Les hauts et les bas d’un travailleur autonome

En 1994, quand j’ai choisi de devenir travailleur autonome, je ne savais pas vraiment sur quelle route je m’embarquais. J’avais toujours rêvé ‘d’être à mon compte’, et ce, de façon récurrente. L’occasion s’est présentée, (c’est-à-dire quand j’ai eu les moyens ($$$) de faire la transition), j’ai sauté dans le train et je suis partie sur le chemin dont j’avais si souvent rêvé. C’est un choix de vie important que j’ai fait à ce moment là.  J’ai quitté Ottawa pour venir vivre à Montréal pour commencer ma nouvelle vie. Bref, je vous épargne les détails, ce n’est pas l’objet de cet article.

Beaucoup de gens au fil des ans m’ont avoué qu’ils m’enviaient mon statut, ‘Ah! tu dois avoir toute la liberté du monde en étant ton propre boss.” Ou encore, ‘ça doit être le fun de pouvoir faire les heures que tu veux!’ Un dernier pour les fins de la cause: ‘Ah! les consultants, on le sait tous, ça fait beaucoup d’argent.” Aucun de ces énoncés n’est vrai dans les faits, surtout pas les premières années.

Un client c’est un boss

Dans un premier temps, un client, c’est comme un boss. On est redevable à nos clients. Faut les servir, faut livrer la marchandise (bonne humeur et rapidité d’exécution souvent requises). Deuxièmement, à son compte, il faut être disponible (sans restriction bien des fois) pour nos clients. On peut donc se retrouver avec plusieurs projets à réaliser en même temps, ce qui peut vouloir dire des weekend de travail, des soirées consacrées à la tâche. Oui, on a une marge de manoeuvre, mais pas tout le temps.

Et dernièrement, oui certains consultants font beaucoup d’argent, mais pas tous. On ne peut pas tous aller chercher 250$heure, ce n’est pas vrai. Donc les sous, on en veut, mais ce n’est pas le facteur principal derrière la décision de devenir travailleur autonome. Oui, on peut/veut bien gagner sa vie de façon honorable, mais certaines entreprises offrent d’excellentes situations professionnelles aussi. On choisit d’être travailleur autonome, parce qu’on a ou on n’a pas le profil. Un point c’est tout.  Il y a des avantages et des inconvénients que l’on soit salarié ou travailleur autonome, rien n’est parfait!

Les trois questions cruciales

Si vous envisagez devenir travailleur autonome, je vous suggère de  répondre honnêtement à trois questions?  1. Insécurité financière: Est-ce que je peux vivre avec l’insécurité financière?  2. Vente: Est-ce que j’ai les qualités requises pour trouver des clients (et envie de le faire)?  3. Flexibilité: Est-ce que je suis capable de m’adapter à toutes sortes d’environnement?  Si vous répondez oui à ces trois questions, vous avez les qualités essentielles. (Je prends pour acquis que vous avez certaines compétences évidemment.)

Ces questions sont cruciales car si vous répondez non à l’une d’entre elles, vous allez souffrir. Après avoir connu plein de travailleurs autonomes, ce sont les deux premières situations les plus angoissantes pour bon nombre.  La question de la sécurité financière se gère relativement facilement: toujours avoir des sous de côté pour pouvoir vivre de 3 à 6 mois et avoir une assurance invalidité en cas de maladie. Autre point, ne dépensez jamais l’argent avant de l’avoir reçu. Des contrats, ça peut se terminer plus vite que prévu! Les entreprises annulent souvent des projets pour toutes sortes de raisons, dont les restructurations qui sont si fréquentes. Dépenser les sous avant de les avoir peut s’avérer une erreur coûteuse!

Le deuxième point: vendre ses services. Combien de gens (avocats, web-designer, planificateur financier, comptable, et la liste continue), ai-je pu rencontrer au fil des ans qui étaient super compétents dans leur domaine, mais essentiellement nuls en affaires. Incapables de se trouver des clients, ils ne sortent pas, ne font pas d’appel, ne font pas de prospection.  Cette situation se règle par la discipline. Il faut prévoir à son agenda de façon continue et régulière des rencontres avec des contacts (clients et prospects), même quand on a plein de travail. Il faut que les gens connaissent ce que vous faites, ou vous êtes rendus et quand vous êtes disponibles. Pour ma part, j’ai toujours prévu des lunchs, des appels, des petits courriels de salutations à toutes les semaines à cette fin. C’est exigeant, et plus particulièrement quand on est occupé. Lorsqu’on est super occupé, la dernière chose que l’on a parfois envie de faire, c’est du réseautage. Mais il le faut.

La flexibilité, c’est plus vague comme problématique car on le découvre souvent une fois arrivée sur place. Suis-je capable de bien travailler, de bien communiquer avec les gens qui me sont désignés pour les fins du projets ou autre? Ai-je envie d’apprendre des choses nouvelles et de mettre le temps de côté pour le faire? Ai-je envie de travailler de telle ou de telle façon. La solution, c’est nous qui l’avons et elle est très personnelle selon qui on est.

Enfin, j’avais envie de partager ces propos car ma première job, ce n’est pas d’être consultante en marketing, c’est d’être travailleur autonome. Il faut que je me trouve des clients, des mandats, des projets avant de pouvoir agir en tant que consultante. C’est ma première responsabilité et cela est la job du travailleur autonome. Le consultant, lui il donne des conseils, réalise des projets ou mandats. Ce n’est pas pareil.

Je n’ai jamais regretté mon choix de vie, ma décision de devenir travailleur autonome. Il m’est arrivé d’être soumis à la tentation de prendre un poste au sein de compagnies qui avaient des projets intéressants ou des équipes de travail avec j’aimerais travailler. Mais la vie à fait en sorte que je garde mon chapeau de travailleur autonome. C’est bien simple, jusqu’à maintenant, ça été la meilleure façon pour moi de m’actualiser, de continuer de progresser dans le travail comme dans la vie.  Bon courage à tous ceux qui veulent franchir l’étape de transition.

Personal Branding, dois-je vraiment?

Au moment même où je m’apprête à publier cet article sur le personal branding, ask voilà que je reçois l’avis de publication d’un article de Marie-Claude Dugas via Infopresse qui réfère à celui de Stéphane Baillargeon sur le même sujet. Quel beau hasard! Cela m’a fait le plus grand bien de les lire et me laisse croire que le sujet peut intéresser. Pour une mise en contexte sur le sujet, voici deux citations pour comprendre un peu le concept.

“Personal branding is the process whereby people and their careers are marked as brands.” Wikipedia

“To be in business today, our most important job is to be head marketer for the Brand Called You. Tom Peters. ” C’est lui qui a lancé le concept  du personal branding en 1997.

D’une part, j’ai l’impression que c’est un concept qui n’est pas très connu ici. D’autre part, je pense même que c’est un concept qui pourrait rendre les gens mal  à l’aise,  parce que pour faire du personal branding, il faut se dévoiler,  choisir ce qu’on veut dire de soi et le partager. Cela nous demande d’avoir une identité et de l’exprimer. Pire encore, de la gérer. Car plus on s’expose, plus il faut surveiller sa réputation. Dans le contexte d’émancipation du web, l’expression identité et réputation numérique prend tout son sens.

Pour parler en acadienne franche que je suis, le personal branding, ça ne me semble pas à ce moment-ci très Québécois, du moins pas de façon avouée. On s’entend que pour les grands de ce monde, style Oprah, Madonna,  etc., que le personal branding est facile à comprendre. On y voit facilement la valeur ajoutée, notamment sur le plan pécuniaire. Mais dans le monde plus près de moi, je me demande si le personal branding comme concept n’est pas en situation de déni. 

L’envie d’être une vedette?

Est-ce que le personal branding c’est  un rêve inavoué de célébrité, de stardom? Le moyen d’y parvenir pour certains, c’est d’user des médias sociaux à outrance.  J’ai probablement tort de penser ainsi. Mais du personal branding, est-ce qu’on en a vraiment envie à cette étape-ci de notre évolution?  Sommes-nous prêts à l’accueillir? Ou faut-il plutôt se rendre à l’évidence qu’on n’a plus le choix, surtout si on veut mener une carrière, peu importe à quel niveau.

Marie Claude Dugas fait référence à cet aspect en parlant des constats de  Sid Ahmed Soussi, un sociologue de l’UQAM. ”Celui-ci y voit un lien avec les bouleversements dans le monde du travail”, dit-elle et le cite de la façon suivante: « C’est le royaume du pigiste professionnel embauché pour des projets ponctuels, de plus en plus courts d’ailleurs. (…) Pour affirmer son identité professionnelle, il ne reste plus que le réseau, c’est-à-dire cette production d’images de soi renvoyée à autrui dans un marché du travail très, très volatil. ».

Comme Mme Dugas le dit dans son article, c’est une question de faire son coming out.  On n’a de moins en moins le choix. Il faut se créer une identité et la partager. Le web est l’incontournable outil. Il faut avoir un site web, voir même blogger, être sur Facebook, Twitter., et Linkedin. C’est le minimum requis, il me semble. Ça devient presque un problème existentiel! Et pour le simple professionnel, ça devient un problème aussi de gestion de tous ces réseaux,  à la fois au niveau du temps requis pour les animer et de la production des contenus à diffuser. C’est bien beau mettre des photos de la bonne popotte qu’on a fait le samedi soir sur Facebook ou sur Flickr, mais ce n’est pas suffisant. Il faut du contenu intéressant, pertinent, recherché, et surtout récurrent… ll faut aussi avoir une stratégie pour trouver des lecteurs, des gens qui vont s’abonner à notre contenu. Pas une partie facile à jouer.

 

Quelques références en personal branding

En fait, on joue ou on ne joue pas. Sur le plan plus large de la question, on retrouve de plus en plus de professionnel du personal branding du côté américain qui offre des conseils à qui en veut en la matière. À titre d’exemple, Dan Schawbel, se désigne comme le leader en la matière pour la Génération Y. Auteur d’un livre intitulé e Me 2.0: Build a Powerful Brand to Achieve Career Success (Kaplan, April 09), il publie également une revue spécialisée en la matière en plus d’un blog très bien garni. Des grands en parlent aussi, style Tom Peters, Peter Montaya, etc. Du côté canadien, il y a Mitch Joel qui en parle beaucoup, notamment en lien avec le monde du Web 2.0. <Now, more than ever, our personal brand is something all of us need to pay a lot more attention to… In this digital age, your personal brand will be your most powerful ally  (or enemy).> dit-il dans son plus récent livre, Six Pixels of Separation. Pour Mitch Joel, le personal branding se construit à partir de trois fondements; donner généreusement, aider autrui et développer des relations.

Pour conclure, je crois que nous aurons de plus en plus de discussion sur le sujet dans les mois et années à venir. Le choix des mots pourra varier. Personal Branding, ça ne se traduit pas très bien, d’où l’expression identité et réputation. Tout ceci est loin d’être évident. Même les entreprises commencent à peine à se familiariser avec le concept. Et vous,  où en êtes-vous avec votre personal branding, j’aimerais bien vous entendre? C’est un sujet qui m’intéresse, me chicotte l’esprit. Sur ce, je vous offre un petit proverbe tout à fait indiquer: Dites toujours du bien sur vous-même*. Cela finira toujours par se savoir.(*J’ajouterais… et sur les autres). 

Personal branding et recrutement, des mots qui animent Matthieu Degenève

 L‘OEil du Recruteur, c’est un site web créé par Matthieu Degenève par passion pour sa profession de recruteur. Il travaille à titre de conseiller, acquisition de talents  avec une compagnie d’ingénierie de renom, CIMA+, et il bénéficie de toute la latitude nécessaire pour le développement de son image de marque professionnelle. Il travaille là depuis plus d’un an. J’ai rencontré Matthieu au Web2Biz et j’ai été très impressionnée par son enthousiasme pour les médias sociaux. J’ai donc voulu l’interviewer pour lui parler de personal branding. Vous verrez à la lecture de ce billet comment le marketing de soi peut servir tant l’entreprise que l’individu.

Un blogue qui appuie son personal branding

En janvier 2012, Matthieu  tombe sur un article publié sur un site français portant sur le  RH 2.0. Cet article faisaitétat des bloguessurl’empoi au Québec. Le grand constat était qu’il n’y en avait pas beaucoup. Cela a donc été l’élément déclencheur chez Matthieu. Il s’est donc lancé ‘un peu naivement’ dans la publication d’un blogue. De là, le concept a évolué. 

<J’ai commencéàpublier tranquillement des articles sur le recrutement en janvier 2012. C’était  avant d’être embauché chez CIMA+ et j’ai connu assez rapidement un petit succès, ce qui m’a bien sûr encouragéàcontinuer. Quand j’ai passé mon entrevue d’embauche chez CIMA+, ils m’ont dit qu’ils avaient remarqué que j’avais un blogue. Je crois  que le fait d’avoir une présence a joué en ma faveur. J’avais eu une expérience tout à fait à l’opposé avec une autre entreprise lors d’une entrevue. On m’avait beaucoup challengé par rapport à cette situation. On voulait savoir comment il est possible de  concilier les deux, question loyauté et tout. On n’était pas du tout réceptif, alors que chez CIMA+, on a beaucoup apprécié l’idée que je sois à l’écoute des candidats et que je publie sur le sujet. Il est primordial pour moi que mon employeur soit enthousiaste par rapport aux médias sociaux et non réfractaire>. 

Son employeur est tout à fait au fait de la situation.  <En terme de consignes, je crois que tant qu’il n’y a pas d’abus, il n’y a pas de problème>.  Le fait que Matthieu ait une présence web assez marquée est un avantage pour son employeur. Cela lui permet de faire rayonner l’entreprise partout, de par son initiative personnelle. Sur son blogue, Matthieu garde son lien avec l’entreprise de façon très discrète. Cela ne l’empêche aucunement d’être un employé à part entière. 

Le personal branding est-il un facteur dans le recrutement?

On peut comprendre d’emblée que pour certains postes, le fait d’avoir une présence sur le web peut jouer un rôle. Par exemple, les gens qui travaillent en marketing ou en communication. Pour Matthieu, à titre de recruteur, il pense que <le fait d’avoir une présence web dynamique peut identifier quelqu’un comme un leader dans son secteur d’activités. Par exemple, quelqu’un qui fait du design assisté par ordinateur et qui a un blogue. On pourrait possiblement facilement s’imaginer que cet individu est un leader dans son domaine. Ce n’est pas le seul critère, mais cela peut entrer dans l’équation.> 

Une présence web, c’est avant tout interprété comme de la passion. C’est le signe que la personne en fait plus que ce que le métier demande. Quand on blogue ou qu’on parle de notre métier avec passion, c’est assez vendeur. Car la passion ça se transpose en performance. Tu mets les bouchées doubles. C’est sûr que c’est un atout quand je tombe sur quelqu’un qui a une présence web, mais ce n’est pas un pré-requis.>

LinkedIn comme outil pour le marketing de soi

Les candidatures ne sont pas systématiquement examinées en regard des médias sociaux. Par contre, si le candidat provient directement de LinkedIn, il se peut que l’on remarque des choses. D’après Matthieu, LinkedIn est un peu sous-utilisé en ingénierie. Çatourneprobablementautour de 30%, peut-être plus chez CIMA+. Celaaugmente de plus en plus. Selonlui, les recruteursn’ont pas le temps d’allervalider si les candidats ont un profil LinkedIn ou non. S’ils ont profil, c’est un plus àcertains égards, maisl’important pour Matthieu, c’est de saisirtoutes les opportunités et celles-ci ne sont pas toutesliéesà l’existence d’un profil LinkedIn. Tous les ingénieurs ne sont pas sur LinkedIn, c’est un fait. Parfois, on se sert de LinkedIn pour validercertainesinformationssur les candidats qui ne sontpeut-être pas clairesdans le cvou encore par curiositélorsque le processus de recrutementest plus avancé. <Des fois, on peut faire une sorte de pre-screening en fin de piste en allant voir les profils, mais ce n’est pas fait systématiquement.>

Le personal branding, un concept qui évolue auprès des dirigeants?

Les dirigeants se posent de plus en plus de questions par rapport aux réseaux sociaux et notamment sur LinkedIn. Certains sont davantage portés à les craindre. On a un peu peur que les employés soient sollicités par des compétiteurs. D’où l’importance de bien expliquer aux gestionnaires le rôle que peut occuper l’employé sur les réseaux sociaux en devenant ambassadeur de la marque, en étant le porte-étendard de sorte à attirer vers l’entreprise des candidats de marque. C’est un peu l’envers de la médaille pour ne pas dire le verre à moitié plein. 

<Les gestionnaires veulent que leurs employés soient présents parce qu’on veut qu’ils participent au branding de l’entreprise. Plus il y en a qui parle de l’entreprise, mieux c’est. Plus on fait connaître l’entreprise, plus on recrute de meilleurs candidats. On le voit, les gestionnaires entendent de plus en plus parler de LinkedIn et ils demandent à être informés et formés sur l’outil. Ils sont de plus en plus au fait de ce qui se passe.>

Mais est-ce que les gestionnaires sont prêts à laisser leur employé développer de façon autonome une présence professionnelle sur le web? Peuvent-ils les en empêcher? Je pense que les gestionnaires doivent comprendre que le personal branding peut servir les deux. J’espère qu’ils comprendront aussi que parmi les candidats les plus intéressants, on risque de trouver des individus qui participent au web social. Leur enlever cette forme d’expression risque de les éloigner.  Matthieu avoue qu’il ne pourrait pas travailler avec un employeur qui lui impose des restrictions à cet effet. <Je viens avec un blogue!>.

Le marketing de soi est bénéfique pour l’entreprise

Devant une dynamique où l’employé veut participer au web social, la solution est simple. C’est la transparence. Comme Matthieu le souligne si bien: <jsuis transparent avec mon employeur par rapport à mon blogue. Il a toujours l’heure juste avec moi et il sait que je ne lui joue pas dans le dos. Je parle de mon blogue au travail et  je cherche à intéresser mes collègues lorsque c’est opportun. Je ne veux pas leur imposer, mais c’est important pour moi de leur en parler.  Ils deviennent peu  à peu mes ambassadeurs. Certains de mes collègues,  s’ils entendent parler que des gens cherchent un emploi, ils les réfèrent à  mon blogue. C’est ouvert et je veux le garder ainsi. C’est l’approche à préconiser la transparence.>

Un des aspects que Matthieu me faisait valoir en lien avec sa profession est que le recruteur est devenu une sorte de gestionnaire de communauté. On peut faire des rapprochements dans ce sens. Un recruteur se doit d’être sur LinkedIn, voir même sur Viadéo et certains réseaux plus spécialisés .  Un gestionnaire de communauté web va plus facilement se trouver des clients s’il a déjàunecommunauté. La communauté, c’est la preuvequ’ilest capable de le faire. Les recruteurs ont des profilssimilaires. Ils créent des communautés de candidats, circulent dans l’univers du recrutement. Ils bâtissent des communautés qui serventàétablir des bases de données de candidats pour l’employeur

<Un vrai gestionnaire va mousser le contenu de son entreprise et aller chercher du contenu ailleurs. Pour moic’est beaucoup LinkedIn. J’ai déjà géré un groupe sur LinkedIn  alors que j’étais à l’emploi d’Astral. Astral cherchait quelqu’un qui connaissait cela. On a réussi à bâtir un groupe Emploi Astral Job qui avait près de 1000 membres en quelques semaines. On s’en servait pour afficher des postes. Les nouvelles approches en recrutement  passent beaucoup par les réseaux sociaux, notamment par LinkedIn. On y fait de la recherche et on affiche des postes. >  C’est une recherche de candidats passifs dans le sens où on va s’informer sur certains individus qui ont des qualités que l’on recherche versus la recherche active qui est plutôt accès sur l’affichage de poste. Dans la recherche passive, les individus ne sont pas nécessairement à la recherche d’emploi.

Le personal branding, ça donne quoi?

Avec tout ce temps et ces énergies consacrés aux réseaux sociaux, quel est le retour? Pour Matthieu, c’est l’aspect humain qui prime. <Ce sont surtout les rencontrespersonnelles, les amitiésnouvelles que je me suis faites. C’est bien le fun les médias, mais si cela ne se transpose pas dans la vie réelle, çaceslimites et ça ne demeureque du numérique. Pour moi, ma présence m’a permis de faire des rencontres extraordinaires et des contacts nouveaux avecd’autresrecruteursavec qui j’échange. J’ai même développé des amitiés sincères avec des chercheursd’emploi. L’aspecthumain, c’est le numéro un qui ressort de cet investissement de temps.>

Puis, il y a l’aspect employabilité. <Les gens savent ce que je fais. Cela me positionne comme chef de file par rapport à ma profession.>

Finalement, pour Matthieu, c’est aussi le fait de pouvoir réintégrer le monde des communications.<Le fait d’avoir un blogue et être présent sur les réseaux sociaux me permet de faire donner de la visibilité à d’autres, d’appuyer d’autres entreprises. Cela m’apporte beaucoup personnellement de pouvoir encourager des startups du Québec. (neuvoo, WeSeekYou, Espressojobs et HerdWisdom). Je suis content de pouvoir faire cela.> Le site OEil du Recruteur estaussi de plus en plus rentable, fautbien le mentionneràquelque part. 

 

Voici d’autres articles que j’ai écrits sur le Personal Branding

Personal Branding version Fabrice Calando

Le Personal Branding, dois-je vraiment?

Voici des profils de professionnels qui ont développé leur personal branding à leur façon!

Sophie Marchand

Jean-Pierre Dubé

Dany Paquin

Catherine Morissette

​Fabien Major

Jean Boileau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Personal Branding, version Fabrice Calando (aka Hack Your Life)

Le personal branding arrive en ville et beaucoup de gens commencent à se demander, ambulance dois-je vraiment? J'écris cet article pour les encourager à dire oui, oui, vous devez commencer à penser à votre personal branding. Votre avenir pourrait en être marqué.

Le marketing de soi ou le personal branding m'intéresse depuis fort longtemps. Lorsque je m'entretenais il y a déjà plus d'un an avec Jean-Pierre Dubé, consultant à ce sujet. Il me faisait remarquer que la tendance privilégie beaucoup le statut de travailleur autonome. C'est un fait statistique.  <Les gens deviennent de plus en plus des travailleurs autonomes. La tendance va dans ce sens. En citant le philosophe français Marc Halévy,  celui-ci parle que d'ici 2020, la plupart des gens deviendront des travailleurs autonomes. Les professionnels offriront directement leurs services aux entreprises, aux corporations. > 

On comprendra que le temps est venu au rayonnement personnel et de s'ouvrir aux réseaux sociaux et aux plateformes qui nous permettent de bâtir notre propre marque de commerce. 

Au delà de cette réalité de faits, je sens personnellement que les gens sont maintenant prêts à faire leur 'coming out' professionnel et je m'en réjouis. Les gens s'expriment de plus en plus sur les autres réseaux sociaux et de plus en plus d'indépendants deviennent blogueurs.

Il existe de nombreux exemples de personal branding. Des individus qui ont réussi à se créer une image de marque. On connaît les grands comme  Oprah ou Martha Stewart, etc.. Pour moi, ces exemples sont intéressants, mais combien loin de nos propres vies, combien loin de nous. Fabrice Calando, par contre, est tout près de nous et il incarne pour moi un modèle à suivre en ce qui concerne le développement de son personal branding. Je vous le présente donc!

Fabrice Calando, blogueur, marketeur, (digital strategist) 

Je tiens à préciser d'emblée que le fait que Fabrice soit un homme charmant et beau comme un coeur n'est pas un des facteurs qui ont influencé ma décision de parler de lui. J'aime avant tout Fabrice parce qu'il a choisi de mettre en pratique la théorie qu'il enseigne à ses clients et qu'il est contemporain dans sa façon de vivre sa vie professionnelle. Il s'assume dans une vie publique en évolution.

En créant son blogue, FabriceCalando.com, il a choisi de se mettre dans les souliers de ses clients, ceux à qui il recommandait de bloguer. Ces clients qui n'ont jamais le temps, qui hésitent parce que c'est trop exigeant. Fabrice a répondu à l'appel. <Les origines de mon blogue remontent à plus de cinq ans. Je travaillais à l'époque en publicité chez Cossette. On parlait beaucoup de blogues et de médias sociaux à nos clients. Mes clients n'arrêtaient pas de dire, on n'a pas le temps et tergiversaient sans cesse. Je me suis senti un peu ridicule à un moment donné de leur recommander le blogue alors que je n'en avais  pas fait l'expérience moi-même. Je me suis alors dit, je dois le faire moi-même. Comme ça je pourrai comprendre leurs appréhensions, leurs difficultés à trouver du temps, et tout le reste.> Et le reste, c'est de l'histoire comme on dit.

Le personal branding, c'est à partir de qui on est que ça se développe

Lorsqu'on débute ce processus de 'coming out professionnel', on n'est pas toujours sûr de bien des choses. Comme le signale Fabrice, au début, il publiait beaucoup sur des sujets reliés au travail, mais il s'est vite rendu compte que des blogues qui parlent marketing pullulent sur le web. <J'ai senti que j'avais besoin d'essayer quelque chose de différent, beaucoup plus proche de qui je suis>. Ce constat est très important car il illustre très bien le fait qu'on l'on a tous notre spécificité mais la découvrir  et l'exposer sur le web est un processus en soi. Pourtant, c'est la clé du succès. Plus on est authentique et vrai, plus ont va aimer être 'social', plus on va aimer 'partager'.

Le personal branding, c'est une approche en constante évolution

Lorsque Fabrice a commencé à développer sa présence sur le web, il a fait comme bien des gens. Il s'est créé un compte Facebook,  Twitter, LinkedIn puis plus récemment Google+. 

Il utilise toujours ces outils. Mais comme pour moi, Fabrice s'est rendu compte que cette notion de personal branding, c'est un peu comme une évolution personnelle que l'on fait et qui nous amène à voir de façon plus stratégique comme bâtir son image de marque professionnelle.  Il a senti le besoin d'être plus cohérent dans son approche.

Le développement de notre image de marque professionnelle est une approche en constante évolution. Pour réussir et en faire une expérience agréable, il faut revoir nos objectifs, déterminer une sorte de plan par rapport à ce que nous voulons accomplir par rapport à notre présence sur le web. Pour Fabrice, il faut le dire, son développement a grandement été facilité par son background en marketing. Il travaille en marketing depuis une dizaine d'années et connaît bien les régles qu'il faut suivre pour créer une marque. Mais comme il le dit, <je me suis beaucoup fié à mon instinct aussi. Je me suis écouté. Je m'interroge de façon continue sur ce que je veux accomplir. Qu'est-ce que je veux que les gens retiennent de moi, connaissent de moi>.  Je crois beaucoup que notre instinct est notre meilleur outil.

De quoi et de qui s'inspirer? 

Il existe de plus en plus de livres et de sites web qui portent sur le personal branding. On peut s'en servir comme référence, pour y trouver des idées. Pour sa part, Fabrice a été cherché son inspiration dans quelques livres de marketing plus général, dont Positioning et the Start Up of You. Il s'inspire aussi des écrits de Seth Godin, de Mitch Joel, de Chris Brogan et de Julien Smith. (Avis aux intéressés, ce sont des gens extraordinairement intéressants à découvrir, à lire). 

La confiance en soi est notre principal atout d'après moi. Se servir du blogue par exemple pour apprendre et pour donner est la belle des utilisations. Fabrice utilise cette formule à merveille. L'an dernier il a lancé un projet fort original et audacieux, Hack Your Life Project. Toutes les semaines, il a publié des articles portant sur la motivation, mais pas à la Tony Robbins. Ces articles sont inspirés de différentes choses de la vie, de la vie professionnelle, du quotidien, un peu de spiritualité. <J'ai choisi ce type de thématique, car j'ai toujours aimé faire les choses différemment. Ceux qui viennent au boulot le lundi à contre-coeur devraient s'interroger. Je ne suis pas du genre. Cette thématique m'a permis de relayer ma façon de voir les choses et de faire les choses. J'aime pousser mes limites>. Si vous voulez connaître ses nouveaux projets, abonnez-vous à son info-lettre. Voici son lien.  http://eepurl.com/tr-b9

La discipline dont il a fait preuve en gardant le rythme de publication lui vaut tous les honneurs du monde. Cette qualité que je lui envie beaucoup crée un environnement solide. Son style rédactionnel aussi est très travaillé. On sait comment il va aborder les problématiques, pour les adeptes, c'est un vrai régal.

Le retour sur investissement, sur le temps et l'engagement?

J'ai posé la question direcement à Fabrice: <Avez-vous des objectifs d'affaires par rapport à votre blogue et votre présence sur le web>. La réponse m'a beaucoup rassurée. Oui et non.

<Non, je n'écris pas avec des objectifs d'affaires très spécifiques. J'y ai pensé, mais je n'écrirai pas un article dans le but d'attirer tel ou tel client. Mais inversement, ce que j'écris m'a donné une crédibilité, une notoriété qui a généré des opportunités d'affaires pour moi.  La fait d'avoir publié sur des sujets spécifiques, tel le recrutement par le web par exemple a suscité l'intéret de certains clients pour mon approche>.

Le fait de pouvoir dire à des gens que l'on rencontre que l'on a écrit sur tel ou tel sujet, c'est un gros plus en affaires. Ça donne de la crédibilité et ça fait preuve de courage d'après moi. Un blogue, notre présence sur le web social, c'est une extension de notre personne, de nous comme professionnel. Nos écrits agissent en complément de nos réalisations professionnelles et nos profils sur LinkedIn ou des plateformes du genre.

Les conseils de Fabrice pour développer sa marque

La plus grande valeur du blogue pour Fabrice et il en est de même pour moi, c'est que les sujets que l'on développe nous permettent d'apprendre, de nous faire une idée par rapport au sujet, de développer plus en profondeur un sujetCette dimension éducative est tellement motivante. <Je me sers de mon blogue pour raffiner ma pensée, développer mes opinions sur un sujet. Cela a une grande valeur pour moi personnellement>.

Créer votre blogue, soyez-en le propriétaire et faites le vivre au rythme de votre propre évolution. Joignez des réseaux tel LinkedIn ou autres. Vous ne le regretterez pas! Le Marketing de soi, ça rapporte à toutes sortes de niveaux!

J'ai demandé à Fabrice de nous donner quelques conseils. Il dit s'être inspiré du livre Positioning. Les voici donc. 

  • Il faut se définir. Quand quelqu'un pense à nous, on aimerait qu'ils pensent quoi? Ceci dit, c'est peut-être encore plus important de rester intègre face à soi-même. Si on est designer graphique, mais qu'on adore les chats, pourquoi ne pas faire un blogue sur les chats? Quelqu'un a déjà dit "il faut être présent en ligne pour être 'connaissable'." C'est-à-dire, si on n'est pas présent en ligne, on ne peut pas se faire connaître. Il est donc primordial d'être en ligne et c'est donc important d'avoir une présence qu'on adore et qu'on veut maintenir. C'est mieux d'être connu comme amateur de chats, que de pas être connu du tout.
  • Il faut être prêt à faire des erreurs. Une présence en ligne, c'est dynamique. Ça change tout le temps. Si on a peur de faire des erreurs, on ne fera pas grand choses d'intéressant.
  • Choisir un nom. J'ai de la chance…je m'appelle Fabrice Calando. Je dois être le seul au monde. Si on s'appelle Michel Tremblay, il faudra beaucoup d'effort pour se différencier des autres. On peut toujours nommer son blogue d'un nom commun. Par exemple, avoir eut un nom différent, j'aurais pu nommer mon blogue "The Hack Your Life Blog." Un peu comme Ray Hiltz* à fait avec son blogue — NewRayCom — le nom de son entreprise. Ajouter un deuxième nom, peut-être une options. Par exemple, Michel Raymond Tremblay. Si on a un nom plus commun, faire une recherche rapide sur Google pour voir qui s'y trouve déjà.
  • Éviter les noms qui ne veulent rien dire. "The Hack Your Life Blog" à un sens…"HYLB," non. Si le lecteur ne comprend pas rapidement de quoi ou de qui il s'agit, il ne s'en souviendra pas. On dit que les initiales sont aussi à oublier, mais J.K. Rowling vous dirait probablement autrement.
  • Travailler avec intelligence. Rajouter une tâche, comme la rédaction et la mise-à-jour d'un blogue, à son horaire déjà chargé, ce n'est pas évident. C'est pour ça qu'il faut être intelligent avec son temps. Après avoir monté ses présences en ligne, il faut connecter avec les autres. Comme le dit Seth Godin "we are in the connection economy." Le succès des autres engendre son propre succès beaucoup plus souvent qu'on le pense. Il ne faut donc pas hésiter à attacher sa charrue sur le cheval d'un autre.

En conclusion

J'ajoute ainsi mes petits conseils.

  • Soyez vous même, authentique et franc.
  • Découvrez votre voix.
  • Développez votre style.
  • Faites vous confiance.
  • Prenez-y plaisir.
  • ?Rappelez-vous, qui donne, reçoit.

P.S J'ai rencontré Fabrice grâce à un réseau social non virtuel, le Meex organisé par Kai Design. Par ce réseau, j'y ai rencontré des gens fort intéressants, passionnés et généreux. Merci à Luis London et Andrew Chen de leur générosité et de nous offrir la possibilité d'amener dans le réel nos rencontres virtuelles et vice versa! Mes hommages!

* Je vous présenterai bientôt Ray Hiltz. Ray est mon expert Google+. Je vais publier un article sur lui et sa passion pour l'outil. C'est un type fort intéressant et sympathique comme Fabrice. J'ai aussi rencontré Ray via Meex!

Autres références:

Fadhila Brahimi a créé  le Blogue du Personal Branding. Elle a aussi fait une adaptation d'un livre très connu de Dan Schawbel, Moi 2.0.

https://www.michelinebourque.com/2009/10/30/personal-branding-dois-je-vraiment/

https://www.michelinebourque.com/2011/06/16/linkedin-bonnes-pratiques-avec-jean-pierre-dube/

https://www.michelinebourque.com/2012/06/04/fabien-major-conseiller-financier-champion-personal-branding/

 


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Fabien Major, un conseiller financier champion du personal branding!

Fabien Major, un conseiller financier champion du personal branding!

Fabien Major est conseiller financier et gestionnaire de portefeuille. Il a son propre cabinet financier Major Gestion Privée. Il est blogueur et chroniqueur en finances personnelles sur Major Blog. Dans une autre vie, viagra il a gravité dans le monde des communications principalement comme animateur de radio, sovaldi mais aussi à titre de chroniqueur et rédacteur, medicine notamment pour le Magazine Croc et pour CKAC. Il écrivait des textes humoristiques. 

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Fabien Major, un conseiller financier champion du personal branding!

Jean Boileau de l’UQO, un homme d’action à suivre sur les médias sociaux!

Jean Boileau est le Directeur des communications et du recrutement pour l'Université du Québec en Outaouais (UQO) depuis 5 ans.  Pour moi, decease il est avant tout un exemple à suivre quant à l'utilisation des médias sociaux dans un contexte professionnel et d'affaires. Il incarne d'après moi  le parfait exemple du professionnel qui sait comment allier son 'personal branding' avec le développement de l'image et le rayonnement de l'UQO par le Web. J'ai donc voulu le rencontrer et en savoir plus. J'ai beaucoup apprécié notre entretien. En voici le résumé.

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