“Dans la jungle du réseautage” est un livre portant sur le réseautage d’affaires. Écrit par Réjean Gauthier et Valérie Lesage, et publié aux Éditions Transcontinental, cet ouvrage représente un outil simple et pratique pour un réseautage efficace et dynamique. Voici donc quelques extraits des argumentaires des panélistes du Club de lecture Affaires, ainsi que la vidéo qui vous permettra de l’écouter en entier…

Valérie Lesage nous présente son ouvrage!

Co-auteur, Valérie Lesage nous explique que leur livre a été écrit afin qu’il soit utile pour tout le monde. <Évidemment, en premier lieu, notre livre s’adresse à une clientèle d’affaires intéressée à développer son entreprise en étant plus efficace dans leurs activités de réseautage. Car il ne suffit pas d’être présent dans une activité comme un 5 à 7, il faut faire davantage, il faut faire le suivi, et il faut construire une relation afin que cela soit productif.>

<Pour se faire, notre livre présente une méthode pour être plus efficace dans leur réseautage notamment par la classification de son réseau. Il faut se poser des questions à savoir quelle personne est plus susceptible de nous faire avancer dans nos objectifs, vers où l’on veut et devrait aller? Selon un degré de proximité, quelle personne voulons-nous voir monter dans notre échelle de proximité, afin d’obtenir un réseau dynamique. En plus, le livre offre les principes de base du réseautage et aborde les médias sociaux qui sont devenus incontournables aujourd’hui.>

Point de vue et questions du panel

Roxane DuhamelRoxane Duhamel, présidente de RDMARCOM et elle-même auteur d’un livre sur le réseautage nous témoigne <Dès le début, j’ai eu envie de poursuivre ma lecture. Ce  livre regorge d’histoires qui nous démontrent une méthode simple et progressive pour réseauter. Le lecteur peut donc se retrouver dans l’une ou l’autre de ces histoires, être encouragé à poursuivre et réaliser qu’il doit trouver sa propre façon stratégique de réseauter qui tient compte de sa personnalité, de son attitude et de ses objectifs. >

Madame Lesage, que donnez-vous, ou voudriez donner comme force aux gens qui vous posent des questions?

<J’aimerais servir d’inspiration pour eux, car j’étais quelqu’un de très timide, j’ai vécu de l’intimidation à l’école, alors que cela ne parait sur la personne que je suis aujourd’hui. Et comme elle mène la carrière qu’elle voulait, elle croit que cela démontre que c’est à la portée de tous si on y met des efforts.>

Roxane trouve très intéressant qu’au début de notre vidéoconférence quelqu’un disait que les gens sont anxieux face au réseautage. Le livre explique bien que réseauter c’est devoir prendre des risques, comme en affaires, et que l’on doit se donner droit à l’erreur car on apprend. Bref, on repart mieux équiper car on a suppléé ou réglé nos problèmes et on peut se permettre de faire des pas un peu plus grands. Si on est entouré de bons réseauteurs, ces derniers vont s’assurer qu’on en ressorte enrichi.

Cindy Rivard, Présidente Oyez Communications, a beaucoup apprécié le livre par son coté pratique, par sa méthode à suivre. Elle s’est reconnue dans certains des exemples donnés. Elle a appris quelques trucs à mettre en application pour améliorer ce qu’elle fait déjà. <Le livre provoque un questionnement sur les choses à faire. Il représente un bon rappel à ce niveau. Dans le livre, il est suggéré de s’adapter à la personne avec qui l’on communique lors d’une activité de réseautage. Le livre nous donne aussi des exemples qui nous permettent de revenir sur nos propres expériences de réseautage et de mieux comprendre ce qui a fonctionné ou non, d’analyser nos bons coups et nos moins bons coups après une activité de réseautage, permettant ainsi d’aller plus loin la prochaine fois.>

Dans le réseautage par les réseaux sociaux, les mêmes principes s’appliquent. Alors quand certains disent qu’avec les réseaux sociaux, on n’a plus besoin de cartes d’affaires puisque l’on est présent partout sur le Web, qu’en pensez-vous Valérie Lesage?

<Je crois que la carte d’affaires a encore son utilité, ne serait-ce que pour vous rappeler des noms et des compagnies, et des précieuses informations que vous y avez notées.> Marc-Antoine Saumier, notre observateur ajoute qu’en tant que professionnel de l’industrie du papier, j’appuie l’importance de la carte d’affaires. Je pense qu’il existe un certain rituel lorsqu’on présente sa carte d’affaires, une manière de faire, un aide-mémoire.

Francis BéginFrancis Bégin, conseiller au développement des affaires chez Raymond Chabot Grant Thornton a aimé le livre. Il a trouvé que c’était bien vulgarisé, très concis, avec un résumé à la fin des chapitres. <Le livre permet d’aller plus loin en abordant la préparation, la continuité, comment travailler nos rencontres, comment collaborer avec eux en rejoignant les objectifs de chacun. Le lien à la fin du livre qui donne accès au site web est très intéressant car il s’agit d’un bon résumé des diverses facettes du livre.>

Madame Lesage, le jour je suis conseiller chez Raymond Chabot, et le soir je suis blogueur sur un blogue de musique.  Comment gérer mon réseau dans ces deux milieux différents?

<Je crois qu’il faut se placer en mode écoute, et de voir à qui vous avez affaire. Si la personne que vous rencontrez peut être aidée davantage par votre domaine musical, alors allez dans cette direction, mais si vous sentez que c’est davantage votre profession qui pourrait l’aider, alors allez vers ça. Plus on se place en mode écoute, plus on voit comment on peut être pertinent et utile à l’autre. C’est un des principes du livre: comment ma présence peut être bénéfique pour les personnes qui sont ici.>

Micheline Bourque pose cette question aux panélistes : “Vous avez tous beaucoup d’expérience de travail. Le réseautage fait partie de votre vie, alors à la lecture de ce livre, est-ce que cela vous a rappelé quelques bons trucs, ou est-ce que cela vous a fait prendre conscience de quelque chose de nouveau?”

Francis Bégin : <Pour moi, cela a été une prise de conscience. On accepte des gens sur LinkedIn, sur les réseaux sociaux, ce qui représente beaucoup de contacts. Mais avec le livre, j’ai fait l’exercice de classer ces contacts par niveau afin de maximiser ce volet dans le développement des affaires.>

Cindy Rivard : <Cela a aussi été une prise de conscience en pensant à mon réseau. J’ai réalisé que certains contacts n’avaient pas été contactés depuis longtemps. Il serait donc important de corriger la situation. Aussi, l’échelle RG est un concept nouveau à explorer.>

Roxane Duhamel : <J’ai trouvé très intéressant le point soulevé au niveau de l’entretien de son réseau, par rapport à l’ajout de contact sur une base régulière. Réjean Gauthier mentionnait qu’il passait 75% du temps à l’entretenir et 25% à l’accroître. Il est très important de le voir de cette façon là, de bien connaître ses contacts pour arriver à les positionner sur l’échelle et ensuite les faire monter ou évoluer. Un élément d’entretien que l’on ne dit pas suffisamment souvent : le fait de se procurer les biens et services des gens de notre réseau pour les aider à croître. Évidemment, en autant que faire se peut. De cette façon, on est plus en mesure de les vendre, de les promouvoir, car on les a utilisé, on les a consommé, on les a essayé.>

Valérie Lesage: <Je veux renchérir sur ce point, au fil de l’écriture de ce livre, je me suis questionné sur la façon dont je travaillais avec mon réseau, la façon dont je le nourrissais, l’entretenais, et j’ai réalisé que la question de reconnaissance est très importante, mais très négligée également.>

Marc Antoine SaumierMarc-Antoine Saumier : <On est confrontée en 2015 à une réalité qui est tout autre. Avec l’arrivée des médias sociaux dans les dernières années, notre interaction a complètement changé. Il faut donc voir comment entretenir notre réseau. J’ai réalisé que j’avais une bonne taille de réseau et je l’ai délaissé par le nombre, alors je me suis donné comme défi de communiquer avec une personne à qui je n’avais parlé dans la dernière année, à chaque semaine. Comme c’est un sujet touché dans le livre, je suis intéressé à comprendre le point de vue des auteurs.>

 

Le fait que dans le livre, on n’aborde pas en profondeur les médias sociaux, qu’en avez-vous pensé?

Francis Bégin : Au départ, le contact, la présence demeurent des éléments importants, intéressants.

Cindy Rivard : Le réseautage par les réseaux sociaux peut avoir du succès en autant que l’on comprenne ce que sont les relations humaines. Donc, le réseautage en personne est essentiel pour développer ses capacités car après, il y a l’écran entre nous et les personnes lorsque l’on fait du réseautage sur le Web.

Roxane Duhamel : Je pense que les deux formes de réseaux sont complémentaires, et selon le moment et la façon dont on les utilise, ils nous permettent vraiment d’avancer parce qu’ils ont des avantages et des désavantages les uns comme les autres. Et donc, si on connait bien la base du réseautage « entre 4 yeux », qui est basé sur des objectifs, l’expression des besoins, l’entraide, le respect de l’autre, l’écoute, etc., et qu’on le transfère dans le réseautage social en déterminant quels sont nos objectifs pour faire du réseautage social, quels sont les réseaux sur lesquels on va aller, à ce moment là, en y allant de façon progressive pour apprendre à les connaître, et de s’assurer qu’ils nous servent correctement et qu’on les sert correctement. À ce moment-là, on fera du réseautage parallèle, où l’on jouera d’un réseau à l’autre en fonction de nos besoins.

Les réseaux sociaux nous permettent à peu de coût de rejoindre beaucoup de gens ou d’en suivre plusieurs. Cela devient une stratégie équilibrée de réseautage avec les deux modes, mais nous ne pouvons escamoter l’un comme l’autre. L’importance du réseautage en personne demeure.

Valérie Lesage : Effectivement, jamais le réseautage sur les réseaux sociaux ne remplacera le réseautage « entre 4 yeux », mais il demeure intéressant pour entrer en contact avec de nouvelles personnes car on ne risque pas de les déranger dans des moments inopportuns. Ils nous lisent et nous répondent quand ils ont du temps, cela permet de franchir certaines étapes avec plus d’aisance au départ.

Micheline Bourque souligne le fait qu’il y ait beaucoup d’information pratico-pratique dans ce livre. Il peut donc s’adresser à un public de néophytes, mais tout en offrant un bon rappel pour les autres.

Les questions du public présentées par Camille Price-Piché (animatrice Web)

Mathieu Laferrière : Il a déjà lu des livres sur le réseautage et écoute le hangout pour voir qu’est-ce que ce livre pourrait lui apporter .

Valérie Lesage : Ce que ce livre apporte de nouveau, c’est l’échelle de RG, une façon de classer – par différents niveaux – la proximité de nos relations et de pouvoir avoir une idée globale de notre réseau, de pouvoir y réfléchir, de voir comment et avec qui l’on désire travailler de plus près, quelle personne est à l’extérieur de nos cercles, mais que l’on voudrait inclure. Il s’agit donc d’un outil qui n’était pas connu, mis au point par Réjean Gauthier. D’autre part, tous les exemples d’entrepreneurs nous font voir que même si on n’est pas un parfait réseauteur, on peut avancer tout de même. Plus on s’y met, plus loin on peut se rendre. Aussi, il parle des médias sociaux, au niveau de la base du réseautage : la maîtrise des codes, la politesse, le respect, la reconnaissance, l’altruisme…

Frédéric Moreau : Comment choisit-on l’endroit où l’on va faire du réseautage ?

Valérie Lesage: Dans le livre, on propose 15 lieux, mais il en existe d’autres, nous proposons d’essayer différents endroits – quand on commence – où on est le plus à l’aise. On peut aller dans un comité de parents, à la Chambre de commerce, en avion quand on voyage… c’est un mode de vie, on est toujours à l’affût de ce qu’on peut construire avec d’autres personnes. C’est important de faire plus d’un essai dans différents lieux afin de déterminer où l’on est le plus à l’aise, afin d’avancer. Plus on gagne en aisance et en estime de soi, plus on fera des gains.

Frédéric Moreau: Faut-il réseauter quand on a besoin de clients ou non, et l’approche doit-elle être différente dans ces deux situations?

Valérie Lesage: Il n’y a pas vraiment de différence. Vous allez d’abord commencer des activités de réseautage pour faire des rencontres et ce n’est pas nécessairement dans l’immédiat que cette rencontre va porter ses fruits, mais vous pouvez « sentir » un potentiel. On mentionne dans le livre le fait que les gens achètent les gens avant leurs produits. À produit semblable, on choisit les gens qui nous plaisent le plus.

Geneviève Poliquin : Quel budget doit-on accorder à nos activités de réseautage ?

Valérie Lesage: Cela dépend de ce que l’on veut faire et dans quel milieu on évolue. Il faut d’abord respecter son propre budget, respecter ses propres capacités.

Roxane Duhamel : Il faut regarder cela dans le sens des ressources financières. Dépenses versus investissement. Cela nous oblige, lorsque l’on a peu de ressources, à être concentré sur peu de réseaux, mais d’arriver à être reconnu par le plus de personnes. Aussi, en faisant parti de comités, cela permet d’assister aux activités sans avoir à payer.

Point de vue de l’observateur: Marc-Antoine Saumier

Pour Marc Antoine Saumier, Directeur principal clients, Enterprise Group de Domtar Marc Antoine Saumier a trouvé le dialogue très intéressant, ainsi que les propos et questions des participants. <Je pense qu’un livre comme celui-ci est un ouvrage très pertinent en 2015.>  Il prendra le temps de le lire car bien qu’il ait de l’expérience en réseautage, il pense que l’on peut toujours aller chercher de nouveaux outils. Il a pris en note des quelques citations qui l’a interpellé telles que: ne pas avoir d’attente, se donner la chance de pratiquer, ne pas s’attendre à faire des ventes en partant, ne pas attendre un résultat ou pousser notre produit dans la conversation…

D’abord et avant tout le réseautage est un contact humain, il faut l’entretenir, le développer, et avec le temps on atteint de nouveaux contacts qui nous ouvrent de nouvelles opportunités.

Les citations préférées de nos panélistes

La citation qu’a retenue Roxane se trouve au tout début du livre, elle mettait en quelque sorte la table :

« Pour bâtir des relations durables, sympathiques et mutuellement gagnantes, une discipline est nécessaire. Il faut s’investir, mettre du temps et faire du réseautage un mode de vie. » Tout est là !

La citation qui a plu à Francis, se trouve dans l’exemple de François Ducharme :

« Il faut donner au réseau, pas seulement recevoir, même qu’il faut accepter de donner plus que de recevoir ». Exactement l’état d’esprit qu’il faut avoir lorsque l’on fait du réseautage.

Cindy Rivard propose cette citation…

“La plus grande richesse que vous ayez se trouve dans votre capacité à créer des liens avec les autres, votre habileté à vous connecter avec eux.”

Qui devrait lire ce livre selon nos panélistes?

Roxane Duhamel:  <il n’y a pas de parfaits réseauteurs comme  il n’y a pas de parfaites personnes, donc tout le monde aurait quelque chose à apprendre de ce livre. Ils y trouveront des éléments à améliorer afin d’être meilleurs dans leur pratique>.

Cindy Rivard recommande ce livre à toute personne consciente que le réseautage est important dans sa vie. Aux jeunes diplômés, et même à ceux qui ont de l’expérience en réseautage, car il offre un bon rappel des choses à faire.

Marc Antoine croit que cet ouvrage s’adresse autant aux initiés qu’aux débutants.

Francis Bégin recommande ce livre à toute personne qui doit gérer sa carrière, qui doit faire des rencontres. Il permet de mieux gérer nos relations et de nous recentrer sur nos objectifs.