Kréavie, ou l’art de grandir par le Web 2.0!

Kréavie est une jeune entreprise connue des foodies (ie 2capricieux) de Montréal.  At Home with Kim Vallée y a fait mention plusieurs fois. Pour ma part, c'est Diane Bourque qui m'a filé l'hyperlien pour référence dans le contexte de mes chroniques PME Web 2.0. L'entreprise m'a toute de suite intéressée, une entreprise fondée par une femme, n'ayant pas pignon sur rue, et ayant intégré une extension pour le commerce en ligne à leur site WordPress . J'avais envie de connaître son histoire.

Kréavie, cadeaux de bouche. Cadeaux comme dans chocolats, biscuits, guimauves, tartinades et confits.  Kréavie propose aussi une variété de services qui tournent autour du cadeau 'de bouche' et de la table 'sucrée' qui s'avère bien apprécié par exemple lors de mariages, d'événements corporatifs. Le concept de 'sweetable' est une de leurs spécialités. Tout cela a l'air bien bon, mais la passion derrière l'écran, c'est Leslie Passerino, fondatrice, avec qui je me suis entretenue récemment.

Découvrir le Web 2.0 par l'expérience

N'ayant pas pignon sur rue, le Web 2.0 a permis à l'entreprise de prendre un nouvel élan et d'en explorer différentes facettes. Intégrer une boutique en ligne à leur site a été un élément qui présentait beaucoup d'intérêts au début, mais qui, avec le temps, ne s'est pas révélé comme le principal bénéfice du Web 2.0 pour Kréavie. <Avec le Web, on a pu joindre un public beaucoup plus large qu'on ne l'imaginait. On s'est donc retrouvé avec des commandes de chocolats pour des clients à Vancouver et en Europe. C'est bien, mais nous n'avions pas prévu cet aspect. Il faut  donc revoir les prix, la livraison etc. >. Avant de créer une boutique en ligne, il faut penser à beaucoup d'aspects. En ligne veut dire visible aux yeux du monde entier. Cela veut aussi dire gérer les commandes, les livraisons, etc. Bref, il faut bien prévoir le processus de A à Z.

Le blogue, par contre, a été une belle découverte pour l'entreprise car c'est par cette plateforme que l'on engage la conversation avec sa clientèle et qu'on apprend à la connaître davantage. <Auparavant, on avait un site très corporatif, voir masculin, alors que notre clientèle est principalement constituée de femmes. On a donc tout changé notre image et notre site pour qu'ils reflètent mieux notre clientèle. Le Web 2.0 nous permet d'échanger avec nos clients. Les gens aiment voir de belles images, qui présentent bien les produits. Ils veulent tout connaître du chocolat. Notre site, en particulier notre blogue, nous permet de donner cette information à nos visiteurs et à nos clients.>

Assimiler le Web et s'engager envers son public

Pour refaire leur image et leur site, Leslie n'a pas hésité à faire appel à une professionnelle du marketing. En achetant des blocs d'heures, cela lui permet d'être en consultation régulière avec elle et de faire évoluer son entreprise étape par étape. De plus, Leslie a eu la brillante initiative de se créer un <comité de sage> dont elle sollicite l'avis sur toutes sortes de sujets, que ce soit le développement de produits, son site web, sa présence sur les réseaux sociaux. Bref, l'entreprise est en constante mutation. Assimiler le Web fait partie de cette mutation. Plus on est présent sur le Web, plus on en apprend et plus les visiteurs et clients en apprennent sur nous.

<Découvrir ce qui va intéresser notre public, c'est important. Il faut s'engager dans ce processus et le faire. On veut être près de nos clients>.

Kréavie a donc augmenté sa présence Web en intégrant les médias sociaux. Vous pouvez suivre le blogue de Kréavie, vous pouvez devenir adepte de leur Page Facebook (Kréavie), ou vous abonnez à leur compte Twitter (Kreavie). Mme Passerino publie très régulièrement sur son blogue et sur les réseaux sociaux qu'elle a choisis. Pour son blogue, travailler avec WordPress n'a pas été difficile à faire et l'outil lui permet d'ajouter du contenu à sa guise, et quand elle le veut.

L'authenticité, le nouveau besoin à combler

<Les gens veulent de l’authenticité et nous on veut connaître les gens. L'authenticité et la transparence, c'est ce que les gens recherchent le plus. Ils veulent nous connaître comme personne, les valeurs qui nous animent. >.

Je suis tout à fait d'accord avec Leslie. Je m'attends à ce qu'on entende de plus en plus parler de 'Leslie Passerino', parce qu'elle est engagée envers sa communauté. Elle a très bien compris que pour faire des affaires aujourd'hui, il faut développer des relations durables avec les clients et pour ça, il faut être présent, leur parler de ce qui les intéresse, leur faire découvrir des choses.  Petit aparté, je crois que Kréavie a une très grande longueur d'avance sur Geneviève Grandbois à cet effet. GG a toujours un site statique, et n'a pas vraiment de présence sur le Web. Comparer les deux sites et faites moi part de vos commentaires. C'est étonnant la différence.

La leçon de cette histoire, faire le virage vers le Web 2.0, c'est un processus, un parcours dans lequel on s'embarque pour apprendre et découvrir. Il faut y mettre du temps, y mettre du soi. Il n'y a pas de fin, mais une évolution constante qui enrichit les entreprises qui s'y mettent.  Bravo et merci à Leslie! Beau travail et que ça continue...


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Emeline et Annabelle, atelier couture style 2.0

Emeline et Annabelle, atelier couture style 2.0

Emeline  et Annabelle sont propriétaires d'un atelier de couture dans NDG, premier du genre à Montréal. Un atelier qui travaille aussi très bien le Web 2.0! Ouvert depuis avril 2010, la petite boutique  offre des cours de couture et des tissus. On peut également y louer des machines à coudre à l'heure. Quand j’ai interviewé Emeline, elle enseignait  à deux jeunes filles l'art de coudre un bel étui à crayon.

Emeline a été designeur d’intérieur et Annabelle, photographe. L’idée de créer l’atelier leur est venue après un party de l'Halloween. <Comme mères de familles, on se plaignait qu’on n’avait pas fait les costumes pour nos enfants. On s’est dit, ce serait le fun de se trouver un endroit où on pourrait faire de la couture et où on n’aurait pas besoin de tout mettre sur notre table de cuisine et tout ranger le soir.> L’idée a fait son chemin.

Dès le début, le Web 2.0 faisait partie du portrait!

En vraie femmes d’affaires, elles ont bien préparé la création de leur entreprise. Comme le signale Emeline, <c’était évident que dans le domaine <craft>, tout se fait en ligne. Les gens vont chercher leur équipement, leurs tissus, et leur inspiration en ligne. Pour nous d’avoir une présence en ligne c’est extrêmement important.>

Elles ont obtenu des conseils professionnels et se sont mises à l’œuvre sur le web. Elles avaient quand même un bagage pratique pour débuter. Toutes deux blogueuses  et utilisatrices des médias sociaux, Annabelle avait aussi une expérience en référencement (SEO) et en marketing par Internet. Des atouts très intéressants.

Pour leur site web et blogue, elles ont choisi WordPress, suite à la recommandation de leur développeur.  Apprendre à utiliser WordPress a été un défi car il y a beaucoup à connaître si on veut optimiser son utilisation et personnaliser son site. Par exemple changer les thèmes nécessite des connaissances au niveau du code source et cela est un peu compliqué. <Ça prend beaucoup de temps si on a un magasin à faire rouler.> Cela dit, l’expérience du blogue est très positive. En fait, pour Emeline, <si j’avais à donner un conseil à des petites entreprises je leur dirais au lieu d’investir et faire faire le design d’un site web au complet, aller directement vers la formule blogue>.

Une présence web dynamique et diversifiée

Leur présence sur le web est très dynamique avec un site, un blogue, une Page Facebook, un compte Twitter et une présence pertinente sur Flickr, entre autres. Chaque outil a sa vocation. <On utilise vraiment Facebook beaucoup (400 adeptes). Facebook, ce sont nos clientes, tandis que Twitter ce sont plus de nos connaissances amicales, mais aussi nos clientes. Quand il nous reste un dernier spot dans un atelier, des fois je vais avoir des gens qui vont venir parce qu’il ont vu mon Tweet.>

Elles consacrent du temps tous les jours à leur présence web et ce n'est que le début, car elles envisagent d'autres stratégies pour optimiser cette présence dans le but bien sûr de faire grandir leur communauté et la fidéliser.

<On est absolument contente de notre présence web et de nos réalisations. On aspire toujours à améliorer et puis à changer. On aimerait de se lancer dans les vidéos YouTube. Le monde en ligne ça plusieurs dimensions et puis on essaye juste de le faire pour que ça nous avantage le plus. >

L'importance de créer une communauté

<Créer une communauté, ça fait partie de notre manifesto. Créer une communauté dans le magasin et en ligne. On voudrait avoir une plus grosse communauté en ligne. Il y a beaucoup de partage et de discussions dans notre domaine. > Elles comprennent aussi que le Web 2.0, c'est donnant-donnant. Il faut aussi aller laisser des commentaires sur d'autres sites et réseaux.

Leur présence web leur a aussi beaucoup apporté comme femmes d'affaires. <On a fait beaucoup de contact avec d’autres entrepreneurs. Ça nous donne du support et un network de clientes. On a joint un groupe qui s’appelle Girl Geek Montreal. On a des clientes qui en font partie. On est allées à leur dernier événement. Ça été super le fun de rencontrer des gens qui ne sont pas nécessairement dans le même domaine mais qui vivent un peu le même genre de réalité que nous. >

J'ai beaucoup apprécié ma visite chez Emeline et Annabelle. Pour moi, leur exemple démontre très bien comment le Web 2.0 peut aider une petite entreprise à faire des affaires et ce qu'il faut comme engagement pour parvenir à des résultats concluants. Longue vie à elles!