indépendants deviennent blogueurs.

Il existe de nombreux exemples de personal branding. Des individus qui ont réussi à se créer une image de marque. On connaît les grands comme  Oprah ou Martha Stewart, etc.. Pour moi, ces exemples sont intéressants, mais combien loin de nos propres vies, combien loin de nous. Fabrice Calando, par contre, est tout près de nous et il incarne pour moi un modèle à suivre en ce qui concerne le développement de son personal branding. Je vous le présente donc!

Fabrice Calando, blogueur, marketeur, (digital strategist) 

Je tiens à préciser d'emblée que le fait que Fabrice soit un homme charmant et beau comme un coeur n'est pas un des facteurs qui ont influencé ma décision de parler de lui. J'aime avant tout Fabrice parce qu'il a choisi de mettre en pratique la théorie qu'il enseigne à ses clients et qu'il est contemporain dans sa façon de vivre sa vie professionnelle. Il s'assume dans une vie publique en évolution.

En créant son blogue, FabriceCalando.com, il a choisi de se mettre dans les souliers de ses clients, ceux à qui il recommandait de bloguer. Ces clients qui n'ont jamais le temps, qui hésitent parce que c'est trop exigeant. Fabrice a répondu à l'appel. <Les origines de mon blogue remontent à plus de cinq ans. Je travaillais à l'époque en publicité chez Cossette. On parlait beaucoup de blogues et de médias sociaux à nos clients. Mes clients n'arrêtaient pas de dire, on n'a pas le temps et tergiversaient sans cesse. Je me suis senti un peu ridicule à un moment donné de leur recommander le blogue alors que je n'en avais  pas fait l'expérience moi-même. Je me suis alors dit, je dois le faire moi-même. Comme ça je pourrai comprendre leurs appréhensions, leurs difficultés à trouver du temps, et tout le reste.> Et le reste, c'est de l'histoire comme on dit.

Le personal branding, c'est à partir de qui on est que ça se développe

Lorsqu'on débute ce processus de 'coming out professionnel', on n'est pas toujours sûr de bien des choses. Comme le signale Fabrice, au début, il publiait beaucoup sur des sujets reliés au travail, mais il s'est vite rendu compte que des blogues qui parlent marketing pullulent sur le web. <J'ai senti que j'avais besoin d'essayer quelque chose de différent, beaucoup plus proche de qui je suis>. Ce constat est très important car il illustre très bien le fait qu'on l'on a tous notre spécificité mais la découvrir  et l'exposer sur le web est un processus en soi. Pourtant, c'est la clé du succès. Plus on est authentique et vrai, plus ont va aimer être 'social', plus on va aimer 'partager'.

Le personal branding, c'est une approche en constante évolution

Lorsque Fabrice a commencé à développer sa présence sur le web, il a fait comme bien des gens. Il s'est créé un compte Facebook,  Twitter, LinkedIn puis plus récemment Google+. 

Il utilise toujours ces outils. Mais comme pour moi, Fabrice s'est rendu compte que cette notion de personal branding, c'est un peu comme une évolution personnelle que l'on fait et qui nous amène à voir de façon plus stratégique comme bâtir son image de marque professionnelle.  Il a senti le besoin d'être plus cohérent dans son approche.

Le développement de notre image de marque professionnelle est une approche en constante évolution. Pour réussir et en faire une expérience agréable, il faut revoir nos objectifs, déterminer une sorte de plan par rapport à ce que nous voulons accomplir par rapport à notre présence sur le web. Pour Fabrice, il faut le dire, son développement a grandement été facilité par son background en marketing. Il travaille en marketing depuis une dizaine d'années et connaît bien les régles qu'il faut suivre pour créer une marque. Mais comme il le dit, <je me suis beaucoup fié à mon instinct aussi. Je me suis écouté. Je m'interroge de façon continue sur ce que je veux accomplir. Qu'est-ce que je veux que les gens retiennent de moi, connaissent de moi>.  Je crois beaucoup que notre instinct est notre meilleur outil.

De quoi et de qui s'inspirer? 

Il existe de plus en plus de livres et de sites web qui portent sur le personal branding. On peut s'en servir comme référence, pour y trouver des idées. Pour sa part, Fabrice a été cherché son inspiration dans quelques livres de marketing plus général, dont Positioning et the Start Up of You. Il s'inspire aussi des écrits de Seth Godin, de Mitch Joel, de Chris Brogan et de Julien Smith. (Avis aux intéressés, ce sont des gens extraordinairement intéressants à découvrir, à lire). 

La confiance en soi est notre principal atout d'après moi. Se servir du blogue par exemple pour apprendre et pour donner est la belle des utilisations. Fabrice utilise cette formule à merveille. L'an dernier il a lancé un projet fort original et audacieux, Hack Your Life Project. Toutes les semaines, il a publié des articles portant sur la motivation, mais pas à la Tony Robbins. Ces articles sont inspirés de différentes choses de la vie, de la vie professionnelle, du quotidien, un peu de spiritualité. <J'ai choisi ce type de thématique, car j'ai toujours aimé faire les choses différemment. Ceux qui viennent au boulot le lundi à contre-coeur devraient s'interroger. Je ne suis pas du genre. Cette thématique m'a permis de relayer ma façon de voir les choses et de faire les choses. J'aime pousser mes limites>. Si vous voulez connaître ses nouveaux projets, abonnez-vous à son info-lettre. Voici son lien.  http://eepurl.com/tr-b9

La discipline dont il a fait preuve en gardant le rythme de publication lui vaut tous les honneurs du monde. Cette qualité que je lui envie beaucoup crée un environnement solide. Son style rédactionnel aussi est très travaillé. On sait comment il va aborder les problématiques, pour les adeptes, c'est un vrai régal.

Le retour sur investissement, sur le temps et l'engagement?

J'ai posé la question direcement à Fabrice: <Avez-vous des objectifs d'affaires par rapport à votre blogue et votre présence sur le web>. La réponse m'a beaucoup rassurée. Oui et non.

<Non, je n'écris pas avec des objectifs d'affaires très spécifiques. J'y ai pensé, mais je n'écrirai pas un article dans le but d'attirer tel ou tel client. Mais inversement, ce que j'écris m'a donné une crédibilité, une notoriété qui a généré des opportunités d'affaires pour moi.  La fait d'avoir publié sur des sujets spécifiques, tel le recrutement par le web par exemple a suscité l'intéret de certains clients pour mon approche>.

Le fait de pouvoir dire à des gens que l'on rencontre que l'on a écrit sur tel ou tel sujet, c'est un gros plus en affaires. Ça donne de la crédibilité et ça fait preuve de courage d'après moi. Un blogue, notre présence sur le web social, c'est une extension de notre personne, de nous comme professionnel. Nos écrits agissent en complément de nos réalisations professionnelles et nos profils sur LinkedIn ou des plateformes du genre.

Les conseils de Fabrice pour développer sa marque

La plus grande valeur du blogue pour Fabrice et il en est de même pour moi, c'est que les sujets que l'on développe nous permettent d'apprendre, de nous faire une idée par rapport au sujet, de développer plus en profondeur un sujetCette dimension éducative est tellement motivante. <Je me sers de mon blogue pour raffiner ma pensée, développer mes opinions sur un sujet. Cela a une grande valeur pour moi personnellement>.

Créer votre blogue, soyez-en le propriétaire et faites le vivre au rythme de votre propre évolution. Joignez des réseaux tel LinkedIn ou autres. Vous ne le regretterez pas! Le Marketing de soi, ça rapporte à toutes sortes de niveaux!

J'ai demandé à Fabrice de nous donner quelques conseils. Il dit s'être inspiré du livre Positioning. Les voici donc. 

  • Il faut se définir. Quand quelqu'un pense à nous, on aimerait qu'ils pensent quoi? Ceci dit, c'est peut-être encore plus important de rester intègre face à soi-même. Si on est designer graphique, mais qu'on adore les chats, pourquoi ne pas faire un blogue sur les chats? Quelqu'un a déjà dit "il faut être présent en ligne pour être 'connaissable'." C'est-à-dire, si on n'est pas présent en ligne, on ne peut pas se faire connaître. Il est donc primordial d'être en ligne et c'est donc important d'avoir une présence qu'on adore et qu'on veut maintenir. C'est mieux d'être connu comme amateur de chats, que de pas être connu du tout.
  • Il faut être prêt à faire des erreurs. Une présence en ligne, c'est dynamique. Ça change tout le temps. Si on a peur de faire des erreurs, on ne fera pas grand choses d'intéressant.
  • Choisir un nom. J'ai de la chance…je m'appelle Fabrice Calando. Je dois être le seul au monde. Si on s'appelle Michel Tremblay, il faudra beaucoup d'effort pour se différencier des autres. On peut toujours nommer son blogue d'un nom commun. Par exemple, avoir eut un nom différent, j'aurais pu nommer mon blogue "The Hack Your Life Blog." Un peu comme Ray Hiltz* à fait avec son blogue — NewRayCom — le nom de son entreprise. Ajouter un deuxième nom, peut-être une options. Par exemple, Michel Raymond Tremblay. Si on a un nom plus commun, faire une recherche rapide sur Google pour voir qui s'y trouve déjà.
  • Éviter les noms qui ne veulent rien dire. "The Hack Your Life Blog" à un sens…"HYLB," non. Si le lecteur ne comprend pas rapidement de quoi ou de qui il s'agit, il ne s'en souviendra pas. On dit que les initiales sont aussi à oublier, mais J.K. Rowling vous dirait probablement autrement.
  • Travailler avec intelligence. Rajouter une tâche, comme la rédaction et la mise-à-jour d'un blogue, à son horaire déjà chargé, ce n'est pas évident. C'est pour ça qu'il faut être intelligent avec son temps. Après avoir monté ses présences en ligne, il faut connecter avec les autres. Comme le dit Seth Godin "we are in the connection economy." Le succès des autres engendre son propre succès beaucoup plus souvent qu'on le pense. Il ne faut donc pas hésiter à attacher sa charrue sur le cheval d'un autre.

En conclusion

J'ajoute ainsi mes petits conseils.

  • Soyez vous même, authentique et franc.
  • Découvrez votre voix.
  • Développez votre style.
  • Faites vous confiance.
  • Prenez-y plaisir.
  • ?Rappelez-vous, qui donne, reçoit.

P.S J'ai rencontré Fabrice grâce à un réseau social non virtuel, le Meex organisé par Kai Design. Par ce réseau, j'y ai rencontré des gens fort intéressants, passionnés et généreux. Merci à Luis London et Andrew Chen de leur générosité et de nous offrir la possibilité d'amener dans le réel nos rencontres virtuelles et vice versa! Mes hommages!

* Je vous présenterai bientôt Ray Hiltz. Ray est mon expert Google+. Je vais publier un article sur lui et sa passion pour l'outil. C'est un type fort intéressant et sympathique comme Fabrice. J'ai aussi rencontré Ray via Meex!

Autres références:

Fadhila Brahimi a créé  le Blogue du Personal Branding. Elle a aussi fait une adaptation d'un livre très connu de Dan Schawbel, Moi 2.0.

https://www.michelinebourque.com/2009/10/30/personal-branding-dois-je-vraiment/

https://www.michelinebourque.com/2011/06/16/linkedin-bonnes-pratiques-avec-jean-pierre-dube/

https://www.michelinebourque.com/2012/06/04/fabien-major-conseiller-financier-champion-personal-branding/

 

Fabien Major, un conseiller financier champion du personal branding!

Fabien Major est conseiller financier et gestionnaire de portefeuille. Il a son propre cabinet financier Major Gestion Privée. Il est blogueur et chroniqueur en finances personnelles sur Major Blog. Dans une autre vie, viagra il a gravité dans le monde des communications principalement comme animateur de radio, sovaldi mais aussi à titre de chroniqueur et rédacteur, medicine notamment pour le Magazine Croc et pour CKAC. Il écrivait des textes humoristiques. 

(suite…)

Jean Boileau de l’UQO, un homme d’action à suivre sur les médias sociaux!

Jean Boileau est le Directeur des communications et du recrutement pour l'Université du Québec en Outaouais (UQO) depuis 5 ans.  Pour moi, decease il est avant tout un exemple à suivre quant à l'utilisation des médias sociaux dans un contexte professionnel et d'affaires. Il incarne d'après moi  le parfait exemple du professionnel qui sait comment allier son 'personal branding' avec le développement de l'image et le rayonnement de l'UQO par le Web. J'ai donc voulu le rencontrer et en savoir plus. J'ai beaucoup apprécié notre entretien. En voici le résumé.

(suite…)

Comment Catherine Morissette a su marier trois passions: droit, TI et médias sociaux!

Un jour en 2009, clinic Catherine Morissette est devenue CatAvocate sur Twitter. Sans le savoir, et sans trop d’attentes, cette identité virtuelle lui a permis de bâtir sa réputation en tant qu’avocate au service des entreprises spécialisées en technologie de l’information et de poursuivre sa mission de vulgariser le droit pour le commun des mortels. Aujourd’hui, près de 75% de sa clientèle d’affaires lui provient directement de sa présence web, notamment par le biais de Twitter. Qui aurait pu prédire un tel résultat pour une avocate qui retournait à la profession après un congé de maternité et un passage en politique provinciale? Cela prouve la théorie, on peut tous être gagnant en faisant un bon usage des médias sociaux!


Les étapes pour bâtir sa présence web sont liées aux besoins qui se manifestent au fur et à mesure

 

<Au début, je me suis donner comme mission de parler du droit. Je faisais une petite revue de l’actualité juridique en consultant différents blogues. Je diffusais le tout sur Twitter.>  Elle a rapidement eu un following assez intéressant pour l’encourager à poursuivre sa présence sur le web.

 

Une fois son compte Twitter bien actif, elle a décidé de créer sa Page Facebook, ‘pour pouvoir faire un peu plus de mis en contexte. Ce n’est pas toujours évident d’exprimer le fond d’une pensée en 140 caractères’. Rapidement, elle a manqué de place et a donc décidé de créer un blogue WordPress. Par la suite, elle a créé son profil LinkedIn.  Pour l’instant, LinkedIn et Facebook sont principalement utlisées comme plateforme de diffusion du contenu de son blogue. <Quand je publie un article, je le diffuse le matin sur Twitter, comme ça il est sur Twitter toute la journée et peut être rediffusé. Vers l'heure du midi, je publie mon texte sur Facebook. Beaucoup de gens vont sur Facebook à l'heure du lunch.>’

 

Quand un abonné Twitteur devient une vraie personne, en chair et en os!

 

Avec les réseaux sociaux, il faut donner. Catherine l’a très bien compris. <Au début, j'ai mis beaucoup de temps à répondre à toutes sortes de questions sur Twitter.  J'ai été fasciné de constater le nombre d'entrepreneurs qui oeuvrent dans le web, soit parce qu'ils ont un site ou une boutique en ligne, ou qui travaillent en TI, et qui sont laissés à eux-mêmes sans conseiller juridique. En passant du temps à répondre à leurs questions et jaser avec eux, cela m'a permis de gagner  leur sympathie, Les gens m'ont vu comme quelqu'un de généreux de son temps, qui prend le temps de répondre aux questions.>

 

Depuis, elle a dû diminuer le temps qu’elle consacre à répondre à ces abonnés car on le sait tous, les clients qui paient pour nos services doivent être prioritaires. Elle a un gros pourcentage de sa clientèle qui provient de Twitter.  <Je suis rendue à l'étape où les gens que j'ai rencontré via Twitter me réfèrent. Souvent, le blogue vient consolider. Je vais entrer en contact avec des gens via Twitter, puis je vais les rencontrer en personne lors de Tweetup ou d'autres activités, telles celles organisées par la 

 

 

VÉTIQ  (Voix des entrepreneurs en TI  de Québec).> La VETIQ est un organisme à but non lucratif dynamique qui organise beaucoup d'activités qui permettent aux gens de se réunir. Ils organisent un Startup Camp, un WebCamp, et d'autres activités.. Elle a même eu des clients via Twitter qu’elle n’a pas encore rencontré en personne!


 

L’avocate 2.0 aime parler de propriété intellectuelle, de diffamation et des droits d’auteur*.

 

Le droit est un domaine immense. Catherine s’intéresse à des sujets importants pour ses abonnés et les internautes en général. On lui pose souvent des questions et elle les aborde lors de ces conférences. Voici quelques conseils qu’elle donne:

 

La propriété intellectuelle : C'est presque impossible de protéger sa propriété intellectuelle. La seule façon de le faire, c'est de ne rien publier. Je recommande aux gens de faire une sorte de 'veille stratégique' pour voir ce qui se passe. Maintenant Google qui offre la recherche inversée pour les images. Cela va faciliter la surveillance pour ce qui concerne les images. Pour ce qui concerne les questions de textes ou de musique, c'est peut-être plus difficile de faire un suivi. Dès qu'on constate la violation du droit d'auteur, il s'agit de contacter la personne, de réagir immédiatement. Si on laisse le temps filer, c'est comme si on acceptait. On devient un peu complice et on est moins bien placé pour agir. 'Tu le sais depuis telle date et tu n'as pas rien fait'. C'est un peu comme un consentement tacite. 

 

La diffamation : Il y a une définition claire de ce qu'est la diffamation, mais ça dépend du contexte, qu'il l'a dit, à qui ça été dit, combien de gens l'ont vu. La diffamation, c'est lorsqu'il y a des propos qui sont tenus dans le but de nuire à la réputation de la personne. C'est propos peuvent être faux ou être véridiques, ce n'est pas ça qui est pertinent. Si on le dit dans le but de nuire, ça reste de la diffamation. 

 

L'an prochain, elle s’attaquera à la question des vides juridiques que le web amène. La loi s’applique dans le monde réel autant que dans le monde virtuel, mais il n’en demeure pas moins qu’il y a beaucoup de nébulosité.

 

Les professionnels du droit ne sont pas nombreux sur les réseaux sociaux

 

D’après Catherine, il y a peu d’avocats qui utilisent le web de façon dynamique. De plus en plus embarquent sur Twitter, mais la plupart ne comprennent pas le sens social des médias sociaux. Ils voient les médias sociaux comme des plateformes de diffusion tout simplement. Ils ne saisissent pas le pouvoir de la conversation. Pour sa part, quand les gens se sont aperçus qu’elle répondait, elle a eu un beau taux de réponse. <Je diffusais de mon contenu, mais dans le but d'engager une conversation. Soit que les gens répondent sur mon blogue ou ils me répondent directement. Le principe de Twitter, c'est lorsque quelqu'un me répond, tout le monde qui est abonné à cette personne là, voit la conversation qui se déroule. C'est comme ça que la communauté s'étend. >

 

Cela risque-t-il de changer? Selon Catherine, le nouveau bâtonnier du Québec, 

 

 

Louis Masson, est très sensibilisé aux Médias sociaux, au web. Le  DG du barreau à son blogue. Il se passe quelque chose, même si c'est timide. Certains avocats ont des réserves quant à l’idée d'émettre des opinions juridiques sur le web, ce que j'essais toujours d'éviter de faire moi-même. Il ne faut pas aller trop loin dans des analyses lorsqu'on n’a pas tous les faits dans les mains. <De façon générale, je suis capable de dire, voici ce que dit la loi. Est-ce que cela s'applique à votre situation? Je ne peux pas vous le dire. Je me protège comme dans n'importe quelle situation que ce soit la radio, la télé ou autre. Il faut être prudent, des fois c'est frustrant. Mais on a des obligations professionnelles. >


 

Quand les médias sociaux nous présentent de nouvelles opportunités d’affaires rêvées!

 

Grâce à son réseau de contacts, Catherine s’est retrouvé dans une situation idéale alors qu’elle cherchait tout simplement un nouveau bureau pour sa pratique. Elle fait maintenant partie de l'équipe d'avocats au Cabinet 

 

 

Lévesque Lavoie avec pour mandat de recréer ce que elle a fait pour elle-même à l’échelle du cabinet. Grâce à elle, Lévesque Lavoie a maintenant un site et 

 

 

un blogue Wordpress, Page Facebook, un profil d'entreprise sur LinkedIn, un compte Twitter @levesquelavoie. Ce contexte est idéal pour Catherine, comme elle ne plaide pas, elle peut référer ses clients à ses collègues. <C'est le fun de pouvoir partager avec les collègues. J'ai le goût de faire du web tout en étant avocate. Le projet fait l'affaire de tout le monde. C'est une super gang ici.>

 

 

 

 

 


 

L’importance de bâtir les compétences web à l’intérieure de l’entreprise.

 

Les petites entreprises ne sont pas toujours bien outillées pour développer leur présence web de façon dynamique. Elles ne possèdent ni les compétences techniques, ni le savoir marketing pour optimiser leur présence. Avec l’apport d’une personne comme Catherine, Lévesque Lavoie, avocats a vraiment fait un bon coup. Elle leur a recommandé de choisir WordPress comme plateforme pour la création de leur site et blogue. Excellent choix, car comme ça, l’équipe n’a pas à dépendre de personne pour alimenter le site ni le blogue de l’entreprise. Tout peut être fait à l’interne. WordPress permet la création de site personnalisé, très professionnel. Avec Catherine, comme gestionnaire de communauté pour ainsi dire, elle pourra former ces collègues à l’utilisation des réseaux. Chaque avocat(e) ou associé(e) de l’entreprise pourra bâtir une présence individuelle et contribuer à l’émancipation de la présence collective. C’est tout simplement merveilleux à mes yeux.

 

Conclusion : Le personal branding, c’est important!

 

Catherine est très contente de se qu'elle retire de sa présence sur les réseaux sociaux. Elle s’est bien occupé de son ‘personal branding’ et cela lui rapporte beaucoup Elle a un peu établi sa marque de commerce par le web. Des nombreuses opportunités d’affaires et de développement professionnelles se sont présentées grâce à sa présence dynamique. Je trouve son exemple très inspirant. Je ne peux que lui souhaiter ainsi qu’à Lévesque Lavoie, avocats, longue vie sur le web!

*Un article dans le Journal Le Soleil l’avait un peu nommé l'avocate 2.0 de Québec et cela a vraiment été presqu'un titre honorifique pour elle. Elle en a été très touchée. Aujourd’hui, elle est régulièrement sollicitée pour commenter l’actualité juridique en lien avec le web. Félicitations Catherine!

LinkedIn en mode bonnes pratiques avec Jean-Pierre Dubé!

 

 

Si vous êtes comme moi, find vous n'avez jamais rencontré un Lean & Green Sensei et Master Black Belt Lean Six Sigma. Fallait bien que ça m'arrive un jour. J'ai eu le privilège d'interviewer Jean-Pierre Dubé qui possède toutes ces qualités pour lui parler de son utilisation de LinkedIn. 

Comme bien des gens, sickness Jean-Pierre a découvert LinkedIn il y a environ cinq ans. Il y occupait une présence passive, de type corporatif mettant l'accent sur son curriculum vitae jusqu'à cette année. Suite à la création de sa propre firme de consultation, JPD Conseils. et  après quelques formations, il a vite compris ce que cet outil pouvait représenter pour lui: un outil pour développer son image de marque, son 'personal branding'. 

LinkedIn est un outil intéressant pour une présence web plus élargie

Quand il a décidé d'être activement présent sur le Web, Jean-Pierre a décidé de procéder par étapes. 

«Quand je suis revenu à mon compte, j'ai créé mon site et mon blogue WordPress. J'ai suivi de la formation LinkedIn et je me suis vite rendu compte à quel point tout est lié.  En fin de compte, LinkedIn est une plateforme au sein de mon réseau sur le web. Mon blogue est relié à mon LinkedIn. Mon LinkedIn est lié à mon Twitter. Utiliser uniquement LinkedIn, c'est correct, mais pour avoir une présence forte sur le web, il faut intégrer quelques plateformes.» 

 

 

Son blogue est au coeur de sa démarche. «J'écris mes articles et je les diffuse via mes réseaux sociaux, via mes contacts LinkedIn, via  mon réseau d'influenceurs sur Twitter.» Ses clients B2B ne se trouvent pas sur Twitter, ils sont sur LinkedIn de façon plus passive. D'après Jean-Pierre, ce sont des hauts gestionnaires, des dirigeants d'entreprise qui  commencent tout juste à découvrir LinkedIn.  LinkedIn est un moyen de les atteindre. Sur Twitter, ce sont les 'early adopters'. On y retrouve moins d'entreprises.

Deux planètes LinkedIn? Les recruteurs et les travailleurs autonomes? 

Les recruteurs occuperaient près de 40% de l'utilisation de LinkedIn. L'outil est fait pour ce genre d'activités, embauche, recherche d'emploi, etc. Quant aux professionnels, d'après Jean-Pierre, on retrouve un bon 30% qui oeuvrent au sein de grandes entreprises, de type Bombardier, Cirque du Soleil, etc. Ils occupent une présence passive. Un autre 30% est constitué de travailleurs autonomes. Ce sont eux qui sont le plus actifs sur LinkedIn.

Est-ce que l'avenir appartient aux travailleurs autonomes? 

Jean-Pierre s'intéresse beaucoup à l'économie et la philosophie. Il me faisait remarquer que la tendance privilégie beaucoup le statut de travailleur autonome. D'ailleurs, les chiffres publiés par Statistiques Canada récemment démontrent qu'il y a de plus en plus de travailleurs autonomes. Sur les 130 000 emplois créés depuis le début de l'année, 119 000 le sont. Victimes de réorganisations multiples, de la récession, des gens extrêmement bien qualifiés quittent leur emploi pour des raisons d'insatisfaction, et on les retrouve sur LinkedIn. J'ai trouvé ce point très intéressant. 

«Les gens passent à leur compte. La tendance va dans ce sens. Un philosophe français Marc Halévy, que je lis, parle que d'ici 2020, la plupart des gens deviendront travailleurs autonomes. On offrira nos services aux entreprises, aux corporations. C'est vers ça qu'on s'en va. Dans ce contexte là, on voit bien l'importance de LinkedIn.  LinkedIn nous permet de rayonner et de bâtir notre marque de commerce »

LinkedIn, un outil de personal branding et non de ventes!

Le personal branding est un incontournable dans notre vie d'aujourd'hui. Je ne vois pas comment l'éviter. J'ai d'ailleurs déjà écrit sur le sujet (ref: Personal Branding, dois-je vraiment?). Je suis tout à fait d'accord avec Jean-Pierre que LinkedIn sert à travailler sa marque professionnelle. Selon lui,«LinkedIn n'est pas un outil pour aller chercher des clients, c'est un outil d'influence, de personal branding. Dans mon secteur d'activité, pour aller chercher des clients, il faut utiliser les méthodes traditionnelles. LinkedIn permet d'élargir son réseau, bâtir sa crédibilité. Ça aide à amener de la business, mais pas de façon directe.» 

 

 

Pour obtenir des résultats, LinkedIn nécessite un engagement à long terme

Jean-Pierre est très actif depuis maintenant plus de 8 mois. Il commence à remarquer que son nom circule. Il se le fait dire. «Ils ont l'impression que je suis partout. Je publie tous les jours. Ma stratégie est de publier du contenu associé à mon domaine d'activité via Twitter. J'identifie des textes qui peuvent être intéressants pour ma communauté. Une fois semaine, je publie un billet de mon propre cru. Ça donne de la crédibilité. Les gens voient que je ne fais pas que publier le contenu de d'autres

«C'est un travail à long terme. Établir son branding personnel, c'est un effort constant, colossal. Il faut prévoir un an ou deux pour récolter le fruit de son labeur. Après six mois, je ne m'attends pas à de grandes révélations. Je vois que la pierre commence à bouger. Ce n'est pas tout le monde qui est prêt à faire l'investissement requis pour bâtir son image de marque.»

Êtes-vous fait pour ce genre d'investissement de temps et d'énergie à construire sur du long terme votre présence? C'est une question à laquelle il faut répondre, surtout si on a des objectifs d'affaires. Mettre votre curriculum vitae sur LinkedIn et attendre qu'on vous sollicite est un pari que vous risquez de perdre.

 

 

Les forfaits payants, est-ce que ça vaut le coût?

Même s'il n'utilise pas les fonctions InMail parce que ça fait trop 'push marketing', je vous laisse juger de la réponse de Jean-Pierre: «Ce que j'aime beaucoup, c'est que je sais qui accède à mon profil. J'ai toute la trace. Je trouve cela excessivement utile. Je vois quel genre de personnes s'intéressent à mon profil. Je sais combien. Juste pour ça, ça vaut le coût.» 

Gérer ses relations – il faut faire du ménage à l'occasion

Jean-Pierre est maintenant rendu au point où les gens viennent vers lui grâce à son contenu. Dès qu'il publie, il reçoit des invitations. Pour garder son réseau à la hauteur de ce qu'on veut, il faut parfois faire du ménage et retirer les gens qui n'ont rien à voir avec votre milieu, que vous ne connaissez pas. Parfois il faut prendre des décisions et garder son réseau propice aux affaires, c'est-à-dire des relations qu'on réfère ou qui nous réfère. Jean-Pierre fait le ménage régulièrement de ses réseaux sociaux, LinkedIn et Twitter. 

Quelques derniers conseils aux PME de Jean-Pierre Dubé!

  1. Attendre au moins un an avant d'évaluer les résultats obtenus
  2. Prévoir du temps en quantité pour assurer votre présence. Il met lui-même de 10 à 12 heures par semaine.
  3. Éviter des pitchs de vente. C'est la pire erreur. C'est totalement déplacé, d'une impolitesse. Il les dénonce comme pourriels et les bloque. 
  4. Etre prudent dans sa façon d'écrire.«Il y a des gens, y compris certaines personnes très connues qui écrivent n'importe quoi. Ça fait du bruit pour rien, ça n'a aucune valeur. Certaines personnes, quand ils ne font pas de ventes, elles font du bruit. Trop c'est comme pas assez. Envoyer des dizaines de Tweets dans une journée nuit plus à l'image qu'autre chose.

 

 

 

 

J'aime beaucoup l'approche de Jean-Pierre face aux réseaux sociaux.  Cela démontre son excellente compréhension de ce qu'on appelle le 'Inbound Marketing'. «Je ne fais pas de sollicitation directe. Je ne fais plus du push marketing, je fais du pull. Je produis du contenu, j'essaie de bâtir mon branding. Je vois que les choses bougent. Je sais que ça va marcher. Ma présence fait en sorte que les gens pensent à moi. J'en reçois des demandes qui découlent de mes efforts globaux, y compris du networking en personne. Les gens avec qui je fais affaires sont tous sur mon réseau LinkedIn.»

Conclusion de Jean-Pierre: «Les médias sociaux, c'est pour faire du networking, développer son image de marque. C'est un effet indirect dû à sa présence web qui fera en sorte d'entrer en contact avec des gens qui eux vont t'amener de la business. Les gens qui pensent l'inverse ont tort. Ce ne sont pas des plateformes de ventes directes.»