Personal Branding, dois-je vraiment?

Au moment même où je m’apprête à publier cet article sur le personal branding, ask voilà que je reçois l’avis de publication d’un article de Marie-Claude Dugas via Infopresse qui réfère à celui de Stéphane Baillargeon sur le même sujet. Quel beau hasard! Cela m’a fait le plus grand bien de les lire et me laisse croire que le sujet peut intéresser. Pour une mise en contexte sur le sujet, voici deux citations pour comprendre un peu le concept.

« Personal branding is the process whereby people and their careers are marked as brands. » Wikipedia

« To be in business today, our most important job is to be head marketer for the Brand Called You. Tom Peters.  » C’est lui qui a lancé le concept  du personal branding en 1997.

D’une part, j’ai l’impression que c’est un concept qui n’est pas très connu ici. D’autre part, je pense même que c’est un concept qui pourrait rendre les gens mal  à l’aise,  parce que pour faire du personal branding, il faut se dévoiler,  choisir ce qu’on veut dire de soi et le partager. Cela nous demande d’avoir une identité et de l’exprimer. Pire encore, de la gérer. Car plus on s’expose, plus il faut surveiller sa réputation. Dans le contexte d’émancipation du web, l’expression identité et réputation numérique prend tout son sens.

Pour parler en acadienne franche que je suis, le personal branding, ça ne me semble pas à ce moment-ci très Québécois, du moins pas de façon avouée. On s’entend que pour les grands de ce monde, style Oprah, Madonna,  etc., que le personal branding est facile à comprendre. On y voit facilement la valeur ajoutée, notamment sur le plan pécuniaire. Mais dans le monde plus près de moi, je me demande si le personal branding comme concept n’est pas en situation de déni. 

L’envie d’être une vedette?

Est-ce que le personal branding c’est  un rêve inavoué de célébrité, de stardom? Le moyen d’y parvenir pour certains, c’est d’user des médias sociaux à outrance.  J’ai probablement tort de penser ainsi. Mais du personal branding, est-ce qu’on en a vraiment envie à cette étape-ci de notre évolution?  Sommes-nous prêts à l’accueillir? Ou faut-il plutôt se rendre à l’évidence qu’on n’a plus le choix, surtout si on veut mener une carrière, peu importe à quel niveau.

Marie Claude Dugas fait référence à cet aspect en parlant des constats de  Sid Ahmed Soussi, un sociologue de l’UQAM.  »Celui-ci y voit un lien avec les bouleversements dans le monde du travail », dit-elle et le cite de la façon suivante: « C’est le royaume du pigiste professionnel embauché pour des projets ponctuels, de plus en plus courts d’ailleurs. (…) Pour affirmer son identité professionnelle, il ne reste plus que le réseau, c’est-à-dire cette production d’images de soi renvoyée à autrui dans un marché du travail très, très volatil. ».

Comme Mme Dugas le dit dans son article, c’est une question de faire son coming out.  On n’a de moins en moins le choix. Il faut se créer une identité et la partager. Le web est l’incontournable outil. Il faut avoir un site web, voir même blogger, être sur Facebook, Twitter., et Linkedin. C’est le minimum requis, il me semble. Ça devient presque un problème existentiel! Et pour le simple professionnel, ça devient un problème aussi de gestion de tous ces réseaux,  à la fois au niveau du temps requis pour les animer et de la production des contenus à diffuser. C’est bien beau mettre des photos de la bonne popotte qu’on a fait le samedi soir sur Facebook ou sur Flickr, mais ce n’est pas suffisant. Il faut du contenu intéressant, pertinent, recherché, et surtout récurrent… ll faut aussi avoir une stratégie pour trouver des lecteurs, des gens qui vont s’abonner à notre contenu. Pas une partie facile à jouer.

 

Quelques références en personal branding

En fait, on joue ou on ne joue pas. Sur le plan plus large de la question, on retrouve de plus en plus de professionnel du personal branding du côté américain qui offre des conseils à qui en veut en la matière. À titre d’exemple, Dan Schawbel, se désigne comme le leader en la matière pour la Génération Y. Auteur d’un livre intitulé e Me 2.0: Build a Powerful Brand to Achieve Career Success (Kaplan, April 09), il publie également une revue spécialisée en la matière en plus d’un blog très bien garni. Des grands en parlent aussi, style Tom Peters, Peter Montaya, etc. Du côté canadien, il y a Mitch Joel qui en parle beaucoup, notamment en lien avec le monde du Web 2.0. <Now, more than ever, our personal brand is something all of us need to pay a lot more attention to… In this digital age, your personal brand will be your most powerful ally  (or enemy).> dit-il dans son plus récent livre, Six Pixels of Separation. Pour Mitch Joel, le personal branding se construit à partir de trois fondements; donner généreusement, aider autrui et développer des relations.

Pour conclure, je crois que nous aurons de plus en plus de discussion sur le sujet dans les mois et années à venir. Le choix des mots pourra varier. Personal Branding, ça ne se traduit pas très bien, d’où l’expression identité et réputation. Tout ceci est loin d’être évident. Même les entreprises commencent à peine à se familiariser avec le concept. Et vous,  où en êtes-vous avec votre personal branding, j’aimerais bien vous entendre? C’est un sujet qui m’intéresse, me chicotte l’esprit. Sur ce, je vous offre un petit proverbe tout à fait indiquer: Dites toujours du bien sur vous-même*. Cela finira toujours par se savoir.(*J’ajouterais… et sur les autres). 


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Dorie Clark à la rencontre de notre panel du 24 septembre sur Stand Out!

Dorie Clark à la rencontre de notre panel du 24 septembre sur Stand Out!

April 22, 2011. Somerville, MA. Dorie Clark at the Sherman Cafe in Somerville. Boston Spirit Magazine. © 2011 Marilyn Humphries www.humphriesphotography.com

April 22, 2011. Somerville, MA.
Dorie Clark at the Sherman Cafe in Somerville.
Boston Spirit Magazine.
© 2011 Marilyn Humphries
www.humphriesphotography.com

Dorie Clark est l’auteur de deux livres. Son plus récent Stand Out: How to Find Your Breakthrough Idea and Build A Following Around It et Reinventing You: Define Your Brand, Imagine Your Future publié en 2013 et traduit en français Se Réinventer: Définir sa marque et Imaginer son futur.

En plus d’être conférencière, elle collabore aux à différentes revues très connues dont Harvard Business Review, Entrepreneur et Forbes. Elle est professeur dans différentes universités dont Duke University, HEC Paris, Smith College et d’autres institutions de renom.  Consultante en stratégie, elle compte parmi ces clients des géants tels Google, Microsoft, Fidelity, Morgan Stanley et la Banque Mondiale. Elle a aussi fait carrière à titre de journaliste.

Le Club de lecture Affaires l’a invité à venir s’entretenir avec nous lors de la revue de son livre et elle a dit OUI!. Dorie Clark se joindra à nous à compter de 12h30 pour prendre vos questions. Ne manquez pas cette opportunité d’échanger avec elle. Une chance inouïe.

Pour vous inscrire à l’événement : cliquez sur ce lien : Dorie Clark Stand Out

Le panel se déroulera en français et l’entrevue avec Dorie Clark en anglais. The interview with Dorie Clark will be held in English!

De quoi parle Stand Out?

À notre avis,  le livre devient un outil de travail pour tous ceux et celles qui ont déjà amorcé une réflexion sur la notion de marque personnelle (personal branding). Il s’agit d’un livre qui devrait énormément plaire aux professionnels, aux gens qui veulent que l’on reconnaisse leur expertise et qui veulent rayonner dans le monde du travail, et pour les bonnes raisons.

Dorie Clark est la première à élaborer un mode d’emploi pour accompagner les professionnels à créer leur espace publique de façon stratégique. Que ce soit par le biais de l’identification d’une niche, de trouver ce qu’elle appelle un ‘breakthrough idea’, c’est-à-dire une idée novatrice associée à nous ou encore par le biais de la création de son publique, son rayonnement, Dorie Clark mène à un niveau beaucoup plus avancée la simple notion de personal branding.

Découvrez ce qu’elle veut dire par ‘thought leader’. Il ne s’agit pas d’un leader d’opinion, mais de bien plus. Bref, elle nous propose un parcours en trois volets: Trouver cette idée novatrice, bâtir un publique autour de cette idée, puis mettre le tout en action, le concrétiser.

Le panel de calibre autour du livre Stand Out

Pour faire la revue du livre, nous avons choisi un panel fort intéressant:

Femme d’affaires, elle accompagne des individus et des entreprises dans l’espace publique.  Est-ce que cet ouvrage pourra être utile à ces clients?

Homme très intéressant à connaître, qui mène une belle carrière chez Desjardins, nous sommes curieux de savoir si ce livre peut lui être utile, mais aussi aux jeunes cadres qu’il accompagne!

Femme ayant connue un très grand succès avec son blogue At Home with Kim, elle se présente dorénavant comme consultante spécialisée en lifestyle. Ce livre l’allumera-t-elle?

Nous vous invitons à venir à la rencontre de notre panel et surtout de l’auteur Dorie Clark. Une opportunité extraordinaire d’être en contact avec une experte reconnue mondialement.

Inscrivez vous au Google Hangout via ce lien: En revue par le panel: Stand Out de Dorie Clark

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Pascale Baumeister, championne de l’évolution personnelle et professionnelle!

Pascale Baumeister, championne de l’évolution personnelle et professionnelle!

Pascale Baumeister, auteureMon nom :   Pascale Baumeister

Professionnellement :  Je suis consultante et coach en Personal Branding et en Management depuis 2007. J’exerce le métier de coach depuis 1999 et celui de formatrice professionnelle depuis 1988.

Mes Blogs :

www.pascale-baumeister.fr /

www.personal-branding.fr

Mes coordonnées :    Région parisienne – France

Mon slogan professionnel  « Avoir le courage d’être Soi, se donner les moyens de s’affirmer ! »

Dans mon milieu ou auprès de mes clients, je suis connue pour …

Être la championne du développement personnel et professionnel. Et pour permettre à chacun de prendre sa place dans son environnement professionnel.

Ce que je développe ou ce qui me passionne en ce moment dans ma profession est …

Le bonheur au travail.

Mon réseau social (ou mes réseaux) se compose de …

Cadres, Dirigeants, DRH, Ingénieurs et surtout de beaucoup de femmes, car en France, elles ont encore besoin de prendre leur place.

Mes sources privilégiées d’information d’affaires sont …

Les réseaux et les médias alternatifs, j’essaie d’avoir accès à des informations proches de la source, quitte à aller la chercher moi-même.

En littérature d’affaires mes goûts vont vers …

Les biographies d’entrepreneurs qui ont choisi de vivre une aventure humaine. Je suis moi-même l’auteur de deux livres:

Révéler sa véritable personnalité par le personal branding

Développer vos talents de manager

Les qualités que j’admire le plus chez les entrepreneurs et chefs d’entreprises

Le fait qu’ils osent réaliser leurs projets et les partager avec d’autres.

Je fais partie du club parce que…

Je suis curieuse d’échanger avec d’autres personnes sur des sujets passionnants.

Au sein du club j’ai participé:

Observatrice: Panel mettant en revue Gérer dans l’action de Henry Mintzberg

Expression préférée ou devise.

« Visez la lune parce que si vous la manquez, vous atteindrez les étoiles !… » Les Brown

Personal branding et recrutement, des mots qui animent Matthieu Degenève

 L‘OEil du Recruteur, c’est un site web créé par Matthieu Degenève par passion pour sa profession de recruteur. Il travaille à titre de conseiller, acquisition de talents  avec une compagnie d’ingénierie de renom, CIMA+, et il bénéficie de toute la latitude nécessaire pour le développement de son image de marque professionnelle. Il travaille là depuis plus d’un an. J’ai rencontré Matthieu au Web2Biz et j’ai été très impressionnée par son enthousiasme pour les médias sociaux. J’ai donc voulu l’interviewer pour lui parler de personal branding. Vous verrez à la lecture de ce billet comment le marketing de soi peut servir tant l’entreprise que l’individu.

Un blogue qui appuie son personal branding

En janvier 2012, Matthieu  tombe sur un article publié sur un site français portant sur le  RH 2.0. Cet article faisaitétat des bloguessurl’empoi au Québec. Le grand constat était qu’il n’y en avait pas beaucoup. Cela a donc été l’élément déclencheur chez Matthieu. Il s’est donc lancé ‘un peu naivement’ dans la publication d’un blogue. De là, le concept a évolué. 

<J’ai commencéàpublier tranquillement des articles sur le recrutement en janvier 2012. C’était  avant d’être embauché chez CIMA+ et j’ai connu assez rapidement un petit succès, ce qui m’a bien sûr encouragéàcontinuer. Quand j’ai passé mon entrevue d’embauche chez CIMA+, ils m’ont dit qu’ils avaient remarqué que j’avais un blogue. Je crois  que le fait d’avoir une présence a joué en ma faveur. J’avais eu une expérience tout à fait à l’opposé avec une autre entreprise lors d’une entrevue. On m’avait beaucoup challengé par rapport à cette situation. On voulait savoir comment il est possible de  concilier les deux, question loyauté et tout. On n’était pas du tout réceptif, alors que chez CIMA+, on a beaucoup apprécié l’idée que je sois à l’écoute des candidats et que je publie sur le sujet. Il est primordial pour moi que mon employeur soit enthousiaste par rapport aux médias sociaux et non réfractaire>. 

Son employeur est tout à fait au fait de la situation.  <En terme de consignes, je crois que tant qu’il n’y a pas d’abus, il n’y a pas de problème>.  Le fait que Matthieu ait une présence web assez marquée est un avantage pour son employeur. Cela lui permet de faire rayonner l’entreprise partout, de par son initiative personnelle. Sur son blogue, Matthieu garde son lien avec l’entreprise de façon très discrète. Cela ne l’empêche aucunement d’être un employé à part entière. 

Le personal branding est-il un facteur dans le recrutement?

On peut comprendre d’emblée que pour certains postes, le fait d’avoir une présence sur le web peut jouer un rôle. Par exemple, les gens qui travaillent en marketing ou en communication. Pour Matthieu, à titre de recruteur, il pense que <le fait d’avoir une présence web dynamique peut identifier quelqu’un comme un leader dans son secteur d’activités. Par exemple, quelqu’un qui fait du design assisté par ordinateur et qui a un blogue. On pourrait possiblement facilement s’imaginer que cet individu est un leader dans son domaine. Ce n’est pas le seul critère, mais cela peut entrer dans l’équation.> 

Une présence web, c’est avant tout interprété comme de la passion. C’est le signe que la personne en fait plus que ce que le métier demande. Quand on blogue ou qu’on parle de notre métier avec passion, c’est assez vendeur. Car la passion ça se transpose en performance. Tu mets les bouchées doubles. C’est sûr que c’est un atout quand je tombe sur quelqu’un qui a une présence web, mais ce n’est pas un pré-requis.>

LinkedIn comme outil pour le marketing de soi

Les candidatures ne sont pas systématiquement examinées en regard des médias sociaux. Par contre, si le candidat provient directement de LinkedIn, il se peut que l’on remarque des choses. D’après Matthieu, LinkedIn est un peu sous-utilisé en ingénierie. Çatourneprobablementautour de 30%, peut-être plus chez CIMA+. Celaaugmente de plus en plus. Selonlui, les recruteursn’ont pas le temps d’allervalider si les candidats ont un profil LinkedIn ou non. S’ils ont profil, c’est un plus àcertains égards, maisl’important pour Matthieu, c’est de saisirtoutes les opportunités et celles-ci ne sont pas toutesliéesà l’existence d’un profil LinkedIn. Tous les ingénieurs ne sont pas sur LinkedIn, c’est un fait. Parfois, on se sert de LinkedIn pour validercertainesinformationssur les candidats qui ne sontpeut-être pas clairesdans le cvou encore par curiositélorsque le processus de recrutementest plus avancé. <Des fois, on peut faire une sorte de pre-screening en fin de piste en allant voir les profils, mais ce n’est pas fait systématiquement.>

Le personal branding, un concept qui évolue auprès des dirigeants?

Les dirigeants se posent de plus en plus de questions par rapport aux réseaux sociaux et notamment sur LinkedIn. Certains sont davantage portés à les craindre. On a un peu peur que les employés soient sollicités par des compétiteurs. D’où l’importance de bien expliquer aux gestionnaires le rôle que peut occuper l’employé sur les réseaux sociaux en devenant ambassadeur de la marque, en étant le porte-étendard de sorte à attirer vers l’entreprise des candidats de marque. C’est un peu l’envers de la médaille pour ne pas dire le verre à moitié plein. 

<Les gestionnaires veulent que leurs employés soient présents parce qu’on veut qu’ils participent au branding de l’entreprise. Plus il y en a qui parle de l’entreprise, mieux c’est. Plus on fait connaître l’entreprise, plus on recrute de meilleurs candidats. On le voit, les gestionnaires entendent de plus en plus parler de LinkedIn et ils demandent à être informés et formés sur l’outil. Ils sont de plus en plus au fait de ce qui se passe.>

Mais est-ce que les gestionnaires sont prêts à laisser leur employé développer de façon autonome une présence professionnelle sur le web? Peuvent-ils les en empêcher? Je pense que les gestionnaires doivent comprendre que le personal branding peut servir les deux. J’espère qu’ils comprendront aussi que parmi les candidats les plus intéressants, on risque de trouver des individus qui participent au web social. Leur enlever cette forme d’expression risque de les éloigner.  Matthieu avoue qu’il ne pourrait pas travailler avec un employeur qui lui impose des restrictions à cet effet. <Je viens avec un blogue!>.

Le marketing de soi est bénéfique pour l’entreprise

Devant une dynamique où l’employé veut participer au web social, la solution est simple. C’est la transparence. Comme Matthieu le souligne si bien: <jsuis transparent avec mon employeur par rapport à mon blogue. Il a toujours l’heure juste avec moi et il sait que je ne lui joue pas dans le dos. Je parle de mon blogue au travail et  je cherche à intéresser mes collègues lorsque c’est opportun. Je ne veux pas leur imposer, mais c’est important pour moi de leur en parler.  Ils deviennent peu  à peu mes ambassadeurs. Certains de mes collègues,  s’ils entendent parler que des gens cherchent un emploi, ils les réfèrent à  mon blogue. C’est ouvert et je veux le garder ainsi. C’est l’approche à préconiser la transparence.>

Un des aspects que Matthieu me faisait valoir en lien avec sa profession est que le recruteur est devenu une sorte de gestionnaire de communauté. On peut faire des rapprochements dans ce sens. Un recruteur se doit d’être sur LinkedIn, voir même sur Viadéo et certains réseaux plus spécialisés .  Un gestionnaire de communauté web va plus facilement se trouver des clients s’il a déjàunecommunauté. La communauté, c’est la preuvequ’ilest capable de le faire. Les recruteurs ont des profilssimilaires. Ils créent des communautés de candidats, circulent dans l’univers du recrutement. Ils bâtissent des communautés qui serventàétablir des bases de données de candidats pour l’employeur

<Un vrai gestionnaire va mousser le contenu de son entreprise et aller chercher du contenu ailleurs. Pour moic’est beaucoup LinkedIn. J’ai déjà géré un groupe sur LinkedIn  alors que j’étais à l’emploi d’Astral. Astral cherchait quelqu’un qui connaissait cela. On a réussi à bâtir un groupe Emploi Astral Job qui avait près de 1000 membres en quelques semaines. On s’en servait pour afficher des postes. Les nouvelles approches en recrutement  passent beaucoup par les réseaux sociaux, notamment par LinkedIn. On y fait de la recherche et on affiche des postes. >  C’est une recherche de candidats passifs dans le sens où on va s’informer sur certains individus qui ont des qualités que l’on recherche versus la recherche active qui est plutôt accès sur l’affichage de poste. Dans la recherche passive, les individus ne sont pas nécessairement à la recherche d’emploi.

Le personal branding, ça donne quoi?

Avec tout ce temps et ces énergies consacrés aux réseaux sociaux, quel est le retour? Pour Matthieu, c’est l’aspect humain qui prime. <Ce sont surtout les rencontrespersonnelles, les amitiésnouvelles que je me suis faites. C’est bien le fun les médias, mais si cela ne se transpose pas dans la vie réelle, çaceslimites et ça ne demeureque du numérique. Pour moi, ma présence m’a permis de faire des rencontres extraordinaires et des contacts nouveaux avecd’autresrecruteursavec qui j’échange. J’ai même développé des amitiés sincères avec des chercheursd’emploi. L’aspecthumain, c’est le numéro un qui ressort de cet investissement de temps.>

Puis, il y a l’aspect employabilité. <Les gens savent ce que je fais. Cela me positionne comme chef de file par rapport à ma profession.>

Finalement, pour Matthieu, c’est aussi le fait de pouvoir réintégrer le monde des communications.<Le fait d’avoir un blogue et être présent sur les réseaux sociaux me permet de faire donner de la visibilité à d’autres, d’appuyer d’autres entreprises. Cela m’apporte beaucoup personnellement de pouvoir encourager des startups du Québec. (neuvoo, WeSeekYou, Espressojobs et HerdWisdom). Je suis content de pouvoir faire cela.> Le site OEil du Recruteur estaussi de plus en plus rentable, fautbien le mentionneràquelque part. 

 

Voici d’autres articles que j’ai écrits sur le Personal Branding

Personal Branding version Fabrice Calando

Le Personal Branding, dois-je vraiment?

Voici des profils de professionnels qui ont développé leur personal branding à leur façon!

Sophie Marchand

Jean-Pierre Dubé

Dany Paquin

Catherine Morissette

​Fabien Major

Jean Boileau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je blogue pour grandir et m’enrichir!

Depuis  l'invitation de Web2Biz à participer à un panel sur 'Pourquoi je blogue dans un contexte d'affaires', capsule mon petit hamster ne cesse de travailler. Comment répondre à cette question et avoir l'air réfléchie, diagnosis intéressante. J'ai décidé tout simplement d'écouter mon coeur et de répondre très franchement: «Je blogue pour grandir et m'enrichirVoilà, site c'est dit, c'est écrit.

Si j'ai ouvert un blogue, c'est bien grâce à ma soeur Geek qui s'appelle Diane Bourque, spécialiste WordPress que beaucoup de gens connaissent. Au début, j'étais un peu sa cobaye alors qu'elle testait les différents thèmes de WordPress. Mais avec le temps, je me suis  ouverte au blogue et j'y ai découvert le son de ma voix. Je dis ouverte car un blogue c'est avant tout un journal, un lieu où transmettre nos idées, nos passions, nos réflexions, une partie de notre savoir. À chaque nouvelle publication, j'ouvre donc mon journal pour écrire et pour me livrer. Ce processus d'ouverture, c'est un peu comme faire son 'coming out'. S'immiscer dans une 'publitude' nouvelle et inconnue.

Un blogue, un bel outil qui facilite le développement du personal branding

Quand on décide d'être travailleur autonome (T.A.), notre première responsabilité est de se trouver des clients. En général, ceux-ci ne descendent pas du ciel. Parfois, le web nous les fait connaître cependant. Mieux vaut ne pas trop se fier à cette option.  Il faut donc dans un certain sens créer son image professionnelle. Aujourd'hui avec le web social, on peut bâtir son 'identité numérique'. L'identité numérique, c'est le volet du web que l'on peut contrôler, qui est lié à nos publications et non à celle d'autrui à notre endroit (e-réputation).  E-réputation, c'est le volet de notre marque qu'on ne peut contrôler. C'est ce que les autres publient à notre sujet. Je blogue donc pour me faire connaître. De tous les outils, mon blogue est mon plus grand allié. Il m'appartient. Tous les autres réseaux et plateformes peuvent mener vers lui et s'il le désire, il  peut en faire autant. Mes contenus sont archivés. Je peux changer le look aussi souvent que je le désire, ajouter ou soustraire des catégories, bref, c'est ma maison. Je le décore et l'organise comme bon me semble

Bloguer pour grandir

Oui, ?je blogue pour grandir. Encore une fois, ma vie en tant que T.A. est fortement marquée par ce besoin insatiable d'apprendre, de toujours être en contact avec des idées nouvelles, les façons de faire qui changent combien souvent et rapidement. Bref,  je suis en constante évolution. Je passe d'innombrables heures à lire, à me documenter sur les tendances. 

Bloguer me permet donc de parler de mes découvertes, des idées nouvelles que je reçois de gens qui en savent bien plus que moi. Le plaisir d'apprendre et de partager me fait souvent oublier tout le temps que j'y  mets.

Je grandis aussi par le fait de vouloir rendre à mes clients et tous ceux qui participent à mes formations une réponse à une question, une piste nouvelle de réflexion, une nouvelle façon de voir les choses, des trucs auxquels ils n'auraient pas pensé. Pour le faire, je dois souvent apprendre, donc grandir, c'est-à-dire aller sur des territoires nouveaux et parfois audacieux.

Je grandis parce que je dois me faire une opinion, ma propre réflexion, ma propre façon de vulgariser. Tout un travail, mais combien important pour moi.

Bloguer pour s'enrichir.

Je blogue surtout pour faire valoir autrui, des entreprises, des individus qui ont réussi à s'ouvrir eux aussi sur le web et bâtir leur présence à leur façon. Le succès des autres m'émeut toujours. Derrière chaque succès, il y a un risque, une peur, une audace, un courage, un souhait. Je ne me lasse jamais d'apprendre de ces succès et de les découvrir. Et mon plus grand plaisir est de les faire connaître.

J'aime que d'autres connaissent les réalisations de Québécois qui utilisent avec un succès toujours relatif les médias sociaux et parfois le web en général. J'y ai fait d'heureuses rencontres et de belles découvertes. Voici quelques exemples.

Amy Appleton d'Apple Cheeks. J'aime tellement raconter cette histoire. Jeune femme, mère de famille, connaissant un succès très enviable sur Facebook.

Martine Bilodeau, du Mandala Spa Urbain qui m'a relaté son expérience avec Tuango. Encore aujourd'hui, cet article est un des plus lus que j'ai écrit.

Crystel Chénier, la première personne en chair et en os qui m'a fait comprendre qu'est-ce que c'est une passion pour  Pinterest.

Allez voir dans ma catégorie Entretiens PME la variété et la qualité des gens que j'ai rencontrés. À chaque fois, ç'a été un plaisir pour moi.

J'écris presque toujours en lien avec une rencontre avec un client, une conférence que je donne, un atelier ou une formation. Je veux que ceux avec qui je travaille puissent avoir des exemples concrets sur lesquels poser leur regard et leur jugement par rapport à ce que ça donne les réseaux sociaux et les autres sujets que l'on aborde ensemble. J'espère que vous comprenez la richesse de cette expérience pour moi.

Bloguer pour bâtir

À chaque publication, j'ai le sentiment de bâtir quelque chose. Je n'ai pas d'attentes grandioses à l'égard de mon blogue. Je sais que tous les mois j'ai des visiteurs réguliers et de nouveaux qui m'arrivent de toutes sortes de destinations. Cela fait plaisir. Je vois aussi que mon lectorat augmente avec le temps. Je ne suis pas 'pressée' par le temps. Je bâtis ma place une pierre à la fois. Pour l'effort et le temps que j'y mets, je suis très étonnée des résultats, tant sur le plan des visites et autres données analytiques, mais surtout pour la notoriété (si je peux me permettre le terme) que cela me donne. Il m'arrive de plus en plus de recevoir des messages courriels, ou sur LinkedIn ou encore en personne comme ce fut le cas récemment, qui me confirment que les gens lisent mon blogue et aime mon petit blogue. Je dis donc à mes clients et à qui veut bien l'entendre, un blogue, c'est un projet à long terme, c'est un jardin que l'on enrichit d'année en année. Certaines fleurs poussent plus vite que d'autres, mais avec un peu d'efforts, il y a une forme qui se dessine, un parfum qui se dégage, un amour qui grandit.

Je ne peux m'imaginer cesser de bloguer. Je souffre plutôt de ne pas pouvoir publier davantage. Il y a tant de sujets que je voudrais partager. Ma liste commence à se faire longue. Il ne faut pas oublier que bloguer c'est un privilège aussi, une possibilité de vivre pleinement dans une démocratie dynamique.

Conclusion

Pour conclure, voici les articles que j'ai publiés et dont je suis le plus fier:

Les hauts et les bas d'un travailleur autonome

Le personal branding,version Fabrice Calando

L'avenir des médias sociaux, ma non-réponse

On a tous quelque chose à dire. On a tous une connaissance à partager. On a tous quelque chose à faire partager. Notre identité numérique, c'est quelque chose de précieux et de privilégié. J'encourage tout le monde à passer à l'action. 

Merci à Mathieu Laferrière, Adrien O'leary et Luc Gendron, les fondateurs et animateurs de ce fabuleux réseau qu'est Web2Biz. Je suis une groupie et grande admiratrice de ces hommes forts dynamiques et innovateurs.