Personal Branding, version Fabrice Calando (aka Hack Your Life)

Le personal branding arrive en ville et beaucoup de gens commencent à se demander, ambulance dois-je vraiment? J'écris cet article pour les encourager à dire oui, oui, vous devez commencer à penser à votre personal branding. Votre avenir pourrait en être marqué.

Le marketing de soi ou le personal branding m'intéresse depuis fort longtemps. Lorsque je m'entretenais il y a déjà plus d'un an avec Jean-Pierre Dubé, consultant à ce sujet. Il me faisait remarquer que la tendance privilégie beaucoup le statut de travailleur autonome. C'est un fait statistique.  <Les gens deviennent de plus en plus des travailleurs autonomes. La tendance va dans ce sens. En citant le philosophe français Marc Halévy,  celui-ci parle que d'ici 2020, la plupart des gens deviendront des travailleurs autonomes. Les professionnels offriront directement leurs services aux entreprises, aux corporations. > 

On comprendra que le temps est venu au rayonnement personnel et de s'ouvrir aux réseaux sociaux et aux plateformes qui nous permettent de bâtir notre propre marque de commerce. 

Au delà de cette réalité de faits, je sens personnellement que les gens sont maintenant prêts à faire leur 'coming out' professionnel et je m'en réjouis. Les gens s'expriment de plus en plus sur les autres réseaux sociaux et de plus en plus d'indépendants deviennent blogueurs.

Il existe de nombreux exemples de personal branding. Des individus qui ont réussi à se créer une image de marque. On connaît les grands comme  Oprah ou Martha Stewart, etc.. Pour moi, ces exemples sont intéressants, mais combien loin de nos propres vies, combien loin de nous. Fabrice Calando, par contre, est tout près de nous et il incarne pour moi un modèle à suivre en ce qui concerne le développement de son personal branding. Je vous le présente donc!

Fabrice Calando, blogueur, marketeur, (digital strategist) 

Je tiens à préciser d'emblée que le fait que Fabrice soit un homme charmant et beau comme un coeur n'est pas un des facteurs qui ont influencé ma décision de parler de lui. J'aime avant tout Fabrice parce qu'il a choisi de mettre en pratique la théorie qu'il enseigne à ses clients et qu'il est contemporain dans sa façon de vivre sa vie professionnelle. Il s'assume dans une vie publique en évolution.

En créant son blogue, FabriceCalando.com, il a choisi de se mettre dans les souliers de ses clients, ceux à qui il recommandait de bloguer. Ces clients qui n'ont jamais le temps, qui hésitent parce que c'est trop exigeant. Fabrice a répondu à l'appel. <Les origines de mon blogue remontent à plus de cinq ans. Je travaillais à l'époque en publicité chez Cossette. On parlait beaucoup de blogues et de médias sociaux à nos clients. Mes clients n'arrêtaient pas de dire, on n'a pas le temps et tergiversaient sans cesse. Je me suis senti un peu ridicule à un moment donné de leur recommander le blogue alors que je n'en avais  pas fait l'expérience moi-même. Je me suis alors dit, je dois le faire moi-même. Comme ça je pourrai comprendre leurs appréhensions, leurs difficultés à trouver du temps, et tout le reste.> Et le reste, c'est de l'histoire comme on dit.

Le personal branding, c'est à partir de qui on est que ça se développe

Lorsqu'on débute ce processus de 'coming out professionnel', on n'est pas toujours sûr de bien des choses. Comme le signale Fabrice, au début, il publiait beaucoup sur des sujets reliés au travail, mais il s'est vite rendu compte que des blogues qui parlent marketing pullulent sur le web. <J'ai senti que j'avais besoin d'essayer quelque chose de différent, beaucoup plus proche de qui je suis>. Ce constat est très important car il illustre très bien le fait qu'on l'on a tous notre spécificité mais la découvrir  et l'exposer sur le web est un processus en soi. Pourtant, c'est la clé du succès. Plus on est authentique et vrai, plus ont va aimer être 'social', plus on va aimer 'partager'.

Le personal branding, c'est une approche en constante évolution

Lorsque Fabrice a commencé à développer sa présence sur le web, il a fait comme bien des gens. Il s'est créé un compte Facebook,  Twitter, LinkedIn puis plus récemment Google+. 

Il utilise toujours ces outils. Mais comme pour moi, Fabrice s'est rendu compte que cette notion de personal branding, c'est un peu comme une évolution personnelle que l'on fait et qui nous amène à voir de façon plus stratégique comme bâtir son image de marque professionnelle.  Il a senti le besoin d'être plus cohérent dans son approche.

Le développement de notre image de marque professionnelle est une approche en constante évolution. Pour réussir et en faire une expérience agréable, il faut revoir nos objectifs, déterminer une sorte de plan par rapport à ce que nous voulons accomplir par rapport à notre présence sur le web. Pour Fabrice, il faut le dire, son développement a grandement été facilité par son background en marketing. Il travaille en marketing depuis une dizaine d'années et connaît bien les régles qu'il faut suivre pour créer une marque. Mais comme il le dit, <je me suis beaucoup fié à mon instinct aussi. Je me suis écouté. Je m'interroge de façon continue sur ce que je veux accomplir. Qu'est-ce que je veux que les gens retiennent de moi, connaissent de moi>.  Je crois beaucoup que notre instinct est notre meilleur outil.

De quoi et de qui s'inspirer? 

Il existe de plus en plus de livres et de sites web qui portent sur le personal branding. On peut s'en servir comme référence, pour y trouver des idées. Pour sa part, Fabrice a été cherché son inspiration dans quelques livres de marketing plus général, dont Positioning et the Start Up of You. Il s'inspire aussi des écrits de Seth Godin, de Mitch Joel, de Chris Brogan et de Julien Smith. (Avis aux intéressés, ce sont des gens extraordinairement intéressants à découvrir, à lire). 

La confiance en soi est notre principal atout d'après moi. Se servir du blogue par exemple pour apprendre et pour donner est la belle des utilisations. Fabrice utilise cette formule à merveille. L'an dernier il a lancé un projet fort original et audacieux, Hack Your Life Project. Toutes les semaines, il a publié des articles portant sur la motivation, mais pas à la Tony Robbins. Ces articles sont inspirés de différentes choses de la vie, de la vie professionnelle, du quotidien, un peu de spiritualité. <J'ai choisi ce type de thématique, car j'ai toujours aimé faire les choses différemment. Ceux qui viennent au boulot le lundi à contre-coeur devraient s'interroger. Je ne suis pas du genre. Cette thématique m'a permis de relayer ma façon de voir les choses et de faire les choses. J'aime pousser mes limites>. Si vous voulez connaître ses nouveaux projets, abonnez-vous à son info-lettre. Voici son lien.  http://eepurl.com/tr-b9

La discipline dont il a fait preuve en gardant le rythme de publication lui vaut tous les honneurs du monde. Cette qualité que je lui envie beaucoup crée un environnement solide. Son style rédactionnel aussi est très travaillé. On sait comment il va aborder les problématiques, pour les adeptes, c'est un vrai régal.

Le retour sur investissement, sur le temps et l'engagement?

J'ai posé la question direcement à Fabrice: <Avez-vous des objectifs d'affaires par rapport à votre blogue et votre présence sur le web>. La réponse m'a beaucoup rassurée. Oui et non.

<Non, je n'écris pas avec des objectifs d'affaires très spécifiques. J'y ai pensé, mais je n'écrirai pas un article dans le but d'attirer tel ou tel client. Mais inversement, ce que j'écris m'a donné une crédibilité, une notoriété qui a généré des opportunités d'affaires pour moi.  La fait d'avoir publié sur des sujets spécifiques, tel le recrutement par le web par exemple a suscité l'intéret de certains clients pour mon approche>.

Le fait de pouvoir dire à des gens que l'on rencontre que l'on a écrit sur tel ou tel sujet, c'est un gros plus en affaires. Ça donne de la crédibilité et ça fait preuve de courage d'après moi. Un blogue, notre présence sur le web social, c'est une extension de notre personne, de nous comme professionnel. Nos écrits agissent en complément de nos réalisations professionnelles et nos profils sur LinkedIn ou des plateformes du genre.

Les conseils de Fabrice pour développer sa marque

La plus grande valeur du blogue pour Fabrice et il en est de même pour moi, c'est que les sujets que l'on développe nous permettent d'apprendre, de nous faire une idée par rapport au sujet, de développer plus en profondeur un sujetCette dimension éducative est tellement motivante. <Je me sers de mon blogue pour raffiner ma pensée, développer mes opinions sur un sujet. Cela a une grande valeur pour moi personnellement>.

Créer votre blogue, soyez-en le propriétaire et faites le vivre au rythme de votre propre évolution. Joignez des réseaux tel LinkedIn ou autres. Vous ne le regretterez pas! Le Marketing de soi, ça rapporte à toutes sortes de niveaux!

J'ai demandé à Fabrice de nous donner quelques conseils. Il dit s'être inspiré du livre Positioning. Les voici donc. 

  • Il faut se définir. Quand quelqu'un pense à nous, on aimerait qu'ils pensent quoi? Ceci dit, c'est peut-être encore plus important de rester intègre face à soi-même. Si on est designer graphique, mais qu'on adore les chats, pourquoi ne pas faire un blogue sur les chats? Quelqu'un a déjà dit "il faut être présent en ligne pour être 'connaissable'." C'est-à-dire, si on n'est pas présent en ligne, on ne peut pas se faire connaître. Il est donc primordial d'être en ligne et c'est donc important d'avoir une présence qu'on adore et qu'on veut maintenir. C'est mieux d'être connu comme amateur de chats, que de pas être connu du tout.
  • Il faut être prêt à faire des erreurs. Une présence en ligne, c'est dynamique. Ça change tout le temps. Si on a peur de faire des erreurs, on ne fera pas grand choses d'intéressant.
  • Choisir un nom. J'ai de la chance…je m'appelle Fabrice Calando. Je dois être le seul au monde. Si on s'appelle Michel Tremblay, il faudra beaucoup d'effort pour se différencier des autres. On peut toujours nommer son blogue d'un nom commun. Par exemple, avoir eut un nom différent, j'aurais pu nommer mon blogue "The Hack Your Life Blog." Un peu comme Ray Hiltz* à fait avec son blogue — NewRayCom — le nom de son entreprise. Ajouter un deuxième nom, peut-être une options. Par exemple, Michel Raymond Tremblay. Si on a un nom plus commun, faire une recherche rapide sur Google pour voir qui s'y trouve déjà.
  • Éviter les noms qui ne veulent rien dire. "The Hack Your Life Blog" à un sens…"HYLB," non. Si le lecteur ne comprend pas rapidement de quoi ou de qui il s'agit, il ne s'en souviendra pas. On dit que les initiales sont aussi à oublier, mais J.K. Rowling vous dirait probablement autrement.
  • Travailler avec intelligence. Rajouter une tâche, comme la rédaction et la mise-à-jour d'un blogue, à son horaire déjà chargé, ce n'est pas évident. C'est pour ça qu'il faut être intelligent avec son temps. Après avoir monté ses présences en ligne, il faut connecter avec les autres. Comme le dit Seth Godin "we are in the connection economy." Le succès des autres engendre son propre succès beaucoup plus souvent qu'on le pense. Il ne faut donc pas hésiter à attacher sa charrue sur le cheval d'un autre.

En conclusion

J'ajoute ainsi mes petits conseils.

  • Soyez vous même, authentique et franc.
  • Découvrez votre voix.
  • Développez votre style.
  • Faites vous confiance.
  • Prenez-y plaisir.
  • ?Rappelez-vous, qui donne, reçoit.

P.S J'ai rencontré Fabrice grâce à un réseau social non virtuel, le Meex organisé par Kai Design. Par ce réseau, j'y ai rencontré des gens fort intéressants, passionnés et généreux. Merci à Luis London et Andrew Chen de leur générosité et de nous offrir la possibilité d'amener dans le réel nos rencontres virtuelles et vice versa! Mes hommages!

* Je vous présenterai bientôt Ray Hiltz. Ray est mon expert Google+. Je vais publier un article sur lui et sa passion pour l'outil. C'est un type fort intéressant et sympathique comme Fabrice. J'ai aussi rencontré Ray via Meex!

Autres références:

Fadhila Brahimi a créé  le Blogue du Personal Branding. Elle a aussi fait une adaptation d'un livre très connu de Dan Schawbel, Moi 2.0.

https://www.michelinebourque.com/2009/10/30/personal-branding-dois-je-vraiment/

https://www.michelinebourque.com/2011/06/16/linkedin-bonnes-pratiques-avec-jean-pierre-dube/

https://www.michelinebourque.com/2012/06/04/fabien-major-conseiller-financier-champion-personal-branding/

 


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Fabien Major, un conseiller financier champion du personal branding!

Fabien Major, un conseiller financier champion du personal branding!

Fabien Major est conseiller financier et gestionnaire de portefeuille. Il a son propre cabinet financier Major Gestion Privée. Il est blogueur et chroniqueur en finances personnelles sur Major Blog. Dans une autre vie, viagra il a gravité dans le monde des communications principalement comme animateur de radio, sovaldi mais aussi à titre de chroniqueur et rédacteur, medicine notamment pour le Magazine Croc et pour CKAC. Il écrivait des textes humoristiques. 

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Fabien Major, un conseiller financier champion du personal branding!

Jean Boileau de l’UQO, un homme d’action à suivre sur les médias sociaux!

Jean Boileau est le Directeur des communications et du recrutement pour l'Université du Québec en Outaouais (UQO) depuis 5 ans.  Pour moi, decease il est avant tout un exemple à suivre quant à l'utilisation des médias sociaux dans un contexte professionnel et d'affaires. Il incarne d'après moi  le parfait exemple du professionnel qui sait comment allier son 'personal branding' avec le développement de l'image et le rayonnement de l'UQO par le Web. J'ai donc voulu le rencontrer et en savoir plus. J'ai beaucoup apprécié notre entretien. En voici le résumé.

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Fabien Major, un conseiller financier champion du personal branding!

LinkedIn en mode bonnes pratiques avec Jean-Pierre Dubé!

 

 

Si vous êtes comme moi, find vous n'avez jamais rencontré un Lean & Green Sensei et Master Black Belt Lean Six Sigma. Fallait bien que ça m'arrive un jour. J'ai eu le privilège d'interviewer Jean-Pierre Dubé qui possède toutes ces qualités pour lui parler de son utilisation de LinkedIn. 

Comme bien des gens, sickness Jean-Pierre a découvert LinkedIn il y a environ cinq ans. Il y occupait une présence passive, de type corporatif mettant l'accent sur son curriculum vitae jusqu'à cette année. Suite à la création de sa propre firme de consultation, JPD Conseils. et  après quelques formations, il a vite compris ce que cet outil pouvait représenter pour lui: un outil pour développer son image de marque, son 'personal branding'. 

LinkedIn est un outil intéressant pour une présence web plus élargie

Quand il a décidé d'être activement présent sur le Web, Jean-Pierre a décidé de procéder par étapes. 

«Quand je suis revenu à mon compte, j'ai créé mon site et mon blogue WordPress. J'ai suivi de la formation LinkedIn et je me suis vite rendu compte à quel point tout est lié.  En fin de compte, LinkedIn est une plateforme au sein de mon réseau sur le web. Mon blogue est relié à mon LinkedIn. Mon LinkedIn est lié à mon Twitter. Utiliser uniquement LinkedIn, c'est correct, mais pour avoir une présence forte sur le web, il faut intégrer quelques plateformes.» 

 

 

Son blogue est au coeur de sa démarche. «J'écris mes articles et je les diffuse via mes réseaux sociaux, via mes contacts LinkedIn, via  mon réseau d'influenceurs sur Twitter.» Ses clients B2B ne se trouvent pas sur Twitter, ils sont sur LinkedIn de façon plus passive. D'après Jean-Pierre, ce sont des hauts gestionnaires, des dirigeants d'entreprise qui  commencent tout juste à découvrir LinkedIn.  LinkedIn est un moyen de les atteindre. Sur Twitter, ce sont les 'early adopters'. On y retrouve moins d'entreprises.

Deux planètes LinkedIn? Les recruteurs et les travailleurs autonomes? 

Les recruteurs occuperaient près de 40% de l'utilisation de LinkedIn. L'outil est fait pour ce genre d'activités, embauche, recherche d'emploi, etc. Quant aux professionnels, d'après Jean-Pierre, on retrouve un bon 30% qui oeuvrent au sein de grandes entreprises, de type Bombardier, Cirque du Soleil, etc. Ils occupent une présence passive. Un autre 30% est constitué de travailleurs autonomes. Ce sont eux qui sont le plus actifs sur LinkedIn.

Est-ce que l'avenir appartient aux travailleurs autonomes? 

Jean-Pierre s'intéresse beaucoup à l'économie et la philosophie. Il me faisait remarquer que la tendance privilégie beaucoup le statut de travailleur autonome. D'ailleurs, les chiffres publiés par Statistiques Canada récemment démontrent qu'il y a de plus en plus de travailleurs autonomes. Sur les 130 000 emplois créés depuis le début de l'année, 119 000 le sont. Victimes de réorganisations multiples, de la récession, des gens extrêmement bien qualifiés quittent leur emploi pour des raisons d'insatisfaction, et on les retrouve sur LinkedIn. J'ai trouvé ce point très intéressant. 

«Les gens passent à leur compte. La tendance va dans ce sens. Un philosophe français Marc Halévy, que je lis, parle que d'ici 2020, la plupart des gens deviendront travailleurs autonomes. On offrira nos services aux entreprises, aux corporations. C'est vers ça qu'on s'en va. Dans ce contexte là, on voit bien l'importance de LinkedIn.  LinkedIn nous permet de rayonner et de bâtir notre marque de commerce »

LinkedIn, un outil de personal branding et non de ventes!

Le personal branding est un incontournable dans notre vie d'aujourd'hui. Je ne vois pas comment l'éviter. J'ai d'ailleurs déjà écrit sur le sujet (ref: Personal Branding, dois-je vraiment?). Je suis tout à fait d'accord avec Jean-Pierre que LinkedIn sert à travailler sa marque professionnelle. Selon lui,«LinkedIn n'est pas un outil pour aller chercher des clients, c'est un outil d'influence, de personal branding. Dans mon secteur d'activité, pour aller chercher des clients, il faut utiliser les méthodes traditionnelles. LinkedIn permet d'élargir son réseau, bâtir sa crédibilité. Ça aide à amener de la business, mais pas de façon directe.» 

 

 

Pour obtenir des résultats, LinkedIn nécessite un engagement à long terme

Jean-Pierre est très actif depuis maintenant plus de 8 mois. Il commence à remarquer que son nom circule. Il se le fait dire. «Ils ont l'impression que je suis partout. Je publie tous les jours. Ma stratégie est de publier du contenu associé à mon domaine d'activité via Twitter. J'identifie des textes qui peuvent être intéressants pour ma communauté. Une fois semaine, je publie un billet de mon propre cru. Ça donne de la crédibilité. Les gens voient que je ne fais pas que publier le contenu de d'autres

«C'est un travail à long terme. Établir son branding personnel, c'est un effort constant, colossal. Il faut prévoir un an ou deux pour récolter le fruit de son labeur. Après six mois, je ne m'attends pas à de grandes révélations. Je vois que la pierre commence à bouger. Ce n'est pas tout le monde qui est prêt à faire l'investissement requis pour bâtir son image de marque.»

Êtes-vous fait pour ce genre d'investissement de temps et d'énergie à construire sur du long terme votre présence? C'est une question à laquelle il faut répondre, surtout si on a des objectifs d'affaires. Mettre votre curriculum vitae sur LinkedIn et attendre qu'on vous sollicite est un pari que vous risquez de perdre.

 

 

Les forfaits payants, est-ce que ça vaut le coût?

Même s'il n'utilise pas les fonctions InMail parce que ça fait trop 'push marketing', je vous laisse juger de la réponse de Jean-Pierre: «Ce que j'aime beaucoup, c'est que je sais qui accède à mon profil. J'ai toute la trace. Je trouve cela excessivement utile. Je vois quel genre de personnes s'intéressent à mon profil. Je sais combien. Juste pour ça, ça vaut le coût.» 

Gérer ses relations – il faut faire du ménage à l'occasion

Jean-Pierre est maintenant rendu au point où les gens viennent vers lui grâce à son contenu. Dès qu'il publie, il reçoit des invitations. Pour garder son réseau à la hauteur de ce qu'on veut, il faut parfois faire du ménage et retirer les gens qui n'ont rien à voir avec votre milieu, que vous ne connaissez pas. Parfois il faut prendre des décisions et garder son réseau propice aux affaires, c'est-à-dire des relations qu'on réfère ou qui nous réfère. Jean-Pierre fait le ménage régulièrement de ses réseaux sociaux, LinkedIn et Twitter. 

Quelques derniers conseils aux PME de Jean-Pierre Dubé!

  1. Attendre au moins un an avant d'évaluer les résultats obtenus
  2. Prévoir du temps en quantité pour assurer votre présence. Il met lui-même de 10 à 12 heures par semaine.
  3. Éviter des pitchs de vente. C'est la pire erreur. C'est totalement déplacé, d'une impolitesse. Il les dénonce comme pourriels et les bloque. 
  4. Etre prudent dans sa façon d'écrire.«Il y a des gens, y compris certaines personnes très connues qui écrivent n'importe quoi. Ça fait du bruit pour rien, ça n'a aucune valeur. Certaines personnes, quand ils ne font pas de ventes, elles font du bruit. Trop c'est comme pas assez. Envoyer des dizaines de Tweets dans une journée nuit plus à l'image qu'autre chose.

 

 

 

 

J'aime beaucoup l'approche de Jean-Pierre face aux réseaux sociaux.  Cela démontre son excellente compréhension de ce qu'on appelle le 'Inbound Marketing'. «Je ne fais pas de sollicitation directe. Je ne fais plus du push marketing, je fais du pull. Je produis du contenu, j'essaie de bâtir mon branding. Je vois que les choses bougent. Je sais que ça va marcher. Ma présence fait en sorte que les gens pensent à moi. J'en reçois des demandes qui découlent de mes efforts globaux, y compris du networking en personne. Les gens avec qui je fais affaires sont tous sur mon réseau LinkedIn.»

Conclusion de Jean-Pierre: «Les médias sociaux, c'est pour faire du networking, développer son image de marque. C'est un effet indirect dû à sa présence web qui fera en sorte d'entrer en contact avec des gens qui eux vont t'amener de la business. Les gens qui pensent l'inverse ont tort. Ce ne sont pas des plateformes de ventes directes.»

Dany Paquin, un vendeur d’assurance pas comme les autres!

Qui aime les vendeurs d'assurance? Ne répondez pas avant d'avoir rencontré Dany Paquin, generic agent en assurance de dommages. Dany est le contraire du stéréotype. Aimable, professionnel, curieux, innovateur et confiant, Dany a choisi la route des médias sociaux  pour développer ses affaires. Depuis moins de deux ans, il explore l'univers web 2.0 avec beaucoup de succès. Voici son histoire!

Première étape: Comprendre le potentiel du web 2.0!

Par le passé, Dany avait investi dans plusieurs campagnes de pub traditionnelle  (bannière sur des sites) et il a été déçu du ROI (retour sur investissement). On comprend, les mots clés dans le domaine de l’assurance, ça doit coûter un bras. Tous les géants sont là, donc cette option n'était pas envisageable pour lui. Quoi faire? 

<Si je voulais me faire trouver sur les moteurs de recherche, je n’avais pas le choix que de me monter un blogue. J'ai eu un déclic quand j’ai vu Michelle Blanc à TLMEP. J’avais déjà commencé à explorer le domaine, mais je n’avais pas réalisé qu’on pouvait vraiment faire des affaires avec les réseaux sociaux avant ça.>

Ainsi, actif depuis mai 2009, il a lancé son blogue et ouvert son compte Twitter. Facebook est venu plus tard. Il est également sur LinkedIn. Pour son blogue, il a choisi Wordpress.  <Je me suis informé et c'est vraiment la meilleure plateforme. Je le trouve facile, très convivial. >

Pour Dany, les réseaux sociaux constituent un outil de promotion très efficace. Jusqu'à date le retour a été positif pour lui. Il vise une clientèle est très large, M et Mme Tout le monde.  Les réseaux sociaux s'y prêtent bien.

L’art de bloguer quand on n'aime pas écrire?

Bloguer, c'est bien beau, mais que fait-on si on n'aime pas particulièrement écrire? <Je n’avais pas l’habitude d’écrire.  Pourtant, j’avais des choses à dire. Ma formule, c'est de ne pas écrire de longs billets. Je n’ai pas le temps d’écrire des billets qui vont très en profondeur dans le sujet. Souvent, je me réfère à des articles que je lis et je fais un petit commentaire en mettant un lien vers l’article. J’essaie d’écrire au moins un billet par mois. Plus si je le peux, si j’ai un sujet qui m’intéresse et qui est d’actualité. J’y vais  par instinct et par inspiration. Je ne me suis pas fixé de but en tant que tel.>

Voilà une très bonne réponse. Écrire, ça stresse beaucoup de gens et effectivement, il faut y mettre du temps. Mais on peut utiliser du contenu de d'autres pour engager la discussion. Le Web 2.0 permet cela. Donc pour ceux qui ont la phobie de l'écriture, inspirez-vous de Dany.

Proposer un contenu pour sa communauté

Dany publie des contenus pour sa communauté. <C’est le but dans le fond. Si on pousse toujours le produit, c’est pas long que les gens vont se désintéresser. > En fait, il parle le moins possible d'assurance. En offrant à sa communauté un contenu intéressant, il s'en est rapproché. D'ailleurs, beaucoup sont eux-mêmes issus du monde web. < C’est une clientèle que je veux desservir. Je veux être proche d’eux. Je me suis toujours intéressé à la techno donc ce n’est pas un effort. Je veux aussi que les gens connaissent Dany Paquin au lieu de l'entreprise >. 

N'oubliez pas, donner c'est aussi recevoir. Ainsi quand Dany a des questions par rapport au web, il reçoit plein de conseils gratuits. <On s’aide mutuellement. C’est un autre point qui est important>.

Être authentique, soi-même, c'est important!

Lorsque je lui demande quels conseils il donnerait aux petites entreprises qui veulent emboîter le pas, il répond: <Il faut aller vers ses passions. Quand on aime ce qu’on fait, on n’a pas de difficultés à en parler. Le web s’est grand. Certaines personnes pensent que leur contenu n'intéressera pas le monde. C'est faux! Le web, il y en a pour tous les types de clients et tous les sujets sont bienvenus. Si la peur, c'est de ne pas être lu, c’est déjà une erreur en partant.>. Il ne faut pas non plus avoir peur de ces opinons. Il ne faut surtout pas se cacher derrière l’entreprise.

Chacun doit être unique et fonctionner à sa façon. Ainsi les gens doivent choisir le temps qu’ils veulent consacrer au développement de leur présence web et les outils qu'ils préfèrent. < Il faut avoir une présence web, c’est sûr que c’est l’avenir pour toutes les entreprises!>. Il est donc important de choisir les outils que l'on préfère. Dany aime Twitter, mais ce n'est pas l'outil idéal pour tout le monde. Si on travaille avec des outils qu'on aime, on risque de s'en servir plus souvent et avec plus de plaisir.

Un retour sur investissement positif!

Dany a déjà obtenu plusieurs clients grâce à sa présence web. Ce sont ces contacts sur Twitter notamment qui le réfèrent. Son but est de trouver ses clients uniquement par le web d’ici 2 ou 3 ans. En plus d'avoir accru sa clientèle, sa présence web lui a aussi ouvert des portes sur les médias traditionnels, comme la radio surtout.  Il publie également des articles sur d’autres blogues et site web. Cela augmente encore sa visibilité, sa notoriété et sa présence web. Tout cela en moins de deux ans! Bravo Dany!  Je suis certaine qu'il y  parviendra car il a une vision de ce que peut faire le web pour lui. Il explore déjà d'autres projets, notamment avec YouTube. Il compte éventuellement s'en servir pour des chroniques. 

Connaissant le profil de  Dany Paquin, êtes-vous prêt à faire confiance à un homme du web comme Dany pour le genre de services qu'il propose? Voyez-vous comment le web peut servir tous les secteurs d'activités si on y met de l'imagination, du temps et beaucoup de soi-même (présence)?