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André Lavigne présente Chris Voss : Never Split The Difference

André Lavigne présente Chris Voss : Never Split The Difference

Never Split The Difference: Negotiating As If Your Life Depended On It de Chris Voss

andre-lavigneNe jamais couper la poire en deux! Voici un ouvrage sur la négociation qui présente le sujet sous un angle différent. L’auteur, Chris Voss a choisi d’ajouter une composante émotive à des outils et techniques de négociation.

Voici mon survol du livre avec les concepts les plus intéressants et mes commentaires de passionné de la négociation.

Qui est Chris Ross?

L’auteur a été négociateur en chef pour le FBI dans l’unité de négociation de crise (CNU, Crisis Negotiation Unit); d’où l’aspect de vie ou de mort en cas d’échec ou encore l’impossibilité de ramener vivant seulement la moitié d’un otage (sic).

L’auteur est fondateur de la firme-conseil  Black Swan Group, spécialisée en formation, accompagnement et recherche en stratégies de négociation. Il partage dans ce livre des exemples de situations de crise et donne une perspective d’apprentissage et de meilleures pratiques applicable dans vos défis quotidiens, car, je le cite: la vie est négociation.

La question à laquelle on veut une réponse en débutant la lecture de ce livre est : Comment des techniques de négociation utilisées par les agences de contre-terrorisme et d’unités policières spécialisées peuvent-être pertinentes ou seulement réalisables afin d’atteindre notre objectif?

Points saillants

D’abord, l’auteur utilise des exemples de situations de crise afin d’expliquer la genèse de ses nouvelles méthodes qu’il propose.  Au cœur de ces outils, un concept de base :  Plutôt que de séparer les émotions du cours de la négociation, il privilégie l’utilisation d’émotion comme levier, car à l’instar d’une crise de prise d’otage l’émotion est toujours présente. Le désir de ne pas se faire abattre par des snipers est similaire à celui de ne pas perdre son emploi parce qu’on est dans les deux cas trop agressif dans la négociation (à des niveaux différents évidemment).

Cette façon de voir la négociation va à l’encontre des grandes théories développées par Roger Fisher et William L. Ury dans le livre : Getting to Yes (Comment réussir une négociation).  Ces théories reprises, enseignées au programme de négociation au Harvard Law School sont pratiquées depuis près de 40 ans et ce, partout au monde. Des concepts similaires, dans une pléiade d’ouvrages de ce genre font référence à ce qu’on appelle la négociation raisonnée (en mettant les émotions de coté et l’emphase sur les faits et le coté rationnel de la prise de décisions).

Aperçu de concepts clés pour réussir ces négociations

Parmi les concepts permettant de mettre en pratique l’utilisation d’une psychologie orientée résultat, le premier concept est l’établissement du rapport avec l’autre partie.  Plusieurs techniques sont décrites avec exemples et études à l’appui :

  • Devenir le miroir de l’autre afin qu’il se reconnaisse en nous.
    • Cette technique, utilisée avec calme et maîtrise de ses propres émotions, permet de créer un climat de confiance où le dialogue devient possible. L’auteur propose d’utiliser un timbre de voix similaire à un animateur radio de fin de soirée.
  • L’empathie tactique est une façon de comprendre l’autre (se mettre dans ses souliers), mais en utilisant l’intelligence émotionnelle, transformer la perception de l’autre et lui faire accepter notre réalité. Et de ce fait, gagner la permission de persuader.
    • Ce qui nous fait réfléchir sur la question : est-ce que persuader c’est manipulé? Selon l’approche de l’auteur,  ce n’est pas le cas si on met la personne en priorité et lui fait accepter notre réalité. Alors l’autre se persuadera lui-même, ce qui est différent de la manipulation dont l’objectif est de nous faire gagner sans considération des conséquences pour l’autre.
  • Apprendre à apprécier. Se faire dire non est souvent de ce que nous avons le plus peur dans une négociation alors que l’apprivoiser nous permette de conclure avec plus de succès et de facilité.  Souvent on utilise une technique de questions demandant un oui pour créer un environnement positif alors qu’un non engage la conversation et ainsi rends l’autre plus confortable, en sécurité et en contrôle, car on accepte qu’ils nous disent : « attend, je ne comprends pas » ou encore « je ne suis pas prêt ».
  • L’importance d’être en synchronisation avec notre équipe. Pour  conclure une négociation, tous les membres de notre équipe doivent être au courant de notre stratégie afin d’éviter des messages contradictoires (ou simplement différents) qui feront échouer nos discussions.
  • N’abandonnez pas, l’autre partie ne le fera pas. Allez jusqu’au bout, car un compromis n’est jamais un résultat positif ni pour un ni pour l’autre.  L’auteur donne deux exemples: il est impossible de ramener la moitié d’un otage ou si vous voulez porter des souliers noirs et votre épouse veut que vous portiez des bruns alors un soulier de chaque couleur ne sera jamais un compromis acceptable.
  • Cherchez à connaître toute l’information possible et surtout l’information que vous ne vous attendez pas à trouver possible. L’auteur nomme ces informations des cygnes noirs (Black Swan, d’où le nom de son entreprise) en référence à ce que l’on croyait impossible de trouver.  En effet, au 17e siècle, personne en Europe n’avait vu autre chose que des cygnes blancs et ce n’est que lors du voyage en Australie-Occidentale d’un explorateur hollandais que le premier cygne noir a été aperçu et répertorié.

Conclusion

En réponse à la question initiale ; oui, les techniques et les outils utilisés pour régler des crises sont pertinents lors de nos négociations courantes. Cependant, à la lumière des exemples et des études citées par l’auteur, elles apparaissent essentielles. L’utilisation des émotions comme levier de compréhension de l’autre ainsi que l’utilisation d’éléments d’informations qui l’affecte dont primordiales pour lui permettre de voir la solution du même angle que nous.

Verdict

Je suis en accord avec l’auteur sur l’ensemble des techniques, car elles sont alignées aux enseignements de la programmation neurolinguistique auxquels j’adhère et j’utilise dans ma pratique.  Je suggère la lecture de ce livre après avoir lu Getting to Yes afin d’avoir une perspective globale ( raison ET émotion) pour augmenter votre succès dans vos négociations.

Personnellement, et peut-être comme vous, je me dois d’arrêter de juger trop rapidement un livre par son titre.  C’est la deuxième fois que je me fais prendre à ce jeu (la première fois étant Convaincre en 90 secondes, ou moins un livre fantastique sur comment établir le rapport à l’autre). Je n’ai trouvé que la version anglaise, je ne serais pas surpris de voir une version française sous peu. Bonne lecture.

André Lavigne


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Lancement – Madeleine Fortier publie Usure de compassion: jusqu’où aller sans se brûler?

Lancement – Madeleine Fortier publie Usure de compassion: jusqu’où aller sans se brûler?

« Il y a quatre types de gens dans ce monde: ceux qui ont été aidants, ceux qui sont aidants, ceux qui seront aidants et ceux qui auront besoin d’un aidant. »

Rosalynn Carter, ex première dame des États-Unis, 2003

C’est avec une grande fierté que je vous présente mon deuxième livre qui s’intitule Usure de compassion : jusqu’où aller sans se brûler?

Alors que mon premier livre, Trouvez un emploi qui vous ressemble!, s’adresse aux personnes en réflexion sur leur carrière ou en recherche d’emploi, ce livre-ci s’adresse à tous ceux et celles qui aident d’autres personnes, que cela soit sur le plan personnel, professionnel, ou les deux.

Cependant mes deux livres ont ceci en commun qu’ils sont orientés vers la prévention et qu’ils constituent des livres-outils, c’est-à-dire qu’ils contiennent des réflexions, de l’information, mais aussi un grand nombre d’exemples et d’exercices pratiques.

Qu’est-ce que l’usure de compassion?

Usure de Compassion L’usure de compassion est une profonde érosion émotionnelle et physique qui prend place lorsque les personnes qui aident ne sont plus capables de se régénérer et de se ressourcer. On l’appelle aussi parfois le « burn-out » de l’aidant.

Je parle d’usure de compassion car j’en ai souffert, à deux reprises, comme proche aidante de mon conjoint de 1991 à 2003, puis dans le cadre de mon travail comme conseillère en employabilité. Cela m’a pris du temps et beaucoup de recherches avant de comprendre finalement ce que je vivais, car on ne parlait pas beaucoup d’usure de compassion à l’époque pour les proches aidants ou les conseillers.

Je ressentais une grande impuissance doublée du sentiment que tout reposait sur mes épaules. Je voulais en faire plus, toujours plus, tout en étant très fatiguée, moralement, émotionnellement, physiquement.

C’est finalement dans le cadre d’un diplôme d’études supérieures en santé mentale que j’ai entendu parler pour la première fois d’usure de compassion et que j’ai pu enfin mettre des mots sur ce que je vivais dans mon travail et sur ce que j’avais vécu comme proche aidante.

Il m’est alors apparu nécessaire, essentiel, d’en parler autour de moi; de sensibiliser le plus de personnes possibles à l’usure de compassion, les aider à reconnaître leurs propres symptômes et facteurs de risque pour ensuite découvrir et mettre en place des moyens de protection.

J’ai donc créé des formations sur mesure s’adressant à des groupes d’aidants : proches aidants, bénévoles, bénévoles en soins palliatifs, intervenants, conseillers.

Les discussions de ces groupes en ateliers ont permis de recueillir des informations très précieuses et utiles que j’ai complétées en approfondissant le vécu de 19 témoins. Je désirais aussi partager la boîte à outils que j’avais développée au fil des années.

C’est de là qu’est venue l’idée d’écrire le livre Usure de compassion : jusqu’où aller sans se brûler?

Je crois que l’usure de compassion est quelque chose qui nous guette tous, à partir du moment où on aide les autres, que cela soit à titre personnel ou professionnel, et que l’on s’y engage totalement.

Pour se procurer le livre

En savoir plus sur le livre : Se procurer Usure de compassion

Voici les dates de lancement par ville :

  • Sherbrooke (8 mai)
  • Montréal (26 mai)
  • St-Jérôme (9 juin)
  • St-Hubert (13 juin).

Madeleine Fortier

Madeleine Fortier, Conseillère, formatrice et écrivaine

Pour en connaître davantage  Madeleine Fortier

Pour Alexandre Taillefer, l’avenir de l’entrepreneuriat est la femme

Lettres à une jeune entrepreneure

Je ne connaissais pas bien Alexandre Taillefer. Est-ce le cas pour vous aussi? Si vous êtes comme moi, l’émission « Les dragons » vous avait peut-être permis de « mettre sur la mappe » cet homme d’affaires québécois à succès, mais sans plus. Vous l’aviez peut-être vu intervenir sur la scène publique pour débattre d’enjeux de sociétés tels que « l’arrivée d’Uber » ou de « l’augmentation du salaire minimum », ce qui vous avait donné une idée de certaines de ses valeurs sociétales. Ceci étant dit, vous étiez peut-être, tout comme moi, restés sur votre appétit…

L’humain derrière l’entrepreneur

Or, à travers les paroles de son livre « Lettres à une jeune entrepreneure », ces propos m’ont donné l’impression qu’Alexandre possède des valeurs humanistes profondes. D’abord, il semble privilégier le bien sociétal par rapport au bien individuel et organisationnel. Ensuite, parce que selon ses dires, l’obtention d’un poste à « pouvoir » vient avec la responsabilité de favoriser, autant que possible, le bonheur collectif. Parce que ces propos correspondent avec mes valeurs entrepreneuriales, j’ai eu envie de poursuivre ma lecture sur les conseils qu’il avait à offrir aux jeunes femmes entrepreneures.

Son livre en quelques lignes…

Son livre, en plus de faire un portrait réaliste de ce qu’est l’entrepreneuriat, met en lumière les impacts positifs que les entrepreneures peuvent avoir sur la société. Aussi, à travers des exemples tirés de son propre parcours, il pousse plus loin la perspective sur cette magnifique profession. Une vraie décharge de motivation ! Voici ce que j’en retiens.

L’avenir de l’entrepreneuriat est la femme 

Je me permets de paraphraser Alexandre Taillefer, « l’avenir de l’entrepreneuriat est la femme ». Toutefois, bien que l’on observe une hausse considérable de l’intérêt pour l’entrepreneuriat, seulement 16,3% des femmes l’envisagent contre 25,9% des hommes selon l’Indice entrepreneurial québécois de 2016. C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’il a rédigé ce livre afin d’inspirer les femmes à se lancer.

Pourquoi l’entrepreneuriat ? Parce qu’il y aura toujours des projets d’états, mais que, selon lui, puisque la période des grands chantiers de la Révolution tranquille est révolue, la croissance et la prospérité économique de demain reposent essentiellement sur lui.

Un métier extraordinaire certes, mais pas nécessairement pour tous

Est-ce que l’entrepreneuriat est pour tout le monde ? Pas du tout. Bien qu’il y ait plusieurs manières d’entreprendre, selon lui, certains traits de personnalité ou compétences spécifiques sont plus favorables à la réussite entrepreneuriale. À mon avis, voici ce qui ressortait du lot :

  • D’abord, qu’il est important de « cultiver notre capacité à être en beau maudit ! ». Oui, oui, vous avez bien lu, « en beau maudit ». C’est d’ailleurs le trait qui m’a le plus surprise, mais qui a tellement de sens. En d’autres mots, il est important de développer notre capacité à nous indigner. De cette frustration, face à un enjeu, peut émerger des solutions innovantes à la base de l’élan d’entreprendre. Ensuite, il ne reste qu’à passer à l’action ! Notre désir de se lancer en affaires doit toutefois provenir de notre motivation intrinsèque. Mettre l’emphase sur notre désir de faire beaucoup d’argent rapidement risque de nous faire échouer.
  • Ensuite, savoir apprendre et se relever de ses échecs. En effet, selon l’auteur, l’échec fait non seulement partie du parcours, mais est au cœur de celui-ci. Bien sûr, il est possible d’avoir de la chance et d’éviter d’échouer. Toutefois, dans la majorité des cas, il est inévitable…mais oh combien formateur ! Alexandre nous parle d’ailleurs avec beaucoup de transparence et d’humilité d’un des passages de sa vie où il est passé de multimillionnaire à « sur le bord » de la faillite personnelle.
  • Être capable de lire et de comprendre parfaitement les données financières d’une organisation telles que les états financiers, le bilan et les flux de trésorerie. Selon lui, il s’agit de l’une des qualifications les plus importantes chez un entrepreneur.
  • Avoir une grande capacité à anticiper les tendances du marché afin d’être en mesure de se renouveler constamment tant sur le plan personnel qu’organisationnel. À travers d’exemples tirés de son parcours entrepreneurial, Alexandre nous démontre que l’une des causes de son succès a été justement d’anticiper les tendances dans le domaine des technologies de l’information.
  • Posséder un bon sens de l’humour et savoir l’utiliser à bon escient. Selon lui, l’humour permet d’évacuer non seulement notre stress, mais aussi de dissiper des situations tendues que l’on virera assurément avec les autres.
  • Détenir également un « front de bœuf ». En d’autres mots, faire preuve d’audace, de « cran », être habile à convaincre et persuader son interlocuteur. Pour ma part, je crois que cette qualité est indispensable. Comme dirait l’adage « Qui ne risque rien, n’a rien », d’où l’importance de sortir constamment de sa zone de confort et ne pas hésiter à foncer et prendre des risques !

Finalement, s’avoir s’entourer de gens plus compétents que nous et avoir des qualités de rassembleuses afin de rallier ces gens qui font partie de notre équipe, est aussi important y compris pour pouvoir rallier partenaires, fournisseurs et clients vers un but commun.

Alors mesdames ? Avez-vous le profil ? Existe-t-il d’autres compétences/traits de caractère que vous possédez et qui vous permettraient de réussir ?  Si oui, qu’attendez-vous pour vous lancer ?

Marie-Hélène Chèvrefils

Présidente et consultante principale, Evō Conseils

Pour contacter Marie-Hélène, visitez son site web: https://www.evoconseils.com/

Pour se procurer le livre: Coop-Hec

Nomination pour un Prix Phénicia 2018 – rdv au Gala

Une nomination pour un Prix Phénicia décerné par la Chambre de commerce LGBT du Québec (CC-  LGBT-Q) constitue une première pour le Club de lecture Affaires.

Très heureuse de faire partie de la liste des finalistes, Micheline Bourque se rendra fièrement à la soirée Gala qui marque la 14e édition du Phénicia.  La soirée aura lieu le 31 mai à la salle du Parquet de la Caisse de dépôt et placement du Québec, un magnifique endroit situé à Montréal dans le quartier des affaires.

Notre nomination s’inscrit dans le contexte du Prix Innovation. Ce prix est remis à une entreprise détenue majoritairement par un ou plusieurs actionnaires LGBT et qui offre un produit, un service ou un procédé à caractère innovant.

Le Gala Phénicia est un grand événement très important pour la communauté d’affaires LGBT et de leurs alliés. Cette soirée très prestigieuse pour les quelques 350 convives met en lumière la réussite et l’implication d’individus et d’entreprises ayant contribué d’une façon ou d’une autre au rayonnement et au développement de la communauté d’affaires sans oublier non plus le volet social.

Je suis vraiment très honorée que le Club fasse partie des nominés pour ce prix. J’ai participé de façon très active à la création de la CC-LGBT-Q et cela me touche vraiment de constater son évolution. Le Phénicia qui célèbre ses 14 ans d’existence démontre la vitalité du milieu d’affaires qui se réunit autour de la CC-LGBT-Q. Je suis remplie de gratitude et bien sûr, je souhaite de tout coeur que le Club reçoive cette précieuse reconnaissance. Micheline Bourque, présidente et fondatrice du Club.

Cette année, la présidence d’honneur pour le Gala Phénicia sera assurée par Caroline Néron, dragonne et une entrepreneure très inspirante. Le Grand Prix Phénicia sera remis à Michel Tremblay, écrivain et dramaturge de renommée internationale. Pour le prix Inspiration, celui-ci sera remis à Caroline Salette, courtier-propriétaire RE/MAX ROYAL – JORDAN. La réussite d’affaires fait de Caroline Salette l’une des personnalités les plus influentes et une sommité dans l’ensemble de la profession et du coaching immobilier. La présidence du jury est assuré par Michel Dumont, acteur très connu.

Pour connaître les autres membres du jury, cliquez ici.

Pour découvrir qui sont les finalistes, cliquez ici – Finaliste Gala Phénicia.


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Le temps du continent d’Abdelmalek Alaoui, prix FFA Turgot

Abdelmalek AlaouiAbdelmalek Alaoui est un homme influent. Du moins le suppose-t-on à la lecture de son curriculum vitae. Marocain, d’une famille proche du pouvoir chérifien, diplômé de Sciences Po Paris et de HEC, il a créé, en 2008, Global Intelligence Partners, une société de conseil en stratégie spécialisée en intelligence économique, rachetée en 2015 par le groupe Mazars. Pas question cependant pour Abdelmalek Alaoui de prendre sa retraite. Il fonde donc une nouvelle entreprise de conseil en communication d’influence, Guépard Consulting Group. Il est par ailleurs, CEO de La Tribune Afrique et du Huffpost Maroc.

Son livre – « Le temps du continent. Chroniques africaines 2016-2017 » – a reçu le 4 avril 2018, dans le cadre impressionnant du ministère français de l’économie et des finances, le prix Turgot – Forum Francophone des Affaires (FFA).

Une récompense qui ravit le Club de lecture Affaires, partenaire du FFA pour le Prix FFA Turgot, car les coéditeurs de l’ouvrage sont bien connus et appréciés de nous. (Descartes & Cie, et Cent Mille Milliards). Nous avons, en effet, par le passé, mis en valeur plusieurs de leurs ouvrages et nous les remercions pour leur disponibilité sans faille.

Le temps du continentMais venons-en au livre d’Abdelmalek Alaoui. Il reprend les chroniques – quarante-deux pour être précis – publiés dans La Tribune Afrique entre octobre 2016 et août 2017. Il n’est pas aisé de résumer un tel ouvrage : l’auteur y traite de quantité de sujets, allant de la piraterie maritime aux matières premières, en passant par les GAFA ou le sport.

Cependant, deux mots pourraient résumer les 177 pages de l’ouvrage : lucidité et espoir. Lucidité d’abord, car le chroniqueur qu’est Abdelmalek Alaoui ne cache rien des difficultés que connaît le continent africain. Elles sont nombreuses : guerres, terrorisme, corruption, bureaucratie, analphabétisation, sous-développement, etc.

Cependant, le propos d’Abdelmalek Alaoui n’est jamais larmoyant, ni défaitiste. Bien au contraire, il croit en l’avenir du continent africain. Et le message qu’il délivre est plein d’espoir.

Par exemple, l’auteur affirme que l’Afrique est prête pour la quatrième révolution industrielle. Pourquoi donc ? Parce qu’elle « sait gérer deux paramètres clés : l’incertitude et la vélocité ». En effet,  en matière de gestion de l’incertitude, Abdelmalek Alaoui nous dira:

« le continent pourrait même prétendre à la première place sur le podium mondial. Voilà un continent qui a survécu aux guerres, aux irrédentismes, aux famines, aux dictatures, aux prédations économiques et aux différents programmes d’ajustement structurels tout en accélérant globalement sa croissance lors des vingt dernières années. L’Afrique, c’est aussi un continent où des centaines de millions de personnes trouvent chaque jour des moyens innovants pour optimiser leur très faible budget, organiser leurs déplacements et contourner les carences en infrastructures et les aléas qui en découlent. […] De manière globale, l’incertitude est gérée grâce à la formidable capacité d’adaptation d’Africains qui ont peu, mais savent s’en accommoder avec ingéniosité ».

Quant à la vélocité, Abdelmalek Alaoui souligne que nulle part au monde ailleurs qu’en Afrique:

« on n’a pas pu constater une telle capacité à embrasser le changement et notamment l’avènement du digital, avec le développement d’usages innovants tels que le mobile banking ou les interfaces d’économie collaborative qui ont permis l’émergence de nouveaux champions du sud […]. Plus véloces que les grandes multinationales du nord, mieux enracinées dans leurs marchés et dotées d’une compréhension plus fine des besoins de leurs consommateurs, [les entreprises africaines] imaginent chaque jour des solutions pragmatiques aux problèmes urgents du continent ».

A n’en pas douter, les chroniques rassemblées dans « Le temps du continent » donnent une autre image de l’Afrique, et nous incitent à suivre Abdelmalek Alaoui quand il veut faire des années 2020-2050 les « Trente Glorieuses » africaines.

Le temps du continent. Chroniques africaines 2016-2017, d’Abdelmalek Alaoui (Ed. Descartes & Cie/Cent Mille Milliards).

Pour vous procurer l’ouvrage: Cent Mille Milliards


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Les gens qui lisent sont moins cons que les autres

À l’occasion du Salon Livre Paris qui s’est tenu du 16 au 19 mars 2018, mais surtout de la sortie de leur livre « Lire ! », Bernard Pivot et sa fille Cécile ont été invités, par Le Figaro Magazine du 16 mars, à échanger avec Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale.

Le ministre affirme, dans l’article publié, que si « la lecture isole en apparence », elle nous ouvre en réalité un champ infini. Ce que confirme Bernard Pivot en déclarant :

« Lire, ce n’est pas refuser le monde, mais y entrer par d’autres portes ; lire, c’est prendre des nouvelles des autres ; lire, c’est se frotter à des idées ou à des personnages dont on ignorait l’existence ; lire, c’est étoffer son carnet d’adresses ; lire, c’est agrandir ce trésor en nous qu’est la culture générale ; lire, c’est parier sur l’intelligence ; lire, c’est vivre mieux ».

Le magazine donne un extrait choisi de l’ouvrage dans lequel Bernard Pivot s’exclame :

« Les gens qui lisent sont moins cons que les autres, c’est une affaire entendue. Cela ne signifie pas que les lecteurs de littérature ne comptent pas d’imbéciles et qu’il n’y a pas de brillantes personnalités chez les non-lecteurs. Mais, en gros, ça s’entend, ça se voit, ça se renifle, les personnes qui lisent sont plus ouvertes, plus captivantes, mieux armées dans la vie que les personnes qui dédaignent les livres ».

Bien sûr, on va dire que Pivot défend là son « métier ». Mais la science confirme ses propos tranchés. Le Figaro Magazine publie, toujours dans son édition du 16 mars, un article qui, en s’appuyant sur les travaux de Stanislas Dehaene, livre tous les bienfaits de la lecture sur notre cerveau. Les recherches de Stanislas Dehaene, psychologue cognitiviste et neuroscientifique, professeur au Collège de France, lui permettent d’affirmer que si lire est un excellent divertissement, c’est également un excellent moyen de réduire le stress, de stimuler la créativité, d’enrichir l’expression orale (« on utilise des phrases plus complexes quand on est lecteur ») et d’alimenter « la qualité de compréhension du monde et des autres, de leurs émotions comme de leurs comportements ». Enfin « lire aide à maintenir son cerveau en forme. Outre qu’elle entretient la mémoire, la lecture semble retarder aussi les symptômes de certaines maladies neurodégénératives ».

Dans l’extrait du livre des Pivot donné par le magazine, l’ancien présentateur d’Apostrophes regrette que « beaucoup trop d’hommes politiques, de chefs d’entreprise, de hauts fonctionnaires, de manageurs, de responsables de tout poil ne lisent que des livres utiles à l’exercice de leur profession ». Il les enjoint à se pencher sur la littérature, à s’intéresser à la fiction. En effet « romans et récits leur apprendraient bien des choses. Sur le clair-obscur des mentalités. Sur les raisons des volte-face et des fidélités. Sur les fiertés minuscules et les détresses inavouables. Sur le grand bazar du commerce des corps et des âmes. Et donc, par comparaison, par confrontation, sur eux-mêmes ».

Bernard Pivot a raison, bien sûr. Et si le Club de lecture Affaires met essentiellement en avant des ouvrages à caractère professionnel, il n’en oublie pas les romans. C’est ainsi que nous avons, tout dernièrement, mis en valeur « Ecosystème » de Rachel Vanier, et « Egoman » de Serge Marquis. Assurément, il y en aura d’autres dans les mois à venir.

La lecture de romans qui est peut-être plus naturelle chez toute une nouvelle génération de dirigeants. Dans son édition du 9 mars 2018, Le Figaro Magazine publiait le classement des leaders économiques de moins de 40 ans, réalisé par l’Institut Choiseul. Cette année, l’hebdomadaire s’est intéressé aux profils littéraires.

Ainsi, Maud Bailly, 6ème du palmarès et directrice du digital d’AccorHotels, déclare :

« Quand j’ai besoin de faire une vraie coupure, je reviens toujours à la même chose : la lecture ! C’est la meilleure façon de retrouver ma faculté de penser ».

Mathias Vicherat, directeur général adjoint de SNCF, chargé de la communication et de la stratégie, 4ème du classement avoue être « tombé totalement dingue de Proust » avant d’entrer en hypokhâgne. Et avant d’entrer à la SNCF, il a pris le temps de lire Zola, La Bête humaine bien sûr.

Bertrand Picard, PDG de Natural Grass, 67ème de la liste, reconnaît qu’il passe « une grande partie de sa vie dans les bouquins ». Cela le sort de son quotidien d’entrepreneur. « J’aime particulièrement, dit-il, les romans historiques car ils permettent de mettre les choses en perspective. Cela donne de l’assurance pour aller vers le futur ».

Quant à Julie Bonamy, directrice de la stratégie et du plan de Saint-Gobain, classée 47ème, elle affirme : « Lire, c’est essentiel ! Non seulement, cela apprend à écrire correctement mais, en plus, les livres ouvrent l’esprit et aident à avoir des idées nouvelles ».

Bref, la leçon est claire : pour ne pas mourir idiot, lisez! Et pour faire de bons choix de lecture : abonnez-vous au Club de lecture Affaires.

 

Patrick Coquart, correspondant en France

Pcoquart@clubdelectureaffaires.com